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ISBN : 2823603956
Éditeur : Editions de l'Olivier (25/05/2014)

Note moyenne : 3.28/5 (sur 16 notes)
Résumé :
Si une roquette peut nous tomber dessus à tout moment, à quoi bon faire la vaisselle ? Et les oiseaux du jeu Angry Birds, lancés à pleine vitesse sur de frêles maisons, ne ressemblent-ils pas à de furieux terroristes ?
Avec une ironie hors du commun, Etgar Keret relate sept années de sa vie à Tel-Aviv : la naissance de son fils, l'histoire de sa sœur ultra-orthodoxe et de ses onze enfants, les chauffeurs de taxi irascibles, ses parents rescapés de l'Holocaust... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
trust_me
  04 septembre 2015
Il ne pouvait que me plaire ce petit livre. Premièrement, des nouvelles. Ensuite, des nouvelles courtes, très courtes. Enfin, et c'est de loin le plus important, un humour, une autodérision et un sens de la formule imparables. C'est simple, si je devais un jour devenir écrivain (ce qui n'arrivera jamais, je vous rassure), j'aimerais pouvoir écrire comme Etgar Keret !
Déjà, résumer sept années d'existence en si peu de mots et de moments est une belle preuve de modestie et d'humilité je trouve. Pas besoin d'en faire des tonnes, même si au final, comme le dit sa femme, « il y a notre vie, et toi qui n'arrêtes pas de la réinventer pour essayer d'en faire quelque chose de plus intéressant ».
En fait j'adore cette façon de renvoyer une image de soi « réinventée », le plus souvent en la tirant vers le pathétique avec un naturel et un détachement irrésistibles. Quand il raconte par exemple ses déboires avec son fils, son peu d'empressement à se mettre au sport alors que sa santé et son embonpoint l'exigent, la passion familiale pour le jeu Angry Birds, son statut d'homme « qui ne travaille presque jamais » et passe ses journées au jardin d'enfants entouré de mères parlant d'allaitement, de stérilisation de biberon et d'érythème fessier, ses relations compliquées avec les chauffeurs de taxi ou encore quand il se demande à quoi bon faire venir le plombier, s'attaquer à la vaisselle ou sortir les poubelles alors que le président iranien en possession de l'arme atomique a promis de rayer au plus vite Israël de la carte. D'autres textes donnent davantage dans l'émotion, dans l'ironie ou les souvenirs touchants mais il y a toujours ce ton unique, plein de recul face aux situations, limite détaché, comme si tout devait se prendre à la légère parce que finalement, quel que soit le problème, mieux vaut en rire.
On reste dans l'anecdotique, mais un anecdotique rendu délicieux par une prose fluide et aiguisée, une maîtrise parfaite de l'exercice périlleux de la micro-nouvelle et un art consommé de la chute avec des conclusions qui font mouche à chaque fois.
Un vrai bonheur d'avoir croisé la route de ce « juif totalement stressé qui considère sa survie momentanée comme tout à fait exceptionnelle », ce papa conscient qu'il « y a un tas de trucs que les parents sont censés faire pour lesquels je ne suis pas très doué. »

