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Élisabeth Vonarburg (Traducteur)
EAN : 9782290330616
700 pages
Éditeur : J'ai Lu (07/09/2005)

Note moyenne : 4.36/5 (sur 66 notes)
Résumé :
Arrivé à la cité des cités, Crispin, mosaïste de métier, souhaite se dédier entièrement à la création du dôme du sanctuaire de Valérius. Malheureusement, c’est sans compter les intrigues sarantines dans lequel il est entrainé malgré lui ; mais personne ne peut résister aux valses de Sarance. Naitront des contacts privilégiés, avec l’Empereur Valérius II et son propre monarque exilé à Sarance, la Reine Gisel. Cependant, des personnes tenteront l’impossible pour le me... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
Tatooa
  06 avril 2019
AAAAAAAAAAAAAAAAH !
Il faut que j'aille à Ravenne voir la basilique San Vitale (Patrimoine mondial de l'humanité) ! Il faut que j'aille à Palerme voir la chapelle palatine ! (ça tombe bien, le voyage était prévu)... Voilà, voilà, je ne vous remercie pas, mossieur Kay ! Je suis allée voir des photos, et j'ai enfin compris pourquoi l'auteur avait choisi un maître mosaïste comme héros... C'est juste à couper le souffle...
Vous pourriez me dire "pourquoi pas Sainte Sophie ?". Réponse simple : parce que c'est pas dans un pays qui m'attire. Point fin... Pourtant Dieu sait (lol) que cette coupole est un miracle d'architecture en elle-même, d'être toujours debout depuis 1500 ans tout en étant située sur une faille sismique. Autre raison simple : la mosaïque réelle de Sainte Sophie (qui n'a pour l'instant pas été détruite, que ce soit par l'homme ou par un tremblement de terre), n'est pas plus spectaculaire que celle des deux monuments précités, qui sont dans un pays que j'apprécie et qui ne les rendra pas inaccessibles au public pour des raisons politiques, LUI...
Si vous vous souvenez, je n'avais pas été emballée par le tome 1. le héros, Caius Crispus, me "crispait" ! Et bien ce n'est plus le cas dans ce second tome. Plus raisonnable, plus attachant, moins présent et central, aussi, ce sont de bonnes raisons d'être moins crispée...
Le maître écrivain Kay a encore frappé. Quelle plume. Quel talent. Quelle traduction, aussi, par E. Vonarbug ! Une pure merveille.
On s'écarte pas mal ici de la véritable trame historique des événements entourant la fin de Justinien (Valerius II) et Alixana (Théodora) ... Pour des raisons romanesques, cela me paraît évident. C'est tellement bien fait qu'on pardonne aisément cette liberté, qui a tout lieu d'être dans un roman de fantasy historique, car le fantastique, pour peu présent qu'il soit, y est perceptible dans la trame tout du long... Gisèle, notamment, la fille d'Hildric (Hildéric) est un personnage totalement fictif. Rustem, le médecin bassanide (perse) également. Les héros Auriges de faction sont tout aussi fictifs, bien sûr. (Bon le héros et son "rôle" dans tout ça aussi, forcément.).
Par contre, Léontès (Bélisaire), Styliane (Antonina, très romancée, car loin de la "vraie" dans son ascendance), l'affreux Pertennius (Procope) sont "réels", très largement idéalisés, romancés, grandis même, par la splendide plume de Kay. Même l'empereur et l'impératrice sont "grandis" par Kay, car il semble que dans la véritable histoire, les partis pris "impériaux" pour l'une ou l'autre des factions "verts" ou "bleus" (des courses de chars) étaient beaucoup plus marqués, et, dans le cas de Justinien, penchant beaucoup plus pour le Bleus, sous l'influence de Théodora qui en voulait aux Verts d'avoir méprisé sa mère (selon Procope).
Une saga inoubliable qui m'a emplie de curiosité "prospective" pour aller voir des témoignages réels de ces temps anciens. (enfin, un peu plus que je ne l'étais déjà, j'aime bien toute cette Histoire-là...)

