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EAN : 9782823614725
200 pages
Éditeur : Editions de l'Olivier (19/03/2020)

Note moyenne : 3.69/5 (sur 13 notes)
Résumé :
Dans un cirque, un employé chargé de nettoyer les cages des animaux accepte d'être envoyé dans le ciel comme un boulet de canon ; le jeune pensionnaire d'un étrange orphelinat découvre qu'il est un clone d'Adolf Hitler créé pour venger les victimes de la Shoah ; un accidenté de la route perd la mémoire et se retrouve dans une pièce virtuelle avec une femme virtuelle, à moins que ce ne soit l'inverse...

Facétieuses, corrosives et incroyablement brillan... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Komboloi
  04 juillet 2020
Je ne suis pas un grand lecteur de nouvelles. Attention, cela ne veut pas dire que je n'aime pas lire des nouvelles mais juste que je n'en lis pas souvent. Ma dernière lecture d'un recueil de nouvelles doit remonter à environ un an.
En tout cas je suis ravi d'avoir mis le nez dans ce recueil signé Etgar Keret. La nouvelle n'est pas un style facile, il faut réussir à faire passer avec peu de pages des émotions aux lecteurs ou bien des pistes de réflexion. C'est bien évidemment toujours plus difficile que dans des romans de plusieurs centaines de pages dans lesquels le lecteur peut prendre le temps de s'attacher à des personnages et à des environnements.
Exercice de style difficile donc, mais il faut dire que l'auteur maitrise parfaitement ce genre. C'est vraiment réalisé avec brio. Certaines nouvelles sont peut-être très légèrement en dessous des autres (en tout cas de mon ressenti) mais la grande majorité a déclenché chez moi un effet "wahou".
La construction est souvent brillante, Etgar Keret arrive à tourner et retourner une situation dans tous les sens et à pousser le lecteur à réfléchir sur des thèmes comme les nouvelles technologies, la solitude et j'en passe...Je ne veux pas en dire trop pour ne rien dévoiler des 22 nouvelles de ce livre.
C'est un véritable OLNI (objet littéraire non identifié) que je recommande hautement. Vous serez bluffé par ces nouvelles parfois drôle, parfois plus triste, toujours avec une construction parfaite et une profondeur parfois impressionnante.
Une lecture très originale et un vrai petit coup de coeur, j'en redemande !
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Olloix
  10 juillet 2020
22 sketches amusants à lire et écrits avec brio. Lecture distrayante pour moi, sans plus. J'aurai probablement oublié dès la semaine prochaine ces histoires, trop courtes pour vraiment en être imprégné, mais restera peut-être la tonalité générale d'humour et de dérision.
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scharpentier
  25 mai 2020
Voici un livre paru courant mars, deux jours après le début du confinement et la fermeture des librairies indépendantes.
Et qui est donc passé un peu inaperçu.
Ce qui est dommage.
Car ce recueil de nouvelles, genre malheureusement parfois boudé par les lectrices et lecteurs en France, est très bon.
Les 22 nouvelles qui y sont proposées sont excellentes.
Le ton est direct et sans fioriture.
Chaque nouvelle est une surprise. Par le thème ou le ton, parfois cru et incisif.
Et avec parfois des détours vers le surréalisme, que n'aurait sans doute pas reniés Boris Vian dont nous célébrons cette année le centième anniversaire de la naissance.
J'ai notamment beaucoup aimé un échange fictif de courriels (qui n'est pas à proprement parlé une nouvelle du recueil mais qui s'intercale entre les nouvelles) entre le responsable de l'Escape Game « Incident au fond de la galaxie » et un fils qui souhaite y emmener sa mère en fauteuil roulant le jour du souvenir de la Shoah.
Irrésistiblement drôle !
Un très bon moment de lecture et une voix intéressante dans la littérature contemporaine.
