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Bernard Cohen (Traducteur)
ISBN : 2266100289
Éditeur : Pocket (03/06/2004)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.59/5 (sur 756 notes)
Résumé :
Jeune golden boy au talent exceptionnel, Ned Allen peut se targuer d'avoir réussi puisqu'il est responsable de la vente d'espaces publicitaires pour CompuWorld, un des magazines d'informatique les plus performants du marché. Avec Lizzie, sa femme, il profite de la vie trépidante de Manhattan, dépense sans compter et voit l'avenir en rose.
Jusqu'au jour où CompuWorld est brusquement racheté par un concurrent et Ned licencié. Un coup de gueule... un coup de poi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (41) Voir plus Ajouter une critique
Louis_LUCAS
  18 février 2017
Troisième roman de Douglas Kennedy, "Les désarrois de Ned Allen" propose au lecteur une plongée dans le milieu informatique à travers le personnage de Ned Allen, commercial spécialisé dans la vente d'espaces publicitaires pour un magazine. Peu glamour sur le papier, ce roman, par ailleurs parfaitement documenté, s'inscrit dans la veine de ses deux prédécesseurs et joue la carte du suspense pour faire avancer son intrigue.
Alors que "Cul de sac" séduisait par son dépaysement et que "L'homme qui voulait vivre sa vie" dépassait largement le cadre confiné du genre, "Les désarrois de Ned Allen" surprend par la sobriété de l'histoire mais également par le développement des personnages beaucoup moins étoffés qu'à l'accoutumée. On sent que l'auteur a voulu écrire un roman sur l'agent et appuie sa démonstration sur sa connaissance des milieux financiers dont il nous avait par ailleurs montré l'étendue dans l'essai "Combien ?". Tout comme dans dans "L'homme qui voulait vivre sa vie", Douglas Kennedy donne une vision très critique du matérialisme de son personnage principal, une approche qui, une fois encore, évoque Bret Easton Ellis mais l'influence est toutefois moins prégnante que dans le roman précédent.
L'histoire est rythmée, suit un schéma efficace et maintient l'intérêt du lecteur de la première à la dernière page avec à la clef quelques sympathiques rebondissements et un héros bousculé comme il se doit. Toutefois, on sent que l'auteur est arrivé au bout de son concept initial, qu'avec ce roman, il se retrouve dans une impasse artistique tant il donne l'impression de proposer une synthèse entre "Cul de sac" et "L'homme qui voulait vivre sa vie". Les grands thèmes qu'il développera par la suite comme le libre-arbitre et ses conséquences sont déjà là, en filigrane mais il ne parvient pas encore à leur donner un écrin digne de ce nom.
Comme chacun sait, ce roman provoquera une rupture avec le milieu littéraire américain et lui vaudra quelques années de disette sur sa terre natale. Ce sera un mal pour un bien puisqu'en découlera une véritable remise en cause et un changement de cap radical dont "La poursuite du bonheur" sera la première pierre.
"Les désarrois de Ned Allen" n'est pas pour autant un mauvais roman, bien au contraire. Il possède une place importante dans la bibliographie de l'auteur car il clôt une sorte de cycle même si, avec le recul, il présente de nombreuses ressemblances avec "Rien ne va plus" au point de donner l'impression d'en être une version "bêta". Bien entendu, les personnages sont différents, l'un se déroule dans le milieu informatique, l'autre dans le milieu de la télévision, toutefois les parcours de Ned Allen et de David Armitage possèdent de nombreuses similitudes : un ennemi au bras long qui réduit à néant chaque renaissance, un décryptage non sans humour d'un milieu sans foi ni loi et des relations amoureuses plus que compliquées.
Je n'irais pas plus loin dans la démonstration car ce sont deux romans bien distincts mais cela démontre, si besoin était, comment Douglas Kennedy parvient à se renouveler, à avancer roman après roman pour donner corps et identité à une oeuvre dont chaque pièce mérite que l'on s'y attarde.
