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ISBN : 236793486X
Éditeur : L'Atalante (24/08/2018)

Note moyenne : 4.16/5 (sur 140 notes)
Résumé :
Depuis ce jour fatal où son fils bien-aimé fut tué, Brandin d'Ygrath ne vit plus que pour sa vengeance.
Il ne lui suffit pas que Tigane soit rayée de la carte, il faut aussi que tous les natifs de la cité meurent à leur tour. Qui peut contrer le tyran ? Alessan, le prince héritier, engagé dans la résistance sous le masque d'un ménestrel ? Dianora ? Originaire de tisane, elle s'est juré de le tuer, mais elle a un désir profond de cet homme. Alberico, le sorcie... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
Arakasi
  10 octobre 2012
C'est toujours avec beaucoup d'appréhension que l'on se lance dans la critique d'un livre que l'on a adoré, un de ceux que l'on a lus et relus jusqu'à en corner chaque page, dont on s'est rejoué chaque scène dans son esprit jusqu'à plus soif, dont on a rêvé pendant plusieurs nuits une fois la dernière page tournée – et, bon sang, comme elle a fait mal cette dernière page… (oui, oui, je le confesse : j'ai chialé comme une fiotte en refermant la quatrième de couverture, mais je voudrais vous y voir, tiens !) Et c'est pourquoi je débute cette chronique à reculons en accumulant les banalités, mais je suis forte, mature et cela fait plusieurs mois que je tente de me convaincre d'entamer cette critique, alors je ne vais pas faire marche arrière maintenant, que diable !
L'histoire débute dans la Palme, une péninsule verdoyante divisée en une douzaine de petites provinces, rappelant fortement l'Italie de la Renaissance et ses multiples divisions. En effet, pendant des siècles, les cités de la Palme se sont affrontées, rivalisant sur tous les plans – militaire, artistique, politique… – pour affirmer leur prééminence. Cette situation change dramatiquement quand arrivent simultanément d'au-delà des mers deux rois-sorciers, Brandin d'Ygrath et Alberico de Barbadior. Incapables de s'unir face aux envahisseurs, les provinces tombent les unes après les autres… Seule résiste encore la plus belle, la plus riche, la plus fière d'entre elles : Tigane. Jusqu'au jour où, lors d'un affrontement meurtrier, le prince Valentin de Tigane tue le fils cadet de Brandin. Fou de chagrin, le roi d'Ygrath abat sa rage sur Tigane, rasant chaque palais, chaque maison, passant au fil de l'épée chaque habitant. Mais sa vengeance ne s'arrête pas là : usant de sa monstrueuse magie, il oblitère le nom de Tigane, effaçant à jamais la province, son histoire, ses légendes et ses chansons de la mémoire des hommes.
Vingt ans plus tard, la Palme est toujours déchirée entre les griffes des deux tyrans et Tigane a sombré dans l'oubli. Définitivement ? Peut-être pas… Car, dispersés aux quatre coins de la Palme, les anciens habitants de la province se souviennent et rêvent du jour où la puissance du roi d'Ygrath sera abattue et où le nom de Tigane refleurira sur toutes les lèvres. C'est cette quête que raconte le roman : un long combat semé d'épreuves, de sacrifices, de complots et de trahisons que le lecteur affrontera aux côtés d'une poignée de personnages.
Peu de livres m'ont autant marquée et émue que celui-ci, autant par les thématiques fascinantes qu'il soulève – la quête de l'identité nationale, le rôle de la mémoire et de l'art chez une nation, l'amour d'une patrie… – que par son récit d'une magnifique finesse. Guy Gavriel Kay est un merveilleux conteur ! Loin des habituelles explosions pyrotechniques et des bastons interminables, il raconte son histoire comme une tapisserie splendide où les destins de chacun s'entremêlent comme autant de fils. Les personnages sont tous plus intéressants et complexes les uns que les autres – Devin le jeune chanteur en quête d'identité, Alessan le dernier descendant des princes de Tigane, Dianora la belle courtisane rongée par la perte de sa nation… – et laissent une trace durable dans l'esprit du lecteur. Parmi tous, j'ai conservé un souvenir ineffaçable de Brandin d'Ygrath, un des plus beaux personnages qu'il m'ait été donné de découvrir, toutes catégories littéraires confondues : brillant, profond, fascinant, ambigu, tourmenté… Par sa seule présence, il ôte tout manichéisme au roman et lui apporte une vraie grandeur tragique.
