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EAN : 9782809712063
212 pages
Éditeur : Editions Philippe Picquier (07/10/2016)

Note moyenne : 2.95/5 (sur 31 notes)
Résumé :
Un frère et une sœur reviennent vivre dans la maison de leur enfance. Là où dort enfoui le temps du bonheur, des désirs les plus secrets et les plus interdits, prêts à se réveiller. L'odeur du beurre fondu, les crissements d'un drap de lin, la ritournelle des cigales de montagne, le tic-tac lancinant d'une horloge dans une chambre toujours fermée à clé... quelle est cette sensation qu'on ne peut oublier, et qui fait chavirer le cœur ?

Les souvenirs s'... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
sandrine57
  09 décembre 2019
Très proches durant l'enfance, Miyako et Ryô se sont perdus de vue à l'âge adulte, jusqu'à ce que, à la mort de leur mère, ils décident de réinvestir la maison familiale. Avec l'installation reviennent les souvenirs du passé, de cette enfance qui surgit dans chaque pièce de la maison. La cuisine où leur mère préparait de savoureux repas, la chambre qu'ils partageaient, tapissées de leurs dessins, la pièce de vie où la famille se réunissait, leur mère volubile, leur père amoureux, leur ''oncle'', un ami de la famille dont ils étaient très proches. Tant de petits moments qui, mis bout à bout, font une vie.
Beaucoup de tendresse, de douceur et de poésie pour raconter une étrange famille, comme toutes les autres en apparences mais qui cache des secrets bien gardés. le talent d'Hiromi Kawakami est de faire accepter l'inacceptable comme une chose naturelle qui coule de source. Grâce à sa sublime plume, elle peut aborder la guerre, l'attentat au gaz sarin dans le métro de Tokyo ou les amours interdites avec la même délicatesse que lorsqu'elle parle des odeurs de l'enfance, de la saveur d'un plat ou de l'amour d'une mère.
Pourtant, c'est un roman dérangeant qui interroge les liens familiaux et la transmission de façon inhabituelle. Alors qu'on se laisse bercer par l'évocation des souvenirs d'enfance et la nostalgie de Miyako, l'auteure surprend son monde en instillant, d'abord un doute, puis la certitude que, dans cette famille, des limites ont été franchies. Miyako et son frère ont-ils fait un choix librement consenti ou sont-ils le fruit des agissements et des non-dits de leurs parents ? La question peut se poser au fur et à mesure que le frère et la soeur découvrent la vérité sur leurs origines. Mais encore une fois, ce qui pourrait être choquant est ici sublimé par la poésie, la pudeur et la délicatesse toute japonaises d'Hiromi Kawakami.
Un beau roman, mais qui pourra heurter la sensibilité de certains.
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Commenter  J’apprécie          290
BrunoA
  07 février 2017
Autour d'un frère et d'une soeur revenus vivre ensemble après la mort de leur mère, Kawakami nous invite à ressentir avec les personnages les souvenirs remontés de l'enfance à travers des sensations simples : l'odeur d'un plat, le crissement d'un drap, un simple souffle qui suggère une histoire passée.
Dans un récit d'une infinie douceur, caractéristique de l'auteur, on voyage dans un temps révolu qui apaise les personnages tout en leur offrant les clés de leur présent.
Un moment agréable, comme un temps suspendu.
Commenter  J’apprécie          270
Nuageuse
  19 décembre 2016
Un roman qui traite des souvenirs familiaux et surtout ceux de la mère après sa disparition.
Le présent cotoie le passé sans que cela perturbe la lecture.
J'ai beaucoup aimé les personnages : Myakio, son frère Ryo, son amie d'enfance qui américanise les mots, et bien sûr les personnages en filigrane.
L'auteur , de nationalité japonaise, poétise tous les moments de la vie, même ceux qui sont triste.
Je suis sortie de cette lecture par un sentiment d'apaisement et d'éblouissement de la vie.
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soleil
  30 mars 2019
Dans ce roman, l'auteur narre les relations au sein d'une famille entre les parents et leurs enfants, entre les enfants eux-mêmes. Elle balaye leur histoire en faisant des allers-retours et l'on passe du décès de la mère de famille, à la jeunesse des enfants, à leur vieillesse....Quand les relations intra familiales se dévoilent, la stupéfaction me prend. J'avance ma lecture puis l'arrête. Ecarquille les yeux. Fais marche arrière, en toute douceur, à l'instar de l'auteur qui raconte en toute tranquillité et sans sensationnalisme aucun des relations condamnables.
