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EAN : 9782072945564
Éditeur : Verticales (13/05/2021)
3.54/5   35 notes
Résumé :
« J'ai conçu Canoës comme un roman en pièces détachées : une novella centrale, "Mustang", et autour, tels des satellites, sept récits. Tous sont connectés, tous se parlent entre eux, et partent d'un même désir : sonder la nature de la voix humaine, sa matérialité, ses pouvoirs, et composer une sorte de monde vocal, empli d'échos, de vibrations, de traces rémanentes. Chaque voix est saisie dans un moment de trouble, quand son timbre s'use ou mue, se distingue ou se c... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Litteraflure
  01 juin 2021
Maylis de Kerangal. Son nom sonne comme une promesse. La promesse d'une écriture épique, précise, aérienne. Livre après livre, la musique de sa prose est toujours plus virtuose. Chaque mot compte, chaque virgule importe, elle travaille son texte comme une partition, au point, parfois, de privilégier la forme au détriment du fond.
D'où ma réserve. Certains passages sont à couper le souffle parce que l'élan du verbe porte à merveille la beauté ou l'acuité du propos (exemples : p55, p78, p80). D'autres en deviennent presque ridicules tant la chose décrite est étrangère aux ors et parures dont l'auteure l'affuble (exemples : p51, p112). J'avais déjà relevé ce travers dans son précédent roman, ce goût de la peinture qui confine au maniérisme.
Contrairement à beaucoup de lecteurs, je n'ai rien contre les nouvelles. Il est d'ailleurs étonnant qu'en ces temps de zapping et d'attention limitée, ce genre littéraire n'ait pas plus de succès. Une nouvelle réussie est une nouvelle sous tension. A cet égard, j'ai adoré « Un oiseau léger » et « Nevermore ». J'ai été agacée, en revanche, par l'usage systématique du mot « canoë ». Il revient dans chaque histoire comme un prétexte au choix du titre, une contrainte oulipienne mal assimilée, une excuse à ne pas avoir écrit un roman.
Je reste sur ma faim. J'ai l'impression que Maylis de Kerangal ne met pas son talent au service d'une grande et belle histoire. Avec ses ouvrages précédents, elle nous avait bien habitués. J'ose espérer qu'elle ne nous avait pas gâtés.
Bilan : 🌹
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fbalestas
  14 juin 2021
Disons le tout de suite : je suis une fan de la première heure de Maylis de Kerangal.
Mais disons le tout de suite aussi : ce « Canoës » n'est pas ce qu'elle a fait de meilleur.
L'incipit était pourtant bon : nous livrer 8 récits, 8 nouvelles avec une thématique intéressante (et paradoxalement peu traitée) : de l‘importance de la voix – celle qui nous appartient, qui nous caractérise, qui nous identifie – dans des fragments de vie de personnages très divers et variés, ou plutôt devrais-je dire une nouvelle centrale – « Mustang » - et sept autres.
Dans « Mustang » précisément, la narratrice, ayant débarqué au Colorado pour suivre son mari Sam accompagnée de son jeune fils Kid, refuse au départ de circuler en voiture –les transports en commun suffiront bien. Mais qui a voyagé ne serait-ce qu'une fois aux USA sait que ce pari est d'office intenable, les Etats-Unis étant bien évidemment la civilisation de l'automobile. Alors la narratrice va apprendre à conduire. Portrait saisissant d'une professeure d'auto-école, qui – l'héroïne va vite le comprendre – n'a pas que cet emploi pour survivre. Elle doit aussi ramasser en chemin une pile de linge à repasser, et fournir le paquet qu'elle a du repasser très tard le soir après avoir donné ses leçons. Entre deux, la narratrice fait une curieuse découverte dans la boite à gants : un pistolet – un « gun » - trône au fond de la boite et une série de quiproquo va conduire à une drôle de situation : elle emportera le pistolet à la maison, d'où la professeure d'auto-école viendra le rechercher.
