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Elisabeth Suetsugu (Traducteur)
ISBN : 2877309274
Éditeur : Editions Philippe Picquier (05/02/2007)

Note moyenne : 3.63/5 (sur 128 notes)
Résumé :
A Tôkyô, la brocante Nakano n'est pas un repaire d'objets chers, mais plutôt originaux et incongrus, comme parfois les clients qui la fréquentent. Son propriétaire a un penchant très prononcé pour le sexe féminin, sa sœur Masayo fabrique des poupées, les jeunes Hitomi et Takeo viennent les aider.

La boutique est comme une roue de la vie où se croisent, s'aiment et s'échangent les personnages, au gré de leurs attirances et de leur fantaisie.
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Critiques, Analyses et Avis (34) Voir plus Ajouter une critique
Sachenka
  06 novembre 2017
Dans un quartier en périphérie de la capitale japonaise, une petite brocante est tenue par M. Nakano, un cinquagénaire excentrique. C'est plus une boutique de bric-à-brac. D'ailleurs, le propriétaire insiste pour le signaler aux clients potentiels : « Je vous préviens tout de suite que c'est une brocante ici, pas un magasin d'antiquités ! » Pour l'épauler, il peut compter sur l'aide de deux jeunes employés pour récupérer les marchandise et tenir la caisse, respectivement Takéo l'intorverti et Hitomi la naïve et réservée. Et aussi sur sa soeur Masayo, une âartiste (oui, oui, une âartiste !), spécialisée dans les arts plastiques et dont la contribution va de la décoration du magasin à… un peu de tout. À eux quatre, ils constitue presque un huis-clos. Il y a bien quelques autres personnages qui gravitent autour d'eux (dont des clients réguliers) mais c'est à peu près tout.
Dans La brocante Nakano, il ne se passe pas grand chose. Propriétaire et employés travaillent, mangent ensemble dans l'arrière-boutique, bavardent, partagent leurs états d'âme, se laissent aller à des confidences. Des liens se créent, des histoires d'amour aussi. En d'autres mots, c'est une suite sans fin d'événement du quotidien. Rien que cela. Et je n'écris pas cela avec ironie, mesquinerie ou quoi que ce soit de négatif. C'est bien de lire un roman qui rappelle qu'il fait bon vivre. En ce sens, ça me rappelle un peu Ensemble c'est tout, d'Anna Gavalda. Que des gens dont l'existence sera touchée, changée, par le compagnonage des autres.
Évidemment, La brocante Nakano est écrit dans le plus pur style oriental et j'ai de la difficulté à l'imaginer autrement. le rythme est lent mais je crois que c'est essentiel pour apprécier l'éclosion des sentiments qui uniront les personnages, pour s'attacher à eux. Et, plus on avance vers la fin, plus ça permet de se laisser charmer et submerger par la nostalgie (heureusement sans tomber dans le larmoyant). Après tout, Takéo et Hitomi sont encore jeunes, ils ne peuvent rester éternellement dans une brocante excentrée, ils devront voler de leurs propres ailes… L'écriture tendre et délicate d'Hiromi Kawakami est tout simplement sublime.
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sandrine57
  07 septembre 2016
Dans un quartier tranquille de Tokyo, la brocante Nakano tient son nom de son propriétaire, Haruo Nakano. On n'y trouve pas des pièces anciennes, précieuses et coûteuses, mais des objets du quotidien et quelques bibelots originaux. Pour l'aider à tenir sa boutique, le patron peut compter sur sa soeur, une artiste qui crée des poupées, sa vendeuse, Hitomi, et son employé Takéo, chargé de récupérer les marchandises chez les particuliers. Ensemble, ces quatre-là partagent travail, repas et confidences.
Autour d'un objet ou d'un client, Hiromi Kawakami raconte le quotidien d'une petite brocante sans prétention. Haruo, le patron coureur de jupons, sa soeur Masayo ''l'aaartiste'' de la famille, Takéo, le taiseux et Hitomi la narratrice tissent des liens au fil des repas partagés dans l'arrière-boutique et des journées de travail. Hitomi et Takéo se rapprochent et s'éloignent, s'aiment sans se l'avouer...
