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Jean Autret (Traducteur)
EAN : 9782070370948
308 pages
Éditeur : Gallimard (27/09/1979)

Note moyenne : 3.82/5 (sur 192 notes)
Résumé :
Le héros de ce roman, Jack Duluoz ou Ti Jean, n'est autre que Jack Kerouac, l'auteur de Sur la route. Au bord de la folie, le Roi des Beatniks cherche à fuir l'existence de cinglé qu'il a menée pendant trois ans et part pour San Francisco. Il se réfugie au bord de la mer, à Big Sur, dans une cabane isolée. Après quelques jours de bonheur passés dans la solitude à se retremper dans la nature, Duluoz est à nouveau saisi par le désespoir et l'horreur. Aussi revient-il ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
Nastasia-B
  13 novembre 2013
Big Sur est le 3ème récit autobiographique de Jean-Louis Kérouac, dit Jack Kerouac, écrit d'un seul jet sur un unique rouleau de machine à écrire (après Sur La Route et Les Clochards Célestes).
Il me faut tout de suite avouer que je n'y ai pas du tout retrouvé la magie, l'état d'esprit, l'évasion ou encore le pouvoir d'édification que m'avait fait vivre Sur La Route.
Ici, Jack Kerouac nous conte ses mésaventures survenues durant l'été 1960 alors qu'il était en villégiature en Californie, sur la plage de Big Sur, côte assez sauvage (à l'époque) et escarpée proche de San Francisco.
Kerouac nous y fait l'éloge de cette nature rédemptrice, mais aussi et surtout la description de son naufrage dans la démence, la paranoïa, l'hallucination et le cauchemar, en grande partie dû aux effets combinés de l'alcool et de la dépression (il vit mal sa notoriété nouvelle acquise suite au succès de Sur La Route et cherche donc à fuir les mille sollicitations de New York).
L'auteur nous y parle également des premiers beatniks du " mouvement beatnik " et vis-à-vis duquel il n'éprouve ni sympathie ni communauté de vision. Il regarde avec beaucoup de réserve et peu d'espoir cette mode (naissante en 1960) qui trouvera sa quintessence un peu partout dans le monde autour de 1968.
Selon lui, le manque de respect de certaines valeurs classiques indispensables, l'absence de poésie et l'égocentrisme de ces jeunes gens n'a pas grand chose à voir avec ce qu'il avait tenté d'exprimer dans Sur La Route. Kerouac a ailleurs défini lui-même ce qu'il entendait par " beat ", terme qui désignait à la base les noirs inféodés au métro de la côte Est, vivant dans un dénuement absolu mais continuellement animés d'une joie de vivre et d'un positivisme, " beat " se référait aussi à la notion de rythme, propre aux musiques (notamment noires) comme le jazz, et enfin, " beat " fait référence à la béatitude (n'oublions pas que Kerouac est francophone de naissance), c'est-à-dire au volet mystique, à l'émerveillement devant la beauté naturelle, des âmes ou de la nature. Rien à voir donc avec les jeunes intellos fils de famille (on dirait aujourd'hui " bobo " qui se sont appropriés le terme par la suite) qui n'ont rien de " beat " au sens " battu " par opposition au " success ", la réussite sociale à laquelle ils sont appelés.
Jack Kerouac et Neal Cassady ne recherchaient pas le succès financier comme tous les américains de leur génération mais expérimentaient au contraire une autre voie, une sorte de succès spirituel.
En ce qui concerne l'intérêt propre de l'oeuvre, comme je l'ai déjà dit plus haut, je suis beaucoup plus mesurée. On est loin du magnétisme que pouvait susciter Sur La Route et on ne peut que trouver pathétique cet ivrogne triste aux prises avec ses démons, crépusculaire à la manière d'un Malcolm Lowry dans Sous le Volcan.
Vous y retrouverez donc Neal Cassady alias Cody Pomeray (l'ex Dean Moriarty de Sur La Route) devenu un père de famille, bien changé par rapport à ce qu'on l'a connu dans Sur La Route, presque rangé, qui n'a plus grand chose à nous dire, un peu comme Kerouac d'ailleurs.
Un livre, à mon avis, pas indispensable, sauf pour les inconditionnels qui souhaitent tout connaître de Jack Kerouac, mais ceci n'est que mon avis, c'est-à-dire, pas grand-chose.