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bilodoh
  19 novembre 2018
Deuxième volet d'une fantasy historique inspirée de l'époque de l'empereur Justinien qui régna sur Byzance de 527 à 565.

Ici, c'est l'empereur Valérius qui règne sur Sarance. Avec sa femme, il manipule la cour, mais il doit constamment se méfier des ennemis qui veulent sa perte. Valérius désire plus que tout laisser une marque durable sur le monde, c'est pourquoi il fait construire une magnifique cathédrale, oeuvre pour laquelle il a fait venir un mosaïste d'une province éloignée.

En plus des intrigues de succession et les conflits de doctrine religieuse, on aura de magnifiques descriptions de l'art et de l'artiste. Les couleurs. La lumière qui se reflète dans les mosaïques. La passion de celui qui travaille à faire naître la beauté. Pour avoir une idée des oeuvres qui ont inspiré le roman : sur Wikipédia Sainte-Sophie (Constantinople) et Basilique Saint-Vital de Ravenne.
Un autre thème important : l'hippodrome où s'affrontent des auriges soutenus par des factions qui sont de véritables groupes sociaux qui rivalisent et ont même un poids politique. A-t-on peine à imaginer que les Bleus ou les Verts pourraient avoir tant d'importance dans la vie des fans?…

Une histoire qui fait découvrir l'Histoire, un deuxième tome encore meilleur que le précédent…
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boudicca
  24 mars 2012
Après un premier tome remarquable, on retrouve sans surprise avec « Le seigneur des empereurs » tout ce qui avait déjà fait le charme du précédent volume de « La mosaïque de Sarrance ». L'histoire suit donc son cours mais prend ici un tour indéniablement plus tragique à mesure que les complots ourdis dans l'ombre se révèlent dans toute leur horreur et que les enjeux se font de plus en plus importants. On le sait désormais, c'est la survie même de l'empire de Sarrance, réplique imaginaire de l'empire romain d'occident à la fin de l'antiquité, qui est en jeu : à qui faire confiance et de qui se défier? quelle stratégie privilégiée? à quels sacrifices faudra t-il consentir? C'est à toutes ces interrogations que se retrouvent confronter les personnages qui vont tous se retrouver à un moment ou un autre face à un choix difficile et douloureux. Outre cet aspect tragique plus marqué, on assiste également à une accélération notable du rythme à mesure que les rebondissements s'enchainent et que les destins se croisent.
Comme toujours, on ne peut qu'être admiratif de la maitrise de Guy Gavriel Kay qui possède un talent absolument incroyable et une plume d'une rare poésie, parvenant sans mal à tirer des larmes au lecteur. L'un des nombreux autres points forts de l'auteur est incontestablement la profondeur de ses personnages pour lesquels on ressent aussitôt une très forte empathie et dont le sort ne peut que bouleverser. On retrouve ainsi avec bonheur ceux que l'on avait déjà pu découvrir dans le premier tome tandis que de nouveaux font également leur apparition, eux aussi d'une incroyable justesse (le médecin bassanide Rustem, l'apprenti mosaïste Pardos...) G. G. Kay nous offre ainsi avec « Le Seigneur des Empereurs » un final grandiose, d'une poésie et d'une beauté bouleversante. « La mosaïque de Sarrance » a sans aucun doute sa place parmi les meilleurs romans qu'il m'a été donné de découvrir, probablement à égalité avec l'autre chef d'oeuvre de l'auteur, « Tigane ». de la belle et grande fantasy, à lire absolument.
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Philemont
  01 janvier 2013
On le sait maintenant, Guy Gavriel KAY s'est fait spécialiste d'une Fantasy dans laquelle l'imaginaire de fond n'est qu'apparent puisque s'inspirant librement d'un lieu et d'une période de l'Histoire. La mosaïque de Sarance ne fait pas exception en étant dédié à l'empire byzantin du VIème siècle, sous le règne de l'Empereur Justinien Ier, qui rétablit un temps l'unité du vieil Empire romain. Pour cela il utilisa autant la conquête militaire et commerciale que diverses politiques intérieures, notamment dans les domaines législatifs, religieux et artistiques.
