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EAN : 9782800150239
48 pages
Éditeur : Dupuis (06/05/2011)

Note moyenne : 3.81/5 (sur 170 notes)
Résumé :
Lorsque Morue délivre sans le faire exprès une fée du sortilège que la retenait prisonnière, elle ne se doute pas du cadeau empoisonné que va lui faire cette dernière. Très laide, Morue sera désormais perçue comme très belle, ce qui au village n'arrange pas vraiment ses affaires. D'objet de répulsion, elle devient objet d'adoration, au point de subir les assiduités de tous les mâles de la région et la haine renforcée de leurs moitiés. Sauvée de justesse par le jeune... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (39) Voir plus Ajouter une critique
jamiK
  08 décembre 2017
Morue est une fille laide, pas très intelligente, elle se fait exploiter, maltraiter par sa marraine, une sorte de Cendrillon en moche. Et un jour, elle sauve la fée Mab d'un sort qui la rendait prisonnière d'un corps de crapaud, et celle ci en échange lui accorde la beauté, mais seulement une beauté irréelle, uniquement visible par les autres, une beauté irrésistible, si irrésistible qu'elle lui apportera un destin incroyable. C'est un conte de fée avec toutes les ficelles du genre, sauf que les personnages ne sont pas aussi lisses, c'est ce qui fait tout l'intérêt de la série. Ça joue des stéréotypes, le chevalier viril, le roi magnanime, la beauté effarouchée... le dessin est un peu inégal, parfois, de belles envolées lyriques, des ornementations, une gamme de couleur rétro, donnent à cet BD beaucoup de charme, mais parfois le trait est un peu grossier, maladroit et gâche un peu le plaisir. le premier tome raconte l'ascension de Morue et laisse envisager des choses bien plus terribles pour la suite. Un bon démarrage qui donne envie de connaître la suite.
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colimasson
  25 mars 2013
Avant qu'Einstein ne théorise sa loi de la relativité générale, les contes de fées étaient encore capables de transformer le pire laideron de ses personnages en beauté fatale, réelle et tangible.
Après qu'Einstein ait théorisé sa loi de la relativité générale, les contes de fées ont destitué leurs personnages de leur magie : le pire laideron restera objectivement laid, mais échappera aux humiliations et aux brimades imposées aux gens de pauvre apparence en incarnant l'image subjective de la beauté absolue.
Pas facile les contes de fées à l'ère de la relativité générale ! Kerascoët et Hubert ont eu la très bonne idée de s'inspirer d'un mythe ancien et connu pour l'adapter à des modes de pensées plus modernes. Dans Beauté, l'histoire se déroule toujours dans un Moyen Âge peu surprenant, avec villageois pauvres et rustres d'une part, et noblesse riche et distinguée d'autre part, mais cette notion moderne de relativité des goûts et des concepts introduit une sorte d'anachronisme qui fait toute l'originalité de l'album.

Morue, pauvre jeune fille laide et puant le poisson, lasse des brimades et humiliations qu'elle subit quotidiennement, rencontre un jour la fée Mab, cachée sous le déguisement d'un crapaud au-dessus duquel Morue a versé une larme de compassion. Lorsque la fée permet à Morue d'exercer un de ses voeux, la jeune fille choisit aussitôt d'obtenir la beauté. « Si Mab ne peut changer ta nature, elle peut en changer la perception ». Morue ne deviendra pas vraiment belle, mais elle sera « aux yeux des autres l'idée de beauté faite femme ». Mab s'éclipse. Morue contemple son reflet dans un point d'eau pour vérifier si son voeu a été correctement exécuté. Quel malheur ! Morue est toujours aussi laide ! Mais de retour chez elle, le charme agit : hommes comme femmes, adultes comme enfants, tous sont stupéfaits et comme enchantés par la beauté nouvelle de Morue. L'horreur semble avoir glissé de son apparence au comportement de ses semblables. Les hommes enchantés s'entretuent pour s'attirer les faveurs de Morue ; les femmes rendues folles de jalousie pourchassent la belle et la brûlent, et si Morue réussit à échapper in extremis à leur excitation meurtrière, ce n'est pas le cas de la mère qui périt de la beauté de la fille.