Le rapport avec la voix me direz-vous ?
L'héroïne a du mal à se couler dans ce pays nouveau, elle est comme « cabrée, réfractaire ». Et si son fils, tout comme son mari semblent vite intégrer les codes sociaux en vigueur, son mari, ce qu'elle entend de sa voix - « le timbre, la tessiture, tout »- est comme transformé, y compris quand il s'exprime en français. Curieux , non ?
L'idée est effectivement très séduisante de composer différents récits sur ce thème, comme ces retrouvailles entre amies où la première a la sensation de ne pas reconnaître la seconde : c'est bon signe, lui dit-elle, c'est qu'elle est parvenue à contrefaire sa voix féminine, à la faire descendre en gravité, pour pouvoir postuler à la radio où désormais les voix aigues n'ont plus droit de cité.
Il y a des objets qui reviennent dans chaque nouvelle. Des canoës, bien sûr, qui donnent leur titre au recueil, mais aussi des oiseaux, des ossements, des flèches et tout un univers propre à la narratrice qui décline sa thématique sur l'ensemble de son écriture, comme elle a su si bien le faire dans ses précédents récits, comme par exemple dans "Un monde à portée de main".

« En mars 2020 », précise l'autrice à la fin de son recueil, « alors que je commençais à écrire sur la voir humaine, des bouches ont brusquement disparu sous les masques, et les voix se sont trouvées filtrées, parasitées, voilées ; leurs vibrations se sont modifiées et un ensemble de récits a pris forme. »
Mais toutes les nouvelles ne se valent pas : si « Mustang » et « Ruisseau et limaille de fer » sont réussies, « After » ou un lendemain de fête vaseux, « Ontario » - une nouvelle pour laquelle je n'ai toujours pas compris de quoi il s'agissait ou « Ariane espace » qui rappelle la série « OVNI » diffusée récemment ne sont pas de la même eau.
Reste la touchante histoire intitulée « Oiseau léger », une scène réunissant un père et sa fille, et où l'on comprend que la mère – ou l'épouse – est la grande absente trop tôt disparue. Mais le père n'a pas réussi, malgré le drame qui date déjà de cinq ans, à effacer la voix de sa femme du répondeur de la maison.
« Bonjour, vous êtes chez nous mais nous n'y sommes pas ; laissez-nous un message et nous vous rappellerons ! ».
Qui n'a jamais fait l'expérience de voir une vidéo d'une personne défunte ou d'entendre sa voix par delà son décès ne peut apprécier complètement ce récit. Un récit touchant où s'affronte la fille qui voudrait entendre un nouveau message sur le répondeur familial, et un père qui ne peut s'y résoudre …
L'autrice de « Naissance d'un pont » - que j'avais chroniqué lors de sa sortie et dont j'étais ressortie éblouie, mais aussi de « Réparer les vivants » couronné fort justement de prix littéraires ou encore de « Corniche Kennedy » que je vous recommande si vous ne l'avez jamais lu, cette autrice donc est parti d'un concept intéressant mais n'a pas complètement atteint son objectif. Celle qui a « eu envie d'aller chercher sa voix parmi les leurs, de la faire entendre au plus juste, de trouver un « je » au plus proche », n'a pas complètement réussi son pari.
Mais on ne lui en veut pas, parce qu'elle reste tout de même une grande autrice que je continuerai à suivre, ne serait-ce que pour son style qui lui est propre, une belle voix de la littérature française contemporaine donc.
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Baltyka
  10 juin 2021
J'ai beaucoup apprécié au début. Notamment la nouvelle "Mustang". Quelle ambiance ! Mais l'ensemble m'a paru inégal. L'auteure est sympa, cultivée, écrit très bien mais, par moments, on sent la documentation fouillée genre Wikipédia sur des sujets plutôt pointus, certes originaux. Bon, il y a un certain plaisir à se laisser submerger par des mots techniques, des comparaisons un peu inattendues, mais parfois cela semble un peu plaqué. Et le fil conducteur de ces nouvelles, rassemblées sous le titre "Canoés", est un peu artificiellement tissé, trouve-je !
