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EAN : 9791036000133
524 pages
Éditeur : L’Atalante (26/09/2019)
4.56/5   8 notes
Résumé :
Dire de quelqu’un qu’« il fait voile vers Sarance », c’est dire que sa vie s’apprête à basculer ; s’envoler vers la lumière et la fortune ou s’abîmer dans un précipice sans retour. Le triomphe ou le malheur.
Et c’est vers Sarance, joyau du monde et cœur d’un empire, que ses pas mènent le mosaïste Crispin de Varène. L’empereur Valerius a entrepris d’y élever le sanctuaire de la Sainte-Sagesse, le plus somptueux que le monde ait jamais connu, à la gloire ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Phoenicia
  10 août 2021
J'adore l'univers forgé par Guy Gavriel Kay. Sur grands renforts d'époques historiques, Kay nous immerge dans un univers particulier, dense et très bien travaillé. Univers identique que Les Lions d'Al-Rassan, mais autre époque et autres lieux, Kay nous emporte dans un décor librement inspiré de l'empire byzantin. Byzance, Saint-Sophie, Justinien, semblent ici représentés respectivement par Sarance, Cité des cités, le sanctuaire de la Sainte-Sagesse, dont la décoration est l'enjeu de notre protagoniste principal, et Valérius II, empereur et représentant de Jad. L'Occident déclinant et les querelles schismatiques ne sont pas oubliés. Lire cette oeuvre est comme un lire un récit familier tout en découvrant son originalité.
Au centre de ce récit, Crispin, Rhodien ( Rome déclinante) et mosaïste de son état, en deuil après avoir perdu sa famille de la peste. Il est obligé de faire voile vers Sarance, un voyage qu'on dit être un véritable tournant dans une vie, pour se voir offrir une mission des plus prestigieuses : décorer le plus grande sanctuaire de Jad en construction. Un voyage non sans péril qui l'amène, bien malgré lui, au coeur des politiques religieuses et entre l'Occident et l'Orient. Mais également au coeur des intrigues et des arcanes politiques de la cour sarantine. J'ai particulièrement apprécié la manière dont l'auteur nous fait percevoir la complicité du couple impérial.
Crispin est le personnage principal - auquel je me suis bien attachée- mais pas seul narrateur. On est par moment surpris avec d'autres narrateurs qui offrent ainsi des points de vue différents sur l'action pour en revenir à Crispin par la suite, le clou étant la narration du messager impérial... Une manière de voir une tapisserie sous différents angles en somme. Un peu déroutant au début mais on s'y fait. Tout comme certaines longueurs. Honnêtement, la taille du prologue a bien failli avoir raison de cette lecture. On cherchait réellement à savoir où on allait. N'étant pas mon premier Guy Gavriel Kay, je sais que l'univers est dense et que l'auteur a une manière bien à lui de poser les différents éléments. Aussi me suis-je accrochée pour au final être positivement ravie de cette lecture. J'ai même hâte de découvrir la suite! Aux lecteurs ayant des doutes, je dis : poursuivez!!!
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boudicca
  10 janvier 2020
Les amateurs de fantasy historique auront depuis longtemps déjà entendu parler de Guy Gavriel Kay, maître incontesté de ce sous-genre des littératures de l'imaginaire qu'il exploite depuis maintenant plus de vingt ans. Si tous ses romans partagent un cadre commun, les périodes et les zones géographiques traitées ne sont, en revanche, jamais les mêmes. « La chanson d'Arbonne », par exemple, se déroule dans le sud de la France à l'époque médiévale, tandis que « Les lions d'Al-Rassan » prend place en Espagne au moment de la Reconquista. Dans « Tigane », l'auteur met en scène la péninsule italienne à l'époque de la Renaissance, tandis que, plus récemment, il s'est davantage intéressé au cas de la Chine médiévale (« Les chevaux célestes » et « Le fleuve céleste »), ou encore aux Balkans de la fin du XVe (« Enfants de la Terre et du ciel »). Avec « La mosaïque sarantine », Guy Gavriel situe cette fois son récit dans l'Empire romain d'Orient au VIe siècle après J.-C., et plus précisément à Constantinople, sous le règne de l'empereur Justinien. le titre parlera peut-être à certains lecteurs, et à juste titre, puisqu'il s'agit non pas d'une oeuvre inédite mais d'une réédition du roman paru en 2001 sous le titre « La mosaïque de Sarance » (depuis quelque temps difficilement trouvable en librairie). Comme les précédents ouvrages de l'auteur cités plus haut, celui-ci a en effet lui aussi bénéficié du travail de republication des oeuvres de Guy Gavriel Kay entamé par les éditions L'Atalante il y a deux ans. Nouvel (magnifique !) écrin, donc, mais aussi nouvelle traduction. le découpage, lui, reste le même puisqu'il ne s'agit là que de la première partie du diptyque (« Voile vers Sarance »). La seconde (« Le seigneur des empereurs ») devrait, espérons-le, paraître prochainement. Que vous soyez fins connaisseurs de la bibliographie de l'auteur ou non, « La mosaïque sarantine » est une oeuvre à côté de laquelle je vous déconseille de passer tant elle concentre de manière magistrale tout ce qui fait la grandeur et la beauté des textes de Kay.