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Sachenka
  27 juin 2017
Troisième roman (autobiographique) de Jack Kerouac, le représentant de la Beat Generation. Autant annoncer tout de suite que ce fut une amère déception. Sur la route m'avait déplu, Les clochards célestes m'avait réconcilié avec l'auteur, Big Sur m'a à nouveau brouillé avec lui. Pourtant, le début était prometteur. Jack Duluoz (le double de l'auteur) vit difficilement sa célébrité nouvelle. Un ami lui propose de se retirer un certain temps à l'écart, dans la nature, et il accepte, question de retrouver la communion avec lui-même et son environnement. Cet aspect mystique de l'auteur me plait. Il se rend donc à l'endroit en question : Big Sur, sur la côte californienne. L'évocation de la nature m'a impressionnée. J'y suis moi-même allé il y a quelques années, le lire était comme y retourner en pensée. C'était tellement ça : l'océan, le brouillard, les paysages impressionnants et majestueux.
La suite, même si elle est un peu sombre (insomnie, folie, cauchemars, alcool et dépression), m'a tout de même intrigué. Ce n'est pas quelque chose qui me rebute (Huysmans, sors de ce corps !) sauf si de tels passages s'étirent, s'étirent et s'étirent et deviennent un cercle infernal lourd et difficile à supporter. Et malheureusement c'est un peu ce qui se passe ici. du moins, mon désenchantement m'a empêcher de voir ce qu'il y avait d'intéressant et dont je suis certainement passé à côté.
Où est passé l'émerveillement devant la nature ? Devant la beauté humaine, sa poésie, sa jeunesse, sa vigueur ? Je comprends un peu les désillusions de Jack Duluoz (et, à travers lui, Jack Kerouac lui-même) mais il passe son temps à dénigrer ses contemporains comme Monsanto ou bien Cody devenu un père de famille respectable, il fait des folies avec ses « amis » même s'il sait qu'il les regrettera quelques jours plus tard. Les grandes beuveries, je suis passé à autre chose il y a longtemps.
Kerouac aurait dû être aussi critique de lui-même. Après des aventures désastreuses sur la côte ouest, il répète son exploit de « Sur la route » et commet un énième bouquin où il ne se passe rien de spécial. Pourquoi l'écrire dans un livre alors ? Pour vendre ? Se faire de l'argent ? Ça me semble assez hypocriteinusité et difficile à croire puisqu'il reprochait à plusieurs leur matérialisme. C'est surtout incroyablement triste. Ceci dit, au final, je ne retire de Big Sur que ce qui m'a plu, interpelé : les évocations des lieux visités lors de mon voyage en Californie, Monterrey, San Francisco, l'océan Pacifique toujours présent, qui nous envoie ses vagues et son air marin…
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ibon
  21 juillet 2019
Kerouac, l'anticonformiste, le poète, le "roi des beatniks", fait le point sur sa vie cinq ans après "La route". Cinq ans de vie sous perfusion éthylique. Un jour, il décide de trouver un peu de quiétude et de fuir la ville de San Francisco et ses nombreuses sollicitations - tout le monde veut voir la grande célébrité et boire un coup - pour se réfugier dans la cabane d'un ami à Big Sur. le repos du guerrier se résume à un retour à la nature mais la solitude l'étreint au bout de deux semaines. Alors il va faire venir ses amis à Big Sur pour recommencer ce qu'il faisait à San Francisco... Ce roman autobiographique m'a paru au premier abord gentillet. Pourtant, après réflexion, il représente ce courant contraire, à la marge, choquant pour l'époque mais si important, qui a traversé les années 60 aux Etats-Unis puis ailleurs.
