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ISBN : 2359490451
Éditeur : Don Quichotte éditions (22/09/2011)

Note moyenne : 3.75/5 (sur 4 notes)
Résumé :

Toulon, décembre 1992. Il y a Manu, l’homme sans histoire, qu’un groupe d’individus contraint un jour de participer à un casse d’envergure. Pourquoi lui ? Parce qu’il est vigile à la banque de France. On a pris sa femme et son jeune enfant, on lui a passé une ceinture d’explosifs à la taille, et le voilà plongé dans un monde effrayant, dont il devient sans l’avoir voulu le maillon essen... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Paco
  02 novembre 2011
Jean-Claude Kella, ancien braqueur, nous emmène dans le monde du grand banditisme en nous rapportant des faits survenus en décembre 1992, soit l'impressionnant braquage de la Banque de France, à Toulon. Professionnalisme, minutie, casse perpétré avec soin, avec rigueur, sans omettre (presque) aucun détail, du travail de précision. Peut-on dire brillant? C'est juste une question...
L'auteur, pour nous raconter cette attaque, a décidé de réunir les témoignages de deux protagonistes, Manu, vigile à la Banque de France, pris en otage lors des faits, et Marc, le cerveau du braquage, le preneur d'otage. le lecteur aura donc droit à deux visions différentes de ce fait divers tout de même bouleversant, celle de la victime et celle du braqueur. Nous serons, tout au long de ce récit, balancés entre les mains de ces deux personnages, leurs émotions respectives, leurs façons de vivre cet évènement, et je dois reconnaître que Jean-Claude Kella nous présente cette "méthode" d'écriture avec brio, clarté et encore une fois, émotions.
Le récit se lit évidemment d'une traite. La tension est quasi permanente et l'auteur ne nous laisse franchement aucun répit. Balloté entre victime et auteur du casse, le lecteur n'a pas le choix de subir un suspense constant, avec des faits parfois durs à encaisser, mais il faut admettre que lorsque nous nous lançons dans un tel récit, nous en assumons les risques et les conséquences. Je me suis senti totalement emporté et plongé dans cet antre du grand banditisme, tellement les personnages que Jean-Claude Kella couchent sur son papier sont profonds, décrits d'une manière précise et habile. Que cela soit du côté des victimes ou des auteurs de cette machination infernale.
Tout commence au bistrot
Marc est un repris de justice tenant un petit bistrot-salle de poker à La Ciotat, près de Marseille. Bandit en mode tranquille... Nestor, un des ses amis vient un jour le déranger dans son établissement pour le mettre sur un gros coup. Rapidement, il va faire la connaissance d'un couple bien déterminé, Hélène et Gino, qui vont lui proposer le casse du siècle. Deux amateurs dans le milieu du banditisme mais riches en renseignements. En effet, Hélène est comptable à la Banque de France et connait tous les filons pour s'introduire dans l'établissement. Elle en fait part à Marc, grand expert dans les braquages, qui va accepter la proposition bien qu'il soit un peu mitigé. Tout le monde s'épie, se tâte, se teste. Marc doute, méfiant. L'appât du gain va tout de même l'emporter. Hélène lui explique comment elle compte procéder et l'informe qu'un vigile de la Banque, Manu, sera pris en otage. Nous en apprendrons également sur la motivation des divers personnages, pour certains "respectables", mais certainement hypocrites...
La préparation
Marc prend les commandes des opérations et réuni sa petite équipe de pros. Fred, braqueur play-boy discret, Didier, le vieux de la bande, intelligent, Patrick, loyal et courageux, Philippe, parano et mélancolique et Hervé, raisonnable et plein de charisme. Ils vont mettre en place leur méthode, commander et essayer leurs armes, reconnaissance des lieux, "pedigree" des employés de la Banque, leurs habitudes, horaires, situation de leurs domiciles privés. Un travail d'horlogerie. L'équipe est prête.