En conclusion : un très très très beau roman à lire, à relire, à dévorer, comme d'ailleurs la grande majorité de l'oeuvre de Guy Gavriel Kay. le genre de livre que l'on souhaiterait presque ne jamais avoir lu pour le plaisir de le découvrir à nouveau avec des yeux neufs. Indispensable.
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boudicca
  25 mars 2012
Il est des romans dont on sait dès les premières pages qu'ils vous marqueront pour longtemps. Tigane est de ceux-là. G. G. Kay réinvente pour nous une péninsule italienne à l'aube De La Renaissance, tiraillée entre les ambitions de deux tyrans étrangers, Alberico et Brandin d'Ygrath. Mais avant celui d'un conflit, c'est d'abord et surtout l'histoire d'une quête que ce roman retrace, la quête de l'identité de tout un peuple, celui de Tigane, dont le nom à été rayé à jamais des mémoires par la malédiction d'un roi-sorcier rendu fou de douleur par la mort de son fils. Les thèmes abordés – le patriotisme, ce qui fait l'essence même d'une nation... – sont passionnants et traités avec tant d'intelligence et de talent que l'on attend avec fébrilité le dénouement de l'histoire tout en le redoutant tant on voudrait qu'elle ne s'arrête jamais. Des scènes d'une justesse et d'une poésie à couper le souffle défilent sous nos yeux et l'on ne peut qu'être sensible devant tant de beauté.
Mais le plus grand atout du livre, comme souvent chez G. G. Kay, ce sont ses personnages. Qu'ils soient bons ou mauvais, essentiels à l'intrigue ou juste de passage pour quelques lignes, tous sont d'une justesse et d'une profondeur incroyable. Difficile de ne pas s'attacher au chanteur Devin, à la farouche Catriana, au noble prince Alessan ou au vieux magicien Sandre. Mais le personnage le plus réussi à mon sens, celui qui élève le roman et auquel est consacré toute la seconde partie, est celui de Dianora, l'une des favorites de Brandin dont le conflit intérieur, la détermination et le courage ne peuvent qu'émouvoir. Vous ne regretterez pas d'avoir lu ce roman et vous rappellerez surement avec nostalgie de ce serment, « Tigane, que le souvenir que j'ai de toi soit comme une épée dans mon âme ».
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Tachan
  31 août 2018
Guy Gavriel Kay est un auteur de Fantasy dont j'entends parler depuis longtemps, mais je n'avais jamais osé m'y frotter de peur de tomber sur des textes trop complexes. Il faut dire d'abord qu'il est réputé pour sa Fantasy historique, ensuite que ses livres sont de vrais pavés ! Il semble tout de même que j'ai lu La Tapisserie de Fionavar au début des années 2000, mais j'avoue n'en avoir pas le moindre souvenir…
J'ai donc choisi pour recommencer : Tigane, son titre qui se passe dans un monde inspiré de l'Italie de la Renaissance et qui est réputé pour être son titre qui a le plus de magie parmi ceux parus chez l'Atalante, parce que je dois dire que je voulais le lire chez cet éditeur tant leurs éditions de belle facture m'attirent. de ce côté, aucune déception, la parution est de qualité avec un papier épais, une couverture mystérieuse qui colle bien au titre et une reliure solide et souple à la fois vu le nombre de pages et le format. La traduction est fluide et il y a reproduit les cartes nécessaires à la compréhension de l'histoire. Vraiment j'aime beaucoup leur travail.
