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Elisabeth Suetsugu (Traducteur)
EAN : 9782809702118
280 pages
Éditeur : Editions Philippe Picquier (10/03/2011)

Note moyenne : 3.73/5 (sur 107 notes)
Résumé :
C'est non pas une coupe de saké mais un poisson à la main que l'on pénètre dans ce petit quartier commerçant de Tôkyô. Car c'est surtout dans la boutique du poissonnier amateur de Cocteau que se rencontre la chaleureuse communauté de gens qui l'habitent.

Chacun à son tour prend la parole dans une manière de fugue à la composition surprenante, à la fois très structurée et d'apparence aussi aléatoire que le hasard qui enchevêtre ces vies les unes aux a... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
sandrine57
  21 novembre 2015
C'est un petit quartier commerçant de Tokyo où on vit, on se côtoie, on se connait, on se croise, dans la rue, dans une taverne ou chez le poissonnier. Amoureux ou solitaires, les habitants évoquent leur quotidien, leurs habitudes, leurs amours, leurs amitiés, leurs rêves, leurs petites histoires ou celles de leurs voisins.
A travers les destins croisés du poissonnier et de son colocataire, d'une astrologue, d'un photographe de la pluie et de bien d'autres habitants du quartier, Hiromi KAWARAMI évoque ces petites choses de la vie sans importance mais qui font l'âme humaine. Ce faisant, elle touche à l'universel en parlant des relations familiales, de l'amour et de l'amitié. de léger, son propos sait aussi se faire philosophique quand elle interroge la normalité ou la banalité. Faut-il sortir du lot ou faire le choix d'être banal pour contrer les problèmes en se contentant de ce que l'on a ? Des questionnements sur la société japonaise qui trouvent un écho partout ailleurs tant il s'agit de problématiques actuelles et universelles.
La belle écriture de KAWAKAMI, sa plume fine et poétique, sa sensibilité féminine enrichissent ces petits récits qui semblent disparates mais prennent tout leur sens dans le dénouement inattendu qui donne toutes les clés de l'histoire. Une auteure toujours juste, sensible et émouvante, dont chaque livre est un bijou d'émotions.
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deidamie
  27 janvier 2019
« Déidamie, c'est quoi cette tenue ?
-Chouette, hein ? Comme on va critiquer un texte qui se passe au Japon, j'ai sorti mes oreilles pointues et j'ai une queue touffue *se retourne, remue la queue* comme la déesse renard dans cet animé dont le nom m'échappe. « Cosplay », ça s'appelle.
-Bonjour les clichés…
-Mais non, on dit : Bonjour les Babélionautes ! Aujourd'hui, je vais vous parler d'un roman japonais intitulé le temps qui va, le temps qui vient, signé Hiromi Kawakami et lu en duo avec Horizon du plomb, que je salue et remercie d'avoir accepté cette lecture commune.
Or donc… euh…
-Ouiiii ?
-C'est l'histoire de… plusieurs gens… qui…
-Quiiiii ?
-Beeeeen… arrête de sourire méchamment comme ça, tu me bloques et je perds tous mes moyens !
-Rhôôôh, Déidamie. Ne serait-ce pas plutôt la désolante platitude de cet ouvrage qui t'empêche de parler ?
-Pas du tout ! C'était très bien !
-Vraiment ? Alors de quoi ça parle ?
-…
-Voilà. Tu ne peux rien dire.
-Mais c'est très bien écrit !
-Hé bien, ça n'a pas suffi !
Le temps qui va, le temps qui vient est un texte hybride, à la fois recueil de nouvelles et roman choral… d'un certain point de vue. Chaque chapitre reste clos sur la perception, les pensées et la vie d'un personnage faisant partie du cercle fréquentant de près ou de loin une poissonnerie.
-Et je tiens à dire que c'est très bien écrit ! Chaque personnage possède une voix, un ton propre et plausible. le travail sur les différents caractères, les différentes problématiques est très réussi. On y croit, à tous ces gens.
-Ah oui ? Qui, par exemple ?
-Euuuh… Tae-chan ?
-La première, ça ne compte pas. Et qui d'autre ?
