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Bernard Cohen (Traducteur)
EAN : 9782266100281
528 pages
Éditeur : Pocket (03/06/2004)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.59/5 (sur 817 notes)
Résumé :
Jeune golden boy au talent exceptionnel, Ned Allen peut se targuer d'avoir réussi puisqu'il est responsable de la vente d'espaces publicitaires pour CompuWorld, un des magazines d'informatique les plus performants du marché. Avec Lizzie, sa femme, il profite de la vie trépidante de Manhattan, dépense sans compter et voit l'avenir en rose.
Jusqu'au jour où CompuWorld est brusquement racheté par un concurrent et Ned licencié. Un coup de gueule... un coup de poi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (48) Voir plus Ajouter une critique
Louis_LUCAS
  18 février 2017
Troisième roman de Douglas Kennedy, "Les désarrois de Ned Allen" propose au lecteur une plongée dans le milieu informatique à travers le personnage de Ned Allen, commercial spécialisé dans la vente d'espaces publicitaires pour un magazine. Peu glamour sur le papier, ce roman, par ailleurs parfaitement documenté, s'inscrit dans la veine de ses deux prédécesseurs et joue la carte du suspense pour faire avancer son intrigue.
Alors que "Cul de sac" séduisait par son dépaysement et que "L'homme qui voulait vivre sa vie" dépassait largement le cadre confiné du genre, "Les désarrois de Ned Allen" surprend par la sobriété de l'histoire mais également par le développement des personnages beaucoup moins étoffés qu'à l'accoutumée. On sent que l'auteur a voulu écrire un roman sur l'agent et appuie sa démonstration sur sa connaissance des milieux financiers dont il nous avait par ailleurs montré l'étendue dans l'essai "Combien ?". Tout comme dans dans "L'homme qui voulait vivre sa vie", Douglas Kennedy donne une vision très critique du matérialisme de son personnage principal, une approche qui, une fois encore, évoque Bret Easton Ellis mais l'influence est toutefois moins prégnante que dans le roman précédent.
L'histoire est rythmée, suit un schéma efficace et maintient l'intérêt du lecteur de la première à la dernière page avec à la clef quelques sympathiques rebondissements et un héros bousculé comme il se doit. Toutefois, on sent que l'auteur est arrivé au bout de son concept initial, qu'avec ce roman, il se retrouve dans une impasse artistique tant il donne l'impression de proposer une synthèse entre "Cul de sac" et "L'homme qui voulait vivre sa vie". Les grands thèmes qu'il développera par la suite comme le libre-arbitre et ses conséquences sont déjà là, en filigrane mais il ne parvient pas encore à leur donner un écrin digne de ce nom.
Comme chacun sait, ce roman provoquera une rupture avec le milieu littéraire américain et lui vaudra quelques années de disette sur sa terre natale. Ce sera un mal pour un bien puisqu'en découlera une véritable remise en cause et un changement de cap radical dont "La poursuite du bonheur" sera la première pierre.
"Les désarrois de Ned Allen" n'est pas pour autant un mauvais roman, bien au contraire. Il possède une place importante dans la bibliographie de l'auteur car il clôt une sorte de cycle même si, avec le recul, il présente de nombreuses ressemblances avec "Rien ne va plus" au point de donner l'impression d'en être une version "bêta". Bien entendu, les personnages sont différents, l'un se déroule dans le milieu informatique, l'autre dans le milieu de la télévision, toutefois les parcours de Ned Allen et de David Armitage possèdent de nombreuses similitudes : un ennemi au bras long qui réduit à néant chaque renaissance, un décryptage non sans humour d'un milieu sans foi ni loi et des relations amoureuses plus que compliquées.
Je n'irais pas plus loin dans la démonstration car ce sont deux romans bien distincts mais cela démontre, si besoin était, comment Douglas Kennedy parvient à se renouveler, à avancer roman après roman pour donner corps et identité à une oeuvre dont chaque pièce mérite que l'on s'y attarde.
Pour ceux qui lisent régulièrement mes critiques, je dirais seulement : ça y est, j'ai terminé et il me reste maintenant de longs mois à attendre avant de retrouver cette plume dont je ne me lasse pas.
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mariech
  28 mai 2012
Ned Allen est un jeune goden boy des années 90 , il travaille dans la publicité , vit dans un luxueux appartement avec sa femme Lizzie , bref tout lui réussit , même si sa réussite a des pieds d'argile , en effet , Ned et Lizzie vivent largement au-dessus de leurs moyens , n'ont aucun argent de côté , n'ont pas de véritables amis .
Un jour , tout s'effondre , Ned perd son travail et donc perd tout , plus d'argent , bientôt sa femme le mettra dehors pour ne pas perdre son standing , plus d'appartement luxueux , plus d'assurance maladie ...
Un portrait sans concessions des années 90 à New-York , sur toute cette génération qui voue un culte aux Dieux Argent et Réussite sociale , avec les rebondissements habituels de l'auteur .
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SophieWag
  09 octobre 2020
Commande de son éditeur américain, désireux de surfer sur la vague du succès de "l'homme qui voulait vivre sa vie", ce roman de Doug n'est pas son meilleur!