Pour ce qui est de l'histoire maintenant, comme je le désirais j'ai beaucoup aimé. J'avais peur d'une certaine complexité qui m'aurait gênée, ce n'est pas du tout le cas. Grâce à la plume simple et dynamique de l'auteur – sans que ça lui enlève la poésie dont il sait faire preuve – la lecture est aisée. Les pages se tournent rapidement. le rythme est rapide. L'auteur a un talent inné pour donner très envie de lire la suite sans pour autant faire appel à cet effet de manche qu'est le cliffhanger. Il sait faire rebondir son histoire dans des directions inattendues et surtout il a su créer un univers cohérent, riche et très réaliste malgré la présence de la magie.
En effet, Guy Gavriel Kay est un conteur né. Il a un talent rare pour développer des personnages terriblement simples et attachants dans un univers fort complexe lui. Nous suivons donc trois groupes de personnages dans une sorte d'Italie de la Renaissance morcelée en plusieurs royaumes dont une grande partie a été conquise par 2 grands et terribles mages, qui sont en fait des tyrans.
Le premier groupe est constitué de l'héritier d'un royaume que l'un des mages a effacé de l'Histoire d'une façon fort originale que je vous laisse découvrir et qui est essentiel dans la compréhension de l'âme de cette histoire. Autour de lui, gravitent des personnages classiques de tout titre de Fantasy : l'ami et « serviteur » guerrier de toujours au passé torturé, la belle jeune femme courageuse à la langue acérée éprise de liberté, ou encore le jeune garçon innocent, chanteur à la voix sublime, qui découvre tout avec nous lecteur. C'est un groupe sympathique à suivre, surtout avec les mystères entourant les aînés, mais je le trouve un peu trop classique.
Je suis plus intéressée par ce qui se passent dans les autres parties de la péninsule, notamment du côté du premier tyran : Brandin. Ce dernier est un peu à l'origine de tout. Il a pris une très mauvaise décision sous le coup de la pire douleur qu'un père puisse éprouver et comme c'était un puissant magicien, tout le monde va en payer les conséquences. Son histoire est tragique, tout comme celle de Dianora qu'il s'est attaché, probablement le plus beau personnage du roman, dont je vous laisserai découvrir la tragique et poétique histoire qui n'a rien à envier à du Shakespeare. Quant au second tyran, Alberico, il est d'abord un peu en retrait et c'est justement pour ça qu'il m'a intriguée parce que je ne savais pas à quoi m'attendre avec lui.
Tout ce petit monde déroule une histoire assez simple au final, celle du désir d'un prince déchu de retrouver son royaume mais aussi de punir les responsables de son malheur et ainsi de libérer les peuples de la tyrannie. Les tyrans auraient très bien pu ne pas être des mages, ça ne m'aurait pas gênée, la magie est secondaire ici, c'est juste une justification facile à leur puissance et main mise. En lisant cette histoire, je n'ai pu m'empêcher d'y trouver l'écho de la lente constitution de l'Italie qu'on connait à présent avec l'unification des différents royaumes. On devine donc dans les grandes lignes ce qu'il va se passer mais c'est plus les chemins empruntés pour ce voyage qui comptent et là, l'aventure est au rendez-vous. Entre batailles, épisodes mystiques, découvertes intérieures, révélations personnelles et passé étouffant qui nous rattrape, on ne s'ennuie pas un instant. L'écrivain passe en plus d'un lieu et d'un point de vue à l'autre avec beaucoup d'aisance, ce qui dynamise encore notre lecture de ce titre.