-Le gars à l'histoire d'amour, là… le cuisinier…
-Son prénom ?
-… Rhâââh, je sais plus ! Mais c'est normal, c'est lui qui raconte, il s'appelle pas !
-Déidamie, sois un peu honnête ! Tu ne t'en souviens pas parce que tu t'es ennuyée comme un husky qui attend huit heures son maître dans son 16-m2 !
-Tu exagères…
-Dans ce cas, pourquoi tu n'arrêtes pas de tourner en rond en te mordant la queue ? Arrête tout de suite, ce ne sont pas des façons ! Respecte un peu les gens !
-Cha… ça démange…
-Je vais te dire, moi, ce qui te démange. C'est l'impression d'avoir lu un roman plein de vide. Les interrogations des personnages, leurs malaises, leurs angoisses ont glissé sur toi sans rien imprimer de durable au fond de ton petit coeur.
Tout t'a paru lointain, distant, alors que tu aurais dû te sentir imprégnée des sentiments des différents protagonistes avec leurs récits à la première personne.
-J'ai envie de manger un truc. On a quoi dans le placard ?
-Le grignotage ! Encore un symptôme de l'ennui. Tu t'attendais à découvrir de nouveaux aspects inconnus de la culture japonaise, mais rien. Et pour couronner le tout, les chapitres s'achèvent en te laissant une sensation déplaisante d'inachevé. Bon ! on met donc une étoile…
-Ah non. Non, on n'en met pas qu'une. On met deux et demi.
-La moyenne ? Mais pourquoi ?
-Parce que le texte n'est pas mauvais. L'autrice possède une belle plume, un regard intéressant, ses personnages vivent. Ses portraits de vie et de caractères m'ont convaincue.
Oui, tu as raison, je l'admets : je me suis ennuyée, mais « bien ennuyée », non dans le sens où l'ennui fut copieux et insurmontable, mais dans le sens où je n'ai pas eu envie de renoncer à la lecture, parce que le texte possède de belles qualités. Il est fluide, efficace. J'ai apprécié le travail d'écriture.
-Hélas, le travail ne suffit pas. Et cette lecture s'est finie avec le sentiment… de n'avoir rien lu. »
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le_Bison
  31 mai 2012
Le temps qui va… Flânant flegmatiquement dans un quartier populaire de Tokyo, je croise quelques dames en kimono, une serveuse, une prof d'anglais, un poissonnier. Je découvre leurs destins parfois croisés où certains sont héros d'une histoire et deviennent personnages secondaires dans d'autres. Je perçois cette humanité qui reste et habite encore cette rue populaire décrite par Hiromi Kawakami. L'odeur du poisson frais sur son étal se mélange à celle des yakitoris, j'hésite entre une bière et un saké, mais je prends le temps. J'ai bien envie d'une Kirin pour me désaltérer, mais le saké me réchauffera mon âme...
Le temps qui vient… Une ballade pour prendre le temps, sentir les choses, découvrir des plaisirs simples, rencontrer les gens, de tout âge et de tout sexe, et leurs âmes amoureuses ou solitaires. Un monde poétique où les destins se croisent au fil des nouvelles, où je peux encore avoir confiance en mon poissonnier, où une serveuse d'un autre âge peut encore me faire du gringue lorsque je m'assois au comptoir l'esprit ailleurs… Je lui commande d'ailleurs une Kirin, j'ai trop soif...
Le temps qui va, le temps qui vient… Cela faisait quelques temps que l'envie de découvrir la plume de Hiromi Kawakami me titiller l'esprit. Je sentais qu'avec elle, j'allais partir à la rencontre de gens simples, oublier tracas et violences du quotidien pour ne retenir que poésie et petits bonheurs simples. Simple et poétique, c'est justement mon ressentiment à propos de la plume de l'auteure. Une réflexion sur la banalité même de la vie… Mais je réfléchis trop, ma Kirin est en train de se réchauffer...
Lien : http://leranchsansnom.free.f..
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brigittelascombe
  24 septembre 2012
"Qu'est-ce que c'est être différent?".....alors qu'on parle de ses semblables.
