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Robert Davreu (Traducteur)
EAN : 9782757811658
121 pages
Éditeur : Points (26/02/2009)

Note moyenne : 4.24/5 (sur 70 notes)
Résumé :
John Keats demeure nimbé de son aura de poète romantique : il a su, de son destin malheureux, nourrir un art à l'exceptionnelle beauté. Une immense richesse symbolique transparaît sous la lumière, nocturne ou solaire, de ce poète aux accents intemporels.
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
batlamb
  08 mai 2020
Les saisons, les climats et les paysages entrent en correspondance avec des états d'esprit. De même que le gel succède à la floraison, la mélancolie se dépose sur des rêveries voluptueuses, et Keats s'oublie dans l'exaltation indolente où il tisse ses vers. Songe d'une nuit de Léthé.
Keats dérive dans les univers de Dante, Shakespeare et de bien d'autres poètes, jusqu'à remonter aux sources homériques. Puis il s'endort aux côtés d'Endymion et de Psyché. Contrairement à certains de ses rivaux romantiques, il n'a pas l'ambition d'être pareil à ces figures mythiques. Il compare ses rêveries à l'entreprise d'une simple araignée, qui tisserait sa toile entre de grands arbres. Mais à l'échelle de ces fils de soi(e) se retrouve le tracé des constellations, et la toile reflète l'étoile.
"Bright star! would I were steadfast as thou art—
Not in lone splendor hung aloft the night,
And watching, with eternal lids apart,
Like nature’s patient, sleepless Eremite,
The moving waters at their priestlike task
Of pure ablution round earth’s human shores,
Or gazing on the new soft fallen mask
Of snow upon the mountains and the moors—
No—yet still steadfast, still unchangeable,
Pillowed upon my fair love’s ripening breast,
To feel forever its soft fall and swell,
Awake forever in a sweet unrest,
Still, still to hear her tender-taken breath,
And so live ever—or else swoon to death."
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Siladola
  18 octobre 2014
Sans du tout connaître la réputation de Keats dans les milieux autorisés, je lui attribuerais volontiers la palme de poète romantique le plus discret et subtil. Sous ses airs de ne pas y toucher, sans grandiloquence, en une forme qui s'affine et s'épure du sonnet pétrarquien à celui de Shakespeare, il distille un nectar inoubliable. Ambroisie que ses vers dont la légèreté céleste nous emporte peu à peu, malgré nous, vers les cimes.
La traduction de Robert Davreu est d'un tel agrément que c'est par elle-même un poème. Eu égard au défi que constitue l'entreprise, après ce que je viens de dire de l'original, on peut estimer que cette version française atteint une haute réussite.Tiens j'en ajoute un extrait à celles, excellentes, de Lali et tamara29 !
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coquecigrue
  11 novembre 2011
Grâce à cette édition bilingue, le peu d'anglais que je maîtrise ou que je pressens me permet d'apprécier la version originale, la concision naturelle de la langue anglaise, la fluidité des vers de Keats, le rythme, la rime, bref, la forme car je suis peu sensible au fond, à ce qu'il exprime. Les emportements romantiques me touchent peu mais la manière de dire de Keats est très plaisante. Cependant, je ne lui trouve pas de vraies surprises poétiques.
"Quel courage de lire Keats sans en apprécier le fond" me suis-je entendu dire. Eh bien, pas du tout ! Je l'ai lu comme on écoute de la musique, qui peut même parfois être groove ;)
Quant à la version française, elle fait plouf, lourdaud - la distance qui sépare les deux langues, l'une qui va droit au but, l'autre qui se perd dans les descriptions doit y être pour beaucoup - mais présente l'avantage d'une "explication de texte" pour quelqu'un dont l'anglais est in statu nascendi.
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facteur84
  28 novembre 2011
Petit écart à mes livres habituels pour consacrer cet article à la poésie. Plus particulièrement au poète anglais du XIX° siècle, John Keats. Comme l'un de ses poèmes le plus célèbre, il a été une brillante étoile (filante) de passage sur terre, puisqu'il est mort jeune à 25 ans, emporté par la tuberculose. Mais son passage bien qu'inaperçu et oublié à son époque reste éclatant et ancré profondément dans le romantisme anglais et de manière générale le romantisme tout court.
Je l'ai découvert au moment de la sortie du film "Bright Star" (poème éponyme) de Jane Campion. J'ai été profondément touché par le film en général, la biographie et l'histoire d'amour qu'il a eu avec cette fameuse Fanny Brawn. de part la délicatesse de son approche de la vie, de son oeuvre et de ses mots bien entendu.
Sur son épitaphe est écrit : "Ici repose celui dont le nom était écrit dans l'eau". Cela résume assez bien son oeuvre et sa façon de voir les choses. Car cela m'a attiré dès le début dans ses écrits : ses poèmes sont écrit à la manière d'un ruisseau, d'une onde d'eau qui coule, fluide et profond à la fois. Mystérieux et calme, miroitant et reflétant la beauté du monde et des choses cachées.
Lien : http://templedulivre.blogspo..
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Pirouette0001
  29 mai 2015
Je n'ai été que très moyennement enthousiasmée par ces poèmes.
Keats est annoncé comme un des plus grands poètes romantiques anglais. Personnellement, je préfère de loin Wordsworth.
Il faut dire qu'en version bilingue, j'ai tenté de lire la version originale et la langue de Keats est très difficile à comprendre (à nouveau à l'inverse de Wordsworth). Enfin, le thème de ses poèmes ne m'a que peu parler.
Dommage.