Sous la plume de Guy Gavriel KAY, Justinien Ier est Valerius II. Sa capitale est Sarance, la soeur jumelle de Byzance, rebaptisée Constantinople trois siècles auparavant dans la véritable Histoire. Ceux qui ont déjà lu les oeuvres récentes de KAY ne seront pas surpris que l'auteur centre son intrigue sur les aspects artistiques de la politique de Valerius, plutôt que sur ses aspects guerriers. Tout repose en effet sur la convocation par l'Empereur d'un mosaïste de Varèna (Ravenne) en Batiare (Italie) afin d'exécuter les décorations complexes du Sanctuaire de la Sainte Sagesse de Jad (la basilique Sainte Sophie de Constantinople). Pour l'artisan ainsi convoqué commence alors une aventure dans laquelle il est propulsé témoin actif d'une politique aussi efficace que dangereuse. Pour lui cela prend la forme d'intrigues de palais auxquelles il est loin d'être habitué, le lecteur découvrant avec lui tous les aspects de la politique ambitieuse de Valerius.
Une autre caractéristique de l'écriture de Guy Gavriel KAY est sa capacité à mettre en avant la psychologie des personnages. Ces derniers étant aussi nombreux que complexes, masculins comme féminins, et d'origines sociales diverses, ils permettent à l'auteur de dépeindre une gamme de caractères tous plus plausibles les uns que les autres, plongeant ainsi les lecteurs dans un univers crédible, passionnant et émouvant.
La mosaïque de Sarance relève également de la Fantasy. Mais KAY, fidèle à son habitude, n'abuse pas des artéfacts du genre, se contentant d'en utiliser un unique avec parcimonie. C'est celui de l'entre-deux-mondes, depuis lequel les âmes des défunts sont capables de communiquer avec certains humains bien vivants.
Tout est donc a priori parfait. Cela étant dit, on pourra regretter que les deux volumes de la mosaïque de Sarance sont très longs et que le souci du détail psychologique, associé au nombre de personnages, nuit parfois au rythme de l'oeuvre. On pourra également s'interroger sur l'utilité de l'élément propre à la Fantasy, celui-ci étant parfaitement dispensable pour l'intrigue du roman. Et puis on ne retrouve pas non plus les enjeux de civilisation qui font la force d'une oeuvre comme Les lions d'al Rassan, les enjeux ayant ici du mal à dépasser le stade de l'intérêt personnel de personnages pas forcément sympathiques, à tout le moins ambigus.
Mais que le lecteur potentiel ne s'arrête pas à cela. Guy Gavriel KAY est un formidable conteur et La mosaïque de Sarance le prouve une fois de plus.
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Aerendhyl
  08 octobre 2018
Après deux jours pleins à digérer la lecture du second tome, me voilà. Et j'en suis encore bouleversé. Complètement. Cela fait très longtemps que je n'avais pas ressenti cela après la lecture d'une oeuvre.
J'ai laissé du temps entre la lecture du premier tome et celui-ci, malgré tout je me suis tout de suite replongé dans l'ambiance de Sarance. Cette ambiance si particulière, si prenante où tout à une importance que ce soit le bas peuple se mêlant dans l'hippodrome ou bien la Cour impériale dans le Palais. Tout à une importance et tout est lié. C'est un engrenage magnifique, bien ficelé.
Alors que mes précédentes lectures de Kay me faisaient dire que les personnages restaient en second plan par rapport à l'ambiance, au lieu... Là, il y a une forme de partialité entre les deux éléments. Ce livre ne serait pas ce livre sans Sarance, sans l'hippodrome, sans la Batiare, sans les enclaves, sans les mosaïques, sans Jad... Mais - et c'est limite une première fois en lisant cet auteur - il ne le serait pas également sans cette galerie de personnages. Une galerie si étoffée ! Il doit y avoir une quinzaine (si ce n'est plus !) de personnages plus ou moins principaux et chacun a son importance, sa propre personnalité, son rôle à jouer. Je suis toujours aussi fou des échanges entre Crispin et les différents membres de la Cour - des échanges savoureux, intelligents. L'apport de deux personnages vient étoffer une galerie déjà bien fournie et pourtant la magie opère encore
