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Corinne Faure-Geors (Traducteur)
ISBN : 2290003190
Éditeur : J'ai Lu (09/10/2007)

Note moyenne : 4.2/5 (sur 127 notes)
Résumé :
Depuis ce jour fatal où son fils bien-aimé fut tué, Brandin d'Ygrath ne vit plus que pour sa vengeance.
Il ne lui suffit pas que Tigane soit rayée de la carte, il faut aussi que tous les natifs de la cité meurent à leur tour. Qui peut contrer le tyran ? Alessan, le prince héritier, engagé dans la résistance sous le masque d'un ménestrel ? Dianora ? Originaire de tisane, elle s'est juré de le tuer, mais elle a un désir profond de cet homme. Alberico, le sorcie... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
Arakasi
  10 octobre 2012
C'est toujours avec beaucoup d'appréhension que l'on se lance dans la critique d'un livre que l'on a adoré, un de ceux que l'on a lus et relus jusqu'à en corner chaque page, dont on s'est rejoué chaque scène dans son esprit jusqu'à plus soif, dont on a rêvé pendant plusieurs nuits une fois la dernière page tournée – et, bon sang, comme elle a fait mal cette dernière page… (oui, oui, je le confesse : j'ai chialé comme une fiotte en refermant la quatrième de couverture, mais je voudrais vous y voir, tiens !) Et c'est pourquoi je débute cette chronique à reculons en accumulant les banalités, mais je suis forte, mature et cela fait plusieurs mois que je tente de me convaincre d'entamer cette critique, alors je ne vais pas faire marche arrière maintenant, que diable !
L'histoire débute dans la Palme, une péninsule verdoyante divisée en une douzaine de petites provinces, rappelant fortement l'Italie de la Renaissance et ses multiples divisions. En effet, pendant des siècles, les cités de la Palme se sont affrontées, rivalisant sur tous les plans – militaire, artistique, politique… – pour affirmer leur prééminence. Cette situation change dramatiquement quand arrivent simultanément d'au-delà des mers deux rois-sorciers, Brandin d'Ygrath et Alberico de Barbadior. Incapables de s'unir face aux envahisseurs, les provinces tombent les unes après les autres… Seule résiste encore la plus belle, la plus riche, la plus fière d'entre elles : Tigane. Jusqu'au jour où, lors d'un affrontement meurtrier, le prince Valentin de Tigane tue le fils cadet de Brandin. Fou de chagrin, le roi d'Ygrath abat sa rage sur Tigane, rasant chaque palais, chaque maison, passant au fil de l'épée chaque habitant. Mais sa vengeance ne s'arrête pas là : usant de sa monstrueuse magie, il oblitère le nom de Tigane, effaçant à jamais la province, son histoire, ses légendes et ses chansons de la mémoire des hommes.
Vingt ans plus tard, la Palme est toujours déchirée entre les griffes des deux tyrans et Tigane a sombré dans l'oubli. Définitivement ? Peut-être pas… Car, dispersés aux quatre coins de la Palme, les anciens habitants de la province se souviennent et rêvent du jour où la puissance du roi d'Ygrath sera abattue et où le nom de Tigane refleurira sur toutes les lèvres. C'est cette quête que raconte le roman : un long combat semé d'épreuves, de sacrifices, de complots et de trahisons que le lecteur affrontera aux côtés d'une poignée de personnages.
Peu de livres m'ont autant marquée et émue que celui-ci, autant par les thématiques fascinantes qu'il soulève – la quête de l'identité nationale, le rôle de la mémoire et de l'art chez une nation, l'amour d'une patrie… – que par son récit d'une magnifique finesse. Guy Gavriel Kay est un merveilleux conteur ! Loin des habituelles explosions pyrotechniques et des bastons interminables, il raconte son histoire comme une tapisserie splendide où les destins de chacun s'entremêlent comme autant de fils. Les personnages sont tous plus intéressants et complexes les uns que les autres – Devin le jeune chanteur en quête d'identité, Alessan le dernier descendant des princes de Tigane, Dianora la belle courtisane rongée par la perte de sa nation… – et laissent une trace durable dans l'esprit du lecteur. Parmi tous, j'ai conservé un souvenir ineffaçable de Brandin d'Ygrath, un des plus beaux personnages qu'il m'ait été donné de découvrir, toutes catégories littéraires confondues : brillant, profond, fascinant, ambigu, tourmenté… Par sa seule présence, il ôte tout manichéisme au roman et lui apporte une vraie grandeur tragique.