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cathulu
  30 mai 2021
"Roman en pièces détachées", comme le décrit-elle-même l'autrice, Canoës explore la nature de la voix humaine, dans ce qu'elle peut avoir de plus ténu et de plus révélateur en sept textes, "sept satellites"  gravitant autour d'une novella centrale.
Les canoës, qui servaient autrefois à transmettre les messages dans les régions lacustres  se retrouvent dans chacun des textes, soit sous une forme discrète (en pendentif, par exemple) ou plus massivement. Ce qui relie également ces textes, ce sont les périodes troublées dans lesquelles évoluent les personnages, que ce soit ce veuf qui refuse d'effacer la voix de sa femme sur le répondeur ou cette narratrice de "Mustang" qui vient de perdre l'enfant qu'elle portait, ce qui est mentionné très discrètement ,et se trouve confrontée à un nouveau pays où la voix de son amoureux a changé, comme pour mieux s'adapter.
Qu'on s'interroge sur la voix que pouvaient avoir les derniers chasseurs-cueilleurs de la préhistoire, qu'on rencontre une amie qui veut rendre sa voix plus grave pour l'adapter aux critères d'un possible emploi à la radio , on est toujours au plus près de ces personnages et de leurs préoccupations tant le style de Maylis de Kerangal exerce un charme (au sens premier du terme) efficace et prégnant.

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latoute1
  06 juin 2021
Ht Kobo sur chaude critique du masque. Retrouvé la force et les limites (à mes yeux) de l'autrice MdeK. Longues, larges descriptions géo-topo-techniques, peu de dialogues, une froideur, compassion consensuelle, peu ou pas d'humour... le coeur du livre "MUSTANG" longue nouvelle en chapitres (autobio ?) Souvenirs d'expatriation d'une jeune maman dans le Colorado. Les autres (courtes) nouvelles "habillent" ce texte central. Ma préférence va à "comme un oiseau léger", hautement sensible récit d'une présence vocal via répondeur... Universelle sans doute et si fine, pour moi vécue. le "fil conducteur" que je trouve assez "fabriqué" sent un peu le marketing éditorial : toutes les nouvelles évoquent (à un moment donné) la voix humaine et on y trouve le mot canoë. Ambiance "cherchez Charlie" pour ceux qui aiment jouer avec les mots. Ou "cherchez Hitchcock" dans sa filmographie ? 11/20
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critiques presse (7)
Culturebox   14 juin 2021
L'autrice de "Réparer les vivants" s'attaque dans ce recueil de nouvelles à la voix, à sa texture mais aussi aux effets et au pouvoir qu'une voix peut avoir sur nous.
Lire la critique sur le site : Culturebox
SudOuestPresse   07 juin 2021
Autour d’un grand récit central intitulé « Mustang », s’organisent sept plus courts, connectés, qui tous donnent à entendre des voix de femmes. Complexe et passionnant.
Lire la critique sur le site : SudOuestPresse
LeFigaro   03 juin 2021
A l'occasion de l'ouverture du tournoi de Roland Garros, un essai propose de mettre en perspective le « mythe » de Roger Federer, l'un des sportifs les plus adulés de l'époque contemporaine.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Elle   26 mai 2021
Qu'est-ce que nos voix disent de nos vies ? Dans « Canoës », Maylis de Kerangal compose un monde sonore de femmes à la dérive. Splendide.
Lire la critique sur le site : Elle
Bibliobs   25 mai 2021
Depuis plus d’un an, nos voix sont filtrées par les masques. Maylis de Kerangal leur redonne toute leur puissance et leur netteté dans un recueil de nouvelles plein de bruits et de murmures.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
LeSoir   17 mai 2021
Les masques des gestes barrières modifient le son des voix. Maylis de Kerangal restitue leur mystère et leur vérité.
