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Bernard Cohen (Traducteur)
ISBN : 2266125141
Éditeur : Pocket (03/06/2004)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 4.04/5 (sur 1377 notes)
Résumé :
Manhattan, Thanksgiving 1945. Artistes, écrivains, musiciens... tout Greenwich Village se presse à la fête organisée par Eric Smythe, dandy et dramaturge engagé. Ce soir-là, sa soeur Sara, fraîchement débarquée à New York, croise le regard de Jack Malone, journaliste de l'armée américaine. Amour d'une nuit, passion d'une vie, l'histoire de Sara et Jack va bouleverser plusieurs générations.

Un demi-siècle plus tard, à l'enterrement de sa mère, Kate Ma... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (128) Voir plus Ajouter une critique
mcd30
  12 mai 2018
Un livre formidable, une magnifique leçon de vie. Je traversais une période noire et ma soeur qui me connait très bien est arrivée avec une dizaine de livres ; il était dans le tas.
La vie à New-York pendant et après la guerre. le MacArthisme période historique très intéressante que je ne connaissais pratiquement pas et la vie d'une femme, Sara.
J'ai été séduite par cette héroïne qui rencontre un homme en tombe amoureuse au premier regard, seulement c'est la guerre et il va partir se battre en Europe. Sara qui arrive de Province se retrouve à nouveau seule avec son frère.
A travers tout le roman Sara va divorcer, perdre deux bébés, se retrouver sans famille, ses parents et son frère meurent mais son amour pour cet homme sera toujours plus fort que tout bien qu'il soit marié et quand il disparaît à son tour, elle aidera sa femme et ses enfants sans rien demander en échange.
Cette Sara possède une force incroyable et c'est ce qui m'a séduite dans son personnage car malgré tous les coups du sort qui l'afflige, elle continue à vivre, à aimer alors que d'autres auraient renoncés ou seraient devenus aigris par toutes ces pertes. Et finalement la vie lui fera un beau cadeau.
Parfois les livres sont porteurs d'espoir ou de messages, celui-ci en faisait partie pour moi.
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Lorraine47
  17 novembre 2012
Sara a aimé deux hommes dans sa vie: son frère Eric et Jack Malone.
Eric sera toujours là pour elle et elle pour lui en des temps difficiles où l'Amérique devient folle: chasse aux communistes, aux homos à tous ceux qui seraient susceptibles de nuire à la patrie.
Quant à Jack, on ne peut pas en dire autant: après une première nuit fougueuse, il repart pour Londres où il est correspondant de guerre, lui jurant son amour. Seulement il la laisse sans nouvelle, meurtrie, brisée.
Mais la vie est une petite coquine et pas seulement dans les romances bien ficelées...
Ce roman qui raconte le destin croisé de deux femmes: Sara et Kate est particulièrement émouvant, l'auteur trouve les mots justes pour évoquer les turpitudes de la vie des femmes entre les années 40 et nos jours.
Le contexte historique du Maccarthysme est dépeint sans complaisances.
L'ouvrage est beaucoup mieux écrit que "L'homme qui voulait vivre sa vie" et tout aussi haletant et nous suivons avec un plaisir renouvelé le destin de ces deux femmes qui nous deviennent très proches au fil des pages.
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kuroineko
  31 mars 2018
La Poursuite du bonheur: vaste programme que ce titre. Presque une dissertation philosophique. Qu'est ce que le bonheur? Est-ce que ça se mesure? Ça se trouve? Ça se recherche? Ça vous tombe dessus sans crier gare? Est-il dû au destin? A Dieu? Au hasard? Est-ce qu'on se rend compte qu'on le détenait seulement quand on le perd? Existe-t-il seulement ou n'est-ce qu'une illusoire chimère pout continuer chaque matin à se lever et à poursuivre?
Autant de questions que Douglas Kennedy dissémine dans les 771 pages (version Pocket) de son roman. L'intrigue se joue sur deux plans, avec deux narratrices, à une cinquantaine d'années de différence. On y trouve également des rencontres, de l'amour, des séparations, des réussites, des deuils... C'est d'ailleurs le point de départ : l'enterrement de Dorothy, la mère de Kate. Et cette mystérieuse inconnue d'un certain âge qui assiste à des funérailles pourtant en comité réduit.
