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Corinne Faure-Geors (Traducteur)
ISBN : 2290003190
Éditeur : J'ai Lu (09/10/2007)

Note moyenne : 4.16/5 (sur 152 notes)
Résumé :
Depuis ce jour fatal où son fils bien-aimé fut tué, Brandin d'Ygrath ne vit plus que pour sa vengeance.
Il ne lui suffit pas que Tigane soit rayée de la carte, il faut aussi que tous les natifs de la cité meurent à leur tour. Qui peut contrer le tyran ? Alessan, le prince héritier, engagé dans la résistance sous le masque d'un ménestrel ? Dianora ? Originaire de tisane, elle s'est juré de le tuer, mais elle a un désir profond de cet homme. Alberico, le sorcie... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
Arakasi
  10 octobre 2012
C'est toujours avec beaucoup d'appréhension que l'on se lance dans la critique d'un livre que l'on a adoré, un de ceux que l'on a lus et relus jusqu'à en corner chaque page, dont on s'est rejoué chaque scène dans son esprit jusqu'à plus soif, dont on a rêvé pendant plusieurs nuits une fois la dernière page tournée – et, bon sang, comme elle a fait mal cette dernière page… (oui, oui, je le confesse : j'ai chialé comme une fiotte en refermant la quatrième de couverture, mais je voudrais vous y voir, tiens !) Et c'est pourquoi je débute cette chronique à reculons en accumulant les banalités, mais je suis forte, mature et cela fait plusieurs mois que je tente de me convaincre d'entamer cette critique, alors je ne vais pas faire marche arrière maintenant, que diable !
L'histoire débute dans la Palme, une péninsule verdoyante divisée en une douzaine de petites provinces, rappelant fortement l'Italie de la Renaissance et ses multiples divisions. En effet, pendant des siècles, les cités de la Palme se sont affrontées, rivalisant sur tous les plans – militaire, artistique, politique… – pour affirmer leur prééminence. Cette situation change dramatiquement quand arrivent simultanément d'au-delà des mers deux rois-sorciers, Brandin d'Ygrath et Alberico de Barbadior. Incapables de s'unir face aux envahisseurs, les provinces tombent les unes après les autres… Seule résiste encore la plus belle, la plus riche, la plus fière d'entre elles : Tigane. Jusqu'au jour où, lors d'un affrontement meurtrier, le prince Valentin de Tigane tue le fils cadet de Brandin. Fou de chagrin, le roi d'Ygrath abat sa rage sur Tigane, rasant chaque palais, chaque maison, passant au fil de l'épée chaque habitant. Mais sa vengeance ne s'arrête pas là : usant de sa monstrueuse magie, il oblitère le nom de Tigane, effaçant à jamais la province, son histoire, ses légendes et ses chansons de la mémoire des hommes.
Vingt ans plus tard, la Palme est toujours déchirée entre les griffes des deux tyrans et Tigane a sombré dans l'oubli. Définitivement ? Peut-être pas… Car, dispersés aux quatre coins de la Palme, les anciens habitants de la province se souviennent et rêvent du jour où la puissance du roi d'Ygrath sera abattue et où le nom de Tigane refleurira sur toutes les lèvres. C'est cette quête que raconte le roman : un long combat semé d'épreuves, de sacrifices, de complots et de trahisons que le lecteur affrontera aux côtés d'une poignée de personnages.
Peu de livres m'ont autant marquée et émue que celui-ci, autant par les thématiques fascinantes qu'il soulève – la quête de l'identité nationale, le rôle de la mémoire et de l'art chez une nation, l'amour d'une patrie… – que par son récit d'une magnifique finesse. Guy Gavriel Kay est un merveilleux conteur ! Loin des habituelles explosions pyrotechniques et des bastons interminables, il raconte son histoire comme une tapisserie splendide où les destins de chacun s'entremêlent comme autant de fils. Les personnages sont tous plus intéressants et complexes les uns que les autres – Devin le jeune chanteur en quête d'identité, Alessan le dernier descendant des princes de Tigane, Dianora la belle courtisane rongée par la perte de sa nation… – et laissent une trace durable dans l'esprit du lecteur. Parmi tous, j'ai conservé un souvenir ineffaçable de Brandin d'Ygrath, un des plus beaux personnages qu'il m'ait été donné de découvrir, toutes catégories littéraires confondues : brillant, profond, fascinant, ambigu, tourmenté… Par sa seule présence, il ôte tout manichéisme au roman et lui apporte une vraie grandeur tragique.