"Puisque tout le monde est d'accord, on enclenche la machine à fond." Point de non-retour.
La prise d'otage, douloureux
Manu est un vigile tranquille, qui bosse pour faire vivre sa famille, soit sa femme et son petit garçon. Il n'a pas "choisi" ce job par vocation, mais pour avoir une situation stable. Sa vie bascule le jour où des inconnus le forcent à pénétrer dans son appartement. Sa femme et son petit garçon dorment encore. Pression, tests, quelques baffes, et Manu n'a plus le choix. Il collaborera malgré lui à ce braquage. La ceinture d'explosifs qu'il sera contraint de porter autour de sa taille va finir de le convaincre.
Sa femme et son fils vont être écartés le temps du "travail", et seront restitués si tout se passe bien. Jean-Claude Kella, par la voix de Manu, nous fait vivre une prise d'otage bouleversante, dure, avec un petit garçon qui ne comprend pas ce que font tous ces messieurs "déguisés" dans sa maison. Les braqueurs, équipés tout de même d'une âme (!), vont tout faire pour que l'enfant ne soit pas traumatisé. (Touchant?).
Le casse
Je ne vais pas vous présenter le déroulement du braquage, évidemment! Jean-Claude Kella le fait à merveille, avec minutie, comme le casse. Avec un peu d'égoïsme, je vais uniquement vous dire que c'est intense - prenez votre tension avant de vous y mettre - l'auteur sait de quoi il parle et nous plonge sans délicatesse dans cette Banque de France où le temps semble s'être arrêté. Là encore, nous vivrons cela de l'intérieur, avec les ressentis du braqueur et de la victime. Psychologiquement parlant, c'est bien amené. Jean-Claude Kella ne s'est pas uniquement borné à relater les faits, mais semble vouloir nous donner une approche d'un point de vue "ressenti" des personnages, d'un point de vue psychologique, et c'est brillamment réussi. Une approche peut-être morale? Vous verrez bien...
Quoi qu'il en soit, nous aurons affaire à des personnes déterminée qui vont peut-être, malgré elles, se faire dépasser par les évènements. le braquage va peut-être réussir, mais "l'après-casse" est un point déterminant où il n'y a aucune place pour les faibles, pour les amateurs. L'appât du gain peut faire tourner la tête, la confiance qui régnait entre les truands peut se casser comme une branche sèche et une maladresse est vite arrivée. Marc va rapidement s'en apercevoir, lui qui ne la sentait déjà pas bien au début. Lorsqu'une telle machine est lancée, il n'est plus possible de l'arrêter. Va-t-il pouvoir redresser la situation?
Ce récit se lit comme un excellent polar, tous les ingrédients sont là! Pour le dénouement, j'aurais voulu que Jean-Claude Kella soit plus précis, plus de détails, notamment sur "l'après-braquage", sur l'enquête policière. Mais c'est largement compensé par le reste, touchant, bouleversant parfois, d'une grande rigueur sur un sujet franchement passionnant et maîtrisé. Bonne lecture.
Lien : http://passion-romans.over-b..
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noann
  08 septembre 2011
Voilà un bouquin qui nous plonge, de la première à la dernière ligne, dans une ambiance captivante : le casse de la Banque de France le 16 décembre 1992 à Toulon.
La Banque de France, c'est une institution créée en février 1800 par Napoléon. Les coffres de la succursale de Toulon sont pleins à craquer de billets, devises et lingots d'or. Plusieurs centaines de millions de francs. Mais en 1992, la sécurité laissait à désirer. Incurie, désinvolture. Les pouvoirs publics décident de remettre de l'ordre et d'installer un nouveau système d'alarme. C'est le moment ou jamais. Une fois la nouvelle alarme installée, un braquage deviendra plus difficile, voire impossible.