Véritable promotion sociale, la beauté de Morue lui permettra finalement de s'extraire de sa pauvreté en s'attirant les faveurs du prince local. Mais Morue peut-elle se contenter de cette modeste élévation sociale ? La jeune fille se laisse griser par les compliments. Si Hubert et Kerascoët choisissent par moments de nous la représenter à travers les yeux de ses congénères –personnage alors splendide-, aux yeux du lecteur, elle continue la plupart du temps à apparaître dans toute sa laideur. Et pourtant, nous finissons presque par croire à notre tour que Morue est réellement devenue belle, car son assurance et sa confiance nous éblouissent. Un peu trop peut-être ? Jusqu'où ira Morue dans ses prétentions à obtenir le meilleur ? le premier volume de la série se termine en nous laissant supposer que le sort risque de n'être pas toujours aussi favorable à notre pauvre Morue s'acharnant à s'extirper de sa vase…

Lien : http://colimasson.over-blog...
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Commenter  J’apprécie          103
Vexiana
  11 mars 2019
Morue n'est pas belle, n'est pas franchement intelligente et ne sent pas bon.
Elle est malheureuse et, dans son petit village, elle est la risée de tous. Un jour, elle aide une fée qui, en retour, lui donne la beauté aux yeux des autres.
Alors que le conte de fée classique s'arrêterait là, Hubert a ici la bonne idée de n'en faire que le point de départ de l'histoire en développant la dynamique humaine dans ses retranchements.
Dans cette histoire, les personnages sont tous très noirs et poussés par leurs bas-instincts ce qui donne à cette BD une dimension toute autre que celle à laquelle on s'attendait à la lecture des premières pages.
Les hommes ne se satisfont pas de regarder la jeune femme, ils la veulent.
Les femmes ne veulent pas la protéger, au contraire, elles veulent la détruire.
Le dessin de Kerascoët est assez volontairement assez inégal et je le trouve très réussi.
Le duo (enfin, trio en fait) Hubert-Kerascoët fonctionne aussi bien que pour Miss Pas-Touche et ce premier tome donne directement envie de connaitre la suite de l'histoire.
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Henriette
  27 août 2011
La mention "conte de fée caustique" me faisait attendre quelque chose de très décalé, voire une parodie - en fait pas du tout, c'est un vrai conte de fées, au premier degré.
Seulement, il est plus sombre qu'un conte pour enfants (sauf évidemment Andersen ou les frères Grimm, mais bref).
L'héroïne - nommée Morue puis Beauté - n'a rien de classique. Elle est laide (à l'origine) et elle n'est ni pleine de bonté, ni pleine de sagesse - elle est plutôt niaise et égocentrique, et sa beauté est nettement plus sensuelle que la beauté pure et lumineuse qu'on prête traditionnellement aux princesses de conte de fées.
J'ai bien aimé le personnage de sa "bonne fée", Mab, en réalité une sorte de fée déchue rejetée par ses pairs et qui pousse Beauté/Morue vers le matérialisme le plus élémentaire, l'incitant à abandonner l'homme qui l'a sauvée et respectée, prêt à tout pour elle, au seul prétexte qu'il n'est pas assez riche. On est loin de la douce marraine qui incite sa protégée à la bonté et à la sagesse.
Autre personnage intéressant et lui aussi atypique, celui de la princesse Claudine, à qui une fée a attribué en représailles (!) les dons "habituellement [destinés] aux garçons: l'intelligence affutée, l'indépendance d'esprit, l'autorité naturelle".
Bref, une histoire qui conjugue le vrai conte de fées avec des préoccupations plus sombres et adultes (politiques notamment) et des personnages bien plus complexes que ne le veut la tradition.
Un récit rare et original, joliment mis en images avec un graphisme et des couleurs particulières, qui rappellent les enluminures. On a hâte de voir la suite.
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antoineperroud
  23 janvier 2014
Il était une fois une jeune fille avec qui la nature avait été ingrate. Elle était si laide que tout le monde au village se moquait d'elle. Cette situation la rendait évidemment très malheureuse. Un jour, au bord d'un étang, elle embrassa une grenouille qui se transforma alors en fée. Celle-ci, pour la remercier, lui accorda un voeu. La fillette demanda de lui octroyer la beauté. le résultat fut si extraordinaire que même le roi exigea qu'elle devienne sa reine, provoquant par la même occasion la jalousie de tous et la haine de toutes…