L'action se passe pendant l'Antiquité tardive, du côté oriental de l'empire romain dont la partie occidentale a subi d'importants revers au point de voir la capitale de Rhodias abandonnée et supplantée par la splendide et cosmopolite Sarance. Là, les empereurs se succèdent mais ne se ressemblent pas. Après avoir aidé à placer son oncle sur le trône, voilà en effet qu'arrive au pouvoir un jeune homme redoutablement intelligent et ambitieux, Valérius II, qui, soutenu par sa non moins ingénieuse épouse, l'impératrice Alixana, va entreprendre de restaurer la grandeur à l'Empire. Par des conquêtes, bien sûr, mais aussi par l'art. C'est la raison pour laquelle l'empereur a ordonné la construction d'un immense sanctuaire couronné d'une coupole qu'il convient désormais de décorer. Pour ce faire, la cour requiert le talent d'un certain Caius Cripsus, mosaïste de province, anéanti par la mort de son épouse et de ses filles, qui prend sans grand enthousiasme la route de la glorieuse cité. Les dangers rencontrés sur la route vont toutefois très vite le faire changer d'humeur, de même que les intrigues de cour dans lesquelles il se retrouve empêtré malgré lui. Certains pourraient trouver à redire au rythme du récit tant il est vrai que l'auteur prend son temps pour poser les personnages et les bases de l'intrigue. Les différentes étapes du voyage de Crispin vers la capitale prennent notamment beaucoup de place et s'étendent pendant toute la première moitié du roman, mais chacune s'avère nécessaire pour bien comprendre tous les enjeux dont il est question, ainsi que l'état d'esprit des protagonistes. L'auteur n'a également pas son pareil pour maintenir éveillé l'intérêt du lecteur en lui dévoilant le résultat d'une confrontation ou d'une prise de décision avant que la scène ne soit terminée. Un procédé qui, paradoxalement, ne fait qu'entretenir le suspens puisque le lecteur n'en est que plus avide de comprendre non pas ce qui va arriver mais plutôt comment cela va se produire. L'histoire est passionnante et c'est avec tour à tour effroi ou émerveillement que l'on suit non seulement le parcours de ce mosaïste en quête d'une raison de vivre, mais aussi les jeux de pouvoir qui agitent la cour de Sarance.
Le principal atout de ce roman, comme globalement de toutes les autres oeuvres de Guy Gavriel Kay, reste cela dit la qualité de ses personnages. Tous, sans exception, sont complexes, nuancés, incroyablement humains, et par conséquent follement attachants. C'est le cas évidemment de Crispin, dont la détresse émeut profondément, de même que sa passion pour son art et son amour du travail bien fait. Si tous les personnages bénéficient d'un traitement soigné, les femmes occupent un rôle prépondérant dans le roman. de la fascinante impératrice Alixana, à l'ambitieuse Styliane Dalenoï, sans oublier la danseuse Shirin ou encore la reine des Antae Gisèle : toutes sont impressionnantes de complexité et surtout de force. Comme quoi, il n'est pas besoin de mettre en scène des guerrières bad-ass pour mettre en scène des personnages féminins forts. L'autre particularité des personnages mis en scène par Guy Gavriel Kay tient au fait qu'il mêle à la fois des individus issus du « bas peuple » et d'autres issus des plus hautes sphères du pouvoir. En plus du mosaïste Crispin, on suit ainsi une ancienne esclave, un soldat de l'armée impériale, un aurige, mais aussi le couple impérial de Sarance, la reine Gisèle, certains courtisans… Il s'agit d'un phénomène qu'on retrouve là aussi dans la plupart des ouvrages de l'auteur et qui lui permet de mettre en lumière l'idée selon laquelle n'importe qui, petit artisan ou simple esclave, peut influer sur le cours de la grande histoire qui n'est pas l'apanage exclusif des grands de ce monde. Enfin, dernière caractéristique en ce qui concerne le traitement des personnages : l'auteur s'amuse régulièrement à brièvement mettre en scène des personnages qui n'ont qu'un rôle très anecdotique dans l'intrigue mais qu'il parvient à rendre tangible en leur construisant un passé et un avenir plausible (le parcours de vie du messager impérial chargé d'apporter la convocation de l'empereur à Crispin est assez inoubliable tant il est cocasse).