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J'ai apprécié le calme et la douceur qui se dégagent du texte, les descriptions qui éveillent nos sens et réveillent notre mémoire : évocation de la nature, de la nourriture, des odeurs et goûts liés à l'alimentation, des souvenirs liés à l'enfance. J'ai toutefois été gênée et mal à l'aise que la relation qui lie le frère et sa soeur soit traitée avec la même délicatesse comme si elle était naturelle, la mettant au même plan  que la banalité d'un quotidien. J'ai eu l'impression d'être tenue de l'accepter puisqu'elle était consentie, voulue par les deux protagonistes et racontée sans effet dramatique, sensationnel. Quant aux dernières phrases du roman elles apportent une puissance émotionnelle sublime.
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mh17
  22 octobre 2019
Un roman doux et dérangeant
Miyakô la narratrice est revenue habiter la maison familiale avec son frère Ryô à plus de cinquante ans. Dans la demeure inhabitée depuis le décès de la mère, ressurgissent des fragments de souvenirs qui couvrent une trentaine d'années. En s'immergeant dans le passé, Miyakô essaye de comprendre comment elle en est arrivée à vivre avec son frère.
Le récit est volontairement déconstruit chronologiquement ce qui ne rend pas la lecture fluide ou facile. Certains fragments m'ont charmée ou émue, d'autres m'ont dérangée. J'ai beaucoup aimé les souvenirs de vacances avec l'amie à l'accent américain; l'évocation de la mère solaire, possessive et secrète; celle du père effacé; celle de l'amant mal aimé. J'ai aussi apprécié les vaines tentatives pour capter une sensation qui se dérobe. Mais je n'ai pas pu accepter l'inacceptable malgré toute la douceur de la narration.
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critiques presse (1)
Telerama   28 septembre 2016
A coups de phrases solaires et changeantes, Hiromi Kawakami restitue l'étrangeté d'une vie hors norme, succession d'éclats éblouissants et de désintégrations soudaines.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
Veronique14Veronique14   23 mai 2017
"Si je comprends bien, je vais bientôt mourir !" a dit maman. Au début, nous n'avons rien dit, mais à la troisième fois, papa a ouvert la bouche.
"Ecoute, arrête, ça suffit.
- Je veux bien, mais c'est dommage, parce que je me sens prête !
- Tu n'as pas besoin de te sentir prête ou non.
- Pour une fois que je peux décider dans cette maison !
- N'est-ce-pas toi qui as toujours été le numéro un ?" a dit papa en riant.
Maman aussi a ri. Moi aussi. Ryô aussi.
"Ecoutez moi, il ne faut pas avoir de regrets", a dit soudain maman en fixant son regard sur Ryô et moi. elle était assise sur la toile cirée que nous avions étalée sur la pelouse.
Tous les quatre, nous avons gardé le silence. Le vent était agréable. On entendait des voix d'enfants. Des champs d'oiseaux aussi.
"Ne pas avoir de regrets ? qu'on fasse quelque chose ou qu'on y renonce ?" a répété Ryô sans conviction.
- C'est ça. Qu'on ait agi ou qu'on n'ait rien fait, il ne faut avoir aucun regret, voilà.
- Alors, tout revient au même, à la fin ?
- Pas du tout. Il n'y a qu'à vivre, tout simplement, et ne rien regretter."
+ Lire la suite
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nounours36nounours36   09 octobre 2016
Les circonstances. Si on pouvait ainsi régler la question, comme ce serait simple ! Mais même si on avait fait des choses plus ou moins douteuses, si on n’avait mis personne dans l’embarras, si personne ne le savait, était-il nécessaire de se poser des questions, fallait-il se tourmenter ?
Mais je me demandais si on ne trouvait pas une sorte de jouissance à se tourmenter. Exactement comme quand on arrache plusieurs fois la croûte d’une égratignure qui commençait à se former, et qu’on prend plaisir à faire durer le mal…
+ Lire la suite
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LekarrLekarr   10 décembre 2019
Plus que la mort proprement dite, éprouver du chagrin à la disparition de quelqu'un revient à être triste parce qu'on ne le verra plus, parce qu'on ne pourra plus parler ensemble.
Commenter  J’apprécie          60
Gil45Gil45   14 janvier 2017
Le corps de l'homme était sur la femme, longtemps, ils sont restés enlacés, leurs membres emmêlés, changeant parfois de position, et quand ils sont arrivés en même temps au comble du plaisir, on n'entendait plus le moindre cri. Seul le tic-tac d'une pendule marquait le temps
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Gil45Gil45   14 janvier 2017
Je voulais briser quelque chose. Mais je n'ai rien détruit. J'ai pensé que ce n'était pas le moment. Un jour viendrait où ce sera possible. J'en étais certaine. J'en avais le pressentiment.
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Vidéo de Hiromi Kawakami

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Payot - Marque Page - Hiromi Kawakami - Les dix amours de Nishino.
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