Pas d'action frénétique ni de rebondissements mais la prose d'une auteure qui sait comme personne évoquer les petits riens, le temps qui passe, les sentiments qui affleurent. Pudique, tendre et nostalgique, son roman nous immerge dans cette boutique dont on adopte le rythme lent et les personnages, tous attachants. La brocante Nakano est une bulle chaleureuse et amicale dont on a toutes les difficultés du monde à sortir. le lecteur voudrait rester encore un peu avec Haruo, Masayo, Takéo et Hiromi mais eux-mêmes devront quitter leur doux cocon, pour s'émanciper, grandir et mieux se retrouver.
Comme toujours un beau moment de lecture, serein et hors du temps, grâce à Hiromi Kawakami.
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babel95
  02 mars 2018
A l'ouest de Tokyo, dans un quartier périphérique à forte population estudiantine, M. Nakano tient une boutique de bric-à-brac depuis vingt-cinq ans : « une brocante, pas un magasin d'antiquités », comme tient à le préciser le propriétaire.
La brocante Nakano, c'est bien sûr un lieu rempli de bric-à-brac récupéré un peu partout, auprès de gens qui déménagent, ou qui vident les appartements dont ils ont hérité. Mais la brocante Nakano, c'est aussi aussi un lieu de vie, dans lequel se retrouvent le M. Haruo Nakano, le propriétaire irrésistiblement attiré par les femmes, sa maîtresse, la belle Sakiko, Masayo la soeur de Nakano, femme d'une cinquantaine d'année à l'âme d'artiste, qui coud des poupées, ainsi que deux employés. le jeune Takeo, nommé "récupérateur", conduit le petit camion chargé d'objets qu'il rapporte à la brocante, et Hitomi, la vendeuse, joue un rôle central, accueille les acheteurs, mais surtout écoute et rapporte les conversations.
Les jours passent, au gré des achats et des ventes d'objets, originaux ou non... Les vendeurs peuvent être des yakuzas, les acheteurs de riches Chinois… Les employés observent le manège de Nakano, qui, de plus en plus fréquemment, sous le prétexte d'aller à la banque, rejoint Sakiko. Des sentiments naissent entre Takeo et Hitomi qui se rapprochent, mais, les deux employés, sans véritable raison ne parviennent pas à s'aimer et finalement s'éloignent l'un de l'autre.
Que se passera t-il lorsque la brocante va « faire peau neuve » ? Cette période de travaux, c'est le moment pour chacun de suivre sa route, d'évoluer. Hitomi décide de reprendre ses études, Takeo changera d'orientation…. L'inauguration du nouveau magasin va pourtant donner à tous l'occasion de se retrouver, une nouvelle chance, un nouveau départ ?
Dans ce roman d'Hiromi Kawakami, j'ai retrouvé l'atmosphère délicate des « Années douces». Cette chronique d'une petite brocante japonaise est pleine de poésie – nous avons l'impression de partager le quotidien de ces personnages simples et attachants, qui, comme les objets qu'ils achètent et vendent, ont un côté « cabossé », un peu abîmé, mais qui leur donne toute leur valeur.
Une belle lecture.
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Ichirin-No-Hana
  23 février 2017
Le magasin de Monsieur Nakano n'est pas un magasin d'antiquités, mais une brocante comme il aime si bien le rappeler. On y trouve des objets en tous genre et de toutes provenances, mais souvent très originaux. Dans ce magasin vous pourrez y rencontrer, si vous avez de la chance, M. Nakano, cinquantenaire plutôt excentrique qui n'a pas sa langue dans poche et qui aime beaucoup (trop ?) les femmes. le plus souvent, vous aurez affaire à Hitomi, jeune femme qui tient la boutique lorsque Monsieur Nakano n'est pas là. Et si vous êtes réellement chanceux, vous y trouverez Masayo, soeur de Nakano, une artiste qui vient aider la boutique quand elle a un peu de temps ou pendant les périodes chargées. C'est une femme très solaire, qui quand elle est présente, augmente fortement le chiffre d'affaires. Et enfin, travaillant dans l'ombre, Takeo tient le rôle de récupérateur d'objets.