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AuFildesPages76
  21 mai 2020
Avec « Incident au fond de la galaxie », Etgar Keret, cet écrivain fantasque et émouvant, nous offre une vingtaine de nouvelles dramatiquement drôles. Y planent les thèmes chers à l'auteur israélien, l'abandon, l'absence, le désarroi, le deuil, la défaite, et de ces thèmes tragiques à pleurer, il excelle à les transformer en des fables férocement drôles à en pleurer. Et c'est le rire aux larmes qui nous gagne à la lecture de "B.A", « Crumble", "Concentré de voiture", où les concentrés de vie marquée par le désespoir, le dénuement ou les blessures de la Shoah sont drapés de burlesque, d'ironie et de sarcasmes. Une originalité et une inventivité folles, à se demander comment naissent dans le cerveau d'Etgar Keret ces histoires toutes plus loufoques les unes que les autres…
Allez-y les yeux fermés (et le visage masqué ou pas), vous ne regretterez pas de plonger et de voyager dans la galaxie « keretienne » !
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latoute1
  14 juin 2020
J'adore cet auteur inventif, corrosif, actuel et drôle. Un peu déçue par ce recueil néanmoins. Inégal. Quelques pépites Comme "un gramme d'herbe" "Tod" "Demain, la caisse", "BA", "Papas Lapins" "Bon Anniversaire tous les jours". Mais aussi du remplissage, du décousu, des redites. Pas de garde.
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
Jean-DanielJean-Daniel   29 mars 2020
Avant le spectacle, on m’a mis une combinaison argentée. J’ai demandé à un vieux clown avec un énorme nez rouge s’il fallait suivre un entraînement avant d’être tiré. « Ce qui compte, a-t-il marmonné, c’est de relâcher ton corps. Ou de le contracter, l’un ou l’autre. Je ne me souviens plus très bien. Et veiller à ce que le canon soit bien pointé en avant, pour ne pas rater la cible.
— C’est tout ? » ai-je demandé. Même dans la combinaison argentée, je puais encore la bouse d’éléphant.
Le directeur du cirque est venu me taper sur l’épaule. « N’oublie pas, m’a-t-il dit, après qu’on t’aura envoyé sur la cible, tu reviens aussitôt sur scène, tu souris et tu salues le public. Et si par hasard t’as mal ou t’as quelque chose de cassé, tu ne le montres pas, le public ne doit pas le voir.»
Ils avaient l’air vraiment heureux, dans le public. Ils ont applaudi les clowns qui m’ont poussé dans la gueule du canon et, une minute avant d’allumer la mèche, le grand clown avec la fleur qui crache de l’eau m’a demandé : « T’es sûr de vouloir le faire ? C’est le moment ou jamais d’y renoncer. » J’ai hoché la tête, il a dit : « Tu sais qu’Istvan, l’homme-canon avant toi, est à l’hôpital avec douze côtes cassées ?
— Mais non, j’ai dit, il est un peu soûl. Il dort dans sa caravane.
— Comme tu veux », a soupiré le clown à la fleur qui éclabousse, et il a craqué l’allumette.
Avec le recul, je reconnais que l’angle du canon était trop aigu. Au lieu d’atteindre la cible, j’ai volé en l’air, j’ai troué la toile tendue du chapiteau et j’ai continué de voler haut dans le ciel, un peu au-dessous du voile de nuages noirs. J’ai survolé le cinéma drive-in abandonné où Odélia et moi allions parfois voir des films ; j’ai survolé l’aire de jeux où des gens se promenaient avec leur chien et leur sac en plastique chiffonné, et parmi eux le petit Max en train de jouer au ballon, qui a regardé en l’air quand je suis passé au-dessus de lui, a souri et m’a fait un signe de la main ; j’ai plané au-dessus de la rue HaYarkon, tout au bout derrière le local à poubelles de l’ambassade américaine, où j’ai aperçu Tigre, mon gros chat, qui guettait un pigeon. Quelques secondes plus tard, en me voyant atterrir dans l’eau, des gens sur la plage m’ont applaudi, et quand je suis sorti, une jeune fille avec un piercing au nez m’a tendu sa serviette en souriant.
Quand je suis revenu sur l’esplanade du cirque, mes vêtements étaient encore mouillés et tout était obscur alentour. Le chapiteau était désert et au centre, à côté du canon d’où on m’avait tiré, Ijo était assis, en train de compter sa recette. « T’as raté la cible, a-t-il grogné, et t’es pas revenu saluer comme je te l’avais dit. Je te retire quatre cents shekels. » Il m’a tendu quelques billets froissés et, voyant que je ne les prenais pas, il m’a lancé un regard têtu de Slave et m’a dit : « Tu préfères quoi, mec ? Prendre l’argent ou te bagarrer avec moi ?
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