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Critiques sur Réparer les vivants (710)
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Patrijob
  09 février 2019
C'est l'histoire d'une transplantation d'organes...
C'est l'histoire d'un coeur orphelin de son corps d'ado et qui veut continuer de battre...
C'est l'histoire d'une famille disloquée, brisée par la tragédie et qui trouve pourtant le courage de la décision ultime, celle qui touche à la sacralité du corps de leur enfant....
C'est l'histoire d'une équipe médicale au sommet de son art et de sa compétence, millimétralement organisée, humainement respectueuse.
C'est l'histoire d'une femme qui ne peut concevoir aucun futur, qui restreint sa vie, suspendue à l'état de son coeur malade...

Quelle puissance émotionnelle dans le style de Maylis de Kerangal !
Quelle maîtrise dans l'art de tenir le lecteur en haleine, d'éveiller l'empathie, de susciter l'intérêt pour ce qui, de nos jours, reste tabou.
Quelle poésie dans l'émotion...
Quelle précision dans la relation des gestes médicament posés, jusqu'au prélèvement.

Mais ce qui m'a touchée bien au-delà de tout ça, c'est, par contraste avec toute cette agitation et omniprésent, le corps inerte et pourtant encore palpitant de Simon.
Ce corps, objet de toutes les attentions et pourtant si seul, délesté de sa part humaine.
Ce corps, réceptacle d'un coeur formé en premier dans le ventre de sa maman, qu'elle a entendu avant même d'apercevoir l'embryon à l'échographie, qui s'est affolé de peur, d'excitation, d'amour..
Le premier à battre, le dernier à s'arrêter.
Ce corps auquel Thomas, le médecin coordinateur, rend sa dignité après l'écartelement, le dépouillement.

Un livre choc, qui m'a agitée, bouleversée, captivée jusqu'à la dernière ligne !
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Ydamelc
  23 novembre 2015
Une lecture "en apnée", d'un bout à l'autre. Des phrases très longues qui nous donnent la sensation que chaque inspiration, chaque mouvement, chaque battement de nos paupières, de notre coeur est important.
Une histoire touchante, bouleversante, qui touche un sujet grave, essentiel : le don d'organe.
De l'accident à la transplantation, la vision de tous les protagonistes qui rendront ce don possible, beau....vital.... Merci pour ce moment suspendu...
Petite parenthèse, pour la personne qui m'a offert ce livre.... Merci de faire battre mon coeur un peu plus chaque jour...
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PiertyM
  24 septembre 2017
Ouf! Quelle tension!! Et pas du tout agressive! Un ton de deuil d'un coté et un ton de joie de l'autre coté. Ca ne pleure qu'à l'intérieur de soi, le monde devient un mur qu'on ne peut pas du tout briser, on le regarde sans aucune force de réaction... la formule ''c'est la vie'' pèse tellement que la vie devient autre qu'une forme d'inexistence, un souffle de régénération. Et de l'autre coté de la joie, celle-ci est encore bien lourde que le deuil. L'auteure nous partage le trouble du donner et du recevoir entre ces deux mondes avec des des phrases construites comme dans un labyrinthe, il faut garder son souffle pour ne pas perdre le fil...
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nadiouchka
  07 juin 2017
Un livre très fort, qui frappe direct au coeur.
J'avais déjà lu « Réparer les vivants » mais venant de rencontrer Maylis de Kérangal pendant un Festival littéraire, dernièrement à Marseille (« Oh Les Beaux Jours ! »), je l'ai relu et l'émotion est toujours présente.

Pendant l'interview, au cours de laquelle Maylis a parlé de tout son parcours et de ses livres, est venu sur scène Emmanuel Noblet de la Comédie Française, qui a adapté ce roman et en a lu quelques passages. C'était très émouvant.

Petite précision (et non des moindres), il a obtenu, quelques jours après, un Molière grâce à son travail sur ce roman ! J'espère que Marseille y a été un peu pour quelque chose et lui a porté chance…

Mais comment parler d'un livre aussi bouleversant, où l'histoire est celle d'une transplantation d'organes, dont le coeur ? Celui de Simon Limbres, jeune homme de dix-neuf ans, en pleine force de l'âge, surfeur invétéré et qui, au retour d'une de ses sorties pour affronter « La vague », est gravement accidenté et aucun espoir ne peut être donné à ses parents.
Ceux-ci vont avoir la difficile décision d'autoriser, ou non, la transplantation des organes de leur fils qui n'avait laissé aucune instruction à ce sujet : il était tellement jeune et avait toute la vie devant lui !