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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
dbacquetdbacquet   07 novembre 2012
A qui est demeuré longtemps confiné dans la ville
Il est bien doux d'absorber son regard
Dans le visage ouvert et beau du ciel - d'exhaler une prière
En plein sourire du firmament bleu.
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LaliLali   10 février 2011
Ô solitude! si je dois avec toi demeurer,
Que ce soit parmi l’inextricable amas
De bâtiments noircis! Escale avec moi la pente escarpée —
Cet observatoire de la Nature — d’où le val
Ses pentes fleuries, sa rivière gonflée de cristal,
Paraissent un empan peut-être; laisse-moi veiller à ta place,
Parmi les rameaux en bannières, où le bond vif du cerf
Effraie l’abeille sauvage hors les doigts de la digitale
Mais quand bien même j’aurais joie à tracer ces scènes avec toi
La douce conversation d’un esprit innocent
Dont les mots sont images de pensées raffinées
Est le plaisir de mon âme; et ce doit être en vérité
Des humains la cime ou peu s’en faut de la félicité
Lorsque vers tes repaires deux âmes-sœurs s’enfuient.
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Lily13Lily13   09 janvier 2016
" Ode sur la mélancolie "
III
She dwells with Beauty — Beauty that must die ;
C'est avec la Beauté qu'elle demeure, la Beauté promise à la mort
And Joy, whose hand is ever at his lips
Et la Joie dont la main est toujours à ses lèvres
Bidding adieu ; and aching Pleasure nigh,
En un geste d'adieu ; voisine aussi du douloureux Plaisir,
Turning to poison while the bee-mouth sips :
Qui se change en poison le temps que la bouche en abeille l'aspire :
Ay, in the very temple of Delight
Oui, dans le temple même de la jouissance,
Veiled Melancholy has her sovran shrine,
La Mélancolie voilée a son autel souverain,
Though seen of none save him whose strenuous tongue
Visible à nul pourtant sinon celui dont la langue énergique
Can burst Joy's grape against his palate fine ;
Sait faire contre son fin palais exploser le raisin de la Joie.
His soul shall taste the sadness of her might,
Son âme goûtera la tristesse de son pouvoir,
And be among her cloudy trophies hung.
Et sera suspendue parmi les trophées de nuages.
(traduction de Robert Davreu)
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OhOceaneOhOceane   22 mars 2017
Bienvenue à la joie, bienvenue au chagrin,
À l’herbe du Léthé, à la plume d’Hermès ;
Bienvenue aujourd’hui et bienvenue demain,
Je vous aime tous deux d’une égale tendresse !
J’aime voir des visages tristes par temps clair,
Et entendre un éclat de rire joyeux au milieu du tonnerre.
J’aime ensemble le beau et l’infâme,
La douceur des prairies sous lesquelles couvent des flammes,
Un gloussement de rire devant une merveille ;
Mais un visage sage à la vue d’une farce ;
Le glas des funérailles et le carillon qui rit au clocher,
L’enfant qui joue avec un crâne,
Le matin clair et les coques des nefs par l’ouragan brisées,
La belladone au chèvrefeuille unie dans dans un baiser,
Les serpents dans des roses rouges sifflant ;
Cléopâtre en robe de reine
Les aspics pendus à son sein,
La musique dansante et la musique triste,
Ensemble réunies, raison avec folie ;
Muses radieuses et Muses blêmes,
Ôtez de vos visages le voile !
Laissez-moi voir ! et laissez-moi écrire
Du jour et de la nuit
Ensemble réunis. Laissez-moi étancher
Toute ma soif d’un mal de cœur exquis !
Qu’un if me soit un ciel de lit,
Entrelacé de jeunes myrtes,
De pins et de tilleuls en pleine floraison,
Et que ma couche soit une humble tombe d’herbes.
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batlambbatlamb   08 mai 2020
Welcome joy, and welcome sorrow,
Lethe’s weed, and Hermes’ feather,
Come to-day, and come to-morrow,
I do love you both together!
I love to mark sad faces in fair weather,
And hear a merry laugh amid the thunder;
Fair and foul I love together;
Meadows sweet where flames burn under;
And a giggle at a wonder;
Visage sage at pantomime;
Funeral and steeple-chime;
Infant playing with a skull;
Morning fair and storm-wreck’d hull;
Night-shade with the woodbine kissing;
Serpents in red roses hissing;
Cleopatra, regal drest,
With the aspic at her breast;
Dancing music, music sad,
Both together, sane and mad;
Muses bright and Muses pale;
Sombre Saturn, Momus hale,
Laugh and sigh, and laugh again,
Oh! The sweetness of the pain!
Muses bright and Muses pale,
Bare your faces of the veil,
Let me see, and let me write
Of the day, and of the night,
Both together, – let me slake
All my thirst for sweet heart-ache!
Let my bower be of yew,
Interwreath’d with myrtles new,
Pines, and lime-trees full in bloom,
And my couch a low grass tomb.
+ Lire la suite
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Vidéo de John Keats
John KEATS – Une Vie, une Œuvre : L’ardeur (France Culture, 2004) Émission "Une Vie, une Œuvre », par Francesca Isidori, diffusée le 23 mai 1991 sur France Culture. Invités : Robert Davreu, poète, traducteur de la Poésie et de la Correspondance de Keats ; Christian La Cassagnère, professeur de littérature anglaise (Université Lumière Lyon 2), qui a dirigé l'ouvrage collectif : Keats ou le sortilège des mots (Presses Universitaires de Lyon) ; Marc Porée, éxégète et traducteur des Poèmes et poésies de Keats aux éditions Gallimard ; Robert Ellrodt, traducteur et exégète de Keats.
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