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ISBN : 2253162418
Éditeur : Le Livre de Poche (03/10/2012)

Note moyenne : 3.64/5 (sur 135 notes)
Résumé :
Octobre 1943 : Roosevelt, Churchill et Staline doivent se rencontrer à Téhéran pour discuter du sort de l'Allemagne... et se partager l'Europe. Chacun s'y prépare au mieux de ses intérêts. L'espion personnel de Roosevelt, Willard Mayer, est un agent de l'OSS qui se trouve également être juif, d'origine allemande, philosophe et ancien membre du parti communiste. Avoir tant de choses à cacher ne va pas lui faciliter la tâche... Quant à Hitler, il sait, après Stalingra... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
andreas50
  06 novembre 2018
Avant d'entamer cette critique, j'ai soigneusement relu celles de mes prédécesseurs. J'ai trouvé étonnant que les avis concernant La Paix des Dupes n'avaient rien de bien négatif. Les points de vue de mes amis babéliotes se rejoignent sur la qualité de ce thriller, cette uchronie, et s'accordent sur les connaissances historiques de Philipp Kerr, qui sont indéniables.
Je n'écris pas ce texte pour remettre en question l'avis de certains membres, ni critiquer leur travail, mais parce que ce livre, au final me gêne quelque peu.
Un petit rappel s'impose : après les batailles d'El-Alamein et de Stalingrad, certains dignitaires nazis se rendent compte que les carottes sont cuites. Une victoire militaire semble devenir impossible. Un débarquement Allié à l'ouest signifierait un deuxième front.
Alors, pourquoi ne pas tenter la diplomatie, où plutôt lancer des signaux aux responsables alliés pour entamer des rencontres en terrain neutre. ( Turquie, Suisse, Suède...).
Dans la tête de certains Nazis; Himmler, Schellenberg, von Papen; l'idée a germé de briser l'union des Trois Grands, en apportant à Churchill et Roosevelt, des preuves d'atrocités commises par l'U.R.S.S, comme ces crimes de masse sur 20000 officiers polonais à Katyn ou la mort par mauvais traitements et famine de 200000 soldats allemands capturés à Stalingrad.
Pour Churchill et Roosevelt, Hitler ne serait plus l'homme à abattre mais bien Staline, criminel notoire.
Une alliance avec l'armée allemande pour continuer la guerre contre le Communisme ne serait pas impossible.
Et puis, si rien ne se passe comme prévu, l'élimination physique des Trois Grands par commando aéroporté lors de la conférence de Téhéran le 28 novembre 1943 est à l'étude.
Nous sommes entrainés dans un énorme imbroglio politique, diplomatique, stratégique; dans une partie de poker entre officines d'espionnage; dans un complot sans précédent dans L Histoire.
Pour faire tourner le manège; une courroie de transmission idéale : Willard Mayer, philosophe, collaborateur de FD Roosevelt pour les affaires allemandes, espion, juif d'origine allemande, qui a vécu à Berlin, qui a été à Vienne, dans l'opposition communiste au nazisme autrichien, qui a donc des relations avec le NKVD de Staline, ayant un pied dans la haute société européenne et l'autre dans le lit des femmes, bref le héros indispensable à la conduite de cette formidable aventure.
Au début du roman, je me suis senti emballé par le rythme, par les acteurs bons ou mauvais, emballé par un récit crédible et basé sur des faits réels.
Peu à peu, en arrivant aux 2/3 de l'oeuvre de Philip Kerr, j'ai commencé à avoir des doutes, à me poser certaines questions sur la voie qu'avait empruntée l'auteur pour boucler le récit de façon sensée.
Alors, où est mon problème ? Kerr nous met en présence de dirigeants nazis qui finissent par nous être sympathiques, au point d'avoir envie d'aller serrer la pince à Himmler ou Hitler !
