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Noëlle Keruzoré (Traducteur)Pierre-Olivier Cervesi (Éditeur scientifique)Antoine Bourguilleau (Éditeur scientifique)
EAN : 9782262023782
576 pages
Éditeur : Perrin (19/08/2005)

Note moyenne : 3.89/5 (sur 35 notes)
Résumé :

Un événement. Le fruit de sept années de travail par celui qui, depuis un quart de siècle, est considéré comme le meilleur historien de la guerre.


L'auteur réussit en effet à donner la mesure mondiale de cette guerre qui implique Africains autant qu'Indiens, Canadiens ou Japonais. En même temps, il n'oublie ni les enjeux nationaux ni les tensions sur les lignes de front, et cette perspective lui permet de s'affranchir des stéréot... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Hulot
  10 décembre 2020
Si vous aimez les descriptions détaillées de batailles, les grands faits d'armes héroïques, les noms des bataillons, de compagnies et d'officier engagés dans ces combats, passez votre chemin, ce livre n'est pas fait pour vous.
Si par compte, vous voulez savoir pourquoi ces batailles ont eu lieu, pourquoi à ces moments et ces endroits précis, en apprendre plus en quelque sorte sur la géopolitique de cette guerre, alors cet ouvrage devrait vous convenir.

Les récits se rapportant à la Première Guerre Mondiale traitent le plus souvent que des seules batailles ( Verdun, la Marne) qui se sont déroulées en France, John Keegan nous propose une vue d'ensemble du conflit depuis la Russie en passant par les Dardanelles, la Turquie, le Moyen-Orient jusqu'au Japon.
Après avoir présenté la situation politique et l'état d'esprit des dirigeants des différents pays avant la déclaration de guerre, l'auteur raconte ensuite le déroulement de ce conflit en s'attachant surtout aux personnages les plus influents parmi les belligérants.
A travers son récit, nous apprendrons que la plupart des grandes décisions dans cette guerre ont été prises souvent suite à des conflits de politique intérieure ou d'égo, de fierté des principaux gouvernants de l'époque et cela bien sûr sans tenir compte des conséquences pour les combattants.
Si les mésententes entre français et britanniques sont connues, on en apprendra beaucoup sur celles qui concernent les Allemands et les Autrichiens et qui toutes, malheureusement, participèrent à faire de cette guerre, une hécatombe.
Finalement ce conflit a eu lieu sans que l'on sache pourquoi. Dans une Europe en pleine expansion économique , prospère, riche, l'assassinat d'un archiduc, le nationalisme autrichien et la vanité de la Serbie, ne suffisent pas à expliquer le massacre qui allait suivre. Ce qui est sûr, en revanche, c'est que les rancoeurs , les humiliations accumulées après guerre, formeront le terreau de la suivante.

Pour finir avec une note d'humour, John Keegan étant britannique, l'on a parfois l'impression dans ses écrits que l'Angleterre a gagné la guerre à elle seule et que seuls les soldats anglais savaient mourir avec dignité...