Dès le début du livre, Maylis de Kérangal a le don de nous faire vibrer. Son écriture est très belle, rythmée, elle va partout : la mer, l'intérieur des corps ; elle touche au deuil, à la tragédie mais il n'y a jamais de pathos.
Les phrases s'enchaînent les unes après les autres, nous décrivant les problèmes de l'urgence médicale : la réanimation, Cristal (la base de données), les chirurgiens sur le pied de guerre, les patients en attente d'une greffe….
Qui va bénéficier des organes de Simon, car son père, Sean, donne l'autorisation finale en disant page 160 : « Il est donneur » ? C'est Cristal qui va décider et il faut faire vite : vingt-quatre heures pour effectuer tout cela.

Toute la lecture se passe donc aussi bien dans cette urgence médicale que dans celle ressentie par le témoin impuissant, ému et touché au plus profond de son coeur (qui bat vite, lui).

Ce roman décrit exactement à quel point la vie est fragile. C'est beau, instructif, mais c'est aussi très dur. On retrouve en page 140, cette phrase très brève : « Que faire Nicolas ? Enterrer les morts et réparer les vivants ».

Depuis sa parution en 2014, ce livre a obtenu pas moins de dix prix littéraires et représente un véritable appel aux dons d'organes.
C'est une situation dramatique pour les familles des disparus mais c'est tellement important, vital, pour ceux qui sont en attente de ce geste. Un être décède, un autre retrouve la vie.

Je ne peux que conclure en disant que « Réparer les vivants » est un livre qui touche le lecteur droit au coeur.

La critique de Télérama  est celle-ci :
"Allers-retours entre la vie et la mort dans un hôpital, au fil d'un récit palpitant à l'écriture épidermique", résume parfaitement tout cela.
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Vibix
  12 août 2017
Ce livre fait l'effet d'une bombe...
Un véritable coup de coeur pour ce plaidoyer pour le don d'organe. Une histoire simple mais tellement vraie. Mettant en scène tous les acteurs de la transplantation cardiaque : le donneur, sa famille et la décision terrible à prendre, le receveur et les professionnels médicaux avec une telle précision dans leurs émotions. En tant que médecin, je suis assez bluffée par la précision de l'auteur dans le domaine médical et l'ensemble des descriptions de la transplantation. La lecture de ce livre est magnifique, on est emporté dans cette aventure humain. À conseiller à tout le monde mais aussi pour aborder ensemble son choix sur notre corps et le don d'organe
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litolff
  11 mars 2014
24h de la vie d'un coeur. 24h époustouflantes au cours desquelles Maylis de Kerangal décrit avec une acuité ahurissante le processus qui entoure une transplantation cardiaque.
Du moment fatal qui marquera la mort cérébrale de Simon à l'instant vital qui marque la renaissance De Claire grâce au coeur de Simon, 24h se sont écoulées au cours desquelles des dizaines de personnes souffrent, pleurent, espèrent, se mobilisent, agissent, opèrent. Maylis de Kerangal ne se concentre pas seulement sur l'action de ces personnages mais aussi sur leurs états d'âme, leur histoire, leur vécu.
Parents, infirmiers, professeurs ou chirurgiens sont auscultés par le docteur Kerangal qui nous livre avec abondance de détails souvent étonnants les années ou les heures qui ont précédé leur intervention au cours de cette aventure qu'est la transplantation cardiaque : de la détresse des uns à l'espoir des autres, de la concentration à la jubilation, de l'attente à la panique, de l'indécision à l'action trépidante, tout est décortiqué sous les yeux du lecteur haletant qui suit une quête quasi métaphysique dont l'objet n'est autre qu'un coeur, un organe vital qui passera d'un corps à un autre, mystère et merveille de la science…
Maylis de Kerangal a une écriture qui ne ressemble à personne d'autre et on se demande vraiment où elle va chercher tout ça : pas un paysage, une sensation, pas un personnage, une émotion, un ressenti qui n'échappe à sa plume inquisitrice et « décortiquante ». J'avais adoré « Naissance d'un pont » et « Tangente vers l'Est », « Réparer les vivants » m'a subjuguée !
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thedoc
  19 octobre 2018
C'est l'histoire d'une vie qui s'arrête et d'une autre qui va pouvoir reprendre.
C'est l'histoire d'un coeur et de sa greffe.
Simon Limbres, 19 ans, est en état de mort cérébrale. Ce n'est pas la noyade, ce n'est pas l'écrasement de la vague de ses rêves qui a abrégé la vie de ce jeune surfeur. C'est la fatigue des sportifs repus et heureux, c'est une route verglacée, c'est un accident.
Simon est en état de mort cérébrale. Il est donc mort.
Mais son corps, lui, est en parfait état.
Pendant 24 heures, nous allons suivre la ronde d'une dizaine de personnages autour de la transplantation de ses organes : poumons, reins, foie. Et le coeur.
Le corps de Simon va être ausculté, coupé, dépouillé. Pourtant, ce corps dont l'image charnelle n'a jamais été aussi bien décrite, demeure sous la plume de Maylis de Kerangal un tabernacle sacré renfermant l'ultime trésor : le coeur, symbole de toutes les émotions.
Alors que nous suivons pas à pas les étapes d'une procédure de transplantation cardiaque, nous passons de l'attente à un rythme trépidant, stoppant parfois notre élan pour considérer cette vie qui s'arrête si brusquement et ces parents hébétés, fous de douleur et de chagrin. Et il y a cette autre vie, celle de Claire, 50 ans, qui semble s'éveiller d'un long sommeil. En une journée, des vies sont bouleversées, des décisions sont à prendre alors que la sidération et la colère n'ont pas encore eu le temps de passer.