Les dirigeants alliés, par contre, me semblent pâlots, pas très présents, à côté de leurs pompes, qui ne semblent pas savoir que derrière le décor de carton élevé par Kerr, des millions de Juifs et d'autres sont massacrés par les nazis. Et, ils le SAVAIENT ! Cela fait peut-être partie de l'humour Kerrien ?
Et puis face aux 200000 prisonniers de guerre allemands morts dans un camp russe, que deviennent les 2 millions de Russes morts dans les camps de la Wehrmacht ?
La cerise sur gâteau sera la visite main tendue, sourire aux lèvres, aux Trois Grands ! J'ai l'impression d'avoir été moi-même dupé ! Bref, j'ai, malgré ma déception, mis une cote honorable à Kerr pour ses connaissances historiques et je compte lire le reste de son oeuvre.
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BlackKat
  24 octobre 2018
Non, La paix des dupes ne fait pas partie de la série des Bernie Gunther. C'est certes un roman historique implanté durant la Seconde Guerre Mondiale mais c'est un one shot!
Doux rêveurs qui pensez que la paix universelle n'est pas une utopie: fuyez, pauvres fous, n'ouvrez jamais un roman d'espionnage!
Et vous qui osez ouvrir ce roman, perdez ici toute espérance!
Le monde de l'espionnage est le parfait déséquilibre entre l'intérêt commun et général et les petites individualités mesquines, entre la grande Histoire et le chaos des petites. Tant que le sort des masses populaires est placé entre les mains d'une poignée élitiste composée, de toutes manières, d'êtres humains, donc imparfaits et assujettis à leur ego,  tout ne sera que chaos, calculs et trahisons.
Philip Kerr, avec La paix des dupes, nous brosse le parfait tableau de l'espionnage en s'appuyant sur un fait avéré de la grande Histoire, la rencontre entre Churchill, Roosevelt et Staline, à Téhéran, en Novembre 1943. Un événement connu de tous, en tout cas, ce qui concerne la vitrine officielle de l'Histoire. Et autour de cette rencontre historique, l'auteur y apporte sa touche fictionnelle pour titiller le lecteur, ébranler les bases de véracité que nous tenons (presque!) tous pour acquise lorsque nous avons ouvert un livre d'Histoire, au moins pendant nos années scolaires.
Et Philip Kerr a le talent de distordre le cours du temps pour nous immerger dans les combines des grands de ce monde, comme si nous étions assis dans un fauteuil aux côtés de Roosevelt, à déguster un martini préparé par ce grand homme himself! Même avec un petit excès de vermouth en prime!
L'auteur mêle une documentation historique irréprochable aux éléments fictionnels de son intrigue, nous révélant ainsi toutes les nuances de gris, allant du noir le plus profond à l'inexistence du blanc virginal. Une vision manichéenne du Monde est impossible, un jugement expéditif, dangereux, et l'optimisme confiant voué à l'échec.
Et rien de tel que de créer un personnage, l'espion personnel de Roosevelt, Willard Mayer, qui est un agent de l'OSS, ancêtre de la CIA, et qui se trouve également être juif, d'origine allemande, philosophe et ancien membre du parti communiste. Toutes ces caractéristiques alimentent une réflexion dense sur le rôle des espions, mais aussi de ces hommes (et femmes!) aux origines multiples, aux confessions diverses et aux convictions fluctuantes. Où la loyauté se fixe-t-elle quand ces horizons se confrontent?
Ce personnage est intéressant car il évolue entre deux eaux, comme un caméléon, honoré d'avoir l'oreille de Roosevelt, lucide sur son sort personnel et l'esprit ouvert aux motivations d'autrui.
L'intrigue est captivante: nazis, anglais et américains se croisent, se reconnaissent, s'ignorent. Tout est dans l'information et la désinformation, la manipulation et la préhension des mouvements futurs de l'autre.
Un bémol, léger: les russes sont un peu trop discrets, à mon sens, dans ce jeu planifié. L'auteur ne les ignore pas totalement puisqu'il est largement question du massacre de Katyn en 1940, mais il ne ressort pas un réel enjeu pour eux dans cette rencontre au sommet. Est-ce parce qu'ils se sentaient, de toutes manières, en position de force que leurs espions étaient au repos?