A travers différents épisodes (l'arrivée d'un nouveau client, une demande particulière, l'apparition d'un objet plein d'histoire...), nous suivons la petite vie de ces différents personnages. On suit leurs histoires d'amour, leurs états d'âme et leurs évolutions. La brocante Nakano est un roman purement "feel good" très agréable à lire et rempli d'humour. Les personnes au gré de leurs sentiments du moment, se croisent, se décroisent et s'aiment parfois. On s'attache très rapidement aux personnages et on se laisse porter par toute la douceur qui se dégage du roman.
Hiromi Kawakami est une auteure japonaise très souvent primée et est devenue l'une des auteures féminines les plus populaires au Japon. Je la découvre avec ce roman. La Brocante Nakano est un roman très frais mais qui, tout en simplicité, traite des thèmes de l'amour, de l'amitié, de la recherche de soi et des liens qui lient les êtres entre eux.
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Momiji
  21 juillet 2014
La brocante Nakano, c'est un peu le miroir de la vie...
Telle une scène de théâtre, vivante dans un lieu statique, la brocante Nakano est le siège de la rencontre, de l'échange, du hasard et des découvertes. C'est un roman aussi agréable qu'une brise en plein été, qui vient apporter de la fraîcheur et de la spontanéité. La vie s'y épanouit avec tendresse et délicatesse, le hasard parsème des petits bonheurs entre ces êtres, qu'on suit dans leurs déambulations, tant dans la ville que dans leurs têtes.
D'où vient tout le charme que j'ai trouvé à ce récit ? Très probablement du cadre temporel. Si l'histoire se déroule à notre époque, on met un petit moment à s'en rendre compte. Sans la mention des téléphones portables pour ne citer qu'eux, on aurait en effet l'impression d'être davantage dans le Japon d'après-guerre. Non pas tant à cause des mentalités que des manières un peu désuètes de Haruo et Masayo, des objets les entourant, de la description des lieux rappelant la beauté des boutiques anciennes. Mais aussi de la perception de la ville vécue au travers du regard des personnages.
On se prend très vite au jeu du magasin et à son rythme, jalonné par les récupérations d'objets modernes ou vieillots dont les propriétaires veulent se débarrasser aux quatre coins de la ville, les ventes aux enchères, les visites d'Haruo à sa maîtresse, celle de Masayo à la boutique. La brocante devient notre patio où on parcourt les étagères plutôt bien ordonnées, où l'on conseille un client, où l'on tente de percer le mystère d'un homme cherchant à tout prix à vendre un céladon soi-disant maudit.
Mais c'est surtout à la tribu qui gère le magasin que l'on s'attache. Déjà parce qu'ils ont chacun une personnalité bien frappée, chacun à leur sauce. On est touché par les amours adolescents d'Hitomi et de Takeo, deux êtres timides qui craignent d'entrer dans l'âge adulte, par ceux régressifs d'Haruo, coureur de jupons qui a un peu peur de vieillir. Mais ceux de Masayo sont les plus comiques dans un certain sens. Son caractère flamboyant, sa franchise et sa légèreté apportent beaucoup de pep's au récit. On s'intègre dans le récit avec facilité et bientôt, on croit partager leurs repas au fond de la boutique, entendre leurs secrets se dévoiler, leur fragilité. Il s'en dégage une grande douceur, une convivialité aiguisée. Très vite, on perce la coquille des apparences solides, autour d'un bol de nouilles, de raviolis, d'une tasse de thé, qui font relâcher les tensions et ouvrent aux confidences. La nourriture tient par ailleurs une vraie place dans ce roman et les plats évoqués ont la simplicité et le délice de l'improvisation chaleureuse !
Tout ça avec un bel entrain. On ne tombe à aucun moment dans un apitoiement larmoyant qui nous ennuierait rapidement. Au contraire, le livre regorge d'ondes positives. Hiromi Kawakami manie sa plume avec poésie et musicalité. Chaque chapitre se déroule avec un angle d'attaque différent, un nouveau pan de vie, une nouvelle affaire, si bien que notre curiosité est sans cesse sollicitée.
Que vous dire de plus pour vous persuader ? C'est un roman où on rit beaucoup car les personnages font preuve d'un sens aiguisé de l'humour et leurs réparties sont mordantes. Mais il éveille également notre tendresse face à la naïveté, l'hésitation, les doutes que nos personnages manifestent à de nombreuses reprises. La brocante Nakano, c'est un peu nous tous à bien des égards, avec comme paysage un Tôkyô urbain mais empreint de ses traditions et de son intemporalité caractéristique. Un très bon moment de lecture en somme.