C'est avec cette accroche que l'auteur nous entraîne à sa suite, remontant le temps ensuite jusqu'à 1945 puis les années 1950. Comme souvent chez lui, il est question de secrets, de vies complexes et de sentiments compliqués. Pour autant, nul ennui tant l'histoire et son écriture s'écoulent avec une inexorable fluidité. le récit s'enrichit de surcroît d'un contexte immersif avec une ville de New-York complètement immersive, une descriptions des chasses aux sorcières rouges du McCarthysme aussi scandaleuses qu'angoissantes. Kennedy rend parfaitement le cadre historique de cette époque trouble du passé récent de l'Amérique.
Quant aux personnages, j'ai été impressionnée par celui de Sara, femme moderne, passionnée et résolument décidée à vivre sa vie sans les diktats conformistes du puritanisme WASP dont elle est issue. Une femme à la répartie vive et piquante avec une belle âme. Son lien avec son frère est fort et bien construit.
Si certains points de l'intrigue se devinent avant la révélation explicite, ça n'en gâche pas pour autant la lecture de ce bon roman.
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Gwordia
  04 juillet 2012
J'ai lu il y a de cela déjà un bon moment L'homme qui voulait vivre sa vie. Si je ne me souviens pas vraiment de l'histoire, je garde en revanche l'impression d'un agréable moment de lecture. Mon expérience de libraire m'a permis de constater l'engouement général pour Douglas Kennedy. Et dans une sorte de pédanterie typiquement libraire, je l'ai associé aux Lévy, Nothomb et autres Musso : une sorte d'écrivain hyper productif dont l'écriture facile ne méritait pas plus d'attention. La poursuite du bonheur m'a détrompée.
Dans cette superbe saga romanesque s'inscrivant au coeur de l'Amérique maccarthyste à nos jours, l'auteur nous livre une histoire d'amour intense, engluée dans l'imperfection de son époque et de ses protagonistes. Les secrets sont parfaitement mis en scène et la profondeur et la complexité des personnages sont déroutantes de réalité, criantes de vérité. Kennedy se fait le conteur exceptionnel de l'âme humaine, dans tout ce qu'elle a de plus charmant et de plus destructeur. L'analyse de la psychologie des caractères masculin et féminin est particulièrement fouillée et crédible.
Il offre également une approche fascinante de la création artistique et une captivante porte d'entrée pour revenir sur une période particulièrement trouble de l'histoire états-unienne.
Par ce récit magistral, Kennedy prouve, si besoin était, qu'il ne faut jamais rester sur des préjugés littéraires. Car sous prétexte de s'inscrire à contre-courant systématique des littératures de masse, l'on s'expose, en plus d'avoir une opinion critique tranchée fondée ni plus ni moins que sur le manque de connaissance pour ne pas dire l'ignorance, à passer à côté de véritables pépites littéraires.
Lien : http://gwordia.hautetfort.co..
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carre
  20 janvier 2012
Pour les lecteurs qui ne connaitraient pas Douglas Kennedy (est-ce possible ?) "La poursuite du bonheur" est un roman tout simplement formidable.
Sara Smythe envoie un album de photos à Kate qui vient d'enterrer sa mère. Des photos familiales, Kate, indignée, se précipite chez cette vieille femme pour en connaitre les raisons. Sara lui remet un manuscrit en lui disant que Jack Malone, le père de Kate, a été l'homme de sa vie.
Hébétée, elle va découvrir l'histoire de sa famille. Et ces secrets.
Avec un talent de conteur exceptionnel, Kennedy nous attrape dès les premières lignes sont jamais baisser notre attention. Analysant avec finesse les choix d'une vie dans l'Amérique des années cinquantes, minée par la chasse aux sorcières du maccarthysme jusqu' à nos jours.
Intelligent, brillant, bouleversant... rajoutez-vous même d'autres superlatifs.
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Citations et extraits (218) Voir plus Ajouter une citation
AudreyyAudreyy   09 octobre 2010
Le premier, le tout premier souvenir de lui est un regard.

Un regard, ce n'est presque rien. Sans signification particulière, sans conséquence. Et c'est ce qui continue à me stupéfier, encore aujourd'hui : que l'existence d'un être puisse être bouleversée par quelque chose d'aussi éphémère, d'aussi périssable. Chaque jour, nous croisons des centaines de regards, dans la rue, dans le métro, au supermarché. C'est une réaction instinctive : vous remarquez quelqu'un en face de vous sur le trottoir, vos yeux se rencontrent une seconde et vous continuez votre chemin l'un et l'autre et c'est terminé.