D'un point de vue psychologique, ce genre de romans est passionnant, en confrontant des personnages historiques dont nous connaissons la réputation, leurs actes et les travers plus ou moins bien dissimulés, trouvant écho dans l'intervention de personnages secondaires totalement fictionnels et obscurs.
D'un point de vue purement historique, les romans d'espionnage sont terribles en nous dévoilant les coulisses de la scène internationale. Tout n'est pas blanc, ni noir. Chaque position peut se défendre selon le point de vue adopté mais ce qui est certain, c'est que si le monde est un vaste échiquier, que certains fous sont sacrifiés pour protéger la reine, nous, humbles citoyens n'avons que peu de chance d'assister à la fin de la partie...
Nous n'apprenons, en général, que les grands traits de l'Histoire mais avec des auteurs comme Philip Kerr, nous avons la chance de découvrir que L Histoire n'est pas constituée essentiellement de grands événements et de dates cruciales, elle réside dans les détails, les obstacles inattendus, les secrets et les trajectoires d'individus dont nous ne connaîtrons jamais les noms...
Roman historique passionnant si vous ne l'avez pas compris et que je recommande à tous les passionnés de la grande et de la petite Histoire!
Lien : http://livrenvieblackkatsblo..
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Caliban
  02 avril 2017
J'aime bcp l'auteur Philip Kerr et j'adore sa série "berlinoise" avec Bernie Gunter et les suites, qu'elles se passent à Berlin, Cuba, Zagreb ou la Côte d'Azur . J'aime aussi ses autres productions et j'admire sa formidable culture historique . Je me suis donc plongé dans "La paix de dupes" qui faisait partie des quelques Kerr qui manquaient à mon tableau et ...j'ai quelques difficultés à vous raconter la suite. En effet le début correspond tout à fait à ce que j'attends des livres de Kerr: une intrigue intrigante, des histoires policières recoupant l'histoire de la seconde guerre mondiale et toujours l'humour décapant et "so british" qui fait une partie du charme de l'auteur. Tout se passe bien ( du point de vue du lecteur); même si la vraisemblance prend parfois quelques vacances Mais,Mais, Mais [ avec un grand M],à la page 371 j'ai failli m'étrangler et dans un premier temps j'ai rejeté mon livre en me disant "je veux bien être bon public mais la compréhension ---dans le sens d'empathie--a des limites qui sont celles du bon sens" et là,le mien s'est hérissé pour de bon. J'ai quand même repris le bouquin et l'ai fini en accéléré (il fait 424 pages + 2 pages d'appendice + une note de l'auteur de 3 pages ).Je ne déflorerai pas ce qui provoque mon reflexe d'irritation ,je me contenterai de dire que si un auteur a tous les droits dans la mesure où il en use avec talent, le lecteur a tous les droits,celui d'adhérer, celui de rejeter, celui aussi de ne pas être d'accord . On peut accepter l'idée d'une uchronie---et même s'en régaler--- mais quand un auteur vous raconte une histoire censée être basée sur des faits réels, le lecteur est en droit de lui demander de respecter un minimum de vraiemblance. J'ai repensé,à ce propos, à"Opération Napoléon" d'Indridasson de fâcheuse mémoire et la comparaison n'est pas flatteuse pour Kerr qui me doit une revanche. Voilà,c'est dit !
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Bigmammy
  28 novembre 2012
Après les six épisodes des aventures de Bernie Gunther dans l'Allemagne d'Hitler puis de la Guerre Froide dévorés avec délices, j'attendais mieux de ce roman d'espionnage à décor historique. Là, je trouve que Philip Kerr y va un peu fort en entremêlant son érudition historico-politique à une intrigue difficilement crédible.