Porté par une sensibilité douce-amère, ce roman est donc dans la lignée des titres tragiques et classiques à la Hugo ou à la Dumas. C'est pour lui le moyen de porter des thèmes emblématiques : la perte de liberté, l'occupation et donc la quête de liberté et le patriotisme. On sent d'emblée que le dénouement ne sera pas un happy-end mais qu'importe, l'auteur nous emporte tellement bien dans les déchirements des aspirations de ses personnages. Ici, c'est l'émotion qui prime avec l'attachement non seulement aux personnages mais aussi à leur cause.
Je ne regrette absolument pas d'avoir voulu lire ce titre pour découvrir Guy Gavriel Kay. Je pense même me pencher plus sérieusement sur cet auteur même s'il faut reconnaitre qu'il faut du temps pour digérer tout ce qu'il a à raconter et que ces autres titres qui m'intéressent se passent dans des univers moins proches et connus de moi : l'Empire Byzantin et la Chine, mais je suis prête à me lancer dans cette découverte.
Lien : https://lesblablasdetachan.w..
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Lutin82
  22 août 2018
Nous découvrons effectivement non pas la Botte italienne, mais une Palme baignant dans une mer bordée de trois pays expansionnistes, Ygrath, Barbador et Khardhun. Ceux-ci mènent régulièrement des raids contre la péninsule afin d'arracher des richesses et bien souvent des captifs à vendre aux marchés des esclaves. Les villes côtières sont donc des endroits vulnérables, comme au temps de l'Italie de la Renaissance aux prises avec les arabes et berbères écumant les ports à la recherche de tribus, d'esclaves et de femmes destinées aux harems.
Ce contexte historique similaire à l'époque italienne est un ressort essentiel dans l'intrigue que nous propose l'auteur canadien, car la protagoniste principale va dans un premier temps se protéger de ces incursions en s'enfonçant dans les terres, avant de rechercher une de ces villes afin d'infiltrer le harem d'un des tyrans. En sus, comme à son habitude, Kay colle avec la réalité historique du pays qu'il souhaite faire vivre sous sa plume.
Mais, il ne se contente pas de ce contexte chaotique pour donner à sa Palme une saveur italienne. Il renforce ce trait avec une instabilité politique interne retraçant les divisions et les conflits animant les différentes provinces et cités de notre Botte, bien à nous. La période est très instable comme dans le fil de notre Histoire, et ainsi propice à des tentatives de conquêtes; ce que réussissent Brandin d'Ygrath et Alberico du Barbador, en s'emparant de 8 des 9 provinces…
Aussi, l'atmosphère qui se dégage est-elle un facteur crucial dans l'équilibre et la réussite de son roman. Outre, les ressemblances géographiques et contextuelles, le point fort de l'auteur est de retranscrire une culture, ou des cultures comme s'est le cas une fois encore dans Tigane.
La Renaissance Italienne ne se résume pas à un essor architectural et économique, les arts et les idées qui se véhiculèrent à travers l'Europe constituent un leg tout aussi important et prégnant.
En vous lançant dans cette aventure, vous serez conscients des enjeux posés dans la paume de cette main italienne tiganaise. Battue, divisée entre deux tyrans, cette péninsule vit sous le joug de l'envahisseur, l'un plus cruel que l'autre au quotidien. En effet, si Albérico, le colérique, est un sorcier au tempérament versatile et barbare, Brandin, plus raffiné, fait montre d'une cruauté sophistiquée et sans doute plus viscérale.
Ses armées n'ont guère rencontré de résistance lors de sa conquête des provinces de la Palme, aussi décide-t-il d'envoyer son dernier né, son fils préféré, se faire la main lors d'une bataille contre les force de Tigane. Or, l'affrontement tourne mal – ou bien en fonction de la partie – et ce dernier meurt au combat.
Fou de douleur, Brandin se venge en rasant les villes principales, dont la capitale, et grâce à sa magie oblitère le nom même de la province coupable. Il l'écrase aussi sous les impôts, confiscations et taxes, alors qu'il se montrera bien plus juste et mesuré avec les autres contrées et cités conquises.