Lire la critique sur le site : LeSoir
LeMonde   14 mai 2021
L’écrivaine signe « Canoës », un recueil de nouvelles bruissantes de sons et d’émotions, dont chacune résonne du timbre fragile et trouble de son narrateur.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
fbalestasfbalestas   15 juin 2021
Je m’assieds au volant en prenant soin de régler l’inclinaison du dossier, la distance des pédales, puis je démarre et bientôt stabilise une vitesse lente et continue, une vitesse de croisière, et me projette au hasard, décentrée, désorientée, multipliant les variations, les écarts, les déroutages, les perspectives. Souvent, une fois lancée, j’allume l’autoradio, aussitôt assaillie par les prêches religieux que débitent d’une fréquence à l’autre des voix mâles aux modulations perverses, tour à tour séductrices et menaçantes, caverneuses, des prêches que j’écarte, choisissant la musique, un air, une chanson que je pourrais chanter moi aussi, à voix haute et claire, à voir forte même, à gorge déployée dit-on – c’est si bon de chanter fort en secouant la tête ; et si je baisse le volume, je perçois alors ma propre voix, furtive mais incroyablement nette, elle me revient, et insiste, comme si ces heures seule en voiture ne servaient qu’à ça : l’entendre.
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MargotmatouMargotmatou   14 juin 2021
La complexité du témoignage humain m'impressionne désormais davantage que les faits observés eux mêmes. Aujourd'hui, mon penchant pour l'absolu lointain s'est effacé au profit d'une disposition au proche, et j'envisage ces récits d'observations, ces petites narrations prosaiques et fragiles collectées depuis plus de vingt ans sur tout le territoire, comme la teneur réelle du merveilleux cosmique. Les émotions qui s'y jouent- du rush d'excitation ou de peur manque à la mégalomanie débridée-, l'enchevêtrement des rêves et des souvenirs vécus, le mélange des temporalités, les grilles d'interprétation sommaires, les conclusions hâtives, les illusions optiques et autocinétiques, les cas de persistance rétinienne, les erreurs d'estimation des distances, le choix du vocabulaire, les croyances, la fibre métaphysique du témoin, tout cela me captive autant que les ovnis eux-mêmes.
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MargotmatouMargotmatou   08 juin 2021
Pourtant, dès que nous débarquions sur Main St., l'acmé de la balade, je perdais pied, ne parvenais plus à savoir où j'étais, ni même si j'étais quelque part, la rue était insituable, je n'y croyais pas, contrairement à Kid qui, après avoir malgré tout traîné les pieds dans les rues adjacentes, reprenait vie à la vue des boutiques, et bondissait au-devant, petit cabri, réclamant toujours un truc, un donut, une petite voiture ou cette pierre bleue qu'il avait vue dans la vitrine de la minéralogiste. Mais quelque chose ici jouait avec le vrai et le faux, comme si la rue principale de Golden était truquée, fabriquée comme pour les besoins d'un récit, et comme si l'arche de bienvenue matérialisait la porte rentrée d'un monde fictif. De fait, à l'instar des petites villes du Gold Rush devenues des cités fantômes, Golden ne possédait qu'une seule rue, large et animée, qui concentrait pizzeria, loueur de vélos, coiffeur, libraire ou encore l'agence bancaire des Rocky Mountains. S'y alignaient des hangars bardés de bois peint, des édifices de brique d'un ou deux étages, des bâtiments de crépi orangé façon haciendas, ribambelle de constructions bariolés aux noms tracés sur les devantures en typographie "western", le tout accusant une impression de décor, de studio, de pittoresque. Et plus loin, au bout de Main St., la vénérable Colorado School of Mines fondée au cours des années 1870, son vieux campus, ses départements de physique, de chimie et de génie minier qui renvoyaient pourtant à des savoirs solides, à des pratiques concrètes, à des données fiables capables de décrire la matérialité du monde, sa structure, ses ressources cet établissement qui fut le premier au monde a se doter d'une mine-école creusée sur le Mont Zion- Sam avait répété "au monde" le doigt levé, et surjoué le pédagogue alors que nous faisions le tour des bâtiments, au matin de notre arrivée, moi ahurie après une nuit sans sommeil, Kid surexcité, criant, n'écoutant rien - cette école, donc, activait elle aussi la grande narration des origines, elle rappelait la ruée vers l'or de Pike Peak et les cent mille types fébriles, prêts à tout pour une once de paillette, qui avaient convergé ici même vers 1860, elle exaltait le passé minier de Golden - quel nom, quand même - et prenait appui sue ce substrat mythique pour raconter l'éternelle histoire de la civilisation et du progrès, ou comment l'homme blanc s'était rendu maître de la terre, de ses richesses, avait inventé de quoi exploiter sa matière, comment il avait imposé son droit, comment et à quel prix : la force, la boue et les colts, la cupidité, la violence ; la destruction des Indiens des Grandes Plaines.