Le roman de Maylis de Kerangal est à la fois d'une précision documentaire et d'un lyrisme bouleversant. C'est une formidable plaidoyer pour le don d'organes et un hommage vibrant à ces hommes et ces femmes qui oeuvrent dans l'urgence pour sauver des vies.

Un très beau roman, tant dans l'histoire que dans sa forme, porté avant tout vers l'espoir.

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TheWind
  25 juillet 2016
Je ne sors pas réjouie par cette lecture. Comment peut-on l'être ?
Je pense même que je ne vais pas l'étoiler.
Ce livre ne raconte pas une histoire à proprement dite. La seule qu'il raconte c'est celle d'une transplantation, celle d'un coeur qui passe d'un corps déjà mort à un corps encore vivant qui a besoin d'être rafistolé.

« Enterrer les morts. Réparer les vivants. »

Ce livre, c'est la vie, c'est la mort. Ou peut-être devrais-je dire l'inverse : c'est la mort, c'est la vie.
Je suis bien incapable de donner une quelconque appréciation à ce roman. C'est comme si on me demandait si j'aimais la vie, si j'aimais la mort...
Bah..

Il est une chose que je peux vous dire avec certitude, cela dit, c'est que j'ai eu beaucoup de mal à m'adapter à la longueur interminable des phrases et puis aussi à cette pseudo poésie scientifique et technique.

Mais, on s'en fout.

Parce que la forme, on l'oublie. Elle est juste là pour dire, pour explorer, pour donner un rythme, pour nous faire manquer de souffle aussi, forcément.
Et t'en manques de souffle quand tu lis un livre pareil, je peux te le dire !
T'es même au bord de l'asphyxie par moments.
Les couloirs aseptisés, les blouses blanches, les crocs des infirmières qui marchent à pas feutrés, le regard du médecin qui en dit long, trop long, les cernes des visiteurs, leur posture fatiguée, leur détresse..
Tout ça, ça te parle forcément et ça pince le coeur.

Chienne de vie...

Mais, c'est pas tout ça. Faut relever la tête, faut aller voir tout là-bas ce qu'il y a au bout du couloir. Une porte lourde à battants. Une porte dont l'accès est interdit à toute personne extérieure au service.
Derrière cette porte, des hommes et des femmes s'activent.
Derrière cette porte, c'est peut être la fin mais c'est aussi l'espoir d'un renouveau, l'espoir d'une nouvelle chance, l'espoir d'une nouvelle vie.

Ça donne à réfléchir.
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zabeth55
  08 décembre 2015
Une lecture que j’ai appréhendée avec beaucoup d’à priori négatifs :
-le sujet en lui-même : une transplantation cardiaque, ce n’est pas folichon
-la pluie de prix littéraires décernés à ce roman. Une impression de « trop c’est trop »
-les deux premières pages, lourdes, où j’ai eu la sensation de ne rien comprendre.
Mais pourtant ! Une très grande majorité de critiques avec cinq étoiles !
Bien que déroutée par la longueur des phrases, par les changements brusques de sujets, de lieux, de personnages, j’ai fini par me laisser prendre par la puissance du récit. Et il faut reconnaître que ça l’est, puissant.
Toutes les étapes, toutes les émotions, tous les personnages concernés par cette transplantation, leur perception de la situation, leur ressenti, tout est parfaitement mis en mots.
Le donneur et son entourage, l’équipe médicale au complet, le receveur et son entourage, ils sont tous là, différents, mais liés par cette formidable aventure de la transplantation cardiaque.
C’est du grand art d’avoir réussi un roman aussi intelligent, complet, qui tient la route, avec un sujet aussi délicat. Je ne regrette vraiment pas ma lecture.
Par contre, je ne sais pas si je relirai prochainement un livre de Maylis de Kerangal. Son écriture est trop élaborée, trop complexe pour moi. J’y perds mon souffle. Un peu plus tard peut-être.
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LaBiblidOnee
  30 octobre 2015
Je sors enfin de ma PAL ce très beau roman que je souhaitais lire depuis sa sortie, tout en craignant qu'il soit trop larmoyant pour moi.