.
Que dire du récit ? Si ce n'est qu'il nous emmène encore dans cette contrée qui donne tellement envie. On repart sur la même lignée que le précédent tome et les manigances reprennent de plus belles. Je ne savais plus où donner de la tête, tout part en vrille, on assiste avec effroi aux diverses péripéties qui nous tiennent en haleine durant toute la lecture !
Et cette écriture... C'est la première fois qu'on me fait remarquer que j'ai la bouche béante lors de ma lecture tellement c'est prenant, une remarque qui revient à deux reprises !
Ce livre est un pur régal. Cela faisait tellement longtemps que je n'avais pas pris une telle claque... Cette mosaïque de Sarance entre dans mes livres préférés. Je sais qu'il ne sera pas accessible à tout le monde de par son approche très "historique" de la fantasy et son écriture que je trouve si particulière mais bon sang, cette oeuvre mérite d'être lue !
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
TatooaTatooa   03 avril 2019
Le médecin Rustem rêvait encore de la noirceur de certaines nuits sur un champ de bataille oriental ; il se souvenait d'avoir amputé des hommes hurlant dans la lumière fumeuse et incertaine des torches fouettées par le vent, tandis que le soleil se couchait sur un massacre. Il se rappelait les fontaines de sang noir, il se rappelait en avoir été inondé, le jet brûlant qui lui éclaboussait les vêtements, le visage, les cheveux, les bras, la poitrine... Il se rappelait être devenu lui-même une créature répugnante, épouvantable, les mains tellement glissantes qu'il pouvait à peine serrer ses instruments pour scier, trancher, cautériser, tandis que les blessés se succédaient sans fin, sans répit, même après la tombée de la nuit.
il y avait bien pis qu'un cabinet de médecin en Bassanie, avait-il conclu le lendemain matin, et il n'avait jamais changé d'avis depuis, même si l'ambition en disait autrement, aussi dangereusement séductrice qu'une courtisane de Kabadh.
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boudiccaboudicca   26 septembre 2012
- « Regardez-moi aller, » dit-il alors aux autres auriges, à lui même, à l'enfant qu'il avait été autrefois, sur cet étalon de Soriyie, à eux tous, au dieu et à son fils, au monde entier. Il vit l'autre lui jeter un bref regard. Et fut triomphalement conscient, à travers la douleur écarlate et acérée, de son inquiétude soudaine. Il était Scortius. Il était toujours Scortius. L’Hippodrome lui appartenait bel et bien. Quoi qu'il pût arriver ailleurs dans les ténèbres, quand le soleil roulait à l'envers du monde.
-« Regardez moi aller », répéta-t-il.
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bilodohbilodoh   18 novembre 2018
Crispin songea à l’empereur Valérius, qui déplaçait des vies humaines comme des pièces sur un échiquier. L’exercice du pouvoir déterminait-il cette façon de penser, ou seuls ceux qui possédaient déjà cette tournure d’esprit accédaient-ils au pouvoir en ce monde?

(Alire, p. 75)
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bilodohbilodoh   11 novembre 2018
« Le passé reste avec nous jusqu’à notre mort » avait écrit Protonias longtemps auparavant, « et nous devenons ensuite le souvenir de d’autres personnes, jusqu’à ce qu’elles meurent à leur tour. Pour la plupart des humains, c’est tout ce qui reste après leur disparition. »

(p. 206)
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TatooaTatooa   04 avril 2019
Trapu, chauve et marié, avec trois enfants, Pappio n'était plus un jeune homme ; mais c'est une vérité universelle qu'une sorte de magie entoure certaines femmes, sur la scène et en dehors, et que les rêves les suivent où qu'elles aillent. On ne cessait pas de rêver simplement parce qu'on n'était plus jeune.
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