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ISBN : 2714474047
Éditeur : Belfond (03/05/2018)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.84/5 (sur 95 notes)
Résumé :
Après la découverte d’Alice et de sa famille dans le Livre 1 et l’escapade irlandaise du Livre 2, Douglas Kennedy nous ramène aux États-Unis dans le Livre 3, entre New York et Boston, sur les traces d’une Alice dévastée, en quête désespérée d’une forme de sérénité.
Sous le choc du drame advenu à Dublin, Alice est rentrée aux États-Unis. En rupture avec sa mère, elle quitte la maison familiale et trouve refuge dans le minuscule appartement de son ami Duncan à ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
Ptitgateau
  20 août 2018
Nous voici donc a la fin des aventures d'Alice Burns, fin temporaire si l'on en juge par la mention « à suivre» qui vient refermer ce troisième tome.
La période Irlandaise s'est tragiquement terminée et Alice devra faire un deuil en ne comptant que sur elle même et surtout pas sur sa mère qui a bien des problèmes à résoudre et pour laquelle il est même dangereux de se pencher sur ceux de sa fille sans la blesser, sans compter sur son père, ni sur l'influençable Adam, son jeune frère, ni sur Peter l'aîné, qui n'a pu qu'observer ce dont les hommes sont capables, et s'est trouvé confronté à la violence, la torture, la perte d'êtres chers.
Malgré quelques longueurs parfois, ce troisième volet amène le lecteur à poursuivre la route auprès d'Alice, à côtoyer les acteurs de sa reconstruction, à analyser les relations qu'elle entretient avec les personnes qu'elle rencontre et la façon dont elle communique dans une société dont le principal souci est l'argent et le pouvoir par l'argent. On y retrouve comme dans les autres romans de Douglas Kennedy, une critique de la société américaine.
Ce troisième tome m'a malgré tout moins emballée que les deux premiers, lenteur dans l'action sauf peut-être à la fin. J'attends tout de même le quatrième tome par curiosité pour savoir ce que deviendra Alice et son entourage.
Lien : https://1001ptitgateau.blogs..
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Kittiwake
  23 juillet 2018
La fin tragique du séjour irlandais renvoie Alice aux Etats-unis. Pour une lente et douloureuse reconstruction, d'autant plus lente que la douleur est une séductrice se qui laisse difficilement éconduire. C'est donc à toute cette période post-traumatique qu'est consacré le troisième opus des souvenirs de la jeune femme, tandis que dans une Amérique qui voit apparaître une peste mortelle qui semble au départ pointer du doigt la population des homosexuels, la famille d'Alice continue ses frasques conjugales. Amitiés, amours, adultères dressent un décor somme toute banal.
L'auteur insiste sur la complexité des liens familiaux, particulièrement entre mère et fille, complexes et toxiques.
C'est sur un fond de Reaganisme, qui voit s'épanouir le consumérisme et le règne d'un capitalisme tout-puissant, sur s'accomplit le destin de la famille Burns.
On parcourt avec compassion ce récit assez réaliste, qu'il se consacre à la grande ou à la petite histoire, et même si Douglas Kennedy n'a plus à faire ses preuves en tant que conteur addictif, on ne peut qu'être à nouveau convaincu par son talent.
Il manque peut-être un peu de suspens, d'un mystère à élucider , les activités du père et des frères ne sont pas suffisamment obscures pour remplir ce rôle.
Belle saga, dont les 1000 et quelques pages se parcourent avec un grand plaisir.
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elleaimelire
  23 janvier 2019
J'avais lu le premier tome en début d'année dernière, et j'avais attendu septembre dernier pour lire le deuxième… Je m'étais alors dit que je n'attendrais pas autant pour lire le troisième… Mais le temps a encore passé, et c'est ma mère qui m'a offert finalement à Noël ce dernier tome.
J'ai donc ouvert ce troisième tome de la symphonie du hasard avec grand plaisir et surtout une grande attente. le deuxième tome nous laissant sur un drame, il me tardait de connaître la suite.
