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Joona Linna tome 4 sur 9
EAN : 9782330038588
384 pages
Actes Sud (05/11/2014)
4.09/5   668 notes
Résumé :
Une froide nuit d'hiver à Stockholm. Un jeune homme est retrouvé errant le long d'une voie ferrée. Il souffre d'hypothermie et à l'hôpital on découvre qu'il a également contracté la maladie du légionnaire. Il s'agit d'un garçon disparu depuis de nombreuses années.
L'une des dernières victimes supposées du tueur en série Jurek Walter.
Mais qu'en est-il de sa petite sœur, disparue en même temps que lui à l'époque ?
Le temps presse. Quant à Joona L... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (77) Voir plus Ajouter une critique
4,09

sur 668 notes
Jurek Walter, alias le marchand de sable, tueur en série fièrement arboré sur le cv, fut arrêté par Joona Linna. Son lieu de villégiature depuis dix années et le millénaire à venir, une unité spécialisée dont on ne s'évade pas.
Fin de l'histoire, me direz-vous.
Que nenni.
Treize ans auparavant, un frère et une soeur disparurent subitement.
La faute à m'sieur Jurek, très vraisemblablement.
Aussi, lorsqu'on découvrit récemment un jeune homme perdu, dénutri, présentant les traits du gamin enlevé jadis, il n'était pas complètement con de supputer que sa soeur pouvait bien encore être de ce triste monde itou.
Une course contre la mort venait d'être lancée.
Le marchand de sable comme arbitre manipulateur d'une partie qui allait laisser pas mal de protagonistes sur le carreau.

Je découvre Lars Kepler et suis complètement accro.
Accro à ce récit d'une originalité folle.
Accro à cette tension savamment entretenue.
Accro à cette plume tranchante nourrie à l'encre de sang.
Accrobranche mais ceci est une autre histoire.

Le marchand de sable faillira magistralement à sa réputation car plutôt que de vous anesthésier, il fera ici office de dynamiteur de sommeil, de cauchemar éveillé ambulant et le pire, c'est que vous en redemanderez.
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On retrouve dans l'écriture à quatre mains de Lars Kepler tous les ingrédients qui font la force narrative si particulière e entêtante de ce roman.
Il est clair que les auteurs maîtrisent l'art du thriller psychologique, mais aussi de l'enquête procédurale et du suspense.

Cette intrigue à tiroirs fascine par sa profondeur et explore la manipulation psychologique. Comme dans la vraie vie, les dédales de l'âme sont insondables.
Sauf pour certains auteurs diaboliques comme Lars Kepler.
Diabolique sera également la course-poursuite et la chasse à l'homme pour stopper le mal.

Jamais de temps mort, jamais de faille. Il faut garder les yeux bien ouverts, car tel le Petit Poucet les pistes sont semées, suggérées et le lecteur doit faire un exercice de réflexion afin d'assembler toutes les pièces qui lui sont données.

Hémoglobine grand cru, sueurs froides, palpitations, frustrations suivies de peur, le marchand de sable vous fera passer de mauvaises nuits !


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Ma première lecture de l'auteur bicéphales Lars kepler, m'a bien tenu en haleine. Trop, peut-être au vu des multiples rebondissements qui vont crescendo jusqu'à la dernière page!
Tout cela est machiavélique à souhait, dans une course contre la montre de la fine fleur des flics suédois pour sauver Félicia.
Lars kepler, en bon professionnel du Thiller, joue sur les peurs primales dont se sert son horrifique tueur en série: La disparition des êtres auxquels on tient le plus et l'enfermement sans issue.
Au passage, certains aspects peu reluisants de le politique suédoise des années 50 se révèlent au lecteur.
Et, bien sûr, il y a le froid et la neige pour agrémenter cette omelette norvégienne...Euh, non, suédoise.
De quoi donner à Horusfonck l'envie de continuer la lecture des aventures de Joona et Saga.
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Première incursion dans l'univers littéraire de cet auteur, où devrais-je dire de ces auteurs, puisque les «bébés » de ce couple suédois sont écrits à 2 mains (!).
Que ce soit l'ambiance (très noire), le dynamisme de l'action, la construction de l'intrigue ou les personnages, on n'est pas loin de Millenium (Saga Bauer ne serait-elle pas un nom d'emprunt d'une Lisbeth Salander rattrapée par ses méfaits?…D'ailleurs les auteurs ne se cachent pas d'avoir été influencés par Stieg Larsson.
Même si l'intrigue se tient, j'ai la sensation cependant qu'il eut été plus judicieux de commencer par l'hypnotiseur. Tant pis.
Joona, intrépide et blessé est sur la trace du fou qui l'a contraint à mettre en scène un accident de voiture fatal pour sa femme et sa fille, afin de les mettre à l'abri. Et il n'est pas la seule victime : bien que Jurek Walter se trouve enfermé dans une cellule d'isolement de l'hôpital psychiatrique, sous haute surveillance, il semble bien poursuivre son oeuvre de destruction. Or une de ses victimes, qui avait disparu treize ans plus tôt, refait surface : le jeune homme était enfermé dans un local de béton,. Il est délirant et atteint de légionellose et supplie que l'on délivre sa soeur qui partageait sa captivité.
C'est alors que Saga Bauer, le clone de Lisbeth Salander entre en scène en acceptant d'être internée dans une cellule adjacente de Jurek pour tenter de découvrir où se trouve la soeur du rescapé.

