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EAN : 9782262034764
384 pages
Éditeur : Perrin (14/06/2012)

Note moyenne : 4/5 (sur 1 notes)
Résumé :
Les portraits entrecroisés de cinq femmes d'influence, au charme rayonnant, à la vive intelligence et à la forte personnalité, animées par des convictions affirmées, qui contribuèrent à la formation encore balbutiante de l'Europe.
Nées dans la seconde moitié du XVIIIe siècle dans le duché de Courlande, au bord de la Baltique et sous domination russe, imprégnées dès l'enfance de culture française, cosmopolites par leurs alliances et polyglottes, elles ont succ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Cath36
  18 juin 2013
La Courlande, où est-ce me direz-vous ? Réalité ou nom mythique d'un pays légendaire ? En réalité La Courlande est le nom ancien -et fort joli- de notre actuelle Lettonie. Née à l'époque des peuplades barbares des Kours, elle fut tantôt allemande et tantôt russe avant de devenir elle-même. Des hommes la dirigèrent, mais ce sont surtout des femmes dont on se souvient, ces "dames de Courlande" qui jouèrent un rôle prépondérant dans les affaires comme on appelait au XIXème siècle la politique. Maîtresses ou égéries, le plus souvent les deux, elles jouèrent un rôle occulte mais non négligeable surtout après la chute de Napoléon de par leur influence , leurs relations, leurs salons, leurs lettres et leurs conseils à ceux qui faisaient et défaisaient les frontières de l'époque. Maîtresses de Metternich (la comtesse de Lievent, la duchesse de Courlande et la duchesse de Sagan, fille de la précédente, précisons) ou de Talleyrand (la duchesse de Dino fille et soeur des précédentes, on faisait les choses en famille à cette époque...), sans oublier une aventurière mystique et soi-disant voyante, la baronne de Krüdener, qui influença le tsar Alexandre et parraina la Sainte-Alliance, toutes ces femmes, souvent rivales se servirent de leurs amours pour déployer leurs ambitions, utilisant plus souvent leurs amants qu'étant utilisées par eux, tout en les aidant de manière à se rendre indispensables.
Plus concrètes que des légendes elles laissèrent leurs traces dans l'histoire, s'appropriant ainsi un monde essentiellement dévolu aux hommes.
Ce livre de Françoise Kermina est autant une biographie de ces dames qu'un essai sur la période allant de la chute de Napoléon Ier à Napoléon III. le sujet est vaste, on le voit ; s'il récapitule beaucoup de ce qui a déjà été dit, il apporte des éclairages nouveaux et des mises au point intéressantes sur le rôle des grandes dames de cette période, à travers l'évolution de la société.
Bien écrit, bien documenté ce livre sérieux sans ennui et relativement facile d'accès interessera les passionnés du XIX ème siècle, et les féministes que les femmes de toutes époques n'ont du reste point attendues pour prouver leur valeur. Promotion canapé me direz-vous ? Erreur ! le plumard était plutôt à l'époque la récompense des bons amants que le moyen de parvenir. Avis aux amatrices...
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
Cath36Cath36   16 juin 2013
On ne sait pas grand-chose de ce personnage [le baron d'Alopens, ministre de Russie à Berlin], sinon deux détails piquants. Le premier est sa manie de se croire adoré des femmes. "Ma foi, je ne sais ce que j'ai, disait-il, partout où je vais, les femmes me suivent." L'autre anecdote concerne ses rapports avec lord Castelreagh, ministre des Affaires étrangères anglais. Comme celui-ci ne parlait ni le russe ni le français et qu'Alopens ne connaissait pas un mot d'anglais, ils avaient décidé de s'entretenir en latin, comme au Moyen Age, mais ils y étaient aussi nuls l'un que l'autre, si bien que leurs échanges humanistes étaient un dialogue de sourds.
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Cath36Cath36   18 juin 2013
On connaît le mot si souvent répété du prince de Ligne : "le congrès ne marche pas, il danse", mot qui irrita tant le tsar que le prince dut s'en excuser, sans doute par un autre mot.
Il serait plus vrai de dire que la danse est la façon de marcher du congrès. Napoléon avait été un souverain profondément déroutant, prolongeant en fait, bien que couronné, la sévérité du monde révolutionnaire. Les fêtes de l'Empire, nombreuses et suprêmement fastueuses, étaient aussi peu joyeuses que les anciennes fêtes stéréotypées de la Révolution. C'étaient des fêtes à système, à message, qui voulaient enseigner quelque chose. Celles de Vienne sont tout le contraire, un tourbillon d'individualités rendues à la paix, au plaisir de vivre, à la légèreté des anciens temps.
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Cath36Cath36   17 juin 2013
Ce prototype de l'aristocrate autrichien n'est pas autrichien mais rhénan, d'une illustre maison westphalienne remontant à l'époque carolingienne. c'est de ces temps reculés que date son nom, selon une légende sans doute fabriquée de toutes pièces. Alors qu'on dénonçait à Charlemagne, comme traître, un certain Metter, l'empereur se serait écrié : "Metter ? non, je n'y croirai jamais, Metter...nicht !"
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Cath36Cath36   19 juin 2013
Elle [Mme de Lieven] a choisi le seul rôle qui, en son temps, convienne à une femme ; elle n'agit pas, elle inspire ceux qui agissent ; elle ne fait pas de politique, elle s'arrange pour que la politique se fasse sous ses yeux, et grâce à elle. Dans son salon, elle règne et ne gouverne pas.
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Cath36Cath36   19 juin 2013
La Sainte-Alliance était un projet un peu fou, un peu hypocrite, mais c'est la dernière manifestation de ce qu'on appelait autrefois la chrétienté, et elle connaîtra le même déclin. Elle n'aura aucun commencement d'exécution et se transformera vite, de l'aveu même du tsar, en arme de combat contre les aspirations libérales des peuples. Elle n'en est pas moins l'embryon d'une entente inetrnationale dont nous verrons les avatars jusqu'à nos jours.
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