Il n'en reste pas moins que ce livre est passionnant, très instructif et d'une lecture agréable.
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Commenter  J’apprécie          462
Walktapus
  10 juillet 2012
Une synthèse sur la première guerre mondiale qui en rend très bien l'aspect... mondial justement. Là où l'imaginaire collectif en France a tendance à ne voir dans la grande guerre que les tranchées du front ouest, ce livre présente tous les fronts, tous les enjeux, d'une guerre qui fait rage sur plusieurs océans et continents et engloutit les hommes de dizaines de pays.
L'influence des fronts les uns sur les autres, l'importance de la position géostratégique des belligérants, notamment l'empire ottoman, tout est mis en lumière. Dès 1914, la contrattaque de la Marne est facilitée par l'offensive russe en Prusse orientale. Même les opérations de guerilla allemande en Tanzanie ont leur importance en mobilisant des ressources du Commonwealth. Alors que le conflit s'éternise, l'entrée en guerre de nouveaux pays, la capitulation d'autres, sont des enjeux énormes. La gestion des "ressources humaines", et le consentement à la guerre, à l'échelle européenne et plus, apparaissent comme les clefs du conflit. le livre a le mérite d'éclairer tout ça, tout en sachant descendre au niveau du combattant et montrer également l'aspect tragique et humain du conflit. Et c'est très bien écrit.
Keegan oblige, le point de vue est assez anglais, par contre. L'expédition de Gallipoli reçoit un traitement démesuré, comparé à l'armée d'Orient par exemple. Mais il n'y a pas d'impasse.
Le chapitre sur le déclenchement de la guerre est passionnant et tellement riche d'enseignements qu'il justifie l'acquisition du livre à lui seul.
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jsgandalf
  13 septembre 2012
La « première guerre mondiale » de Keegan, auteur anglais, a laissé plus d'un français sur sa faim. Les reproches les plus fréquents sont l'approche de notre armée et sont action au combat. Il est vrai que l'on aurait espéré une vision plus généreuse. Cependant le but n'est pas de parler ici de notre guerre à nous, mais si possible de l'ensemble du conflit, ce qui est, vu l'immensité du charnier, un paris difficile à tenir. N'oublions toute l'étendu du front. Qui se souvient que l'Autriche-Hongrie était en guerre et combattait sur le front de l'Est et le front italien ? L'empire ottoman lui aussi était en guerre. Sans compter le front secondaire des Balkans.
Comme de l'ensemble de son oeuvre, Keegan s'emploie à donner une vision complète des conflits qu'il décrit. Ce livre n'y déroge pas, la géopolitique est aussi importante que les combats. L'immensité du terrain autant que la solitude du soldat face à l'attaque.
Keegan est à lire car il nous oblige à sortir de nos schémas, à prendre la mesure d'un conflit planétaire et non pas un simple affrontement franco-allemand, quand bien même cet affrontement fut monstrueux.
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Mathdx
  04 juillet 2019
C'est un des meilleurs historiens de l'histoire militaire qui nous raconte la tragédie européenne qui met fin à une Europe au sommet de sa prospérité. Ce que j'ai apprécié par-dessus tout c'est que John Keegan ne se focalise pas seulement sur les batailles de tranchées du front est et ouest.
Il nous montre des aspects intéressants comme le plan Schliffen fait avant la guerre. Ce plan était de concentré la majorité des forces allemandes sur le front ouest et une minorité à l'est contre les armées russes qui prenait plus de temps à se mobiliser. Par la suite les Allemands passeront à travers le Luxemburg et la Belgique qui était neutre depuis le traité de 1839 (le passage des troupes allemandes malgré le refus de la Belgique entrainera la Grande-Bretagne dans le conflit) , il y aurait ensuite un contournement des forces françaises par le nord où l'aile droite allemande (au nord) se dirigerait vers Paris.
Les combats en Afrique, surtout dans la colonie allemande de l'est à Der-es-Salaam qui était la plus forte des colonies allemandes. En Amérique, plus précisément au Chili, où les allemands ont infligé une défaite à la Royal Navy (qui se reprendra par la suite). Il y a aussi dans les îles allemandes du Pacifique la bataille de Tsingtao, où les défenses allemandes était fortement fortifié et défendu par 3000 marins. Les Japonais, qui ne prenaient aucune chance, déparquaient 50 000 hommes. Après des durs combats, le capitaine Meyer Waldeck se rendait avec ses forces. Il avait perdu 200 hommes contre 1 455 Japonais.
Finalement les combats navals de la Grand Fleet britannique versus la Hochseeflotte allemande. Il y a les batailles navales et surtout celle de Jutland, qui mis fin au combat sur mer avec une flotte trop affaiblie pour passer sous mer avec les U-Boots.
J'ai en gros appris beaucoup de choses et apprécié ce livre. Heureusement que l'Europe est redevenue, comme elle l'avait été en 1900, prospère, paisible et une puissance pour le bien dans le monde.
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CapMargaret
  28 février 2019
Un livre très intéressant pour qui veut avoir une vision mondiale de la première guerre du même nom et pour qui veut comprendre comment tous les évènements se sont enchaînés (ou déchaînés), à commencer par la déclaration de guerre.
J'ai trouvé la vision stratégique et l'oeil critique de John Keegan passionants, très complémentaire des témoignages et/ou romans par des témoins que j'ai pu lire auparavant. Pour autant, malgré cette perspective, le drame humain n'est pas éludé par l'auteur, qui livre quelques morceaux de témoignages (de tous bords, pas uniquement britanniques), mais s'intéresse aussi à la personnalités des généraux qui ont marqué la guerre.
J'ai beaucoup appris sur la guerre navale, tout à fait importante, qui opposa la Royal Navy et la Marine Impériale. Les livres d'histoire français en parlent peu (ce qui n'est pas surprenant) et John Keegan en donne un bon aperçu. J'ai aussi beaucoup appris sur la malheureuse expédition de Gallipoli dans le détroit des Dardanelles qui a si durement marqué la mémoire australienne et néo-zélandaise.
Par ailleurs, il ne faut pas se laisser impressionner par l'aspect dense du livre, le style est accessible et l'auteur mélange suffisamment théorie, documents et anecdotes pour que le récit soit prenant.
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
HulotHulot   09 novembre 2020
Des l'ordre de mobilisation connu, on entendait des hommes se parler d'une étrange manière :
" Tu es de quel jour ? et avant que l'autre ait pu répondre " Moi je suis du premier" ( sous entendu : " Essaie de faire mieux").
" Je suis du neuvième " ( " Pas de pot, tu vas tout rater, ce sera déjà fini").
" Moi, je suis du troisième donc je n'aurai pas à attendre trop longtemps."
" Moi, je suis du onzième" ( " Tu n'iras jamais jusqu'à Berlin, toi, tu arriveras trop tard").
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HulotHulot   15 novembre 2020
Douglas Haig, commandant en chef des armées anglaises, est un adepte des pratiques spirituelles et de la religion fondamentaliste.