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milan
  11 mars 2015
Je viens de finir la lecture de Big Sur et je l'ai rangé avec ce même sentiment qui vous assaille après avoir passé un moment avec un ami, perdu de vue depuis longtemps, qu'on a revu avec grand plaisir, mais qu'on a retrouvé triste, malheureux et qu'on a quitté dans cet état, avec dans le coeur, une mélancolie à l'idée de ne pas pouvoir l'aider. du début jusqu'à la fin de ce récit, celui des quelques semaines passées entre San Francisco et une cabane isolée à Big Sur, Kerouac souffre, il est triste, a des hallucinations, des crises de paranoïa, avec de temps en temps des moments d'apaisement, mais qui ne durent pas longtemps. Alors Kerouac s'encourage, ne veut pas se laisser aller, puis il s'abandonne à ce qu'il a fui au début: l'alcool, et les folles virées. Puis il a des remords, prend la décision de tout changer, tient quelques heures, reboit, et rebelote...le tout avec une générosité sans faille,générosité du coeur et du portefeuille. Les passages où il retrouve Cody (Dean Moriarty), où il repense aux moments passés ensemble sur la route, à leurs discussions et confidences, et où il sent que le temps est passé par là, et que c'est perdu à tout jamais, sont doux-amers. Et la mort, partout, réelle (son chat, une loutre, une souris dans sa cabane), ou imaginée, hallucinée, avec ses acolytes: angoisse, terreur et colère. Et c'est peut être ça le problème: quand on met de côté le très facile:"tout ça c'est à cause de l'alcool", on se dit que cette incroyable acuité, cette formidable conscience de la fatuité de la vie, malgré sa beauté, tout cet éphémère, que ressent Kerouac durant sa jeunesse, et qui ont fait de lui cet écrivain merveilleux, sont justement portés à la jubilation par la force de la jeunesse,encore vierge des sales coups de la vie et des déceptions inévitables, grandes ou insignifiantes. Mais quand on a quarante ans,et qu'en plus on a été happé par un monde de consommation, qui travesti votre oeuvre en marque déposée, et qui vous harcèle, cette prise de conscience de la réalité de la vie devient uniquement douleur. Elle est stérile et ne peut plus vous aider à aller de l'avant, à prendre le monde et les hommes à bras le corps. Fatigué en somme. Mais heureusement, les amis sont là, fidèles, patients, sincères, conscients des problèmes de Kerouac, physiques et métaphysiques. Kerouac est tellement "présent" dans ce livre, presque physiquement qu'on se demande si c'est encore de la littérature, de l'écriture...mais au fond, on s'en fiche: c'est sincère, jusqu'au bout, et c'est beau.
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Flaubauski
  11 janvier 2020
« Après l'ivresse, la gueule de bois » pourrait être une très bonne façon de résumer Big Sur. Après moult abus en tous genres, notamment en lien avec le succès rencontré au fil des publications, ayant fini par mener Ti Jean, alter ego romanesque de Jack Kerouac, à la limite de la folie, celui-ci décide de s'exiler à Big Sur, dans une cabane à l'écart prêtée par un ami de San Francisco, pour se retrouver, et plus encore retrouver un souffle qui va lui permettre de repartir d'un meilleur pied, autour professionnellement que personnellement. Ou pas… Car cette escapade en pleine nature ne va pas avoir les effets escomptés, bien au contraire : la gueule de bois ne va en être que plus cauchemardesque…
Après avoir été déçue par Les clochards célestes que je trouvais foncièrement trop académique, et une incursion romanesque plus classique, mais amplement justifiée, avec The Town And The City, je retrouve enfin dans ce roman la patte de Kerouac qui m'avait manquée. En résumé, c'est autant le bordel sur sa plume que dans sa tête, chose parfaitement bien retranscrite par cette incursion à Frisco et ses alentours, incursion qui prend d'ailleurs une tournure de plus en plus tragique et pathétique à la vue du délitement de notre narrateur s'enfonçant de plus en plus profondément dans les affres de l'alcoolisme et de ses malheureuses conséquences – delirium tremens, difficultés sociales et psychologiques que les abus d'alcool entraînent… Mais malgré tout, la plume, bien que fragile, n'en reste pas moins vivace et percutante, capable de montrer le meilleur comme le pire de tout ce qui nous entoure, lieu, chose, personne, et plus encore de celui qui la tient.
Un grand Kerouac en somme, que j'ai apprécié lire pour débuter l'année.
Lien : https://lartetletreblog.com/..
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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
OlafOlaf   22 mars 2011
...un nouvel amour donne toujours de l’espoir, la solitude mortelle et irrationnelle est toujours couronnée; cette chose que j’ai vue (cette horreur du vide reptilien) quand j’ai inspiré à fond l’iode mortelle de la mer, à Big Sur, est maintenant justifiée et sanctifiée, levée comme une urne sacrée vers le ciel, par le simple fait de se déshabiller, de faire aller les corps et les esprits dans les délices mélancoliques, inexprimables et frénétiques de l’amour. Ne laissez aucun vieux chnoque vous dire le contraire; quand on pense que personne, dans ce vaste monde, n’ose jamais écrire l’histoire véritable de l’amour, on nous colle de la littérature, des drames à peine complets à cinquante pour cent. Quand on est allongé, bouche contre bouche, baiser contre baiser dans la nuit, la tête sur l’oreiller, rein contre rein, l’âme baignée d’une tendresse qui vous submerge et vous entraîne si loin des terribles abstractions mentales, on finit par se demander pourquoi les hommes ont fait de Dieu un être hostile à l’amour charnel. La vérité secrète et souterraine du désir farouche qui se cache dans les galeries, enfouie sous les ordures qui envahissent le monde entier, cette réalité dont on ne vous parle jamais dans les journaux, ce désir dont les écrivains ne parlent qu’en hésitant, avec force lieux communs, et que les artistes représentent avec combien de réticences, ah, vous n’avez qu’à écouter Tristant et Isolde de Wagner et vous imaginer le héros dans une champ bavarois avec sa belle maîtresse nue sous les feuilles de l’automne!