C’est donc au petit matin, le jour à peine levé, que j'ai rencontré Simon Limbres, la vingtaine fougueuse, ayant tout juste découvert l’amour et, surtout, passionné de surf. Au retour d’une séance matinale éreintante dans les vagues glaciales, Simon et deux amis ont un accident de voiture. Simon n’avait pas de ceinture dans ce vieux modèle de van qui les transportait, il se trouve en coma dépassé avant d’arriver à l’hôpital.


Démarre dès lors un drôle de ballet : Celui des gestes médicaux, de l’annonce aux parents, de l’effondrement. Et des décisions. Quelles décisions, puisque Simon est mort ? Et s’il est mort, pourquoi une machine le maintient-elle encore en vie, pourquoi son cœur bat-il encore ?


C’est bien sûr toute la question du don d’organe, car il n’est pas question de brader l’intégrité du corps humain encore chaud au nom d’autres vies humaines. Si, en théorie, le fait que la victime n’ait pas laissé de consigne vaudrait acceptation, il s’agit pour les médecins de recueillir l’assentiment des proches qui connaissaient le mieux la victime afin, non seulement, de respecter sa volonté, mais également de ménager la famille qui doit faire face au difficile moment du deuil.


Il n’est pas évident, pour les parents de Simon, de concevoir que leur fils est réellement mort alors que son cœur bat toujours, et ce, uniquement en vue de lui prélever ses organes pour les donner à des inconnus qui en ont besoin… Ses parents doivent affronter de nombreux sentiments contraires en très peu de temps, et il s’agit pour les Médecins de ne pas les brusquer, tout en essayant de les amener à agir au mieux pour les autres patients sur le point de mourir, que ces organes pourraient sauver.


« Que faire Nicolas?
Enterrer les morts et réparer les vivants. »


*****

Verdict : Je suis soulagée de ne pas avoir trouvé dans cette lecture un livre qui fait pleurer sur le sort des parents ou des patients en attente d'une greffe, mais plutôt un roman doux et humain dont le mérite est de nous sensibiliser à cette question du don d'organes.


En seulement 300 pages, Maylis de KERANGAL nous offre les points de vue des divers intervenants, parvient à nous livrer des bribes de leurs vies respectives, un aperçu de leurs choix, de la psychologie des receveurs également ; Claire, par exemple, atteinte d’une myocardie, doit accepter de « jeter » son propre cœur pour sentir battre celui d’un inconnu – dont elle ne saura jamais rien à part qu’il est mort pour qu’elle vive, et qu’elle ne pourra jamais remercier – dans son propre corps. L’auteure nous montre l’imbrication de toutes ces vies (victimes, familles, patients, personnel hospitalier) dont les chemins se croisent au gré du destin.


Comme les parents de Simon tentent de respirer entre deux pensées qui se bousculent, le lecteur cherche à trouver son souffle au fil des phrases longues de l’auteure, à la fois filantes et saccadées. A bout de souffle, on cherche un sens à tout cela avec les parents de Simon, on croise les doigts pour Claire, dont le cœur est sur le point de lâcher et qui n’est pas à l’abri d’un rejet... ; on observe avec recul la salle d’opération qui, une fois vidée de ses intervenants, ressemble à un champ de bataille.


Grâce à ce récit aussi empathique envers tous les protagonistes que sont les victimes, patients, familles, médecins, que documenté sur la procédure médicale du don d’organes, on englobe en en clin d’œil les tenants et aboutissants de ce moment crucial, à la croisée des chemins de ces multiples vies. Et l’on espère que chacun, à sa manière, s’en sortira comme il pourra. Un très beau roman qui ne cherche pas à s’appesantir mais a le mérite d’attirer l’attention sur ce sujet important.

Lien : http://www.hellocoton.fr/to/..
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