En conclusion : un très très très beau roman à lire, à relire, à dévorer, comme d'ailleurs la grande majorité de l'oeuvre de Guy Gavriel Kay. le genre de livre que l'on souhaiterait presque ne jamais avoir lu pour le plaisir de le découvrir à nouveau avec des yeux neufs. Indispensable.
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boudicca
  25 mars 2012
Il est des romans dont on sait dès les premières pages qu'ils vous marqueront pour longtemps. Tigane est de ceux-là. G. G. Kay réinvente pour nous une péninsule italienne à l'aube De La Renaissance, tiraillée entre les ambitions de deux tyrans étrangers, Alberico et Brandin d'Ygrath. Mais avant celui d'un conflit, c'est d'abord et surtout l'histoire d'une quête que ce roman retrace, la quête de l'identité de tout un peuple, celui de Tigane, dont le nom à été rayé à jamais des mémoires par la malédiction d'un roi-sorcier rendu fou de douleur par la mort de son fils. Les thèmes abordés – le patriotisme, ce qui fait l'essence même d'une nation... – sont passionnants et traités avec tant d'intelligence et de talent que l'on attend avec fébrilité le dénouement de l'histoire tout en le redoutant tant on voudrait qu'elle ne s'arrête jamais. Des scènes d'une justesse et d'une poésie à couper le souffle défilent sous nos yeux et l'on ne peut qu'être sensible devant tant de beauté.
Mais le plus grand atout du livre, comme souvent chez G. G. Kay, ce sont ses personnages. Qu'ils soient bons ou mauvais, essentiels à l'intrigue ou juste de passage pour quelques lignes, tous sont d'une justesse et d'une profondeur incroyable. Difficile de ne pas s'attacher au chanteur Devin, à la farouche Catriana, au noble prince Alessan ou au vieux magicien Sandre. Mais le personnage le plus réussi à mon sens, celui qui élève le roman et auquel est consacré toute la seconde partie, est celui de Dianora, l'une des favorites de Brandin dont le conflit intérieur, la détermination et le courage ne peuvent qu'émouvoir. Vous ne regretterez pas d'avoir lu ce roman et vous rappellerez surement avec nostalgie de ce serment, « Tigane, que le souvenir que j'ai de toi soit comme une épée dans mon âme ».
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laulautte
  09 août 2019
Tigane est bien plus qu'un nom. C'est un cri à la même résonance que le cri de la liberté de William Wallace, une chanson de glace et de feu qui, au rythme du quatre-temps des saisons sur des airs de flûte et de harpe, accompagne les Marcheurs de la Nuit dans leur combat pour remettre sous la lumière du jour ce nom glorieux masqué de fer par l'oubli. C'est un hymne au patriotisme, une puissante incantation, une lutte contre la tyrannie et pour gagner la guerre.
Tigane est un roman de fantasy et d'aventure sur les terres d'une Italie fantasmée du temps de la Renaissance, arrosées des embruns nés des rivages lointains de Scandinavie et de la légendaire Ys. Un roman de cette beauté propre à Guy Gavriel Kay et à sa plume envoûtante sous la chiche lueur des deux lunes chères à cet auteur. Tigane est une oeuvre qui reste dans les mémoires.
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elhyandra
  16 novembre 2019
L'intrigue :
La Palme était mûre pour être cueillie, Brandin d'Ygrath venant de l'Orient et Alberico de Barbadior arrivant de l'Espagne ont conquis toutes les provinces ou presque à part une, le Senzio, ils sont ennemis mais chacun est resté ensuite sur son quant à soi en attendant le prochain mouvement de l'autre. Ces deux puissants sorciers n'ont pas eu beaucoup de résistance sauf pour l'un d'entre eux. Brandin avait laissé un territoire à conquérir pour son fils favori Stevan pensant que tous ces provinciaux étaient d'égale faiblesse, le Prince Valentin a tué Stevan et la vengeance de Brandin a été terrible. de cette vengeance, la Basse Corte est née, ses habitants contraints à la fuite ou la pauvreté, les mauvais traitements et surtout, l'oubli insoutenable de tous. Oeil pour oeil, dent pour dent, 20 ans plus tard, la génération suivante se soulève la rage au coeur.
