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ISBN : 2070376907
Éditeur : Gallimard (21/11/1985)

Note moyenne : 3.51/5 (sur 62 notes)
Résumé :
Une brève et triste histoire d'amour : Mardou, une petite Noire, traîne à San Francisco avec les beatniks.
Elle aime Léo Percepied, un ancien matelot, qui ne lui adresse que des rebuffades : celui-ci voudrait être admis dans la bande des " Souterrains ", qui mènent la nuit une vie folle et sauvage, mais c'est en vain. L'idylle sordide et magnifique de Mardou et Léo se déroule dans un univers de beuveries, de querelles et parfois d'extase.
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Lagardiere
  17 août 2017
Après la lecture de ce roman qui nous fait connaître la génération beat du San Francisco des années 50, en nous faisant vivre presque pas à pas l'histoire d'amour d'un couple de l'époque, nous sommes d'emblée familiariséEs avec la verve de Jack Kérouac. Verve car son écriture en est une de parole, de phrases saccadées, de réflexion sur le vif tout au long d'un roman qui n'en est un qu'après coup, qu'une fois que nous y repensons car à la première lecture nous sommes pris dans le tourbillon de cette écriture saccadée, hachurée. Il le dit lui-même à la toute fin du livre : «Et je rentre chez moi en ayant perdu son amour. Écrire ce livre.» Franchement saisissant car nous assistons à la naissance d'une génération comme Percepied ,le personnage principal, celui qui dit ce livre.
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Duluoz
  23 juillet 2016
Les souterrains est-ce ces lieux ou naissent les pensées au plus profond, au plus sombre de Kérouac ? Une fois de plus, il nous prends "par les tripes" et nous laisse abandonné au bord d'un route de moins en moins lumineuse.
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
LagardiereLagardiere   17 août 2017
Un des romans dans lequel j’ai eu le plus de difficultés à citer un passage. Et pourquoi pas la description d’une Amérique bâtie sur la misère et l’oppression : «… Souci pour son père, parce que j’étais allé là-bas et m’étais assis par terre et avais vu le rail, l’acier de l’Amérique, qui couvrait le sol plein des os de vieux Indiens et d’Américains Primitifs. ― Dans le froid automne gris du Colorado et du Wyoming j’avais travaillé la terre et regardé des vagabonds indiens aux lèvres de vautour, aux mâchoires fluides et aux visage ridé sortir soudain du bled près de la voie et avancer lentement dans la grande ombre de la lumière en portant des sacs-fardeaux et de la camelote, en causant tranquillement entre eux et si éloignés des soucis des ouvriers agricoles, même de ceux des Noirs des rues de Cheyenne et de Denver, des Japonais et de l’ensemble des Arméniens minoritaires et des Mexicains de tout l’Ouest, que regarder un groupe de trois ou quatre Indiens traverser un champ est pour les sens quelque chose d’incroyable comme un rêve ― on pense « Ce doit être des Indiens ― y a pas une âme qui les regarde ― ils vont par là ― personne n’y fait attention ― pas grande importance de quel côté ils vont ― un réserve ? « Qu’est-ce qu’ils ont dans ces sacs en papier brun ? » et c’est seulement avec un grand effort qu’on se rend compte » mais c’était eux les habitants de ce pays et, sous ces cieux immenses, ils ont été les tracasseurs et les protecteurs et les pleureurs des épouses de nations entières groupées autour de tentes ― maintenant le rail qui court par-dessus les os de leurs ancêtres les entraîne pllus loin pointé vers l’infini, spectres d’humanité cheminant d’un pas léger à la surface du sol si profondément suppuré par le concentré de leur souffrance qu’il suffit de creuser à un pied de profondeur pour découvrir une main d’enfant…»
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MellowMellow   07 novembre 2016