Ned Allen est un goden boy new yorkais qui vend des espaces de pub pour un magazine appelé "Compuworld". Marié à Lizzie qui partage ses valeurs, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.Tout se passe bien dans la vie de cet homme jusqu'au moment où tout va basculer, lorsque son entreprise est rachetée par un concurrent qui va le licencier. Un thème cher à l'auteur, la brusque descente aux enfers d'un homme à qui tout souriait peu auparavant. Un roman qui se laisse lire mais qui ne sera pas inoubliable!
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mcd30
  12 mai 2018
Les désarrois de Ned Allen furent les miens au bout de 200 très laborieuses pages, j'ai refermé le livre. Exit Douglas Kennedy, je suis tombée de mal en pis.
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carre
  05 avril 2012
Ned Allen travaille dans la publicité avec sa compagne, ils mènent une vie de nantis fréquentant des gens de leur statut. Carriériste dans l'âme, l'amitié se donne suivant la couleur de votre carte de crédit. Mais voilà, chaque médalle à son revers et Ned va se retrouver sur la touche après le rachat de sa société. Les emmerdes n 'ont pas fini de tomber sur sa tête.
Critique acerbe de l'ultra libéralisme, qui élimine l'humain au profit de la rentabilité, Kennedy dévoile les ravages causés par ce choix de société.
Mais si le récit se lit avec facilitité et un certain plaisir, Ce roman de Douglas Kennedy marche sur le mode alternatif, et je regrette le Kennedy qui m'avait emballé avec "La poursuite du bonheur" ou " L'homme qui voulait vivre sa vie". Un Kennedy mineur.
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
jovidalensjovidalens   15 mai 2015
A mon avis, la prestance n'est qu'une arme de plus dans la guerre de la vente, qui vous avantage auprès des clients, et vous fait remarquer par vos supérieurs. Autrement c'est de la frime et rien d'autre. Combien j'en ai connus, des raseurs qui relèvent leur bouton de manchette en diamants pour laisser apparaître une Rolex à 5 patates, ou qui me gonflent en me racontant pour la énième fois qu'ils sont vraiment arrivés dans la vie le jour où ils se sont payé une Porsche 911 ! Dans ces cas-là, je feins d'être impressionné, pourtant en moi-même je me dis qu'un gagnant se repère non à sa montre en or massif, mais à une seule chose : sa capacité à "conclure".
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bibisomebibisome   25 octobre 2014
nous essayons tellement de planifier notre vie, tous! Comme des gosses avec un jeu de construction, nous posons les cubes l'un par dessus l'autre, le travail,la masion, la famille,les innombrables objets absurdes que nous avons accumulés autour de nous,et nous les montons toujours plus haut en priant pour que l'édifice reste stable et solide. Mais s'il y a bien une leçon que nous donne la vie d'adulte, c'est que rien n'est stable, ni solide, ni durable.et qu'il 'y a même pas besoin d'un tremblement de terre :un seul faux mouvement suffit
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jovidalensjovidalens   27 mai 2015
"Fiche le camp. Va mourir !"
J'en suis resté paralysé. Seuls mes yeux bougeaient; errant dans tous les sens, parcourant les lieux à la recherche...A la recherche de quoi ? D'une photo de mariage, d'un souvenir de vacances, d'une babiole achetée ensemble, d'un petit symbole dérisoire mais qui aurait eu la force magique de nous sortir de ce marasme, de nous faire rire tous les deux, de nous réconcilier. Mais je n'ai vu que des meubles design, des parquets vitrifiés, de grandes fenêtres cintrées où le paysage urbain profilait toutes ses promesses verticales. Et soudain, je me suis dit : "Il n'y a rien ici qui vienne de nous, ici. Rien."
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dido600dido600   10 avril 2014
La voie juste conduit le long d’une corde raide qui n’est pas tendue dans les airs, mais juste au-dessus du sol. Elle semble plus conçue pour faire trébucher que pour être parcourue.

À partir d’un certain point, il n’y a plus de retour. C’est ce point qu’il faut atteindre.
Franz Kafka
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jovidalensjovidalens   31 mai 2015
Courir à Stuyvesant Town, frapper à la porte de Debbie, tomber dans ses bras, attirer Raul contre moi, lui dire qu'il était désormais mon fils, glorifier les valeurs familiales, répéter qu'elles seules comptent, et puis, les rires succédant aux larmes, partir tous les trois dans le soleil couchant , enlacés.
Si seulement le scénario de l'existence s'écrivait à Hollywood...
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Vidéo de Douglas Kennedy
Dans cette vidéo, je vous invite à découvrir un sujet peu présent dans la littérature : l'autisme au féminin ! Et plus spécifiquement du syndrome d'Asperger. Pourquoi, d'ailleurs, y aurait-il un "autisme au féminin" ? Je vous explique tout ça, à partir du travail et de l’œuvre de Julie Dachez, et vous amène à la rencontre de romans ayant pour héroïnes des jeunes filles autistes.
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