Hasard du calendrier, c'est aujourd'hui le 69ème anniversaire du début de la conférence des trois Grands à Téhéran, le 28 novembre 1943, au cours de laquelle Winston Churchill, Joseph Staline et Franklin Delano Roosevelt décidèrent de l'ouverture d'un second front, avec le débarquement en Normandie qui n'interviendra qu'au matin du 6 juin 1944, pour soulager l'Armée Rouge.
Le héros, Willard Mayer est un homme fort sympathique : professeur à Harvard très attiré par les femmes, Juif par sa famille originaire d'Allemagne, philosophe reconnu, formé aux techniques des Services Secrets américains après avoir été tenté, dans sa jeunesse à Vienne, par une adhésion au Parti Communiste, il est choisi par l'équipe de FDR pour servir d'interprète lors de cette réunion au sommet qui devrait hâter la fin de la guerre en Europe.
Willard Mayer est d'abord chargé d'établir un rapport sur l'exécution de masse des cadres de l'armée polonaise perpétré par les soviétiques dans la forêt de Katyn. Il se rend à Londres, puis à Stockholm, Tunis, au Caire puis à Téhéran. Il est donc enrôlé par l'équipe du Président Américain pour le temps d'une conférence ultra-secrète. Mais au début, on ne comprend pas tellement pourquoi on requiert à ce propos un germanophone … Bref, les services secrets des différents belligérants, des personnages bien réels, sont impliqués dans une aventure rocambolesque où se mêlent des faits inimaginables (mais peut-être vrais) – comme ce projet de commando allemand chargé de faire sauter les Trois Grands lors de la réception d'anniversaire de Winston Churchill à l'ambassade - et un scénario à la Ian Fleming ou John LeCarré totalement invraisemblable et, à la fin, totalement loufoque.
Le message subliminal du livre est « Staline, c'est encore bien pire qu'Hitler. Hitler aura juste tenté de balayer les Juifs. Mais Staline essaie d'éliminer toutes les classes de la population » ainsi que le dit un officier polonais. Et qu'il n'existe pas de vérité philosophique.
Mais ne me demandez pas de choisir entre la peste et le choléra. Ce que je recommande est d'avoir sous la main à chaque instant non pas un dictionnaire mais Wikipedia pour savoir qui était chacun des personnages historiques « invités » dans l'intrigue. On se souviendra en particulier de Walter Schellenberg, Sumner Welles, Harry Hopkins, le kinésithérapeute Felix Kersten, Himmler, Kim Philby, Rosamund Lehmann, Beria ….
Le mérite de ce roman est de remettre en lumière cette partie très peu connue des tentatives de pourparlers secrets menés par chaque belligérant pour obtenir, après le désastre de Stalingrad, une paix séparée, qui n'aboutisse pas à la mainmise de Staline sur l'ensemble de l'Europe. Les règles du jeu seront fixées quelques mois plus tard à Yalta, juste avant la mort de FDR, déjà bien handicapé à Téhéran. C'est de la fiction historique, mais elle manque de l'humour décapant qui faisait le charme des aventures de Bernie Gunther !
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Phoenicia
  26 septembre 2017
Surprenante lecture!
Je suis en général la série Gunther de Philip Kerr et j'avoue avoir acheté ce roman par erreur, pensant qu'il s'agissait d'une autre de ses aventures. En découvrant que ce n'était pas le cas, et que ça parlait également de Katyn, j'ai réellement eu peur d'être déçue... Mais il n'en est rien. Cette intrigue fait partie de mes préférés de Philip Kerr jusqu'à présent.
On se retrouve dans un univers bien particulier : espionnage, secret, trahison, services secrets et missions diplomatiques. Les personnages sont nombreux et on peut s'y perdre mais l'intrigue est comme à l'accoutumée très bien ficelée. Autour de la mystérieuse conférence de Téhéran, voilà que s'ajoute un espion allemand, la mission Triple Saut ou encore les tentatives multiples pour entacher l'alliance URSS/ USA.