C'est à travers différentes voix que Kawakami Hiromi (auteur japonaise dont l'oeuvre littéraire a été couronnée de nombreux prix) prend la parole pour tisser les liens entre différents personnages et composer en une seule partition le temps qui va, le temps qui vient, petite musique des mots d'une communauté de Tokyo, orchestrée en quelque sorte par le poissonnier Heizô ( amateur de Cocteau et Picasso, qui a "le visage de ceux qui en ont beaucoup vu"), pivot ténu des monologues de plusieurs clients ou habitués du même troquet ou habitants du quartier.
Chacun, à tour de rôle raconte sa vie.
Mel Karuchi Taeko,professeur d'anglais célibataire, qu'Heizo appelle "Taeko-chan" (c'est dire l'amitié liée au fil du temps) s'interroge sur sa relation précaire avec Kubota Manabu tout en évoquant l'étrange amitié qui lie Heizô et Gen (son colocataire et ex-amant de son épouse morte Maki).
Yuzuru "trop froid", "peu sûr de lui" évoque les difficiles relations avec son père peu tendre.
Sachi parle de sa mère, belle mais qui lui fait un peu peur.
Tanaguchi, devenu "auxiliaire de vie sociale", après avoir souvent changé d'emploi, réfléchit sur sa vie et la relation de soignant qu'il entretient avec une vieille patiente.
Tokie, dont la rencontre avec son époux a été "arrangée", se trouve "banale".
Renchan, le cuisinier,vit une liaison teintée d'érotisme,entrecoupée de ruptures avec une femme plus âgée.Et ainsi de suite....
"Qu'est-ce qu'être différent?" questionne Ushio "Tu crois que je ne suis pas normal?" dit Kiyoshi. Pourquoi prendre des photos sous la pluie? s'interroge Tsukaru. Pourquoi les femmes décident-elles de tout? méditeTakayuki écartelé entre femme et maîtresse. Qui suis-je? réfléchit "Tapirette" dont je tairai l'identité.
C'est cette dernière question qui revient en vrille avec ce temps déroulé comme une vague qui va et vient et dépose ses souvenirs sur la mémoire pour que la vie continue malgré tout.
Ecrit dans des styles différents (une écriture souvent simple et limpide) selon les interlocuteurs avec de jolies formules descriptives (ex: Gen est "un homme long et maigre presque balayé par le vent"), ce roman évoque les liens dus au hasard, montre ce que "l'on ne voudrait pas voir" et que "pourtant on voit", parle des différences qui maintiennent pourtant la cohésion d'une société de semblables, interroge sur la normalité qui est tout sauf banale et les relations des êtres entre eux (d'une même famille ou non).
Ici, on voyage aussi entre tasses de saké,marchand de serpents et sauterelles confites.
Le temps qui va, le temps qui vient est un livre plein de vie car il ouvre grand les portes de l'après-mort, celles de la mémoire et du temps éternel. Il passe d'une simple dimension terrienne d'êtres basiques à une autre plus spirituelle et philosophique.
Une subtilité très japonaise.
Intéressant!
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Horizon_du_plomb
  26 janvier 2019
« La curiosité tue, même les chats. »
Une lecture commune qui m'a été proposée par deidamie et que j'ai quasiment acceptée de suite car j'aime beaucoup les éditions Philippe Picquier. Bref, une sorte d'exercice imposé comme de servir le saké lors d'une réunion avec des inconnus.
« J'affiche sur ma porte « lignes de main et horoscope », mais en réalité, toute mon attention se porte sur la voix de celui qui vient me consulter. »
« Mais il y a un gouffre entre trente et quarante ! Ai-je répliqué.
- C'est bien possible. N'empêche que ce gouffre, enfin, bon, moi je dirais plutôt un fleuve, il peut être profond, mais une fois qu'on l'a franchi, c'est comme un ruisseau dont on voit le fond, a répondu Torikatsu. »
On a une suite de personnage qui se mêlent au quartier et qui vont nous conter leur vie en « je », leurs relations sur la durée. Même si les personnages s'entrecroisent et que les liens se resserrent avec la lecture du livre, je suis resté sur une impression de recueil de nouvelles malgré tout. Je n'ai pas trouvé l'écriture très poétique même si elle s'occupe aussi, voire avant tout, de l'intériorité psychologique.
