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ISBN : 2702445578
Éditeur : Le Masque (13/01/2016)

Note moyenne : 3.89/5 (sur 121 notes)
Résumé :

Été 1943. Il y a des endroits pires que Zurich, et Bernie Gunther est bien placé pour le savoir. Quand Joseph Goebbels, ministre en charge de la propagande, lui demande de retrouver l'éblouissante Dalia Dresner, étoile montante du cinéma allemand qui se cache d'après la rumeur à Zurich, il n'a d'autre choix que d'accepter. Mais, très vite, cette mission en apparence aussi aguichante que l'objet de la recherche, prend un tour bien plus sinistre.

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Critiques, Analyses et Avis (28) Voir plus Ajouter une critique
cannibalector
  08 février 2017
Lorsque les rides commencent à nous momifier,lorsque nos pleurs s'y deversent et commencent à former notre dernier lit, nous essayons de remonter la pente, de nager à contre courant en nous réfugiant dans notre passé, nos souvenirs, y compris les plus douloureux.
C'est ce que fait Bernie Gunther, en ce jour de 1956, en achetant un billet de cinéma. il ne connait pas le nom du film, il ne sait pas de quoi parle l'histoire, mais il connait la star féminine, sa star, son étoile filante, sa passion qui alimente ses pleurs d'aujourd'hui:la dame de Zagreb.
Eté 1943.
L'armée russe reprend du terrain, Hambourg vient d'être pratiquement rayé de la carte par des raids aériens anglo américains. Goebbels, numéro deux du reich et ministre de la propagande fait feu de tout bois pour empecher le peuple allemand de sombrer dans le désespoir. Il décide, entre autre, de fairé réaliser un grand film avec l'actrice la plus populaire. Celle ci, d'origine croate et réfugiée en Suisse, accepte que si l'on retrouve son père, disparu en Serbie depuis des années. Goebbels charge Bernie gunther de le retrouver: il va redecouvrir l'amour entre les bras de la star et redécouvrir l'horreur en partant en Serbie.
Cette dixième aventure de notre commissaire allemand est moins jubilatoire, plus mélancolique, plus tendre que les autres romans.
Mais c'est toujours aussi bon à lire
Mais ce n'est que mon humble avis
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bilodoh
  26 mars 2016
Un polar à saveur historique une dose de suspens, mais aussi une intrigue qui améliore notre connaissance de l'époque de la Seconde Guerre mondiale, qui rappelle que les nazis n'avaient pas l'apanage de la folie de l'épuration ethnique et de la cruauté, car ce qui se passait alors en Croatie relevait aussi de l'horreur. Des éléments historiques qui expliquent un peu les haines et les atrocités commises à la fin du vingtième lors de l'éclatement de la Yougoslavie.

Dans les derniers tomes de l'auteur, on avait cru que la veine historique s'essoufflait, que tout avait été dit, mais Philip Kerr nous sert pourtant ici un de ces bons polars, avec en prime, Goebbels et ses généraux qui marchandent avec la Suisse.

On retrouve avec plaisir le détective vedette Bernie Gunther. Longtemps après la guerre, Bernie se remémore ses aventures et surtout ses amours. Son comportement n'est pas exempt de dilemmes moraux : qu'est-ce que la justice dans un pays qui professe l'inégalité des hommes, qu'est-ce que le meurtre dans un pays qui assassine par milliers ? Est-ce un crime alors que de vouloir survivre ?