Dans ce troisième volet, nous retrouvons Alice de retour aux Etats-Unis après une année passée en Irlande et qui s'est achevée sur un drame. Elle souffre d'un choc post-traumatique, mais pour s'en sortir, et penser à autre chose, elle décide de poursuivre ses études. A l'issue de celles-ci, elle accepte un poste de professeure dans une université, loin des grandes villes. Elle a besoin de tranquillité pour réapprendre à vivre. Ces quelques années au calme lui permettent de se retrouver et lui redonnent l'envie de retourner à New York pour enfin se lancer dans le monde de l'édition.
"Les situations comme ça, ça te prouve bien que, dans la vie, il y a ceux qui survivent à une vraie tragédie et ceux qui se laissent abattre par une flaque d'eau."
Parce qu'au début de ce tome, Alice va mal. le traumatisme des évènements irlandais est fort, alors elle trouve refuge dans ses études, puis dans son emploi d'enseignante. Aimer à nouveau, et s'abandonner lui fait très peur. Elle préfère alors une relation sans engagement. le temps l'aide à se reconstruire, mais elle reste sur la défensive. le stress post-traumatique est toujours présent et très profond. Un petit bruit peut la faire sursauter et paniquer. Elle ressent un grand vide au fond d'elle, et parfois l'envie de ne plus exister.
"Ce requin, dans le film… C'est le chagrin que je ressens tous les jours. Il fait des cercles autour de moi, il est de plus en plus menaçant. Et puis il passe à l'attaque, et m'arrache un morceau de chair, mais sans me tuer pour autant. Ce qui n'est pas tout à fait une bonne chose, parce qu'une grande partie de mon esprit n'a plus envie d'exister."
Douglas Kennedy continue de faire évoluer ses personnages et la famille Burns plus particulièrement. Les liens entre les membres évoluent, Certains préféreront l'honnêteté et trahiront publiquement les autres. Cela pose une question fondamentale : par amour pour sa famille, doit-on taire la mauvaise conduite d'un des nôtres, ou au contraire, la morale passe-t-elle avant ?
"Quand tu auras des enfants, tu comprendras très vite que tu ne peux pas t'empêcher de leur faire du mal. Parce que tout ton foutoir se mêle à leur innocence initiale pour former leur propre foutoir, et tu passes l'essentiel du restant de ta vie à regretter ce que tu leur as transmis. La famille est un foutoir, mais c'est notre foutoir. C'est peut-être un peu maladroit comme manière de te demander pardon, mais…"
Confiance, mensonges, secrets, dissimulations, trahison, la famille Burns passe par toutes ces phases. La famille se disloque, petit à petit. Et finalement, il se dégage une grande solitude pour chacun des membres…
"Il n'y a pas pire endroit qu'une famille mal assortie pour se sentir seul."
Dans ce troisième tome le sida est aussi un élément important. le monde artistique et littéraire new-yorkais est touché. Il y a de plus en plus de malades dans l'entourage d'Alice, et pour l'instant on ne sait pas encore à propos de cette maladie.
Si ce troisième tome n'a pas été mon préféré, j'ai quand même beaucoup apprécié cette lecture. Douglas Kennedy sait si bien dresser le tableau de la société américaine. Mais surtout, je me suis vraiment attachée au personnage d'Alice. Au fil des trois tomes, j'ai aimé sa force de caractère, ses convictions. Elle est pour moi une femme moderne, indépendante qui n'a pas besoin des autres pour exister et être elle-même. Elle est aussi une femme de passion, elle suit ses intuitions et cela est primordial dans son métier.
"C'est ce qui fait de nous des êtres humains : on ne se comprend jamais complètement soi-même. C'est ça, l'ombre : la confusion qui règne en nous."
Ce dernier volet se termine avec une mention « à suivre« … Je ne sais pas ce que cela nous promet, mais il me tarde de lire la suite. J'ai tellement envie de continuer à suivre Alice dans sa vie ! Je ne peux pas la laisser à la fin de ce tome.
En bref, ce dernier tome de la symphonie du hasard nous emmène jusque dans les années 1980, avec le début du sida, et les débuts d'Alice dans le métier d'éditrice. C'est aussi un tome décisif dans les relations familiales des Burns. Les personnalités se dévoilent…
Lien : https://ellemlireblog.wordpr..
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motspourmots
  17 juillet 2018
Suite et fin (en principe) de la saga bâtie autour de la famille Burns, dans l'Amérique des années 70-80 avec en toile de fond l'évolution de la société américaine au gré des choix politiques... Nixon, Carter puis les années Reagan et le règne de la finance. Des aventures que l'on suit toujours avec autant de plaisir...