Le monde et le système politique :
L'auteur a utilisé comme cadre pour son histoire la renaissance italienne au niveau de la péninsule appelée La Palme et composée de plusieurs territoires, 9 au total, qui ont l'habitude de se tirer dans les pattes. Cette dissension constante a permis a deux sorciers de mettre la main sur le territoire annexant chacun 4 territoires. le Senzio est la seule province à rester plus ou moins indépendante avec un Grand Duc qui s'est empressé de baisser son froc et se rétrograder lui-même au rang de gouverneur. A l'ouverture du roman, on est prévenu que tout doit se prononcer à l'italienne pour une bonne immersion.
En vingt ans, une sorte de statu quo existe entre les deux puissants sorciers, le peuple est écrasé par les taxes. Il y a de la gronde dans les tavernes mais les soldats sont promptes à sévir. A tout moment on peut être dénoncé ou entendu pour des propos tendancieux, on risque d'être torturé avec toute sa famille et exposé aux yeux de la foule histoire de bien faire passer l'envie de prendre les armes pour recouvrer la liberté.
Les personnages :
Les sorciers :
Alberico de Barbadior : Ce premier tyran est passé à un cheveu de mourir mais pour éviter cette tragédie personnelle, il mobilise énormément de magie ce qui va grandement le diminuer. Il donnera le change dans la cruauté mais en ayant accès à certaines de ses pensées, on se rend compte que c'est surtout un pauvre couillon qui attend depuis 20 ans que son foutu empereur décède pour rentrer dare dare à la maison et prétendre au trône. Bref, difficile de le haïr tellement il fait pitié.
Brandin d'Ygrath c'est encore autre chose. Il a jeté un sortilège puissant qui le lie au sol de la Palme afin de s'assurer, dans l'immortalité induite par le sort, que tous les habitants de la province ayant tué son fils Stevan décède jusqu'au dernier et les générations suivants également jusqu'à l'oubli de tous. Peut-on haïr un tyran qui n'a eu d'autre réaction que venger la mort de son enfant ? Peut-on d'ailleurs le voir lui-même comme un tyran ? Sous les yeux de Dianora, on apprendra à le comprendre et dissocier l'homme du roi.
Les opprimés :
Le premier groupe de résistants comprend Devin qui est enrôlé par Alessan, tous deux musiciens dans une troupe qui réussit brillamment mais la révolution en marche mise en branle par Alessan et le fameux complot Sandreni les appelle ailleurs. Ils sont accompagnés de Catriana et Baerd. Ils sont tous de la jeune génération de la cité rebaptisée Basse Corte par le sortilège de Brandin les contraignant à l'exil et à mourir en ne laissant aucune trace dans l'Histoire, leur butte est de redonner vie dans le coeur de tout le peuple de la Palme à cette province oubliée.
Le Duc Sandre a commencé à réfléchir au complot visant Alberico 2 ans auparavant. Il a tout orchestré mais tout perdu sur ce pari fou. En passant pour mort il a les coudées franches pour faire pencher la balance dans le plan d'Alessan mais c'est lui qui fait voir plus grand au jeune homme qui restait obnubilé par Brandin, s'il veut libérer la péninsule c'est les deux sorciers qu'il faut éliminer en même temps sous peine de voir le survivant annexer toute la péninsule à son compte et continuer de faire régner sa tyrannie.
De l'autre côté, on rencontre Dianora qui vit au saishan de Chiara, c'est l'une des favorites du tyran d'Ygrath, mais il y a un petit quelque chose chez elle qui n'est pas ce qu'il parait. On va en apprendre plus sur son plan premier au fur et à mesure des immersions dans son passé, ses plans patiemment montés un par un pour atteindre son objectif, c'était sans compter le temps qui passe et…son coeur. Une histoire d'amour impossible.
En bref, on va pas se mentir, c'était super long ^^. Une fois bien compris qui est qui ainsi que les tenants et aboutissants, j'ai lu en vitesse accélérée tellement il y a de détails qui n'apportaient rien à l'intrigue (tout au décor par contre). Disons que c'est à vous de voir si vous voulez savourer en prenant votre temps ou si comme moi vous êtes plus intrigués par le développement des complots et donc passez plus vite aux scènes d'action, bien que action n'est pas forcément le bon mot, il s'agit surtout d'un roman de fantasy politique, les pions sont avancés en sous-marin et ce côté était très plaisant. Ne vous fiez pas au fait que j'ai beaucoup sauté les pages, j'ai bien aimé ma lecture c'est juste que je suivais parfaitement le déroulé de l'histoire sans avoir besoin d'autant de détails ^^
Lien : https://lemondedelhyandra.co..