"[... ] la chanson de la tribu chasseresse d'Asie retentissant le long de l'ultime chaîne Alaskienne de la terre et descendant jusqu'aux Désastres du Nouveau Monde (dans leurs yeux, et maintenant dans les yeux de Mardou, l'éventuel royaume d'Inca Maya et la vaste Aztéca brillant de serpents d'or et de temples aussi nobles que les Grecs, l'Egypte, les puissantes mâchoires longues et lisses et le nez épaté de Mongoliens de génie créant des arts dans des salles de temps et l'élan de leurs mâchoire pour parler, jusqu'à ce que les Espagnols de Cortés, les miséreux Hollandais las, vieux-monde, efféminés, pantalonnés de Pizarro soient venus en écrasant les roseaux dans les savanes découvrir les cités scintillantes des Yeux Indiens, hautes, perspectivées, boulevardées, ritualisées, blasonnées, pavoisées de ce même Soleil du Nouveau Monde auquel un cœur battant était présenté)" [page 46]
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SpinozisteSpinoziste   11 mars 2016
([...] j'ai approché mon visage du sien pour parler de livres, elle avait tourné son visage vers moi, tout près, c'était un océan de choses fondues et noyées, j'aurais pu y nager, j'ai eu peur de toute cette richesse et j'ai détourné le regard –)
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katerinekaterine   29 juillet 2012
- Car la plus grande clé du courage est la honte et les visages flous dans le train qui passe ne voient rien d'autre dans la plaine que les silhouettes de vagabonds qui, en roulant, disparaissent hors de vue -
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SpinozisteSpinoziste   11 mars 2016
"Les hommes sont si fous, ils veulent avoir l'essence, c'est la femme qui est l'essence, elle est là juste sous leur main, mais ils filent ériger de grandes constructions abstraites"
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Vidéo de Jack Kerouac
Patrice Rollet Descentes aux limbes éditions P.O.L collection TRAFIC : où Patrice Rollet tente de dire de quoi et comment est composé son nouveau livre "Descentes aux limbes", sous-titré "confins du cinéma" et où il est question notamment de cinéma et de peinture, de poésie det de prose, de Manny Farber et de Walter Benjamin, de Samuel Fuller et d'érotisme, de Stan Brakhage et de Jacques Tourneur, de Jack Kerouac et de Robert Frank, d'André Breton et James Agee, de Helen Levitt et de Mizoguchi, de Leo McCarey et de Jean-Marie Straub, de Kafka, d'éléphants blancs et de termites à l'occasion de la parution aux éditions P.O.L de "Descentes aux limbes" aux éditions P.O.L, dans la collection TRAFIC à Paris le 24 octobre 2019 "Nul besoin aujourd?hui de jouer au Christ pour descendre aux limbes, il suffit d?aller au cinéma, de payer son obole à la caisse d?une salle obscure, d?emprunter l?escalier tortueux qui conduit au sous-sol et de franchir la porte coupe-feu qui débouche sur l?enfer, le purgatoire ou le paradis des images où s?accomplissent nos désirs inavouables. L?inconscient visuel que la caméra révèle à Benjamin, le cinéma permanent où Breton se laisse détrousser comme dans un bois ou l?espace négatif que creuse souterrainement l?art termite cher à Farber ne sont que d?autres noms de ces limbes, dévoyés autant que sécularisés, de notre temps. Pour s?y rendre, il n?est point de meilleurs guides que les films eux-mêmes, qu?il relèvent ici du registre de la prose comme plusieurs productions hollywoodiennes de Sjöström, de McCarey, de Tourneur et de Fuller, de celui de la poésie comme quelques oeuvres underground plus libres de Levitt, Loeb et Agee, de Brakhage, de Frank et Leslie, ou de celui, plus inclassable encore, de l?écriture de Biette ou de Straub et Huillet. Ces Descentes aux limbes forment un diptyque avec Passages à vide dont elles constituent à la fois un prolongement et un cas limite. Là où ceux-ci s?efforçaient de décrire le vide central de l?essieu qui fait tourner la roue des films, celles-là tentent plutôt d?explorer son rayonnement vers la périphérie, aux confins du cinéma, aux abords de la peinture, de la littérature et de la photographie, tels qu?aperçus depuis cette autre rive."
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