A la fin du Livre 2, nous avions laissé Alice en plein drame dans le chaos de Dublin. La voici de retour à New York où elle ne tarde pas à fuir une nouvelle fois le carcan familial... question de survie. Elle termine son cursus universitaire et parvient à trouver un poste d'enseignante dans une petite université du Vermont, loin de New York et d'une effervescence qu'elle ne se sent toujours pas de taille à affronter. Les relations familiales sont distendues au maximum et Alice, au milieu de tout ça tente de se reconstruire en évitant de donner prise à la folie qui semble gouverner les comportements des membres de sa famille. Peter (le frère aîné), publie un livre sur son expérience au Chili et connait un relatif succès tandis que Adam (le benjamin), se transforme en star des marchés financiers et accumule les millions de dollars. Leurs parents divorcent ce qui donne des ailes à Brenda Burns qui devient la reine de l'immobilier tandis que la carrière de son désormais ex-mari décline. de son côté, Alice accepte enfin un poste dans l'édition, s'installe à Manhattan et découvre qu'elle est plutôt douée pour ce métier... S'il n'y avait pas cette famille et son paquet de névroses, la vie pourrait presque prendre un tour agréable.
Dans ce troisième volet, on assiste à l'avènement de l'argent roi dans une Amérique qui valorise plus que jamais les "money makers" ; on croise Donald Trump alors roi du business immobilier et l'on sent à chaque page le poids des billets verts, y compris dans son influence sur les métiers de l'édition à quoi s'ajoutent l'importance de l'image et l'impact de la célébrité. On suit avec intérêt le parcours d'Alice et notamment son apprentissage dans ce métier passionnant dans lequel sa famille va néanmoins trouver le moyen d'interférer, Peter en tant qu'auteur n'ayant pas de meilleure source d'inspiration que ceux qui l'entourent (et qui, il faut le reconnaitre représentent de sérieux sujets d'étude). Bref, ça craque de partout et on ne peut être qu'admiratif envers cette jeune femme qui parvient à garder la tête froide et à se construire une vie malgré les lourds cailloux dans ses chaussures. Oui, on l'aime bien Alice, et on espère que ce qui l'attend désormais lui offrira des perspectives plus douces, armée comme elle l'est à présent même si la question de savoir si l'on peut maitriser son destin n'est toujours pas réglée (et ne le sera certainement jamais).
A la fin, il est écrit "à suivre"... Bizarre puisque ce tome est censé être le dernier. Et que, si tout ceci se lit avec un plaisir indéniable, il n'est pas certain que cette Symphonie n'aurait pas été tout aussi efficace en un seul morceau de 500 ou 600 pages. Comme l'auteur avait su le faire avec sa saga palpitante, La poursuite du bonheur qui couvrait pourtant une période bien plus étendue. On a quand même une impression de dilatation volontaire, comme une illustration des débordements des enjeux économiques sur les purs enjeux littéraires. Et ça, c'est très dommage.
Ceci dit, je ne peux résister à livrer cet extrait dans lequel le mentor d'Alice lui explique la relation entre un écrivain et son éditeur, que l'on imagine tiré de la propre expérience de l'auteur : "Ne te figure jamais que tu peux écrire à la place d'un auteur. Garde toujours à l'esprit qu'un écrivain, quels que soient sa réussite et/ou son talent, est un amas ambulant d'insécurités et de névroses. Ton travail, c'est de gérer tout leur passif, y compris leurs doutes par rapport à eux-mêmes, leur crainte de l'échec, et l'inquiétude de ne jamais parvenir à reproduire leurs succès passés, s'extraire de la masse ou boucler le prochain chapitre. Il faut aussi que tu comprennes que l'écriture c'est du bluff, un abus de confiance qu'on s'accorde à soi-même, et que les auteurs sont obligés de réitérer chaque jour. Ce qui fait que la majorité d'entre eux sont en même temps dénués d'assurance et terriblement narcissiques."
Lien : http://www.motspourmots.fr/2..
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celinedr
  18 mai 2018
Ainsi s'achève La symphonie du hasard. Avec un dernier opus qui n'aura pas totalement su me séduire autant que les deux premiers ( un peu lourde cette phrase, non ?! ) Il faut dire que les livres 1 et 2 furent proches du coup de coeur.