Allemagne, Suisse, Croatie, un polar d'une guerre qui était censé être la dernière…
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Roggy
  23 décembre 2017
Encore une fois Philip Kerr nous offre une fresque historique qui nous laisse rassasiés. Il mêle les petites à la grande histoire en navigant toujours dans les eaux troubles de l'Allemagne nazie.
Devenu une marionnette aux mains de Goebbels, Bernie Gunther découvrira la neutralité/complicité de la Suisse en tant que fournisseur d'équipement militaire et des baraquements destinés aux camps de concentration. Il se retrouve imbriqué dans une affaire dévoilant les horreurs commises en Yougoslavie qui feraient pâlir même les SS les plus coriaces. Encore une fois il risque sa vie, mais toutefois il plonge tête la première.
Cynique, parfois drôle et piquant, avec ce qu'il faut de méchanceté clairvoyante, c'est toujours un amas d'informations nouvelles qui déferlent sur cette période noire de l'histoire allemande.
C'est toujours un Bernie Gunther désenchanté mais plein d'espoir, cabossé mais toujours d'attaque, grisonnant mais toujours impertinent.
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alainmartinez
  19 mai 2017
La Dame de Zagreb” est le dixième roman de la série des Bernie Gunther. Écrite par Philip Kerr, cette série commencée en 1993 devait être au départ une trilogie. Ce volume sorti sous le titre « The Lady from Zagreb » en 2015 et traduit de l'anglais par Philippe Bonnet en 2016, est un épisode qui se déroule en 1943.
Bien qu'ouvertement antinazi, Bernhard Gunther, ancien inspecteur de la Kripo de Berlin, est un membre des SS avec le grade de capitaine. Très apprécié dans les hautes sphères du pouvoir, il est chargé par Joseph Goebbels de rechercher le père d'une jeune actrice d'origine croate.
De Berlin à Zagreb, de la Croatie à la Suisse, Gunther traverse l'Europe mise à feu et à sang par les armées régulières et pas les milices de tous bords.
Ce qui rend cette série intéressante c'est son côté historique. Bien écrit et bien documenté, Philip Kerr mêle la fiction et les personnages historiques. Cet épisode dépeint l'Europe nazi de 1943, Berlin sous le joug des SS et bombardé par les Alliés. Il nous plonge dans la barbarie de la guerre dans les Balkans. Il illustre l'attitude de la Suisse entre neutralité et coopération avec l'Allemagne.
Bien qu'un peu lent le roman est agréable à lire. le personnage principal, romantique et courageux et bien que membre des SS, est sympathique. « La dame de Zagreb » est un excellent thriller historique.
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SZRAMOWO
  23 mars 2017
Comme j'ai déjà eu l'occasion de l'écrire ici même, je suis un inconditionnel de Philip Kerr.
La série des Bernie Gunther repose sur une idée que peu d'auteurs de polars ont exploré. Quel rôle a joué la police sous le régime nazi ? En dehors de son rôle de police politique. de police des consciences.
Dit d'une façon différente, le régime nazi est-il parvenu à éradiquer la délinquance, lui qui a érigé en règle de conduite ce que l'on peut considérer comme une délinquance institutionnelle.
Terrain glissant s'il en est. le personnage ambiguë de Bernie Gunther y est lui parfaitement à son aise.
Il a compris que les thuriféraires du régime n'en sont pas forcément les pratiquants les plus respectueux de ses règles et de ses dogmes.
« Insinuations. Rumeurs. Ragots. Chantage. C'est une seconde nature chez des individus comme Müller et Kaltennbrunner. » (…) Il est dans leur intérêt de collecter les commérages sur tout un chacun afin de s'en servir ensuite pour consolider leur position auprès de Hitler. »
Ainsi, Goebbels (craint-il de voir dévoiler sa relation avec une actrice, Delia Dresner, dont les origines sont douteuses, cela signifie, vraisemblablement juives, et s'en remet à Bernie Gunther, car il sait qu'il ne craint rien de lui, pour élucider la situation dans laquelle elle se trouve empêtrée du fait des agissements de son père, un colonel croate.
Le voyage de Bernie en Croatie est très loin d'une promenade de santé et comme le prévient Schellenberg, responsable pour le Reich de la situation en Yougoslavie : « (…) si vous allez en Croatie, tâchez de vous tenir à l'écart des oustachis. Une bande de fumiers. Cruels. »
La Dame de Zagreb éclaire un nouveau pan de l'histoire de la seconde guerre mondiale, celui des relations entre le régime nazi et les pays des Balkans.
« Il y a beaucoup de musulmans en Yougosalvie. Himmler a fait Hadj Amin général de la SS pour lui permettre de constituer une division de la Waffen-SS islamo-bosniaque. Et Goebbels l'a autorisé à faire plusieurs émissions de radio à destination des pays arabes afin d'appeler les musulmans à tuer les Juifs. »
Des relations qui sont les fondements de la guerre des Balkans que nous avons connue dans les années 1990.
Autre qualité des romans de Philip Kerr, l'humour, le cynisme et la résignation, désespérés et parfois désespérants, de Bernie Gunther :
« Etre flic en 1942, c'était un peu comme installer des souricières dans une cage remplie de tigres. »