L'approche D Hubert (La chair de l'araignée, Bestiole) dans ce premier volume de Beauté témoigne de son respect pour le genre traditionnel qu'est le conte. S'inspirant autant de Perrault que des Frères Grimm, son scénario ne se limite pas au seul hommage et offre un contenu des plus originaux et surprenants. À plusieurs reprises, il prend à contre-pied le lecteur en rendant légèrement flou le rôle de chaque protagoniste. Ainsi, celui ou celle qui, à première vue, passait pour preux et loyal – ou, inversement, veule et retors -, ne le serait, en fait, pas tant que cela. Ce procédé ingénieux rend le récit vif et passionnant.
Après le très remarqué Miss pas touche, Kerascoët collabore à nouveau avec Hubert. Ce qui frappe en premier lieu, c'est le style très clair, frôlant même le naïf par moments, adopté par les dessinateurs. La lecture en est particulièrement fluide et, malgré un découpage très serré en quatre bandes et nombre de petites cases (l'intrigue est dense et demande de la place), d'une grande accessibilité. le trait, particulièrement fin, est associé à une mise en couleurs faussement simple, faite d'aplats et de teintes très pures. Il en résulte une atmosphère quasi-désuète sentant bon vélins et enluminures d'antan.
Loin d'être un pastiche, Désirs exaucés est une très belle plongée dans le monde merveilleux des contes de fées. À lire, à la veillée au coin du feu.
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critiques presse (3)
Elbakin.net   05 août 2013
Une bien belle réussite, qui allie fond et forme à travers un conte à la fois cruel et sardonique mais jamais dénué d’humanité. Comme tous les jolis contes.
À découvrir de toute urgence si ce n’est déjà fait !
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
BullesEtOnomatopees   10 janvier 2012
On attendait mieux d’Hubert et Kerascoët dans ce genre ultra codifié qu’est le conte de fées. La série, prévue en trois tomes, peut encore réserver des surprises. Il en faudra pour vraiment emporter le morceau. Sans en faire une généralité, on peut se demander si dans une certaine mesure la prépublication en épisodes ne nuit pas à la série (ce que je m’étais déjà dit pour Ralph Azam de Trondheim).
Lire la critique sur le site : BullesEtOnomatopees
BDSelection   27 juin 2011
Une sensible histoire, remplie de second degré, mais très cinématographique et donc tout à fait lisible par un large public.
Lire la critique sur le site : BDSelection
Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
lunchlunch   06 juillet 2011
_ Hélas, Mab ne peut changer la réalité. Laide tu es née, laide tu resteras. Il aurait fallu que les fées se penchent sur ton berceau, mais tu n'es pas fille de roi.
_ Ah.
_ Mais si Mab ne peut changer ta nature, elle peut en changer la perception.
_ Mais je serais belle ?
_ La beauté tu veux, la beauté tu auras. Tu seras aux yeux des autres l'idée de beauté faite femme. Par cet enchantement, tu éclipseras la plus belle mortelle jamais née.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
GregorGregor   22 juillet 2012
- C'est Morue ! Que tu es belle !
- Vraiment ? C'est une fée, elle m'a donné un voeu.
- Tu aurais pu demander la richesse, au moins nous aurions tous profité.
Commenter  J’apprécie          60
colimassoncolimasson   25 mars 2013
A force d’écailler les poissons, l’odeur avait pénétré la peau de Morue si profondément qu’aucun bain, aucun savon ne pouvaient l’en faire partir. Morue sentait le poisson du lever au coucher, hiver comme été.
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martinemmartinem   29 octobre 2013
Pauvre crapaud, toi tu me comprends, laid et difforme comme tu es.
Le monde est cruel pour les gens comme nous. Pauvre, pauvre crapaud.
Commenter  J’apprécie          50
colimassoncolimasson   26 mars 2013
Les belles dames ne sont censées faire que de la broderie.
Commenter  J’apprécie          40

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