Lien : http://wp.me/p12Kl4-mO
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Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
babel95babel95   02 mars 2018
"Figurez-vous que le cher enfant a une nouvelle liaison", m’a dit Masayo dès qu’elle a entendu démarrer le camion. On avait l’impression qu’elle n’attendait que le départ de M. Nakano pour m’en parler….
"Elle s’appelle Rumiko, à ce qu’il paraît. Avec ce nom, on imaginerait plutôt une femme travaillant dans un bar, mais elle s’occupe de brocante, c’est une amie de Sakiko et elle a ouvert depuis peu un petit magasin », explique Masayo d’un ton confidentiel.
Mais alors pour Sakiko… en même temps que je disais ça, j’ai évoqué le visage de Sakiko, aussi beau qu’un masque flottant à la surface de l’eau.
- "Est-ce que Sakiko est au courant ?
- Je crois que oui
- C’est abominable !
- Oui, Haruo est vraiment trop bête.
- Bête à ce point, c’est une honte ! »
"Mais ce n’est pas Haruo qui a parlé, a continué Masayo. Il n’est tout de même pas idiot à ce point".
« Alors, comment a-t-elle fait pour l’apprendre ?"
"C’est Rumiko qui a parlé". Masayo avait l’air sombre en m’exposant la situation. "Quand je dis qu’il est stupide, c’est doublement, triplement même si on compte sa femme. Peu importe d’ailleurs, deux fois idiot, trois fois ou plus, c’est que quand on fait courir des chevaux côte à côte, on ne commet pas la maladresse de prendre un cheval qui risque de raconter à un autre le résultat de la course, voilà ! C’est pour ça que je dis qu’il n’y a rien à tirer de Haruo !"
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Ichirin-No-HanaIchirin-No-Hana   22 février 2017
- Dans quelle mesure est-ce que c'est obscène ?
- En un mot comme en cent, on ne parle que de ça, voilà, a dit M. Nakano en poussant un profond soupir.
- C'est comme les scénarios de vidéos pour adultes, alors ?" J'y allais timidement.
"- Parce qu'il y a un scénario dans les films comme ça ? Je croyais qu'on filmait comme on pouvait, avant de bricoler un montage acceptable ?
- Pas du tout. J'ai même entendu dire qu'il y avait des films plutôt artistiques.
- En tout cas, moi, les vidéos pour adultes, je préfère quand c'est simple, facile, à comprendre !"
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babel95babel95   02 mars 2018
C'est par hasard que j'ai rencontré "la banque" de M. Nakano.
La banque, c'est la maîtresse du patron. Depuis que Takeo m'avait appris un jour que lorsque M. Nakano disait qu'il allait à la banque, cela signifiait en général qu'il rencontrait cette femme, nous avions pris l'habitude de parler d'elle de cette façon, sans l'avoir jamais vue.
Je suis tombée sur elle par hasard, dans une rue près de la banque.
....
La "banque" était jolie. On aurait peut-être exagéré en disant qu'elle était belle, mais sa peau presque sans maquillage était fine et très claire. Les yeux étaient minces, mais la ligne du nez bien droite. Les lèvres avaient une expression indiciblement frémissante. En même temps, elle dégageait une impression de pureté.
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Ichirin-No-HanaIchirin-No-Hana   21 février 2017
Ce n'est pas parce que ce sont des vieilleries qu'il faut laisser s'incruster la poussière, se plaît-il à dire. C'est justement parce que c'est vieux qu'il faut que ce soit propre. Mais attention, pas trop non plus. Hé oui, c'est difficile, tout un art même ! soupire-t-il en passant le plumeau.
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joedijoedi   30 décembre 2012
Le bavardage de Masayo était inépuisable, comme l'eau qui jaillit d'une source au fond de la forêt. Je me suis soudain rendue compte que j'avais les larmes aux yeux. Je pleurais, ou plutôt, c'était comme si un trop-plein de liquide débordait de façon mécanique.
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Payot - Marque Page - Hiromi Kawakami - Les dix amours de Nishino.
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