En conclusion : un très très très beau roman à lire, à relire, à dévorer, comme d'ailleurs la grande majorité de l'oeuvre de Guy Gavriel Kay. le genre de livre que l'on souhaiterait presque ne jamais avoir lu pour le plaisir de le découvrir à nouveau avec des yeux neufs. Indispensable.
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boudicca
  25 mars 2012
Il est des romans dont on sait dès les premières pages qu'ils vous marqueront pour longtemps. Tigane est de ceux-là. G. G. Kay réinvente pour nous une péninsule italienne à l'aube De La Renaissance, tiraillée entre les ambitions de deux tyrans étrangers, Alberico et Brandin d'Ygrath. Mais avant celui d'un conflit, c'est d'abord et surtout l'histoire d'une quête que ce roman retrace, la quête de l'identité de tout un peuple, celui de Tigane, dont le nom à été rayé à jamais des mémoires par la malédiction d'un roi-sorcier rendu fou de douleur par la mort de son fils. Les thèmes abordés – le patriotisme, ce qui fait l'essence même d'une nation... – sont passionnants et traités avec tant d'intelligence et de talent que l'on attend avec fébrilité le dénouement de l'histoire tout en le redoutant tant on voudrait qu'elle ne s'arrête jamais. Des scènes d'une justesse et d'une poésie à couper le souffle défilent sous nos yeux et l'on ne peut qu'être sensible devant tant de beauté.
Mais le plus grand atout du livre, comme souvent chez G. G. Kay, ce sont ses personnages. Qu'ils soient bons ou mauvais, essentiels à l'intrigue ou juste de passage pour quelques lignes, tous sont d'une justesse et d'une profondeur incroyable. Difficile de ne pas s'attacher au chanteur Devin, à la farouche Catriana, au noble prince Alessan ou au vieux magicien Sandre. Mais le personnage le plus réussi à mon sens, celui qui élève le roman et auquel est consacré toute la seconde partie, est celui de Dianora, l'une des favorites de Brandin dont le conflit intérieur, la détermination et le courage ne peuvent qu'émouvoir. Vous ne regretterez pas d'avoir lu ce roman et vous rappellerez surement avec nostalgie de ce serment, « Tigane, que le souvenir que j'ai de toi soit comme une épée dans mon âme ».
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kedrik
  07 septembre 2011
Imaginez une sorte d'Italie déformée, une Italie de fantasy. Une terre qui sert d'échiquier entre deux tyrans d'une autre nation qui se partagent ce gros gateau dans l'espoir d'amasser assez d'or et de puissance pour prétendre au trône de leur pays d'origine. Oui, tout comme certains généraux romains guerroyaient dans des provinces lointaines pour revenir couverts de gloire à Rome. Et dans cette Italie médiévale où la magie fonctionne, un sorcier maudit un jour toute une nation et la raye de la conscience des hommes. Désormais, plus personne (ou presque) ne se souvient de Tigana. Seule une poignée d'hommes se rappelle de leur fierté nationale et jure de venger l'affront fait à leur peuple. L'intrigue nous fait suivre différents personnages, dont une troupe de chanteurs et une concubine de harem.
Guy Gavriel Kay est canadien. Ça doit être le plus gros vendeur de fantasy du Canada car ses bouquins sont très présents sur les étagères. Des gros pavés qui ont tous pour cadre une nation ou un civilisation de notre Histoire que l'auteur s'amuse à plonger dans la fantasy en créant une Chine de synthèse, un ersatz d'Espagne, un reflet de l'empire romain. le monsieur a même participé au travail de compilation du Silmarillion.
Tigana a une thématique très intéressante : la quête de l'identité nationale. Pas celle où l'on cherche à faire peur en diabolisant le voisin qui n'a pas le même bronzage, non, celle plus noble d'une nation maudite qui n'a même pas conscience de s'être oubliée. Le Breton, le Québecois ou le Séquanodionysien sauront y trouver un écho de leur réalité identitaire. C'est La découverte ou l'ignorance en roman.
Sauf que.
800 pages. Une montagne qui accouche d'une souris. Ça traine en longueur, pire qu'un dimanche pluvieux avec la énième rediffusion de L'aile ou la cuisse. La vengeance des descendants de Tigana traîne sa mollesse sur des pages et des pages. Oh, il y a bien quelques péripéties, mais elles peinent à justifier autant de bla-bla. le récit se transforme lentement en bourbier. Je me suis ainsi empêtré dans plusieurs chapitres sans que j'arrive à me rappeler qu'il s'y soit passé quelque chose d'important ou de vaguement excitant. D'ailleurs, le livre a poireauté de nombreuses soirées sur ma table de chevet, ce qui est assez révélateur de mon manque d'enthousiasme. 800 pages, c'est beaucoup trop pour cette histoire. Pour bien faire, il faudrait arracher une page sur deux du livre.