Les chapitres courts se succèdent sans répit : l'action est dense, aucun risque de s'ennuyer. La part de mystère de chaque personnage contribue à renforcer l'attention (et ça d'autant plus quand on a commencé par le dernier de la série…). le psychopathe sous les projecteurs vous dissuaderait de visiter la suède.

Le contexte médical renforce la crédibilité du scénario (même s'il est secondaire : on n'est pas chez Robin Cook). (Je me demande cependant comment les captifs ont été contaminés par la légionelle).

Très belle découverte donc, et pour ceux qui sont tentés par l'aventure, commencez par L'hypnotiseur.

Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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Côté thriller scandinave, rien à dire. C'est rythmé, donc difficile à lâcher. À apprécier sans se poser de questions comme les déplacements du tueur. Un des enfants d'un écrivain est retrouvé après 13 ans de captivité. Celui qui est soupçonné est enfermé dans une cellule psychiatrique et les enquêteurs sont persuadés qu'il a un complice à l'extérieur. C'est à la belle policière que l'on va demander de se faire prisonnière pour, mine de rien, tenter de faire cracher des infos au manipulateur pour trouver où se cache l'autre enfant. Des scènes qui ne sont pas sans rappeler Hannibal Lecter. Frissons garantis.
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critiques presse (2)
Actualitte
04 avril 2017
Le rythme est haletant, comme prédisposé aux attentes du lecteur, sans temps mort, conçu pour le dissuader de toute pause. Vous être prévenus, ce livre crée une dépendance.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Lexpress
08 décembre 2014
C'est écrit efficace et sec, ce qui n'empêche pas les personnages d'exister. On félicitera également ces auteurs suédois d'éviter le folklore polardeux nordique avec ambiance neurasthénique, traumatisme congelé et absorption intempestive de vodka.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (31) Voir plus Ajouter une citation
- Je dois rentrer à la maison, chuchote-t-il. Je m'appelle Mikael Kohler-Frost et je dois rentrer...
- Mikael Kohler-Frost, dit Irma. Vous vous trouvez à l'hôpital Söder et ...
- Elle crie tout le temps !
Irma quitte la salle et hâte le pas pour rejoindre son modeste bureau. Elle referme la porte derrière elle, met ses lunettes, s'installe devant l'ordinateur et ouvre une session. Le nom ne figurant pas dans le registre des patients, elle le cherche dans les archives de l'état-civil.
Là, elle le trouve.
Irma Goodwin tripote inconsciemment la place vide sur son annulaire et lit encore une fois les données concernant le patient qu'elle vient d'examiner.
Mikael Kohler-Frost est mort depuis sept ans, il est enterré au cimetière de Malsta dans la province de Norrtälje.
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Les victimes ne sont pas les personnes qui ont été enlevées ou qui se sont retrouvées dans les tombes, dit-il. Les victimes, ce sont ceux qui sont restés derrière, qui ont attendu… jusqu’à ce qu’ils n’aient plus la force d’attendre.

