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Marc Porée (Préfacier, etc.)Paul Gallimard (Traducteur)
ISBN : 2070328708
Éditeur : Gallimard (05/03/1996)

Note moyenne : 4.23/5 (sur 81 notes)
Résumé :
De toutes les figures de la mythologie, ce sont celles qui ont trait à la beauté que Keats privilégie, faisant ainsi de Psyché, Apollon et Endymion non seulement des allégories de la création poétique, mais aussi des êtres qui souffrent, des poètes dont les chants sont destinés à s'évanouir, des bergers dont l'errance évoque le questionnement ontologique du poète... Chez Keats, le lyrisme n'est pas seulement un ton. C'est aussi et surtout l'indice d'une quête identi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
dbacquet
  07 novembre 2012
Keats fascine encore, lui qui fut pourtant si décrié, à cause des excès de sa sensibilité, de ses enthousiastes juvéniles, de ses plaintes presque macabres, comme s'il eût très tôt la pleine conscience de son destin tragique – la maladie allait l'emporter à 25 ans, lors d'un séjour en Italie – bref de tous ces élans du coeur et de l'esprit qui devinrent la marque du Romantisme. Il y a une sorte d'Orphée en Keats, de barde d'un temps ancien, quand la Nature et les Dieux parlaient encore aux hommes, et en regardant un visage aux yeux aussi ardents, sous ses boucles légères, il semble qu'il scrutait aussi bien les cieux que les enfers, des mondes lointains et la terre.
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Bookworm84
  15 septembre 2010
John Keats est l'un des plus grand poètes romantiques anglo-saxons du XIXe siècle. Et quand on lit des chefs-d'oeuvre comme la "Belle Dame sans merci", "Isabelle ou le pot de basilic", "This living hand" et bien d'autres... on ne peut que chavirer face à temps de beauté dans l'écriture, tant d'émotion à fleur de peau. Certains poèmes sont présentés en bilingue, ce qui est un plus. Personnellement, je l'ai lu à raison de 2/3 poèmes chaque jour, afin de mieux savourer ces petits bijoux de beauté. Keats se déguste, se savoure avec douceur, on ne peut pas le dévorer comme ça d'une traite, il faut s'en délecter lentement, savourer chaque mot, chaque phrase, chaque idée.
A lire encore et encore, sans modération.
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laura_palmer
  10 avril 2016
Je ne vais pas vous cacher que j'ai commencé à lire les poèmes de John Keats après avoir vu le film « Bright Star ». Les fameux vers d'Endymion que l'on retrouve dans plusieurs scènes sont tout aussi beaux dans ce livre.
Après, la lecture est assez difficile tant les références sont nombreuses (en particulier celles qui renvoient à la mythologie grecque et latine).
Les poèmes « Ode à l'automne » et « Fanny » sont ceux qui m'ont semblé les plus forts, peut-être parce qu'ils parlent de choses simples.
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Philippe67
  25 mars 2012
J'ai mis 3 étoiles mais je n'ai pas vraiment accroché avec cette poesie, ce n'est pas la poesie que je recherche.
L'auteur semble faire appel plus à son intellect qu'à son coeur pour dire des choses sensibles et pour moi il n'y a pas d'émotion.
Bien sur ce n'est que mon sentiment après une première lecture et je peux changer d'avis.
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johaylex
  10 août 2011
Mais oui, foncez ! Je m'y suis intéressé après avoir lu Hypérion (roman de SF !) et je ne l'ai pas regretté.
petit conseil: précipitez-vous sur les Odes qui sont sublimes (et incluses dans le recueil ?)
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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
patrick75patrick75   27 octobre 2014
La mer de ma vie a été pendant cinq ans à sa marée basse ;
De longues heures ont laissé rouler le sable par flux et reflux ;
Depuis que je fus enlacé dans les rets de ta beauté,
Que je fus séduit par le dégantement de ta main.
Et maintenant je ne fixe plus le ciel à minuit,
Sans que m'apparaisse la lueur de tes yeux restée vivace en moi ;
Jamais je n'admire la couleur d'une rose,
Sans que mon âme prenne son élan vers ta joue ;
Il m'est impossible de regarder une fleur en bouton,
Sans que mon oreille passionnée, en pensée à tes lèvres,
Et guettant un amoureux soupir, se rassasie
De sa douceur en sens inverse: - Tu éclipses
Avec ton souvenir toutes les autres délices,
Et mélanges de chagrin mes plaisirs les plus chers.
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patrick75patrick75   26 octobre 2014
Quand je crains de cesser d'être
Avant que ma plume ait glané mon fertile cerveau,
Avant qu'une pile élevée de livres, dans leurs caractères imprimés,
Renferme, comme de pleins greniers, une moissons bien mûre;
Quand j'étudie sur la face étoilée de la nuit,
Les vastes symboles nuageux d'un haut poème,
Et sens que je ne vivrai jamais pour retracer
Leurs ombres, avec la main magique de la chance;
Et quand je sens, exquise créature d"une heure !
Que je ne te verrai jamais plus devant moi,
Que je ne savourerai plus l'enchanteur pouvoir
De l'inconscient amour ! alors sur la grève
Du vaste monde, je me tiens seul, et je médite,
Jusqu'à ce qu'Amour et Gloire plongent dans le néant.
+ Lire la suite
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ZakuroZakuro   26 août 2015
Et toujours elle dormait d'un sommeil aux cils azurés,
Dans la toile blanche et fine, fleurant la lavande,
Quand de sa cachette il rapporta un monceau
De pommes candies, de coings, de prunes, de courges,
Puis des gelées plus savoureuses que le lait caillé,
Et des sirops rutilants, colorés avec de la cannelle ;
De la manne et des dattes transportées par la mer,
Cueillies à Fez ; et des friandises aromatisées, préparées
chacune,
De la soyeuse Samarcande au Liban couvert de cèdres.
+ Lire la suite
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patrick75patrick75   28 octobre 2014
LES SAISONS HUMAINES

Quatre saisons comblent la mesure de l'année ;
Quatre saisons se partagent l'esprit de l'homme ;
Il a son vigoureux printemps, lorsque sa pure fantaisie
Saisit en tout la Beauté, simplement en étendant la main.
Il a son été, lorsque voluptueusement
Récoltant le miel des jeunes pensées printanières, il se plait
A ruminer, et, en s'élevant dans ces hauteurs de rêve,
Il se rapproche le plus du ciel ; de paisibles baies
Abritent son âme en Automne, alors que, les ailes
Etroitement repliées, il se contente de regarder
Les brumes, dans l'oisiveté – de laisser les belles choses
Le côtoyer sans les utiliser plus qu'un ruisseau à sa source.
Il a son hiver, aussi, de pâle déformation,
Autrement il abdiquerait sa nature mortelle.
+ Lire la suite
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ZakuroZakuro   29 août 2015
Ode à un rossignol

Disparaître dans l'espace, me dissoudre, oublier
Ce qu'au sein du feuillage tu n'as jamais connu,
Le dégoût, la fièvre et l'agitation,
Parmi les hommes qui s'écoutent gémir les uns les autres ;
Où le tremblement secoue les vieux aux rares cheveux gris,
Où la jeunesse devient blême, puis spectrale, et meurt ;
Où rien que de penser remplit de tristesse
Et sur les paupières pèse un poids de plomb,
Où la Beauté ne peut conserver un jour ses yeux lumineux,
Sans qu'un nouvel Amour le lendemain en ternisse l'éclat !
+ Lire la suite
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Videos de John Keats (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de John Keats
Où est le poète ? – John Keats lu par Francesca Isidori
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