Pour ceux qui lisent régulièrement mes critiques, je dirais seulement : ça y est, j'ai terminé et il me reste maintenant de longs mois à attendre avant de retrouver cette plume dont je ne me lasse pas.
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mariech
  28 mai 2012
Ned Allen est un jeune goden boy des années 90 , il travaille dans la publicité , vit dans un luxueux appartement avec sa femme Lizzie , bref tout lui réussit , même si sa réussite a des pieds d'argile , en effet , Ned et Lizzie vivent largement au-dessus de leurs moyens , n'ont aucun argent de côté , n'ont pas de véritables amis .
Un jour , tout s'effondre , Ned perd son travail et donc perd tout , plus d'argent , bientôt sa femme le mettra dehors pour ne pas perdre son standing , plus d'appartement luxueux , plus d'assurance maladie ...
Un portrait sans concessions des années 90 à New-York , sur toute cette génération qui voue un culte aux Dieux Argent et Réussite sociale , avec les rebondissements habituels de l'auteur .
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mcd30
  12 mai 2018
Les désarrois de Ned Allen furent les miens au bout de 200 très laborieuses pages, j'ai refermé le livre. Exit Douglas Kennedy, je suis tombée de mal en pis.
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carre
  05 avril 2012
Ned Allen travaille dans la publicité avec sa compagne, ils mènent une vie de nantis fréquentant des gens de leur statut. Carriériste dans l'âme, l'amitié se donne suivant la couleur de votre carte de crédit. Mais voilà, chaque médalle à son revers et Ned va se retrouver sur la touche après le rachat de sa société. Les emmerdes n 'ont pas fini de tomber sur sa tête.
Critique acerbe de l'ultra libéralisme, qui élimine l'humain au profit de la rentabilité, Kennedy dévoile les ravages causés par ce choix de société.
Mais si le récit se lit avec facilitité et un certain plaisir, Ce roman de Douglas Kennedy marche sur le mode alternatif, et je regrette le Kennedy qui m'avait emballé avec "La poursuite du bonheur" ou " L'homme qui voulait vivre sa vie". Un Kennedy mineur.
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Jordanher
  02 avril 2013
Ned, un personnage que tout le monde aimerait devenir, moi y compris. Cette personne est au sommet de son art, il marié à une certaine Lizzie, habitant dans l'un des plus beaux pays du monde. Mais l'une des choses les plus importante dans la vie de cet homme, c'est son métier. Oui Monsieur Allen est un personnage qui travaille dans la publicité. Il est très important et respecté dans le monde de l'informatique. Adulé dans son entreprise et dans sa profession, il travaille pour un magazine appelé "Compuworld".
Tout se passe bien dans la vie de cet homme jusqu'au moment où tout va basculer, lors de la finalisation d'un contrat effectué avec une grand enseigne. Sa vie va changer. La vie de Ned va prendre des horizons dont il n'avait jamais imaginé. Il va à la fois mettre en péril son avenir professionnel mais aussi son mariage.
La question que l'on doit se poser est la suivante; "comment cet homme tant apprécié va t-il partir autant à la dérive?"
Mais je vous rassure, vous n'êtes pas au bout de vos surprises....
J'en suis à mon quatrième roman de cet auteur et à chaque fois je me pose la même question : "Va t-il arriver le jour où je vais être déçu par l'un de ses livres"...Je ne l'espère pas. Surtout qu'encore une fois, j'ai adoré ce livre. Je me suis attaché aux personnages et à l'histoire de Ned et de Lizzie. Je me suis même beaucoup identifié au personnage de Ned vu que son domaine est les nouvelles technologies. J'en suis moi-même passionné et j'aimerai en faire mon métier.
