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EAN : 9782070124862
224 pages
Gallimard (08/11/2013)
3.77/5   11 notes
Résumé :
Au milieu des années 1950, Jack Kerouac, éduqué dans la religion catholique, découvre avec fascination le bouddhisme. Ce nouveau rentre d'intérêt aura un impact important sur sa conception de la spiritualité et influencera l'écriture de certains de ses livres comme Mexico City Blues ou Les clochards célestes. Réveille-toi nous présente la vie de Siddhartha Gautama racontée par Kerouac. Ce jeune prince abandonna sa riche famille et son environnement confortable afin ... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Danieljean
  25 juin 2016
J'en sors à l'instant. L'idée est bonne mais le résultat n'est pas à la hauteur. C'est technique et peu abordable. Lire "les clochards célestes" permet mieux de comprendre la mystique qui habite l'écrivain dans la décennie 50'. Sur le sujet, je vous conseille deux valeurs sures : "Siddhartha" de Hermann Hesse et le merveilleux "Sur les traces de Siddhartha" de Thich Nhat hanh". A vous de vous faire votre propre avis...
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Bruno_Cm
  19 février 2022
Je ne sais pas à qui s'adresse ce livre, aux fans de Kerouac qui veulent mieux le comprendre ?, aux adeptes du Bouddhisme ?, ou aux personnes qui ont envie de s'y intéresser ? Et c'est ce "y" qui me reste flou.
J'aime Jack Kerouac mais ce livre m'a ennuyé.
Et de façon plus large concernant le Bouddhisme, je n'arrive toujours pas à adhérer. S'il est fait de simplicité, on y a accolé tout un tas de concepts qui s'enchevêtrent qui me la rend et me rend le Bouddhisme parfaitement indigeste.
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Citations et extraits (38) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   18 juin 2014
la mort vient de la naissance, la naissance vient des actes, les actes de l’attachement, l’attachement du désir, le désir de la perception, la perception de la sensation, la sensation des six organes des sens, les six organes des sens de l’individualité, l’individualité de la conscience. Les actes sont conditionnés par l’attachement, ils sont commis au nom d’un besoin né de l’imagination, qui asservit l’individu et le pousse à agir comme il le fait ; l’attachement est conditionné par le désir, lequel précède l’habitude ; le désir est conditionné par la perception, on ne désire jamais ce que l’on ne connaît pas, et s’il y a désir, c’est en raison de la perception soit d’un plaisir auquel on aspire, soit d’une douleur que l’on abhorre, l’un et l’autre étant comme l’avers et le revers d’une même pièce ; la perception est elle-même conditionnée par la sensation, la sensation d’une brûlure au doigt n’est pas perçue immédiatement, car la sensation procède du contact des six organes des sens (l’œil, l’oreille, le nez, la langue, le corps, le cerveau) avec les objets qui les sollicitent, ainsi le doigt n’est pas brûlé s’il n’entre pas en contact avec la flamme...
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rkhettaouirkhettaoui   18 juin 2014
Le karma vient de l’ignorance, et l’ignorance vient des compositions mentales. Le karma est la mise en œuvre de la loi inexorable, inflexible qui lie l’acte à l’effet, la vie présente à la prochaine ; le karma explique tout ce qui concerne le monde des êtres vivants, animaux ou hommes, le pouvoir des rois, la beauté des femmes, la splendide queue du paon, les dispositions morales de chacun ; le karma est l’héritage de toute créature animée, le ventre qui l’a portée, le ventre auquel elle doit recourir ; c’est la racine de l’éthique, car ce que nous avons été fait ce que nous sommes aujourd’hui. Si un homme connaît l’éveil, atteint à la perfection de la sagesse suprême et au nirvana, c’est parce que son karma s’est accompli et que cet accomplissement était inscrit dans son karma ; si un homme persiste dans la voie de l’ignorance, de la colère, de la stupidité et de la convoitise, c’est parce que son karma ne s’est pas encore accompli et que ce non-accomplissement y était inscrit de la même façon.
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rkhettaouirkhettaoui   18 juin 2014
Étant ce qu’ils sont, les hommes sont esclaves des plaisirs de la chair, actes hérités du karma de convoitises et de pensées concupiscentes antérieures ; étant ce qu’elles sont, les femmes sont les vaisseaux innocents de la renaissance humaine incarnée et personnifiée, brassées de plaisirs dont l’homme n’est jamais rassasié. Mutuellement attirés, victimes les uns comme les autres de leur karma, qui les construit puis les détruit, sans un Moi qui puisse dire non en la matière, les hommes et les femmes font rouler la roue de la mort par amour du contact des corps, par orgueil et désir de bonheur.
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rkhettaouirkhettaoui   18 juin 2014
Un homme ne sera pas davantage lavé de ses souillures ou libéré de ses illusions s’il s’abstient de manger viande et poisson, s’il va nu, se rase le crâne ou porte une chevelure emmêlée, s’habille de toile de sac, se couvre de boue ou se voue au feu sacrificiel. La colère, la boisson, l’obstination, le sectarisme, la tromperie, l’envie, la vantardise, le dénigrement des autres, l’arrogance et les visées malveillantes, voilà les vraies souillures. Au rang desquelles, en vérité, on ne saurait compter le fait de manger de la viande.