L'ouvrage est très bien ficelé et rigoureux sur la plan historique. Mieux, Philip Kerr joue avec talent sur le mystère nimbant la conférence de Téhéran pour en faire une fiction des plus surprenantes et pourtant plausiblement réaliste... Il en viendrait presque, notamment avec ses notes, à nous convaincre que cela s'est réellement passé!
De même j'ai apprécié que pour une fois, les vilains vilains ne soient pas uniquement les nazis. Les communistes soviétiques ont quand même une belle part d'atrocités dans cette guerre à n'en pas douter.
Je le conseille!
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
andreas50andreas50   23 octobre 2018
Schellenberg, pour sa part, n'avait échappé à l'obligation de servir dans l'un des bataillons meurtriers de Himmler que grâce à sa nomination précoce à la tête du département du Contre-espionnage/Intérieur du SD en septembre 1939. Aurait-il pu assassiner autant d'innocents avec une telle allégresse ? C'est une question qu'il se posait rarement, pour la simple raison qu'il ne détenait pas de réponse. Il souscrivait à l' idée qu'un homme ne connaissait pas réellement le degré d'infamie dont il serait capable tant qu'il n'y était pas contraint.
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BlackKatBlackKat   25 septembre 2018
Me suis-je clairement fait comprendre?

Assez clairement. J’allais devoir me muer en corniaud sans couilles, juste affublé du
collier de mon maître, histoire de faire comprendre aux gens que j’avais le
droit de venir pisser sur leurs plates-bandes. Mais j’affichai un beau sourire
et, en barbouillant ma réponse aux couleurs de la Bannière étoilée, je dis
d’une voix flûtée:

«Oui, monsieur le Président, je vous comprends parfaitement.»
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fannyvincentfannyvincent   13 mai 2014
Soixante secondes plus tard, je dévisageai, bouche bée, l'homme qui franchit une porte à l'autre bout de la pièce, puis les autres personnages qui l'accompagnaient, et si Betty Grable m'avait sauté sur les genoux et s'était dénudée en ne conservant que ses souliers à brides et semelles compensées, je n'aurais pas bronché.
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andreas50andreas50   02 novembre 2018
" La chance ne tient qu'à un fil, mais la malchance tient à une grosse corde."
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chardonettechardonette   16 octobre 2012
Je me levai et m’approchai de la fenêtre. En regardant dehors dans la rue, j'essayai de m'imaginer tous ces officiers polonais assassinés, gisant dans un charnier quelque part près de Smolensk. Je vidai mon reste de whisky. Au clair de lune, la pelouse devant ma maison avait la couleur du sang et le ciel argenté, agité, avait une allure spectrale, comme si la mort elle-même gardait son grand oeil de baleine blanche braqué sur moi. Au fond, peu importait qui vous tuait. Les Allemands ou les Russes, les Britanniques ou les Américains, votre propre camp ou l'ennemi. Une fois que vous êtes mort, vous êtes mort, et rien, même pas une enquête présidentielle, n'y pourrait changer quoi que ce soit. Mais je faisait partie des chanceux et, au premier étage, l'acte qui affirmait la vie par excellence réclamait ma présence.
J'éteignis les lumières et j'allai retrouver Diana.
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Videos de Philip Kerr (14) Voir plusAjouter une vidéo
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Emmanuel Couly reçoit Anne Martinetti pour son livre, "Mortels Cocktails" aux Editions du Masque, au Duke's bar de l'Hôtel Westminster, 13 rue de la Paix, 75002, Paris. « le vrai crime, c?est de ne pas savoir préparer un martini. » Francisco G. Haghenbeck, L?affaire tequila de Philip Kerr à Patricia Cornwell en passant par Ian Rankin, Stephen King, Fred Vargas ou l?éternelle Agatha Christie, les maîtres du genre vous servent leurs meilleurs cocktails et vous invitent à replonger dans leur univers? le temps d?un verre. 50 recettes de cocktails pétillants et dangereusement exquis à savourer comme un bon polar !
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