« Les cigognes étaient brodées mécaniquement, sur l'ensemble du kimono, et j'avais l'impression que leur cris, montant des profondeurs de l'étoffe, allaient retentir à l'infini… J'avoue que cela m'avait effrayée. »
En fait, on a même l'impression d'avoir des suites assez mécaniques, évoquant le passé, les sentiments, le caché. Les personnages se ressemblent, déteignent dans ce buvard qu'est le temps. Les voix pourtant mâle ou femelle sont presque indistinctes, pas asexuées mais abruptes du genre, on s'y perd presque. Ce n'est pas vraiment du « tout passe, tout lasse, tout casse » mais cela fait parfois un peu mélo. On a presque l'impression que cela pourrait ne jamais s'arrêter. En fin de compte, j'ai trouvé les histoires assez plates et même si j'ai éprouvé des émotions, rien ne m'a remué.
« C'est un peu décousu, direz-vous. Je vous l'accorde, mais je vous en conjure, ne critiquez pas l'aspect sans queue ni tête de ce que je vous ai raconté. Je suis sans cesse à la recherche du vrai. »
Comme l'auteure dévie souvent en cours d'histoire, j'ai trouvé qu'il y avait une sorte d'effet de diffusion des mots, des évènements, des bouts de sens qui s'échappent, ne participent pas vraiment au tout. Pas vraiment des digressions mais une déviation en étoile filante. Un peu comme comme si on tentait de retenir un liquide entre ses mains. On en garde une bonne partie avec de la technique et de l'attention mais on ne peut tout recueillir. Le problème, c'est que c'est ce diffus qu'on retient !
« Je me demandais seulement si une femme pouvait être heureuse avec un homme, c'est tout. »
« Mais décidément, ce père je ne l'aimais pas. En même temps, je songeais que je m'y faisais, après tout, à ce père que je détestais. J'avais l'impression que l'aimer ou non n'avait plus grand sens. Est-ce que je serais en train de devenir un adulte ? »
Il y a plein d'amour triste, de lourdeur prégnante qui n'est même pas spécialement nostalgique. Alors qu'on nous parle de sentiments, je me suis souvent demandé où était le coeur dans tout cela. Les parents dans ce livre semblent vivre dans un monde parallèle à l'image de la nouvelle « Le seau », disons à tout le moins qu'il y a souvent une forme de distanciation avec les enfants. Je me suis demandé si l'auteure avait des enfants. Ce n'est pas vraiment amer ou de la dérision mais plutôt un étrange mélange d'indifférence, de tendresse et de trouble comme on en parle dans le texte.
« Les hommes et les femmes qui ont longtemps vécu me donnent l'impression d'être, comment dire, sans artifice. Ils me semblent révéler les particularités qu'ils possèdent chacun en propre, ce caractère inné dont la nature a doté chacun en particulier et qu'ils se sont approprié au long des années, aussi bien les humbles, les modestes que les égoïstes, les gentils que les méchants. J'aime cette nudité, cette expression de soi à l'état pur. »
C'est difficile de détacher mes histoires préférées parce que, comme dit, quelque part elles se ressemblent toutes et s'évanouissent vite dans le confus qui les sème mais je dirais que ce sont « Le serpent tombe dans le trou » et « Une longue soirée avec une tasse de thé » avec une mention pour « L'ascenseur vertigineux ».
«  Moi. Heizô, Genji aussi, nous étions terriblement flous, sans consistance. Comme si dés le départ, nous avions renoncé à quelque chose. »
« Talentueuse comme vous l'êtes, n'avoir rien fait ? Vous me faites penser à un maître du sabre, tellement fort qu'il ne dégaine même pas et ne tue personne ! »  
L'auteure sait écrire. Peut-être que toutes ces histoires ne sont-elles incomplètes et floues que comme une vie humaine et ce même quand elle est finie. N'empêche, j'aurais voulu voir Kawakami dégainer pour voir ce qui en serait sorti.