Lien : http://litterature-a-blog.bl..
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bswoessner
  24 janvier 2016
Ce livre est une chronique de la vie de l'auteur sur sept ans à partir de la naissance de son fils à Tel Aviv. Fait de courts chapitres sur différents petits événements de sa vie. Beaucoup d'humour et de dérision dans ce recueil qui se lit très facilement.
On peut cependant regretter l'absence de véritable structure ou d'un fil conducteur dans ce livre, qui s'apparente à un recueil de nouvelles. La qualité des chapitres est d'ailleurs très inégale, certains étant très anecdotiques et assez inutiles.
L'intérêt principal du livre est le récit de la vie que l'auteur mène en Israël, la précarité des choses, qui à tout moment peuvent voler en éclats, sa vision du monde en tant que jeune Israëlien juif voyageant beaucoup et conservant tout de même énormément de préjugés sur certaines nations. A ce propos, l'auteur, qui dénonce l'antisémitisme dont il fait l'objet, n'hésite pas à afficher son rejet ou sa méfiance de certains pays tout entiers, ce qui manque un peu de subtilité. Ainsi, par exemple, les Suisses sont « du genre froid » (p. 50) et l'Europe de l'Est est antisémite (p. 42ss).
Un livre assez amusant, léger, mais oublié aussi rapidement qu'il a été lu.
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NathalieBC
  15 septembre 2015
Une vingtaine de courtes nouvelles qui relatent 7 années de la vie de cet auteur israélien qui m'était jusque là inconnu. Personnellement, j'ai passé, à la lecture de ces petites perles 7 jours de bonheur tant les situations sont cocasses et racontées avec humour. Je ne sais pas si c'est ce que l'on appelle l'humour juif mais en tous cas c'est très réussi.
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luocine
  28 décembre 2015
ce petit recueil m'accompagne partout, il est sur ma liseuse ce qui est très pratique, je peux même lire au golf en attendant que mes amis terminent leur partie. Il m'accompagne également dans ma réflexion après le 13 novembre 2015. Les Israéliens savent mieux que quiconque ce que cela veut dire de vivre avec des bombes qui explosent, et d'être entourés de pays qui sont prêts à vous rayer de la carte à la moindre faiblesse. Ils ont, donc, parmi eux des écrivains comme Etgar Keret qui avec un humour à la Woddy Allen sait se moquer des travers juifs et surtout de lui-même sans pour autant renier qui il est et d'où il vient.
Je sais que nous sommes nombreuses à préférer les romans aux nouvelles, mais ici on n'a pas l'effet habituel de ce genre littéraire, en général ce que l'on redoute c'est un passage d'une histoire différente à une autre qui empêche de se sentir bien dans ce que l'on vient de lire car cela change trop vite. Ici, on accompagne la vie d'Etgar Keret , celle de son fils Lev et de son épouse, à la fois dans leurs souvenirs et leurs difficultés quotidiennes . le lecteur va du sourire, à l'éclat de rire , le tout teinté d'une très grande émotion. Pour savoir écrire de cette façon, à la fois détachée mais très sensible, sur tous les petits aspects de la vie avec un enfant, les tragédies de la vie et du monde , il faut un talent qui force mon admiration. se dessine, alors, une personnalité d'écrivain qui n'a rien d'un super héros, mais qu'on a envie d'aimer très fort car il donne un sens à la vie.
Lien : http://luocine.fr/?p=5208
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krol-franca
  03 juillet 2016
Des chroniques amusantes dans une langue truculente ! Etgar Keret réinvente sa vie pour notre plus grand bonheur !
La vie quotidienne en Israël vue par le prisme d'un auteur qui pratique l'autodérision, c'est jubilatoire. L'avantage de ce genre de textes, c'est qu'on peut plonger dedans par petits bouts (les chapitres sont courts), à n'importe quel moment de la journée. Entre deux activités, tiens je reprendrais bien un peu de chapitre heureux !
Un peu d'insolence et d'ironie ne font pas de mal, surtout quand elles sortent de la plume d'un Israélien. Il y a aussi des chapitres plus sérieux, plus sensibles, remplis d'émotion mais toujours avec un regard un peu décalé.
Lien : https://krolfranca.wordpress..
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Citations & extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
luocineluocine   28 décembre 2015
« En réalité, la situation est idéale, me dit-il très sérieusement tout en me caressant la main. J’adore prendre les décisions quand les choses sont au plus bas. la situation est une telle drek(merde) pour l’instant que ça ne peut que s’arranger : avec la chimio, je meurs très vite ; avec les rayons je me tape une gangrène de la mâchoire ; quant à l’opération, tout le monde est sûr que je ne survivrai pas parce que j’ai quatre-vingt-quatre ans. Tu sais combien de terrains j’ai acheté comme ça? Quand le propriétaire ne veut pas vendre et que je n’ai pas un sou en poche? »
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luocineluocine   28 décembre 2015
Mais pourquoi? insista Lev. Pourquoi un père doit protéger son fils?

Je réfléchis un instant avant de répondre « Écoute, dis-je en lui caressant la joue, le monde dans lequel nous vivons est parfois très dur. Alors la moindre des choses c’est que tous ceux qui naissent dans ce monde aient au moins une personne pour les protéger.

– Alors et toi? demanda Lev. Qui te protégera, maintenant que ton père est mort? »

Je n’ai pas fondu en larmes devant lui mais plus tard ce soir-là, dans l’avion de Los Angeles, j’ai pleuré.
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luocineluocine   28 décembre 2015
« je vais sûrement pas aller au mariage d’un type qui sent le bouc que tu as connu dans une salle de gym où tu as mis les pieds même pas deux semaines, a déclaré ma femme avec beaucoup de détermination.
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julienraynaudjulienraynaud   16 novembre 2015
[dans la version originale, première phrase]
I just hate terrorist attacks
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luocineluocine   28 décembre 2015
Parce que, enfin, je la connais très bien cette mer : c’est la même Méditerranée qui est à deux pas de chez moi à Tel-Aviv, mais la paix et la tranquillité que respirent les gens du coin sont des choses que je n’avais jamais rencontrées. La même mer mais débarrassée du lourd nuage existentiel, noir de peur que j’ai l’habitude de voir peser sur elle.
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Videos de Etgar Keret (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Etgar Keret
Tatia Rosenthal et Etgar Keret - Interview en images
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