Première partie d'un diptyque signé du maître de la fantasy-historique, « Voile vers Sarance » nous entraîne dans la Constantinople du VIe siècle, à la cour de l'empereur Justinien. La documentation est abondante et la reconstitution impeccable, ce qui rend le roman particulièrement immersif. Ajoutez à cela une intrigue habilement construite, et des personnages inoubliables, et vous obtenez tous les ingrédients pour un chef d'oeuvre. Et « La mosaïque sarantine » en est un.
Lien : https://lebibliocosme.fr/201..
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elhyandra
  25 avril 2020
Contexte historique :
Le cadre utilisé par l'auteur n'est autre que la Constantinople du VIe siècle, capitale de l'Empire romain d'Orient, sous le règne de l'empereur Justinien, considéré comme le plus grand empereur de l'Empire byzantin, d'origine modeste, parvenu au pouvoir grâce à son oncle l'empereur Justin Ier. Son projet est de restaurer l'empire (de Rome) mais il fait face à de nombreux ennemis comme les Perses d'un côté et les Slaves de l'autre. Il étendra les limites de son empire et sera un grand bâtisseur également notamment avec la basilique Sainte-Sophie, centrale dans le roman de Kay. L'un de ses plus grands soutiens est sa femme, l'impératrice Théodora.
L'intrigue :
A Sarance, l'empereur Apius meurt sans descendance, une guerre des trônes débute rapidement remporté par Valérius Ier grâce à son neveu, celui-ci lui succèdera rapidement avec sa compagne. Valérius II est un un empereur bâtisseur, pour passer à la postérité, il commande la construction du sanctuaire de la Sainte-Sagesse et pour la décorer il réclame le plus grand mosaïste de la région, Martinien de Varène.
A Varène justement, Martinien encourage son ami et meilleur mosaïste à partir à sa place pour retrouver le goût de vivre, Caïus Cripus dit Crispin a perdu sa femme et ses filles lors d'une pandémie de peste et s'en trouve très amer et désabusé. Il part à contrecoeur, mandaté par sa jeune reine Gisèle des Antéens aux abois de trouver l'empereur en secret et lui proposer sa main contre l'impératrice stérile.
Une fantasy historique avec complots à tous les étages se profile.
Présentation du monde :
Chez Guy Gavriel Kay, sa fantasy mêle énormément d'éléments historiques à ses récits, l'histoire est très posée et ça ne pète pas dans tous les coins. Oubliez les diverses créatures que vous rencontrez dans ce genre de littérature habituellement, le récit est entièrement porté par des humains et la touche de magie est très subtile. Dans Voile vers Sarance, l'élément magique est apporté par l'alchimiste Zoticus et ses oiseaux mécaniques possédés par des âmes.
La politique à Sarance est un peu curieuse, à la mort de l'empereur, le peuple peut proposer son candidat au Sénat tout comme les nobles mais bon, avec les complots c'est également pas mal pipeauté quelque part. Outre l'empereur et ses conseillers, il y a un autre statut très important dans la cité, c'est celui d'aurige, les conducteurs de char représentent le peuple sous 4 factions avec 4 couleurs correspondantes et ceux qui gagnent le plus de courses sont portés en héros, vous l'aurez compris, la course hippique est très prisée à Sarance au point de rendre très riche…si tant est qu'on y survive, c'est également un métier très dangereux, vous aurez une course détaillée pour vous faire une idée.
Les dissensions religieuses sont aussi très présentes. Entre reliquat des religions païennes persistantes bien que mal vues et l'expansion de la foi chrétienne désignée sous le terme de Jad dans ce roman. Il est également posé le problème de la filiation, l'impératrice n'attend toujours pas d'héritier, ce qui laisse le champ libre pour les complots du côté Antéen où la jeune reine Gisèle risque de se faire tuer par ses propres conseillers aux dents longues qui ne veulent pas d'une femme au pouvoir, quoi de plus intéressant pour elle d'obtenir l'aide de Valérius II en se mettant dans la balance ainsi que son pays tant désiré.
Par contre, il n'y a pas grand chose à dire des personnages qui ne sont pas tellement travaillés pour le moment, l'auteur a surtout exploité son monde et sa politique pour ce premier tome, j'espère mieux du second. Un petit plus tout de même pour Caïus qui avec son franc-parler devant les puissants en agace déjà plus d'un...