Un mot maintenant sur la réinvention de l'Italie medfan. Je suis du genre à penser qu'il faut faire plus que de simplement renommer le café « khav » pour faire rêver un lecteur. Je ne demande pas des dragons et une prophétie, mais un minimum de détails pour donner de la profondeur au décor. Des jargons, des coutumes bizarres, un paysage qui fascine. Mais les provinces de ce pays imaginaire ont toutes la même saveur. Je n'ai jamais été embarqué dans cet univers, l'auteur a gardé une distance permanente entre moi et son univers. L'Italie est une terre éminemment variée, mais son pendant fantasy est très limité. Et les personnages n'ont rien fait vibrer en moi. On m'avait parlé d'une filiation avec Dumas, mais je n'ai rien lu de tel.
Lien : http://hu-mu.blogspot.com/20..
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Philemont
  21 janvier 2013
La péninsule de la Palme est doublement occupée : l'Est par le Barbadior, l'Ouest par l'Ygrath. le point commun entre les deux ? Chacune de ces deux puissances est dirigée par un sorcier qui tient la Palme d'une main de fer. Celle-ci trouvera son salut par l'intermédiaire des survivants de la Tigane, province détruite et effacée de toutes les mémoires par Brandin d'Ygrath…
Quelques années après sa terne Tapisserie, Guy Gavriel Kay s'inspire de l'Italie de la Renaissance pour nous raconter une histoire épique dont chacun sait aujourd'hui qu'il en détient le secret de la qualité. Tigane, première incursion dans ce genre dont il s'est fait la spécialité, est sa première réussite.
Les lecteurs de la chanson d'Arbonne et des Lions d'Al-Rassan en connaissent déjà les ingrédients : des personnages riches, qu'ils soient centraux ou secondaires, une écriture posée, souvent poétique, et un ton où la mélancolie ambiante rend tout l'univers de Kay profondément humain. Ceci est encore accentué par la thématique centrale du roman, le patriotisme et l'occupation, qui permet de penser que cet univers pourrait être transposé à d'autres, bien plus réels ceux-là.
Certes, on peut reprocher à Guy Gavriel Kay quelques longueurs. Toutefois je ne peux m'empêcher de penser qu'elles participent à la beauté du texte, et qu'elles nous rapprochent encore un peu plus de tous ces personnages hauts en couleur.
A noter enfin que la présence de la magie dans le roman donne à celui-ci un petit côté "Fantasy" dont les amateurs du genre peuvent se sentir privés à la lecture de la chanson d'Arbonne et des Lions d'Al-Rassan. J'imagine que La Tapisserie de Fionavar n'était pas suffisamment éloignée de l'imaginaire de l'auteur, mais il faut également reconnaître que cet artefact est utilisé avec parcimonie et de manière on ne peut plus intelligente.
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Arutha
  06 octobre 2016
Alors que le roi sorcier Brandin d'Ygrath entreprend la conquête de la péninsule de la Palme, son fils Stevan est tué lors de l'invasion de Tigane, l'une des plus importantes provinces de la région. Fou de douleur, Brandin jette un sort terrible. Désormais, seuls les habitants de Tigane seront capables de prononcer et d'entendre le nom de leur province. le but de Brandin : anéantir pour de bon le pays qui a tué son fils.
C'est dans ce contexte que nous suivons les aventures de deux tiganais. Alessan, le dernier prince de Tigane et Dianora la fille d'un célèbre sculpteur et ami du prince Valentin, père d'Alessan.
C'est donc en quelque sorte deux livres en un que nous sommes invités à lire. le premier décrivant les aventures d'Alessan, devenu chef d'une petite troupe rebelle et qui n'a qu'un but, débarrasser la Palme des deux tyrans qui se la partagent : Brandin d'Ygrath, bien sûr et Alberico de Barbadior. le second s'attachant à ce qui arrive à Dianora qui est devenue, de son plein gré, l'une des femmes du saishan de Brandin, autrement dit, son harem. Et de façon plus imprévue, l'une des favorites. Elle n'a, elle aussi, qu'une idée en tête : tuer Brandin et venger ainsi Tigane, quitte à donner ainsi à Alberico toute latitude pour occuper seul l'ensemble de la péninsule.