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JustAWord
  13 mai 2019
Bien décidé à poursuivre la réédition des romans de Guy Gavriel Kay en France, L'Atalante propose cette fois Tigane, deuxième oeuvre de l'écrivain canadien après sa trilogie La Tapisserie de Fionavar.
Gros pavé, Tigane marque un tournant dans la carrière de Kay. En effet, cet opus voit l'auteur prend ses distances avec l' heroic fantasy pure et dure à la Tolkien pour tracer sa propre voie. L'action de Tigane se situe dans un monde qui rappelle furieusement l'Italie de la Renaissance et ses nombreuses Cités-États. Dans la Palme, une péninsule prise entre les mâchoires de deux empires, Barbadior et Ygrath, le jeune Devin va découvrir qu'il n'est pas celui qu'il pense. Sous la férule d'Alessan et de Baerd, il apprend le triste sort de son pays natal, Tigane, qui a eu le malheur de se dresser entre Brandin d'Ygrath et sa conquête de la Péninsule. Maudite et réduite au silence, le fier pays du prince Valentin disparaît petit à petit de la mémoire du monde, condamné par l'anathème jeté par Brandin lui-même bien des années plus tôt. Devin va alors décider de se battre pour libérer la Palme du joug des envahisseurs étrangers mais également pour que le nom de Tigane puisse de nouveau être entendu par tous.
Difficile de résumer ce pavé où de nombreuses qualités narratives de Guy Gavriel Kay affleurent déjà : son envie de mêler l'Histoire avec une époque fantasmée de son cru, son amour évident de la poésie et de la chanson mais aussi, et surtout, son incroyable don pour façonner des personnages éminemment humains et attachants. Tigane rassemble tout cela et bien plus encore. Devin, Alessan, Catriana, Brandin… absolument tous les acteurs de cette vaste fresque de fantasy se révèlent marquants d'une façon ou d'une autre. L'univers créé, si détaillé et vivant soit-il, vaut aussi et avant tout par les magnifiques figures humaines qui l'habitent. Guy Gavriel Kay délaisse déjà les grosses ficelles de l' heroic fantasy pour quelque chose de plus subtil, de plus délicat.
Le problème, c'est que Tigane représente le premier véritable essai de l'auteur en la matière. Défaut récurrent chez Kay mais souvent gênant ici : la longueur. Ce roman est trop long ; le Canadien tire à la ligne et répète à l'envie des choses que l'on sait déjà trop bien. de même, il s'embarque dans un versant encore purement fantasy avec l'intrigue des Marcheurs de la nuit qui apparait immédiatement comme convenue et rébarbative. Il semble bien que Kay ne soit pas à l'aise lorsqu'il s'agit de jongler avec des concepts de fantasy purs et durs. de même, il n'a pas acquis encore l'habilité qu'il aura par la suite sur le plan de la structure narrative. Tigane montre à plusieurs reprises de grosses ficelles un tantinet déroutantes quand on sort de ses oeuvres plus récentes. Mis bout à bout, ces embarrassants défauts permettraient certainement de délester l'ouvrage de cent à cent cinquante pages.
Heureusement, Kay s'avère déjà un maître en matière d'émotions et arrivent à susciter l'empathie du lecteur relativement vite. D'autant plus qu'il parle de thèmes universels avec une justesse qu'on ne peut lui retirer. Au fond, derrière sa fin épique et ses complots, Tigane parle du droit des peuples à s'autodéterminer. Plus encore, Kay se penche sur l'identité et sur l'appartenance à une contrée. En passant en revue le mauvais et bon dans cette vengeance aux doux relents nationalistes, Kay fait la part des choses et laisse le lecteur réfléchir sur le sens du mot vengeance. le sort de Brandin, roi à la fois ignoble et touchant, s'oppose à celui d'Alessan, obligé de commettre bien des forfaits pour arriver à trouver sa justice. Tigane se penche sur le poids de l'Histoire et celui de la mémoire.
Comment vivre avec son passé ? Comment vivre l'exil et le retour au pays ?