Pourquoi ce regard là aurait-il dû tant compter? Il n'y avait aucune raison et cependant... Il a tout changé, irrévocablement.
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Lorraine47Lorraine47   12 novembre 2012
C'est à mon avis ce qu'il y a plus dur dans le deuil:découvrir ce qu'une relation aurait pu vous apporter si seulement vous aviez été capable de lui donner toute sa dimension.
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GwordiaGwordia   04 juillet 2012
Trois jours après l'élection d'Eisenhower à la présidence américaine. Cette victoire du conservatisme ainsi que les menées toujours plus erratiques de McCarthy à Washington ont fini par me persuader que j'étais bien mieux à Paris que dans mon pays pour l'instant. D'ailleurs, j'aimais cette ville, non comme les romantiques un peu niais qui avaient des larmes aux yeux en évoquant l'arôme de la baguette sortie du four à la boulangerie d'à côté mais pour ce qu'elle avait de profondément contradictoire, et donc de passionnant à mes yeux. J'aimais son mélange de vulgarité et de raffinement, d'intelligence érudite et de frivolité. Très imbue de son prestige - au point de friser la fatuité, parfois -, cette cité donnait l'impression à ceux qui y résidaient un moment d'être véritablement des privilégiés, appelés à partager un espace unique au monde.
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Myrtille88Myrtille88   25 mai 2017
Je découvre les délices de la lecture facile. Mais vous l'appréciez certainement aussi, cette lecture des vacances, le livre qu'on emmène à la plage et qui reste constellé de petits grains de sable qu'on laisse pour le plaisir de se souvenir de l'été. Cette lecture des week-ends tranquilles où on décide de "faire" du canapé, sous la couette plutôt que d'aller au ski avec les copines. Douglas Kennedy se lit bien et même si cette expression est un gros cliché, c'est ce que j'ai envie de dire. Cet auteur est le genre d'écrivains qu'on a envie de consommer sans modération car la lecture facile, ça fait aussi du bien, les pages s'enchaînent sans peine, un chapitre lu, on a envie du suivant alors pourquoi se priver ? Et de chapitres en chapitres, les 800 pages fondent comme neige au soleil et on se retrouve surpris, un peu bête d'en être déjà à la dernière ligne. La poursuite du bonheur ne restera peut-être pas indéfiniment dans ma mémoire mais le nom de son auteur, lui, y est maintenant imprimé comme celui que je veux emmener à la plage avec moi pour mes prochaines vacances. Et apparemment, j'aurai l'embarras du choix car la bibliographie de cet auteur ne manque pas de titres alléchants : les désarrois de Ned Allen, l'homme qui voulait vivre sa vie, les charmes discrets de la vie conjugale...
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orlane_dreauorlane_dreau   09 octobre 2014
Un regard, ce n'est presque rien. Sans signification particulière, sans conséquence. Et c'est ce qui continue à me stupéfier, encore aujourd'hui : que l'existence d'un être puisse être bouleversée par quelque chose d'aussi éphémère, d'aussi périssable. Chaque jour, nous croisons des centaines de regards, dans la rue, dans le métro, au supermarché. C'est une réaction instinctive : vous remarquez quelqu'un en face de vous sur le trottoir, vos yeux se rencontrent une seconde et vous continuez votre chemin l'un et l'autre et c'est terminé. Alors pourquoi ? Pourquoi ce regard-là aurait-il dû tant compter ? Il n'y avait aucune raison, et cependant... Il a tout changé, irrévocablement. Sauf qu'aucun d'entre nous ne s'en doutait, au moment où il s'est produit. Parce que ce n'était qu'un regard, après tout.
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Videos de Douglas Kennedy (70) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Douglas Kennedy
L'écrivain américain Douglas Kennedy et le critique littéraire François Busnel échangent sur la littérature américaine à l'occasion de la parution de la trilogie "La Symphonie du hasard". En savoir plus sur "La Symphonie du hasard" : https://bit.ly/2shmNwl
À New York, dans un bureau, une éditrice lit un manuscrit. Une ?uvre qui la trouble et qui va la replonger dans son passé et celui de sa famille. Sur le papier, une famille comme tant d?autres au pays de l?Oncle Sam, un bonheur propret, une vie plutôt confortable. Et pourtant? Aux années soixante insouciantes vont succéder les années soixante-dix tumultueuses. Et faire exploser au passage toutes ces familles qui croyaient encore au rêve américain?
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