« Marc », truand notoire, se profile d'emblée comme le cerveau de la bande. Depuis le début, il est sceptique. le coup lui est proposé par un trio un peu léger d'amateurs, qui semblent quand même détenir des informations capitales. Marc se méfie au plus haut degré de ces loustics pas très clairs et pas bien organisés. Mais une des personnes du trio, Hélène, est employée de la banque, à un poste clé. Elle possède des données confidentielles. Hélène relève le niveau. Elle a quelque chose… du charme certes, de l'assurance aussi, et des idées bien claires qui plaisent au truand, toujours avide d'un bon coup. Celui-ci s'entoure d'une équipe de choc, des habitués, des pros, qui prennent les choses en mains et organisent le casse d'une façon quasi-scientifique… Monstrueuse aussi.
Leur plan : prendre en otage un employé de la banque, « Manu », lui passer une ceinture d'explosifs à la taille, et lui enjoindre de forcer l'accès aux coffres. L'auteur du bouquin se glisse dans la peau de cet homme transi de peur, qui se fait tabasser sous les yeux de sa femme et de son fils. Les voix narratives alternent entre Manu et Marc. le lecteur est tantôt saisi d'effroi en lisant les pensées de ce fonctionnaire, puis transi d'un effroi différent, aussi intense, en repassant dans l'esprit du truand.
C'est un récit très réaliste que nous conte l'auteur, Jean-Claude Kella, et pour cause : ce fut lui-même un caïd dès son plus jeune âge. Il a trempé dans de nombreuses affaires, il a été un des magnats de la French Connection, ce trafic de drogue juteux entre la France et les USA, entre les années '40 et '70.
On dégouline de sueur en lisant ce livre extrêmement prenant. Ce bouquin est réellement édifiant, écrit dans un style clair et sans fioritures, tout en fluidité, avec ce qu'il faut de suspens pour nous pousser à tourner les pages. On peut éventuellement regretter que la fin ne soit pas un peu plus étoffée, le procès, le dénouement. On aurait aimé lire 50 ou 60 pages de plus.
Lien : http://livrogne.com/2011/08/..
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AnaisValente
  16 octobre 2011
Ce qui rend Hold up passionnant, c'est tout d'abord qu'il a été écrit par un ancien… euh, bandit ? Voyou ? Quel est le terme adéquat, je l'ignore. Mais il a vécu « le milieu », de l'intérieur, il a agi illégalement, il l'a payé en prison. Une certaine sensibilité semble dès lors acquise.
Ensuite, et surtout, c'est que ce casse célèbre qu'est celui de la Banque de France de 1992 est raconté par deux des protagonistes : l'otage et le cambrioleur. Original. Touchant. Passionnant. Un duo de témoignages donc, à l'allure d'un thriller angoissant qui, petit à petit, emplit le lecteur d'une empathie incroyable. Incroyable, car cette empathie se manifeste pour les deux côtés de la barrière. Je prie pour que l'otage s'en sorte dans drame, mais je prie également pour que le cambrioleur réussisse son coup. Une sorte de syndrome de Stockholm, quoi…
Et, en fin de lecture, je ne peux empêcher les larmes devant un tel gâchis humain.
Un ouvrage captivant donc, je l'ai déjà dit, qui se lit d'une traite, à la manière d'un roman policier.
J'ai remarqué deux choses qui m'ont bien fait rire dans ce livre :
Page 62 « son incroyable maîtrise de la langue française, qu'il avait appris lors d'un séjour à la prison… ». ApprisE, très cher, apprisE. Marrant de faire une faute en parlant de maîtrise de la langue française, non ?
Page 115 : l'un des protagonistes se souvient du discours entendu lors de son entretien d'embauche des années plus tôt « … sont devenus indépendants du pouvoir politique en 1994 ». Oups, anachronisme très cher, anachronisme. Des années plus tôt avant l'action, soit 1992, il est impossible de parler de 1994 comme étant un fait passé.
Lien : http://www.le-celibat-ne-pas..
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