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Il y a treize ans, Joona avait ouvert une enquête préliminaire qui allait transformer sa vie du tout au tout. Avec son collègue Samuel Mendel, il avait commencé à examiner les cas de deux personnes portées disparues dans la ville de Sollentuna.
La première affaire concernait une femme de cinquante-cinq ans qui avait disparu un soir en promenant son chien. L’animal avait été retrouvé sur un sentier pédestre derrière la supérette Ica Kvantum. Deux jours plus tard, la belle-mère de cette femme avait disparu à son tour sur le court trajet entre son logement pour personnes âgées et le local du Loto.
Il s’avéra qu’on avait aussi perdu la trace de son frère cinq ans auparavant, à Bangkok. Interpol et le ministère des Affaires étrangères avaient été avertis, mais l’homme n’avait jamais été retrouvé.
Il n’existe pas de statistiques compilées des personnes qui disparaissent chaque année dans le monde, mais on sait que le chiffre ferait frémir. Aux États-Unis, elles doivent être près de cent mille, et en Suède environ sept mille.
La plupart réapparaissent, mais le nombre de personnes qui ne refont jamais surface est effarant.
Parmi celles qui ne sont jamais retrouvées, très peu ont été enlevées ou assassinées.
Joona et Samuel étaient tous les deux arrivés assez récemment à la Rikskrim quand ils avaient commencé à s’intéresser aux deux femmes de Sollentuna. Certaines circonstances rappelaient celles de deux disparitions à Örebro deux ans plus tôt.
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[...] ... Jurek arrête le tapis roulant et reprend son souffle en souriant pour lui-même pendant un long moment.

- "Tu dis que tu donnais des cytostatiques à ta mère, des anticancéreux ... Mais ce n'est pas ça que tu faisais.

- Si," sourit-elle.

- "Le médicament que tu décris s'appelle Kodein Receip.

- Un antalgique ?

- Oui, mais on ne donne pas de codéine aux cancéreux, on leur donne des opioïdes actifs, comme la morphine ou le ketogan.

- Pourtant, je me souviens très bien des comprimés, il y avait une barre de cassure sur une face.

- Oui," dit-il seulement.

- "Maman disait que ..."

Elle se tait et son cœur bat tellement fort qu'elle a peur que ça se voie sur son visage. Joona m'a avertie, pense-t-elle. Il m'a dit de ne pas parler de mes parents.

Elle déglutit et regarde le revêtement usé du sol.

Tout va bien, se dit-elle avant de se diriger vers sa chambre.

Ca s'est fait tout seul, elle a parlé un peu trop, mais n'a dit que la vérité.

Elle n'a pas eu le choix. Ne pas répondre à ses questions aurait donné l'impression qu'elle se dérobait. C'était un échange nécessaire, désormais elle ne dira plus rien.

- "Attends," dit Jurek tout doucement.

Elle s'arrête, sans se retourner cependant.

- "Durant toutes ces années, je n'ai pas eu la moindre possibilité de m'évader," poursuit-il. "J'ai compris que mon jugement ne sera jamais révisé, j'ai compris qu'on ne m'accordera jamais de permissions ... Mais maintenant que tu es là, je vais enfin pouvoir m'en aller."

Saga pivote et regarde bien en face ce visage maigre et ces yeux clairs.

- "A quoi je pourrais te servir, moi ?

- Il va falloir quelques jours pour tout préparer," répond-il. "Mais si tu arrives à te procurer des somnifères ... J'ai besoin de cinq comprimés de Valium ...

- Comment veux-tu que j'obtienne ça ?

- Tu restes éveillée, tu soutiens que tu n'arrives pas à dormir, tu demandes dix milligrammes de Valium, tu dissimules le comprimé et retournes te coucher.

- Pourquoi ne le fais-tu pas toi-même ?"

Jurek sourit de ses lèvres blessées.

- "Ils ne me donneront jamais quoi que ce soit, ils ont peur de moi. Mais toi, tu es une Sirène. Tout le monde voit la beauté, personne ne voit la dangerosité." ... [...]
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L'adage veut qu'on aime d'un amour égal tous ses enfants. Pourtant, on les traites différemment.
Mikael était son préféré.
Felicia l'irritait tout le temps, parfois il se fâchait contre elle au point de l'effrayer. C'est assez inconcevable, rétrospectivement. Après tout, c'était lui, l'adulte, et elle, l'enfant.
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Videos de Lars Kepler (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Lars Kepler
Lars Kepler - Incurables
Rencontre avec Lars Kepler. "Incurables" aux éditions Actes Sud http://www.mollat.com/livres/kepler-l... "Le marchand de sable" aux éditions Actes Sud http://www.mollat.com/livres/kepler-l... Notes de Musique : “Polar Icecaps” (by Dennis Hermanson/Richard Skidmore). Free Music Archives.
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