Tigane foisonne de bonnes idées qui permettent tout de même de le hisser bien plus haut que le tout-venant fantasy.
Le roman annonce d'ailleurs les futures splendeurs que seront Les Lions d'Al-Rassan ou le Fleuve Céleste mais n'en a pas encore l'envergure ni la maîtrise. Ceux qui aiment Kay apprécieront grandement Tigane, les autres seraient plus avisés de commencer par un autre bout de son oeuvre avant de revenir à celle-ci.
Lien : https://justaword.fr/tigane-..
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
boudiccaboudicca   05 novembre 2011
Je ne vais pas te dire que je regrette ce que j'ai fait, avait déclaré Alessan au magicien alors que le soleil se couchait, mais sache que j'ai de la peine. » Et cette nuit là, en écoutant le prince de Tigane jouer de sa flûte, Devin comprit la différence entre les deux (…) Son propre chagrin monta au son de la flûte des bergers. Il versa des larmes pour Alessan et pour Erlein, terrassé. Il en versa pour Baerd et ses marches nocturnes et hantées. Pour Sandre et ses dix doigts, et pour son fils défunt. Pour Catriana et lui-même, pour tous ceux de leur génération, sans racines, sans passé et sans pays. Il versa des larmes pour ce que tous, hommes et femmes, avaient subi, et pour ce qu'il leur restait à accomplir avant de pouvoir relever la tête.
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jainasjainas   20 octobre 2017
Qu'un homme aperçoive une riselka,
Et sa destinée bifurque.
Que deux hommes aperçoivent une riselka,
Et l'un ne tardera pas à mourir.
Que trois hommes aperçoivent une riselka,
L'un sera exaucé, l'autre bifurquera, le troisième mourra.

Qu'une femme aperçoive une riselka,
Et elle trouvera aussitôt sa voie.
Que deux femmes aperçoivent une riselka,
Et l'une ne tardera pas à enfanter
Que trois femmes aperçoivent une riselka,
L'une sera exaucée, la seconde trouvera sa voie, la troisième enfantera.
+ Lire la suite
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laulauttelaulautte   05 août 2019
"Sommes-nous prêts ? fit Donar en se tournant vers eux tous. Sommes-nous prêts à nous battre pour nos champs, pour notre peuple ? Irez-vous à la bataille des Quatre-Temps avec moi ?
- Pour les champs !" s'écrièrent les Marcheurs de la Nuit en levant leurs épées vivantes vers le ciel.
Baerd de Tigane, fils de Saevar, poussa un cri de guerre aussi, non pas à voix haute mais dans son cœur, et il alla de l'avant avec eux tous, une tige de blé telle une longue épée à la main, pour se battre sous la lune vert pâle de ce monde magique.
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LemonTreeLemonTree   29 mai 2018
-Le nom, répéta posément le soldat. Il n'y avait plus la moindre frivolité dans sa voix. Il agissait comme un professionnel qui s'apprête à tuer, constata Dianora.
Témoin, mémoire vivante, elle vit alors son jeune frère écartes les pieds comme pour s'enraciner dans le sol. Elle le vit poser les poings sur les hanches. Elle le vit rejeter la tête en arrière et la tourner vers le ciel et à ce moment, elle entendit son cri.
Il leur donna ce qu'ils exigeaient de lui. Il obéit à l'ordre, sans maussaderie ni timidité, et sans honte aucune. Enraciné dans la terre de ses ancêtres, devant la maison de sa famille, il se tourna vers le soleil et laissa le nom jaillir de son âme.
-Tigane ! S'écria-t-il, que tous pussent l'entendre; tout ceux qui s'étaient rassemblés sur la place. Et une deuxième fois plus fort: Tigane ! Puis une troisième et dernière fois, au sommet de sa voix, avec fierté amour et fureur, il leur lança un ultime défi.
- TIGANE !
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TelKinesTelKines   23 août 2018
« Et quelles légendes de montagne raconte-t-on au Certando ? demanda-t-il, souriant d’ores et déjà.
- Des histoires de créatures velues qui marchent sur des pattes grosses comme des troncs d’arbre et dévorent les chèvres et les vierges à la nuit tombante. »
Il sourit plus largement encore. « Il en reste ?
- Des chèvres, oui, dit-elle, le visage de marbre. Les vierges sont moins nombreuses. Les créatures velues dotées d’un régime alimentaires aussi spécifique n’incite guère à la chasteté. »
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