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rkhettaouirkhettaoui   18 juin 2014
Jusqu’à une date récente, la plupart des gens s’imaginaient Bouddha sous la forme d’un être obèse plutôt rococo, la bouche étirée par un sourire, assis, la panse à l’air, tel que le représentent dans le monde occidental des millions de babioles pour touristes et de statuettes de bazar. Ils ignoraient que le vrai Bouddha était un jeune et beau prince qui, un jour, à l’âge de vingt-neuf ans, se mit soudain à broyer du noir dans le palais de son père, en Inde, regardant les jeunes danseuses sans les voir, pour finir par lever les bras au ciel avec une grande détermination et gagner la forêt sur son destrier, où il coupa sa longue chevelure dorée à l’aide de son épée et élut domicile avec les saints hommes de son temps. Il mourut à quatre-vingts ans, vénérable vieillard émacié, et familier de chemins oubliés et de forêts peuplées d’éléphants. Cet homme n’était pas un gros lard hilare, mais un prophète sérieux et tragique, le Jésus-Christ de l’Inde et de presque tous les pays asiatiques.
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Videos de Jack Kerouac (30) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jack Kerouac
« Au beau milieu de la frénésie des années cinquante, Jack Kerouac (1922-1969) […] choisit l'errance. […]  […] Kerouac a lancé son écriture dans toutes les directions, a envisagé toutes les perspectives afin de, sinon trouver une réponse, au moins cerner l'enchaînement des maux de l'homme […]. L'errance kerouacienne fut favorisée par deux contextes différents. D'une part, un contexte d'après-guerre où prédominent le malaise social et l'impression d'une catastrophe imminente, et caractérisée sur le plan intellectuel et artistique par une inclination existentialiste et nihiliste. D'autre part, un contexte éducatif régenté par la mère et le souvenir du frère aîné (Gerard, mort à l'âge de neuf ans), et lié à une morale chrétienne sévère ainsi qu'aux croyances populaires qui nourrissent une conscience accrue du bien et du mal. À partir de ces deux pôles, s'opère une réflexion, à la fois sur les origines de la souffrance et sur la mort. Cette réflexion couvre, dans l'oeuvre, trois champs d'investigation à travers lesquels Kerouac tentera de trouver une sagesse, une sapience, en tant que connaissance du monde et de son ordre. […] le champ existentiel mène Kerouac à la fuite hors du temps. C'est l'expérience de Sur la route, symbolisée par la quête du « IT », et qui se révèle être une fuite devant la mort. […] La notion kerouacienne de l'existence est alors régie par le sentiment de la « perte » et de l'égarement dans l'ignorance de la parole divine. […] L'idée d'impermanence sur laquelle repose la perception bouddhiste conduira Kerouac à considérer l'existence comme « un rêve déjà terminé » (« a dream already ended »). À partir de cette notion, il prône le « Rest-and-Be-Kind » basé sur le wu-wei taoïste (non-action), détachement nécessaire à la libération. C'est dans le cadre de l'étude du bouddhisme que naîtra l'engouement de Kerouac pour la forme poétique épurée du haïku. […]  […] sans aucun doute le haïku fut-il pour Kerouac ce qui correspondait le plus étroitement à ses attentes de spontanéité, de fraîcheur et de simplicité dans le cadre de sa quête spirituelle. […] Kerouac donne à voir ce que l'on pourrait appeler le défi du haïku, c'est-à-dire réduire la réalité, « une longue histoire » en trois petits vers. […] […] […] il voyait la pratique du haïku comme une extension poétique de son expérience spirituelle. […] le haïku serait la forme poétique du non-agir. […] […] Kerouac était un voyageur tout comme Bashô (1644-1694) et les plus grands haïkistes japonais. Un pèlerin donc, pour qui l'errance dans son esprit inhérent d'ouverture était liée au non-agir taoïste […]. » (Bertrand Agostini)
« Beat Generation signifie une génération transmise dans l'éternité… le dernier tremblement d'une feuille qui tente de s'unir au temps, un rougeoiement brillant et soudain à l'automne.
… La Beat Generation sait tout du haïku… » (Jack Kerouac, La Beat Generation - 1958)
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Référence bibliographique : Jack Kerouac, le livre des haïku, traduction de Bertrand Agostini, Éditions de la Table Ronde, 2022.
Image d'illustration : https://www.tampabay.com/arts-entertainment/arts/books/2019/10/22/jack-kerouac-found-the-end-of-his-road-in-st-petersburg-50-years-ago/
Bande sonore originale : Gotama - Dissolving Dreams
Site : https://gotama-music.bandcamp.com/track/dissolving-dreams
#JackKerouac #LeLivreDesHaïku #PoésieAméricaine
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