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EAN : 9782205082494
104 pages
Dargaud (07/10/2022)
4.15/5   372 notes
Résumé :
Au palais, les demoiselles de compagnie se succèdent. Aucune d'elles n'est capable de satisfaire les caprices d'une reine tyrannique. Serine décide de tenter sa chance. Avec son goût des bons mots et ses facéties, la jeune fille va souffler un vent de folie sur la cour. Sans se douter qu'elle est en train de risquer sa vie.
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Critiques, Analyses et Avis (65) Voir plus Ajouter une critique
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1001 nuits de lecture à voix haute et de Cape et de Mots restera peut-être notre roman préféré. Nous avions adoré l'histoire de Sérine qui ne débutait pourtant pas sa carrière à la cour royale avec grand-chose pour elle : ni relations ni fortune, ni parures ni maîtrise des codes, mais une répartie inouïe, doublée d'un sens solide de la justice sociale. Quel plaisir de voir naviguer notre héroïne entre coups-bas et complots ! Et semer la zizanie ! Quand un texte aussi génial est adapté en BD, on craint forcément d'être déçu. Et bien pas du tout, chaque millimètre carré de cet album a emporté notre enthousiasme.

Les aquarelles du duo Kerascoët donnent merveilleusement forme et couleurs à cette cour absolutiste digne de Versailles. Tours et marbreries, baldaquins et salle de bal, coiffures alambiquées et conseil des ministres : chaque détail respire l'humour irrésistible et le grain de folie de Flore Vesco (que l'on retrouve aussi, évidemment, dans les dialogues). Les couleurs sont chatoyantes, le trait léger. Il y a beaucoup de mouvement dans ces pages. Elles font joyeusement voler en éclats les conventions et pouvoirs arbitraires.

Le scénario rend en tout point justice aux péripéties et rebondissement de l'intrigue originale. Je vous mets au défi, une fois la BD ouverte, d'interrompre la lecture et de mettre vos moussaillons au lit.

De frappe et de show, un album qui happe et qui prévaut ! À ne manquer sous aucun prétexte.
Lien : https://ileauxtresors.blog/2..
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Ce roman graphique a le charme d'une esperlune et la saveur d'une lifrejole !

Comprenne qui a lu ou lira "De Cape et de Mots" !

Au palais royal, la reine tyrannique use ces demoiselles d'honneur par ses mille caprices et son autorité, mais personne ne semble s'en plaindre.
C'est l'arrivée de Serine, une jeune fille de vieille noblesse ruinée, qui, par ses facéties et ses jeux de mots, va mettre la Cour sens dessus dessous.
Ce roman graphique est vraiment plaisant à lire, même si le graphisme un peu trop minimaliste ne me convient pas forcément. C'est surtout le personnage de Serine qui m'a beaucoup amusé. On ne peut s'empêcher de s'attacher à elle et de se réjouir de sa façon délicieuse de manier les mots et de jouer des tours à sa façon aux courtisans un peu trop snobs et à la Reine elle-même.

Comment ?! Qu'entends-je ?! Ce roman graphique est l'adaptation d'un roman pour la jeunesse de Flore Vesco ?
Joie !!

( ça m'fait penser qu'il faut aussi que je lise de Cape et de Crocs dont le titre et l'esprit a forcément inspiré Flore Vesco !)
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Serine est issue d'une famille de nobles désargentés, mais n'a aucun avenir dans son milieu d'origine, d'après sa propre mère : enfant turbulente, elle manque d'instruction et de bonnes manières.
Hep, madame ! Vous sous-estimez les ressources de votre fille courageuse, futée et amusante, qui sait s'adapter et rebondir.
.
Cet album pétillant, drôle et intelligent, a l'étoffe d'un Hubert & Zanzim ('Peau d'homme', 'L'Ile aux femmes'...).
L'histoire peut paraître plus naïve et destinée à un public ado-girly puisqu'elle met en scène une jeune fille et un personnage masqué, façon Fantômette.
On y trouve cependant des accents de Jean Teulé pour le côté 'conte historique' (en moins trash). La satire des puissants et de leur (si basse) cour m'a également rappelé le jubilatoire 'Ridicule' (film de Patrice Leconte, 1996).
Les jeux de mots, facéties & trouvailles de la jeune femme sont un enchantement, et quelques personnages secondaires (côté bourreaux et lavandières) ne manquent pas de panache non plus.
J'ai adoré !
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Cette BD est l'adaptation d'un roman.
Je n'ai pas envie de le découvrir, tant l'album est réussi. Je préfère rester sur cette excellente impression : la symbiose entre scénario, texte et graphisme est absolument parfaite.
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~ lu dans le cadre de la sélection Cézam 2023 - catégorie BD ~
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De cape et de mots est l'adaptation d'un roman pour enfants/ados, assez girly, une histoire de roi, de reine et d'intrigues de cour. Je ne suis sans doute pas le public visé, pourtant j'ai trouvé cette lecture fraîche et réjouissante. Serine est un personnage vraiment très attachant, espiègle, maline, curieuse et qui va mettre un coup de balai dans cette vieille institution royale, ce monde des apparences, de l'hypocrisie et de l'égoïsme.