Néanmoins, j'apprécie toujours autant l'histoire de la famille Burns, dont chaque membre semble conquérir New York à sa façon, et le fond historique très présent, celui des années Reagan dans ce volume. Ici, le capitalisme règne en maitre absolu et les Burns en tirent profit, ce qui ne sera pas sans conséquences. L'argent et les revers de sa médaille…Wall Street et ses dérives d'un côté, le mode de l'édition de l'autre. Quand finance et littérature se rejoignent au coeur d'une société de consumérisme. J'ai aimé entrer dans ces deux mondes, remarquablement narrés tout comme celui du monde universitaire. Puis…en se plongeant dans les années 80, Douglas Kennedy ne pouvait omettre de parler du sida et de ses ravages. Des passages poignants du livre.
Je trouve les portraits de cette famille particulièrement réussis. Ils sont très travaillés, particulièrement fouillés. Ils prennent vie. Je fais notamment référence à la narratrice : Alice Burns qui est absolument fabuleuse. Une jeune femme moderne, ambitieuse, forte et écorchée à la fois. Complexe et intéressante. Une jeune femme qui se noie dans le travail pour survivre mais qui n'en oublie pas pour autant de saisir les opportunités qui jonchent son chemin. Une famille et ses querelles qui peuvent atteindre des sommets. Jalousie, volonté de réussite, souci de justice ? Certains seraient prêts à tout pour briller, quitte à écraser les siens. Une réalité difficile mais malheureusement bien réelle.
Une saga très intéressante qui allie des personnages fictifs, des situations inventées à un fond historique qui a toute son importance. du bon Douglas Kennedy que je vous conseille de découvrir sans plus attendre. Ses talents de conteur ne sont plus à prouver. Monsieur Kennedy, par une écriture fluide, nous emporte. Il ponctue ses écrits par des révélations qui sonnent à la fois simples et justes.
Et ce A suivre… qui attise bien évidemment ma curiosité !!! Un A suivre… à prendre au sens premier du terme et donc qui laisse présager un quatrième volume ou un A suivre…qui signifie que la vie d'Alice va se poursuivre ? Si vous avez des infos…;-)
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critiques presse (1)
LeFigaro   02 mai 2018
Un ouvrage aux traits autobiographiques qui promet plein de rebondissements.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (33) Voir plus Ajouter une citation
Louise1200Louise1200   19 avril 2019
L'ennui est à l'origine de bien des maux : il corrompt l'image que nous avons de nous-même et nous rend hargneux envers les autres, que nous tenons pour responsables de la morosité qui nous hante jour après jour.
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alainmartinezalainmartinez   22 juin 2018
Personnellement je préfère ne pas me fier au cinéma, sinon je risque d’être terriblement déçu en arrivant à Alger… C’est grosso modo comme La Havane, mais en musulman, et sur la Méditerranée : c’est-à-dire socialiste et, en conséquence, privé de tout.
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rkhettaouirkhettaoui   05 mai 2018
quand tu auras des enfants, tu comprendras très vite que tu ne peux pas t’empêcher de leur faire du mal. Parce que tout ton foutoir se mêle à leur innocence initiale pour former leur propre foutoir, et tu passes l’essentiel du restant de ta vie à regretter ce que tu leur as transmis. La famille est un foutoir, mais c’est notre foutoir.
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paulotletpaulotlet   19 janvier 2019
Notre vie doit-elle inévitablement en passer par l'ennui, la tristesse, la tragédie... pour connaître des moments de véritable éblouissement? Au bout du compte, à quoi tout cela sert-il, et pourquoi est-ce si pénible?
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alainmartinezalainmartinez   22 juin 2018
« Quitte à élire un acteur, a soupiré Howie pendant le discours de Reagan, on n’aurait pas pu choisir Redford ? Ou Newman ?
— Ils sont trop instruits et trop libéraux, a répondu Duncan.
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Videos de Douglas Kennedy (71) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Douglas Kennedy
Extrait de "La Symphonie du hasard 3" de Douglas Kennedy lu par Ingrid Donnadieu. Editions Audiolib. Parution le 17 avril 2019.
Pour en savoir plus : https://www.audiolib.fr/livre-audio/la-symphonie-du-hasard-3-9782367625799
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