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Critique de LauBlue


LauBlue
  08 février 2018
Platonik explore de façon pertinente la quête du désir, son intransigeance et sa fragilité à travers des personnages atypiques. Laura jeune trentenaire, addictive au sexe, est romancière, mais pour (sur)vivre elle écrit surtout les histoires des autres. Duncan est un écrivain reconnu, à la maturité assumée. La proposition de Duncan — une collaboration entre Laura et lui sur l'écriture de son nouveau roman — chamboule l'ordre des choses dans le petit monde de Laura.
Le roman alterne entre la narration de Laura, extraits du roman écrit par celle-ci, ses carnets intimes et la correspondance avec Duncan. Chaque partie marque le récit, porte les personnages de façon intime. le style alerte, distille de jolies pépites, la justesse des propos s'ourle parfois de dérision, d'un soupçon d'humour. Tour à tour castrateur, séducteur, manipulateur, Duncan est un personnage à la présence forte dont la frustration grandissante révèle bien plus qu'il n'y parait. Entre la perte de la jouissance et la panne d'inspiration, il n'y a qu'un pas, que franchit aisément Nila Kazar. L'angoisse est là, à chaque aveu de Duncan. Comment vivre sans l'opportunité de jouir ? Ressentir le plaisir dans sa chair, éprouver la satisfaction dans l'inspiration. La cohabitation n'est pas à prendre à la légère. Elle a construit l'homme. Aussi, sans plaisir charnel et sans créativité, comme un abandon terrifiant, la confiance en soi s'étiole. Et pourtant, au terme, Duncan offre à Laura la plus belle des inspirations.
Nul doute, Nila Kazar témoigne d'une belle alchimie dans l'art d'écrire.
Lu dans le cadre d'une masse critique, je remercie Babelio et Itil éditions pour la lecture offerte.
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