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MargotmatouMargotmatou   07 juin 2021
C'est toujours vers le sud jusqu'à l'école, rien de plus simple. Les voies de circulation sont rectilignes, elles se coupent en angle droit, ce n'est qu'une fois échappées du centre tracé en damier pour rallier la prairie ou dîner à flanc de montagne qu'elles retrouvent leurs ondulations, comme des mèches de cheveux libérées d'une tresse rigide.
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cathulucathulu   30 mai 2021
Ni errance, ni même exploration, ces heures s'étirent dans une forme d'appréhension excitée, un jeu ouvert, où la monotonie de la banlieue , sa continuité infinie , mais aussi les échappées sur les collines, dans les plis rocheux de la montagne, peuvent à tout moment faire revenir une image, une pensée, une voix, et relier en moi ce qui se tient disjoint.
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Vidéo de Maylis de Kerangal
Du 4 au 6 juin se dérouleront au Centre Pompidou une série d'échanges et de conversations accueillant 53 scientifiques, philosophes, économistes, juristes, anthropologues, médecins, écrivains, dont Abdennour Bidar et Corine Pelluchon, mais aussi Yannick Haenel, Delphine Horvilleur, Alain Damasio, Maylis de Kerangal, Etienne Klein ou Vinciane Despret.
À l'initiative d'Henri Trubert et de Sophie Marinopoulos, cofondateurs des éditions Les liens qui libèrent, paraîtra parallèlement une "Constitution des liens" (Les liens qui libèrent, 2021) à laquelle nos deux invités ont participé. Elle rassemble des réflexions et des propositions dans des domaines aussi divers que l'économie, l'éducation, l'écologie ou l'architecture.
Corine Pelluchon est philosophe, professeure à l'université Gustave-Eiffel, spécialiste de philosophie politique et d'éthique normative et appliquée. Elle s'intéresse ainsi aux questions de bioéthique, en particulier celles du handicap et de la fin de vie, et d'écologie. Elle est l'auteure, dernièrement, de "Les Lumières à l'âge du vivant" (Seuil) et d'une "Éthique de la considération" (Seuil). Dans "La Constitution des liens", elle propose, avec Virginie Maris et Pablo Servigne, une pratique de l'écologie qui appelle à percevoir les êtres vivants non plus comme des atomes, mais comme des noeuds dans un réseau complexe d'interactions et d'interdépendances.
Abdennour Bidar est docteur en philosophie et haut-fonctionnaire, spécialiste de l'islam. Il est l'auteur, entre autres, de "Comment sortir de la religion" (La Découverte, 2012) et de "Un Islam pour notre temps" (Seuil, 2017). Il est le co-auteur, avec Philippe Meirieu et Delphine Horvilleur, de deux chapitres de "La Constitution des liens", le premier sur l'éducation et le second sur la religion. Il appelle à permettre une éducation promouvant l'association et la coopération, et à redécouvrir la force démocratique de la laïcité.
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