Comme au début de chacun de ses livres, Douglas Kennedy passe beaucoup de temps à donner énormément de détails, cela peut paraître de temps en temps trop, mais dès que l'intrigue commence on ne peut plus s'arrêter de lire. On a envie de connaître la suite, de voir comment le personnage va s'en sortir.
J'ai quand même était un peu déçu de la fin du livre au niveau de son avenir professionnel. Nous restons dans le flou même si je me fais ma propre idée concernant la suite.
Encore une fois, cet auteur à vraiment une imagination débordante. Et ayant lu désormais plusieurs de ses livres,je peux le dire maintenant "Monsieur Kennedy vous êtes mon auteur préféré.
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
Delire2014Delire2014   15 juillet 2019
- Vers huit heures et demie.
- Mensonge! Vous avez fait votre apparition à huit heures trente-six. Ce qui fait un retard de combien de minutes?
- Le trafic a été interrompu dans le métro. Quelqu'un s'est jeté sous une rame à la station de la 34e rue. J'ai même pensé qu'il devait travailler ici..."
Il y a eu quelques gloussements étouffés dans les alentours. En voyant le visage de Rubinek virer à l'écarlate, signe qu'il était prêt à fondre sur le premier venu, mes compagnons d'infortune se sont vite ressaisis.
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Delire2014Delire2014   15 juillet 2019
Maintenant, vous allez peut-être avoir droit au must, au test ab-so-lu-ment crétin "définissez-vous en 2 mots." N'oubliez pas: "Armé et dangereux" n'est PAS une bonne réponse!
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jovidalensjovidalens   15 mai 2015
A mon avis, la prestance n'est qu'une arme de plus dans la guerre de la vente, qui vous avantage auprès des clients, et vous fait remarquer par vos supérieurs. Autrement c'est de la frime et rien d'autre. Combien j'en ai connus, des raseurs qui relèvent leur bouton de manchette en diamants pour laisser apparaître une Rolex à 5 patates, ou qui me gonflent en me racontant pour la énième fois qu'ils sont vraiment arrivés dans la vie le jour où ils se sont payé une Porsche 911 ! Dans ces cas-là, je feins d'être impressionné, pourtant en moi-même je me dis qu'un gagnant se repère non à sa montre en or massif, mais à une seule chose : sa capacité à "conclure".
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bibisomebibisome   25 octobre 2014
nous essayons tellement de planifier notre vie, tous! Comme des gosses avec un jeu de construction, nous posons les cubes l'un par dessus l'autre, le travail,la masion, la famille,les innombrables objets absurdes que nous avons accumulés autour de nous,et nous les montons toujours plus haut en priant pour que l'édifice reste stable et solide. Mais s'il y a bien une leçon que nous donne la vie d'adulte, c'est que rien n'est stable, ni solide, ni durable.et qu'il 'y a même pas besoin d'un tremblement de terre :un seul faux mouvement suffit
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jovidalensjovidalens   27 mai 2015
"Fiche le camp. Va mourir !"
J'en suis resté paralysé. Seuls mes yeux bougeaient; errant dans tous les sens, parcourant les lieux à la recherche...A la recherche de quoi ? D'une photo de mariage, d'un souvenir de vacances, d'une babiole achetée ensemble, d'un petit symbole dérisoire mais qui aurait eu la force magique de nous sortir de ce marasme, de nous faire rire tous les deux, de nous réconcilier. Mais je n'ai vu que des meubles design, des parquets vitrifiés, de grandes fenêtres cintrées où le paysage urbain profilait toutes ses promesses verticales. Et soudain, je me suis dit : "Il n'y a rien ici qui vienne de nous, ici. Rien."
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Videos de Douglas Kennedy (71) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Douglas Kennedy
Extrait de "La Symphonie du hasard 3" de Douglas Kennedy lu par Ingrid Donnadieu. Editions Audiolib. Parution le 17 avril 2019.
Pour en savoir plus : https://www.audiolib.fr/livre-audio/la-symphonie-du-hasard-3-9782367625799
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