Jeune officier, il assista à des séances au cours desquelles un medium le mettait en contact avec Napoléon.

Devenu commandant en chef, un aumonier presbytérien le conforte dans sa certitude d'être en relation directe avec Dieu et d'avoir un rôle majeur à jouer sur le plan divin pour le monde.

Par compte, il ne montre aucun souci pour la souffrance humaine.
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HulotHulot   15 novembre 2020
De tous les cotés venaient des plaintes d'hommes blessés, des gémissements faibles, longs et sanglotants de mourants et des cris déchirants. Nous réalisâmes avec horreur que des dizaines d'hommes sérieusement blessés avaient rampé jusqu'aux cratères d'obus pour s'abriter, et que l'eau montant à présent autour deux et incapables de se mouvoir, ils étaient en train de se noyer lentement.

Nous ne pouvions rien faire pour les aider. Certains de mes hommes pleuraient doucement à mes côtés.

Témoignage du lieutenant Vaughan
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andreas50andreas50   24 juin 2020
Les personnalités contrastent. Joffre et Lanrezac, hommes grands et massifs dans leurs uniformes bleus à boutons dorés, ressemblent à des chefs de gare ; le rusé Wilson et l'irascible French, avec leurs culottes en whipcord et leurs bottes d'équitation rutilantes, semblent sortis d'une scène de chasse à courre.Les Français sont également déroutés par le fait que le commandant du BEF soit maréchal : dans l'armée française, ce titre n'est pas un grade mais une « dignité d'Etat » accordée aux grands vainqueurs. Les soldats républicains, dont le plus haut grade est général, regardent avec méfiance un supérieur en titre dont les succès ont été remportés contre des fermiers sud-africains.
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HulotHulot   17 novembre 2020
Tout ce que ce siècle, a connu de pire, comme les famines organisées à l'encontre des " ennemis du peuple", l'extermination raciale, la persécution des intellectuels et la haine idéologique de la culture, le massacre de minorités ethniques, la destruction de parlements et le règne de commissaires du peuple, de gauleiters et de chefs de guerre sur des millions de personnes privées de parole, tout cela provient du chaos engendré par la Grande Guerre.
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