« Tant que le noir orgue de Barbarie de la mort la jouerait, il me faudrait apparemment danser au rythme de la lugubre et angoissante rengaine tournant inexorablement sur le cylindre, pareil à un singe en livrée, un rictus terrifiant sur le visage et une tasse en fer-blanc à la main. »
« - Je dois témoigner dans un procès.
Oh !
Un SS accusé de lâcheté.
ça ne devrait pas être long. »
«  La veste de son costume gris faisait davantage penser à un rideau devant une scène de crime qu'à quoi que ce soit confectionné par un tailleur. Il était corpulent et manifestement sous pression, mais pas autant que la chaise en acajou derrière la table qui craqua de façon inquiétante lorsqu'il s'assit. »
« J'étais déjà allé dans le bureau de Jo, (Goebbels) mais j'avais oublié à quel point il était grand. Henry Morton Stanley aurait réfléchi à deux fois avant de monter une expédition pour essayer de trouver les toilettes.  (…) il aurait été facile de rater complètement le tout petit ministre, qui occupait un minuscule coin d'un canapé de dimension planétaire. »
Osons un parallèle audacieux. Dans la façon dont Philip Kerr fait vivre son héros dans l'Allemagne nazie, on trouve des traits de caractères de Erich dans Les Camarades de Erich Maria Remarque, et d'Abel Rosenberg le personnage principal du film de Ingmar Bergman L'oeuf du serpent.
A lire.
Lien : http://desecrits.blog.lemond..
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critiques presse (2)
Liberation   22 mars 2016
Avec Philip Kerr, nous découvrons l’histoire sous la plume d’un véritable écrivain.
Lire la critique sur le site : Liberation
LeFigaro   22 janvier 2016
Un grand roman noir sur l'amour et la guerre dans la Croatie des oustachis.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (59) Voir plus Ajouter une citation
alainmartinezalainmartinez   25 avril 2017
Peut-être les hommes étaient-ils tous coupables, d’une manière ou d’une autre. Les Belges avaient commis des horreurs au Congo, tout comme les Britanniques en Inde et en Australie. Les Espagnols n’avaient pas à être fiers de la façon dont ils avaient dévasté l’Amérique du Sud. Les Arméniens pardonneraient-ils jamais aux Turcs ? Et les Russes, eh bien, on ne pouvait guère les laisser en dehors de l’équation du mal non plus. Combien de millions d’exécutions Lénine et Staline avaient-ils ordonnées ? J’en avais eu la preuve sous les yeux à Katyn. Les Allemands étaient-ils si différents des autres ? Et serait-ce une excuse suffisante ? Seul le temps le dirait. À l’avenir, les morts parleraient depuis le passé de ce qui s’accomplissait ici dans le présent.
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RoggyRoggy   24 décembre 2017
Toutefois, je suis sûr de ceci : ce sont les individus ordinaires comme Fritz Gormann qui commettent les crimes les plus extraordinaires. Ce sont les dames qui jouent un impromptu de Schubert au piano qui versent du poison dans votre thé, les mères dévouées qui étouffent leurs enfants, les employés de banque et els agents d’assurance qui violent et étranglent leurs clients, et les chefs scouts qui massacrent leur famille à coups de hache. Dockers, camionneurs, opérateurs de machines, serveurs, pharmaciens, enseignants. Des gens dignes de confiance. Des personnes tranquilles. Des pères et maris aimants. Des piliers de la communauté. Ces citoyens respectables. Voilà nos meurtriers modernes.
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bilodohbilodoh   21 mars 2016
Les bons ne sont jamais aussi bons qu’on le croit, et les méchants aussi méchants. Loin de là. Certains jours nous sommes tous bons. Et d’autres jours méchants. Telle est l’histoire de ma vie. Telle est l’histoire de la vie de chacun.
(Masque, p.373)
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sevm57sevm57   10 avril 2017
J'avais été autrefois un bon flic à la Kripo, mais c'était il y a longtemps, avant que les criminels ne s'affublent d'élégants uniformes gris et que les prisons ne regorgent d'innocents. Etre flic en 1942, c'était un peu comme installer des souricières dans une cage remplie de tigres.
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alainmartinezalainmartinez   19 avril 2017
Je voudrais simplement un avis quant au danger que je cours en allant là-bas. Je n’aime pas beaucoup risquer mon cou à moins d’y être forcé. Compte tenu du fait que ma tête est fixée dessus. Ce qui est indispensable pour saluer.
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Philip Kerr, "Le Père des romans policiers".
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Bernie Gunther, un privé chez les nazis...

"Je ne suis pas un nazi. Je suis un Allemand. Ce n'est pas la même chose. Un Allemand est un homme qui arrive à surmonter ses pires préjugés. Un nazi, quelqu'un qui les change en lois" On m'a viré de la Kripo en 1934, et comme il faut bien vivre, je me suis retrouvé déguisé en privé dans l'établissement le plus select de Berlin :

Hôtel Savoy
Hôtel Berlin
Hôtel Regent
Hôtel Adlon
Hôtel Otto

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