En bref, ce tome est très introductif, comptez 250 pages environ avant que Crispin n'arrive enfin à Sarance avec une scène légèrement angoissante avant et 350 pages environ avant que l'histoire ne commence vraiment et que le tableau ne se dévoile peu à peu sous nos yeux, les jeux d'intrigues. Par contre la plume de l'auteur reste très agréable et j'espère que T2 sortira prochainement.
Lien : https://lemondedelhyandra.co..
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JessieL
  15 octobre 2019
Parmi les belles plumes de l'Imaginaire publiées par les éditions L'Atalante, il y a celle de Guy Gavriel Kay dont les oeuvres viennent régulièrement enrichir leur catalogue. Considéré par tous comme un maître incontesté de la fantasy historique, la réédition du premier volet de la Mosaïque Sarantine est l'occasion pour moi de m'immerger enfin dans l'une de ses épopées.
Avec Voile vers Sarance, on suit les pérégrinations d'un mosaïste qui, par un concours de circonstances, se retrouve sur la route à la place de son vieil associé, muni d'une invitation de l'empereur sarantin pour participer à la décoration d'un important sanctuaire. Ayant perdu femme et enfants, emportés par la peste, Crispin est enjoint par son ami Martinien de se rendre à Sarance pour s'éloigner de ses fantômes. Réaliser les mosaïques qui viendront décorer les coupoles de la basilique de l'empereur Valérius II est un défi qu'il souhaite relever. En revanche, débarquer à la cour avec une identité différente lui promet quelques difficultés. C'est donc dans un chemin semé d'embûches que Crispin s'engage. D'ailleurs, il lui faudra soupeser chacun de ses actes s'il espère atteindre son but.
Comme dans chacun de ses romans, Guy Gavriel Kay insère le récit dans un contexte historique riche. Mais son but n'est bien évidemment pas de retranscrire les faits historiques tels quels. Il va plutôt s'en imprégner afin de construire une ambiance qui vient donner corps à ses intrigues. Ainsi, son récit est nourri par ses propres lectures et redonne vie de manière crédible à des lieux et à des figures de l'Histoire dont la vie sera par lui largement romancée.
Ici, on foule le sol de la mythique Byzance. On se retrouve ainsi propulsé dans un VIe siècle fantasmé, à l'époque de l'empereur Justinien et de l'impératrice Théodora, lors de l'édification de la basilique Sainte-Sophie, et en pleine guerre de reconquête de l'Italie. L'auteur s'attache à des détails marquants, comme la position frontalière de la cité qui en fait le siège d'une culture originale mi-occidentale, mi-orientale, l'attachement à l'art byzantin qui s'exprime surtout dans une mosaïque d'inspiration religieuse ou à la gloire du pouvoir, ainsi que cet important engouement du peuple byzantin pour les courses de chars. Ce sont tous ces détails qui ancrent l'histoire contée dans la réalité auxquels a été ajoutée une touche surnaturelle. Celle-ci s'impose presque comme une évidence sous la forme de la résurgence du paganisme et de ses divinités de la nature qui prennent place au sein de l'histoire.
Ainsi fantastique et Histoire se mêlent harmonieusement pour réinventer le passé.
Au-delà de l'ambiance que dégage Voile vers Sarance, sa réussite réside aussi dans la galerie de personnages que l'auteur met en scène. le colérique et pourtant très réfléchi Crispin est avec son passé un personnage fort attachant. Avec son irascibilité et son verbe haut, il est à l'origine des nombreux rebondissements de cette oeuvre. D'autre part, Guy Gavriel Kay accorde également une grande importance aux personnages féminins avec, bien entendu, la belle et indépendante impératrice Alixana, ou encore la jeune reine Gisèle, qui cache une force intérieure insoupçonnée.
Autre point fort de ce livre est que l'auteur l'a largement agrémenté d'intrigues, de complots, de trahisons et autres manipulations pour distiller le suspense qui tiendra en haleine. .. suite sur Fantasy à la Carte.
Lien : https://fantasyalacarte.blog..
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ChrisAlly
  04 octobre 2021
Je continue ma découverte de l'oeuvre de cet auteur avec les nouvelles sortie de L'Atalante.
Encore une fois, j'ai été transportée par le récit offert.
Malgré tout, pour moi, ce n'est pas le meilleur de l'auteur. C'est de la fantasy de qualité, mais il n'y a pas beaucoup d'action, le rythme est très très lent, et ça parle beaucoup. Il y a beaucoup de complots, de sous-entendu, de politique entre les personnages puissants, et même si ce n'est pas ennuyeux, j'aurai davantage apprécié si cela avait bougé un peu.
Les personnages sont comme toujours très travaillés, très intéressants et pris dans des engrenages qui les dépassent. Vivement la lecture de la suite.
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