Alessan, fils de Valentin, prince de Tigane décide de restaurer ce nom, d'éviter l'oubli définitif de son pays, de sa culture. Il a un plan : tuer le tyran. Il a une petite équipe, qui va grandir peu à peu. Il a des alliés discrets et puissants. Il a un rêve : unir la Palme.
Tigane est un magnifique roman de fantasy, s'inspirant de l'Italie de la Renaissance. Guy Gavreil Kay y anime des personnages qui en sont une de ses forces et qui charmeront les lecteurs tout autant que le cadre captivant. A lire!
Chronique bien plus complète sur mon blog
Lien : https://albdoblog.com/2018/0..
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kedrik
  07 septembre 2011
Imaginez une sorte d'Italie déformée, une Italie de fantasy. Une terre qui sert d'échiquier entre deux tyrans d'une autre nation qui se partagent ce gros gateau dans l'espoir d'amasser assez d'or et de puissance pour prétendre au trône de leur pays d'origine. Oui, tout comme certains généraux romains guerroyaient dans des provinces lointaines pour revenir couverts de gloire à Rome. Et dans cette Italie médiévale où la magie fonctionne, un sorcier maudit un jour toute une nation et la raye de la conscience des hommes. Désormais, plus personne (ou presque) ne se souvient de Tigana. Seule une poignée d'hommes se rappelle de leur fierté nationale et jure de venger l'affront fait à leur peuple. L'intrigue nous fait suivre différents personnages, dont une troupe de chanteurs et une concubine de harem.
Guy Gavriel Kay est canadien. Ça doit être le plus gros vendeur de fantasy du Canada car ses bouquins sont très présents sur les étagères. Des gros pavés qui ont tous pour cadre une nation ou un civilisation de notre Histoire que l'auteur s'amuse à plonger dans la fantasy en créant une Chine de synthèse, un ersatz d'Espagne, un reflet de l'empire romain. le monsieur a même participé au travail de compilation du Silmarillion.
Tigana a une thématique très intéressante : la quête de l'identité nationale. Pas celle où l'on cherche à faire peur en diabolisant le voisin qui n'a pas le même bronzage, non, celle plus noble d'une nation maudite qui n'a même pas conscience de s'être oubliée. Le Breton, le Québecois ou le Séquanodionysien sauront y trouver un écho de leur réalité identitaire. C'est La découverte ou l'ignorance en roman.
Sauf que.
800 pages. Une montagne qui accouche d'une souris. Ça traine en longueur, pire qu'un dimanche pluvieux avec la énième rediffusion de L'aile ou la cuisse. La vengeance des descendants de Tigana traîne sa mollesse sur des pages et des pages. Oh, il y a bien quelques péripéties, mais elles peinent à justifier autant de bla-bla. le récit se transforme lentement en bourbier. Je me suis ainsi empêtré dans plusieurs chapitres sans que j'arrive à me rappeler qu'il s'y soit passé quelque chose d'important ou de vaguement excitant. D'ailleurs, le livre a poireauté de nombreuses soirées sur ma table de chevet, ce qui est assez révélateur de mon manque d'enthousiasme. 800 pages, c'est beaucoup trop pour cette histoire. Pour bien faire, il faudrait arracher une page sur deux du livre.
Un mot maintenant sur la réinvention de l'Italie medfan. Je suis du genre à penser qu'il faut faire plus que de simplement renommer le café « khav » pour faire rêver un lecteur. Je ne demande pas des dragons et une prophétie, mais un minimum de détails pour donner de la profondeur au décor. Des jargons, des coutumes bizarres, un paysage qui fascine. Mais les provinces de ce pays imaginaire ont toutes la même saveur. Je n'ai jamais été embarqué dans cet univers, l'auteur a gardé une distance permanente entre moi et son univers. L'Italie est une terre éminemment variée, mais son pendant fantasy est très limité. Et les personnages n'ont rien fait vibrer en moi. On m'avait parlé d'une filiation avec Dumas, mais je n'ai rien lu de tel.