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Citations et extraits (35) Voir plus Ajouter une citation
MusardiseMusardise   07 février 2015
J'avais pris l'habitude de me glisser dans sa chambre l'après-midi, en profitant d'un entracte vers deux heures, quand l'approvisionnement et la préparation de la cuisine qui duraient depuis le matin offraient un répit. Je ne me souviens plus de la façon dont les choses en étaient arrivées là. Ce n'était pas la première fois que je couchais avec une femme, mais toutes les filles que j'avais connues avant étaient jeunes. Nakako n'avait pas une technique très perfectionnée, ses gestes et ses réactions étaient même ingénus, mais elle avait une façon de se donner tout entière, elle se livrait sans retenue, je ne me l'expliquais pas moi-même, et c'était fantastique.
Je suis devenu tout de suite follement amoureux. Le travail se terminait vers une heure du matin, je me levais à cinq heures parce qu'il fallait que j'accompagne au marché un employé arrivé avant moi dans la maison, si bien que l'après-midi était un moment précieux pour la sieste. Mais j'étais incapable de renoncer à aller retrouver Nakako. Je manquais de sommeil, la fatigue s'accumulait, mais je ne m'en souciais pas.

Extrait du sixième chapitre, "La quatrième complainte sentimentale"
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MusardiseMusardise   26 janvier 2015
Mme Ishihara porte Shôtarô aux nues. C'est la mère de la petite Sanae qui a un an de moins que Yukari, et depuis qu’un jour Shôtarô a défendu Sanae que d'autres garçons malmenaient, elle l'adore. Par "défendre", il faut entendre que Shôtarô s'est simplement approché du bac de sable et a crié "Arrêtez !" à l'adresse des gamins qu jetaient des poignées de sable sur la petite, enfin bon... En plus, non contents de continuer, les gamins excités par l'intervention de Shôtarô ont redoublé d'ardeur, tant et si bien que leurs victimes se sont retrouvées couvertes de sable, ils en avaient tous les deux jusque dans la culotte qui leur piquait les fesses et ils sont rentrés à la maison en pleurant. Voilà l'épisode peu glorieux qui avait fait dire à Mme Ichihara que mon fils a sauvé sa fille, enfin passons...

Extrait du 4ème chapitre : "Une longue soirée avec une tasse de thé"
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brigittelascombebrigittelascombe   12 mai 2011
Aragon disait "Le temps qui passe avec sa corde fait des noeuds". Et il s'agit bien de noeud dans ce roman du quotidien dont la trame se déroule à Tokyo, de noeuds, ceux des rencontres sur des vies qui s'enchevètrent au fil du hasard, ceux qui lient les personnages les uns aux autres, ceux qui se tissent autour du poissonnier d' un quartier populaire et de ses clients de tous ages et de toutes conditions. De cet amateur de Cocteau à l'ex amant de sa femme défunte, à la diseuse de bonne aventure, au photographe obsédé par la pluie, au lycéen qui se souvient des aventures féminines de son père... Bref du simple quotidien où chacun à tour de role raconte sa solitude, son amour, son renoncement, son souvenir, sa mort, sa renaissance.. Une douce complainte au rythme parfois lent qui déroule ses écheveaux, s'en va et s'en revient comme le temps qui passe.
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MusardiseMusardise   07 février 2015
J'ai enserré entre mes jambes la couverture d'été. Cela me procure le calme. Je suis restée un certain temps sans bouger, alors l'espèce de joie que j'avais ressentie s'est dissipée aussitôt. J'étais surprise de constater qu'Emoto n'avait pour ainsi dire pas changé. Enfant, il était plus joli garçon que maintenant, je me suis dit qu'avec la croissance il s'était étiré en longueur, agrandissement exagéré, comme s'il restait de la place inutile.
J'avais l'intention de partir le lendemain dans la matinée. Si j'attendais le crépuscule, je serais triste. Les fins de journée, surtout en été, ce n'était pas mon fort.

Extrait du troisième chapitre, "L'eau du crépuscule"
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joedijoedi   29 mars 2013
Un défaut n'est jamais que l'envers d'une qualité, disait toujours ma mère.
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Videos de Hiromi Kawakami (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Hiromi Kawakami

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Payot - Marque Page - Hiromi Kawakami - Les dix amours de Nishino.
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