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crapahutevidacrapahutevida   11 juin 2017
Le vent emporte les notes tristes du Kathleen, égrenées par les cloches de l'église, jusque dans les bouges des bas quartiers de la ville. le m'éveille tout morose et abattu, geignant au souvenir de la dernière beuverie et gémissant surtout parce que j'ai complètement gâché mon « retour secret » à San Francisco : je me suis enivré comme un idiot, caché dans les impasses avec des vagabonds, et je suis remonté dans North Beach pour voir tout le monde ; et pourtant, Lorenzo et moi, nous avions échangé d'énormes lettres pour mettre au point les modalités de mon arrivée clandestine : je lui téléphonais en utilisant un nom de code comme Adam Yulch ou Lalagy Pulvertaft (écrivains eux aussi) ; et puis il me conduisait en grand secret à sa cabane dans les bois de Big Sur où j'allais être seul et tranquille pendant six semaines, à casser du bois, tirer de l'eau, écrire, dormir, me promener, etc. Mais au lieu de cela, je me pointe, complètement saoul, dans sa librairie de City Light, un samedi soir, au moment où l'affluence est à son comble ; tout le monde me reconnaît (malgré mon chapeau de pêcheur – un vrai galurin de travesti –, mon suroît et mon pantalon imperméable) et tout se termine par une cuite carabinée dans les cafés du coin. Le sacré « Roi des Beatniks » est de retour en ville, il paye à boire à tout le monde.
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crapahutevidacrapahutevida   11 juin 2017
Les visiteurs ivres viennent dégobiller dans mon bureau, ils me volent mes livres, mes crayons même. Des gars que je connais vaguement, et que je n'ai pas invités, s'installent chez moi pour plusieurs jours, parce que les lits sont propres et que ma mère fait de la bonne cuisine. Et moi, je suis ivre pratiquement tout le temps, pour ne pas avoir l'air d'un pisse-froid, pour ne pas déparer dans le tableau, mais j'ai fini par comprendre qu'ils étaient trop, que j'étais cerné, qu'il me fallait retrouver un refuge dans la solitude ou mourir. Alors, Lorenzo Monsanto m'a écrit : « Viens dans ma cahute, personne n'en saura rien, etc. » Et me voilà, comme je vous le dis, je m'éclipse en catimini et en route pour San Francisco, à cinq mille kilomètres de ma maison de Long Island (Northport) dans une agréable petite cabine particulière à bord du California Zephyr, regardant l'Amérique défiler au-dehors, de l'autre côté de ma fenêtre, mon écran personnel, vraiment heureux pour la première fois depuis trois ans.
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diparidipari   14 décembre 2011
Je suis toujours un peu fier de mon amour pour le monde. C'est si facile de haïr, en comparaison. Et je suis là en train de me flatter, fonçant tête baissée vers la haine la plus stupide que j'aie jamais éprouvée.
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Zorba_le_grecZorba_le_grec   14 juillet 2016
J’installe mon duvet sur la terrasse du bungalow mais, à deux heures du matin, le brouillard commence à tout détremper, alors il faut que je rentre, avec mon duvet mouillé, et que je m’organise autrement, mais qui pourrait ne pas dormir comme une souche dans une cabane solitaire au fond des bois ? Vous vous réveillez en fin de matinée, frais et dispo, et confusément, vous comprenez l’univers : l’univers est un ange.
BIG SUR – JACK KEROUAC
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Videos de Jack Kerouac (40) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jack Kerouac
Jack KEROUAC – Un siècle d'écrivains : Un rêve américain à Hiroshima (DOCUMENTAIRE, 1996) Émission « Un siècle d'écrivains », numéro 100, sous-titrée "Un rêve américain au temps d'Hiroshima", diffusée sur France 3, le 27 novembre 1996, et réalisée par Michel Viotte et Éric Sarner.
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