Lien : http://hu-mu.blogspot.com/20..
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
boudiccaboudicca   05 novembre 2011
Je ne vais pas te dire que je regrette ce que j'ai fait, avait déclaré Alessan au magicien alors que le soleil se couchait, mais sache que j'ai de la peine. » Et cette nuit là, en écoutant le prince de Tigane jouer de sa flûte, Devin comprit la différence entre les deux (…) Son propre chagrin monta au son de la flûte des bergers. Il versa des larmes pour Alessan et pour Erlein, terrassé. Il en versa pour Baerd et ses marches nocturnes et hantées. Pour Sandre et ses dix doigts, et pour son fils défunt. Pour Catriana et lui-même, pour tous ceux de leur génération, sans racines, sans passé et sans pays. Il versa des larmes pour ce que tous, hommes et femmes, avaient subi, et pour ce qu'il leur restait à accomplir avant de pouvoir relever la tête.
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jainasjainas   20 octobre 2017
Qu'un homme aperçoive une riselka,
Et sa destinée bifurque.
Que deux hommes aperçoivent une riselka,
Et l'un ne tardera pas à mourir.
Que trois hommes aperçoivent une riselka,
L'un sera exaucé, l'autre bifurquera, le troisième mourra.

Qu'une femme aperçoive une riselka,
Et elle trouvera aussitôt sa voie.
Que deux femmes aperçoivent une riselka,
Et l'une ne tardera pas à enfanter
Que trois femmes aperçoivent une riselka,
L'une sera exaucée, la seconde trouvera sa voie, la troisième enfantera.
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LemonTreeLemonTree   29 mai 2018
-Le nom, répéta posément le soldat. Il n'y avait plus la moindre frivolité dans sa voix. Il agissait comme un professionnel qui s'apprête à tuer, constata Dianora.
Témoin, mémoire vivante, elle vit alors son jeune frère écartes les pieds comme pour s'enraciner dans le sol. Elle le vit poser les poings sur les hanches. Elle le vit rejeter la tête en arrière et la tourner vers le ciel et à ce moment, elle entendit son cri.
Il leur donna ce qu'ils exigeaient de lui. Il obéit à l'ordre, sans maussaderie ni timidité, et sans honte aucune. Enraciné dans la terre de ses ancêtres, devant la maison de sa famille, il se tourna vers le soleil et laissa le nom jaillir de son âme.
-Tigane ! S'écria-t-il, que tous pussent l'entendre; tout ceux qui s'étaient rassemblés sur la place. Et une deuxième fois plus fort: Tigane ! Puis une troisième et dernière fois, au sommet de sa voix, avec fierté amour et fureur, il leur lança un ultime défi.
- TIGANE !
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TelKinesTelKines   23 août 2018
« Et quelles légendes de montagne raconte-t-on au Certando ? demanda-t-il, souriant d’ores et déjà.
- Des histoires de créatures velues qui marchent sur des pattes grosses comme des troncs d’arbre et dévorent les chèvres et les vierges à la nuit tombante. »
Il sourit plus largement encore. « Il en reste ?
- Des chèvres, oui, dit-elle, le visage de marbre. Les vierges sont moins nombreuses. Les créatures velues dotées d’un régime alimentaires aussi spécifique n’incite guère à la chasteté. »
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TatooaTatooa   08 juin 2013
Assis sur la rive de la Deisa dans l'obscurité de cette nuit d'été, ses mains puissantes juste posées sur les genoux, il vit les deux lunes disparaître et les feux s'éteindre un à un, et il pensa à sa femme, à ses enfants et à ce qu'il avait accompli de ses deux mains et qui lui survivrait. Le trialla chanta pour lui toute la nuit durant.
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Payot - Marque Page - Guy Gavriel Kay - Tigane
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