Deux livres, deux tons. le premier, celui concernant Alessan, contient tous les ingrédients du bon livre d'aventures de capes et d'épées. Un Alexandre Dumas ne l'aurait certainement pas renié. Alessan a tout d'un D Artagnan, d'un Fracasse, d'un Lagardère avec sa compagnie d'amis fidèles et prêts à donner leurs vies pour lui.
Le second, qui concerne Dianora, est beaucoup plus intime. L'essentiel de l'histoire se déroule dans salles, les jardins et les couloirs du palais où s'est établi Brandin, sur l'île de Chiara, au nord de la péninsule.
Des deux parties, celle qui souffre davantage de défauts, s'il faut à tout prix trouver des défauts au livre, est sans contexte celle traitant d'Alessan. le personnage et ses compagnons sont décidément trop beaux, trop forts, trop malins. Je reconnais que j'ai pu trouver l'un ou l'autre un peu agaçant à de nombreuses reprises. Mais comme je l'ai dit, l'héritage d'auteurs comme Alexandre Dumas est flagrant. Et Kay souscrit parfaitement aux règles du genre. Et il l'assume. Cela ce sent dans les attitudes et les répliques qu'il prête à ses personnages. La partie qui parle de Dianora est en contre-partie beaucoup plus mesurée, plus grave. Quoi qu'il en soit, l'ensemble est servi par une écriture d'une fluidité sans comparaison. Même si je n'ai lu que des traductions, j'ai toujours été frappé par le style de Kay. Ces livres se lisent avec une facilité déconcertante.
Malgré les outrances dont j'ai fait mention, ou peut-être à cause d'elles, Tigane n'en est pas moins un fabuleux roman d'aventures et d'amour que je ne saurais trop conseiller à tous les publics.
Oh, Tigana, let my memory of you be like a blade in my soul.
Ô Tigane, que le souvenir que je garde de toi soit comme une épée dans mon âme.
Lien : http://aruthablog.blogspot.fr/
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
boudiccaboudicca   05 novembre 2011
Je ne vais pas te dire que je regrette ce que j'ai fait, avait déclaré Alessan au magicien alors que le soleil se couchait, mais sache que j'ai de la peine. » Et cette nuit là, en écoutant le prince de Tigane jouer de sa flûte, Devin comprit la différence entre les deux (…) Son propre chagrin monta au son de la flûte des bergers. Il versa des larmes pour Alessan et pour Erlein, terrassé. Il en versa pour Baerd et ses marches nocturnes et hantées. Pour Sandre et ses dix doigts, et pour son fils défunt. Pour Catriana et lui-même, pour tous ceux de leur génération, sans racines, sans passé et sans pays. Il versa des larmes pour ce que tous, hommes et femmes, avaient subi, et pour ce qu'il leur restait à accomplir avant de pouvoir relever la tête.
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jainasjainas   20 octobre 2017
Qu'un homme aperçoive une riselka,
Et sa destinée bifurque.
Que deux hommes aperçoivent une riselka,
Et l'un ne tardera pas à mourir.
Que trois hommes aperçoivent une riselka,
L'un sera exaucé, l'autre bifurquera, le troisième mourra.

Qu'une femme aperçoive une riselka,
Et elle trouvera aussitôt sa voie.
Que deux femmes aperçoivent une riselka,
Et l'une ne tardera pas à enfanter
Que trois femmes aperçoivent une riselka,
L'une sera exaucée, la seconde trouvera sa voie, la troisième enfantera.
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TatooaTatooa   08 juin 2013
Assis sur la rive de la Deisa dans l'obscurité de cette nuit d'été, ses mains puissantes juste posées sur les genoux, il vit les deux lunes disparaître et les feux s'éteindre un à un, et il pensa à sa femme, à ses enfants et à ce qu'il avait accompli de ses deux mains et qui lui survivrait. Le trialla chanta pour lui toute la nuit durant.
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the_billthe_bill   07 décembre 2017
Les deux lunes étaient pleines, qui éclipsaient toutes les étoiles hormis les plus brillantes. De chaque côté du fleuve, les feux de camp s'étiraient avant de disparaitre dans la nuit. La Deisa au cours tranquille retenait le clair de lune et l'orangé des feux les plus proches, puis les réfléchissait en longs rubans aux contours imprécis.
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boudiccaboudicca   09 janvier 2012
Tigane, que le souvenir que j'ai de toi soit comme une épée dans mon âme
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