Le dessin est vif, dynamique, le trait est brut, pas de cadre autour des vignettes, une colorisation légère, pas de détails superflus, un style simple et direct, très efficace pour renforcer les dynamisme de l'histoire. Les anecdotes se suivent à un rythme effréné et on n'a pas le temps de s'ennuyer, et il se passe des tonnes de choses, c'est une histoire d'un autre temps, celui des cours royales opulentes du XVIIIe siècle, et le propos est moderne, avec une pointe de culture, de militantisme social et féministe, même si la royauté n'est pas mise en doute.

Cette lecture est une très agréable surprise, vivante, pétillante, rafraîchissante, et qui donne la banane !
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Mademoiselle Serine ( pour faire bref je laisse les particules de côté !) est issue de la noblesse. Seulement sa famille est totalement désargentée, et sa mère se cramponne au protocole du beau monde jusqu'à préférer servir une caille à partager en sept,plutôt que de se remplir le ventre de nourriture vulgaire !
A la mort de son père elle refuse de se plier au projet de mariage que sa mère lui concocte,et part à l'assaut de la Cour Royale, bien décidée à redorer le blason familial.
De bourdes en coups de génie, ne reculant devant rien, cette jeune demoiselle va rabattre le caquet à toutes les peronnelles qui peuplent la Cour mais aussi celui du secrétaire du roi,de la reine,et parviendra à atteindre son but et à trouver l'amour!
C'est une bd pétillante avec laquelle je me suis régalée par ses jeux de mots et d'esprit, par son impertinence, par la satire des moeurs de la Cour. La bêtise ,la cupidité, l'hypocrisie et la méchanceté de tous ces sujets en quête d'une place auprès de la reine sont décrits avec humour et justesse.
Le graphisme de Kerascoet déborde de vie,d'arrogance et de légèreté, chaque dessin est un plaisir et force le sourire.
J'ai cependant un regret. Mademoiselle Serine chamboule tout à la Cour,met tout sans dessus dessous jusqu'à accrocher les meubles au plafond,mais tant qu'à remettre en question l'ordre des choses pourquoi Flore Vesco et Kerascoet sont-ils restés si frileux quant à remettre également en question l'ordre social et les privilèges? Même les cachots et le bourreau ne sont pas remis en cause! Certes les prisonniers sont torturés avec douceur et le bourreau est un charmant jeune homme mais tout de même ! Au delà de la caricature des personnages dans leur individualité j'aurais aimé que ce souffle de liberté et d'audace ne se cantonne pas à la bravoure d'une seule héroïne, mais transmette un message peut-être un peu plus...révolutionnaire ?!
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critiques presse (1)
CNLJ
04 janvier 2024
Une réjouissante adaptation du roman de Flore Vesco par le talentueux duo Kerascoët.
Lire la critique sur le site : CNLJ
Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
- Ah, mademoiselle, vous voici enfin ! Prête à vous instruire ?
- Oui ! Aujourd'hui j'aimerais apprendre à lire.
- Lire ? Il y a des enseignements tellement plus importants pour une jeune fille de bonne société ! Je vais vous apprendre à vous asseoir... Non, les jambes en diagonale... Les pieds joints ! Vos mains, enfin !
(p. 6)
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Ce jeune homme m'a raconté mille anecdotes à propos de son travail [bourreau]. (...)
Au Moyen Age, le pape Formose étant mort avant son procès, on déterra son cadavre pour l'interroger et le condamner.
Quand un accusé est de noble naissance, on le torture avec les formes :
- Messire, excusez-moi.
- Je vous en prie.
(p. 41)
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- Et personne ne t'a reconnue ?
- Non, j'en suis certaine, ces andouilles de courtisans ne voient jamais au-delà d'un vêtement.
(p. 60)
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- Silence ! Jeune fille, il ne sort de votre bouche que charades, rébus et contrepèteries. Votre témoignage ne peut être pris en compte !
(p. 93)
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Serine se trouvait dans un ancien théâtre à l'abandon. La reine ne comprenait rien à la comédie, aussi avait-elle fait fermer le théâtre. Les comédiens avaient été promus ministres.
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