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EAN : 9782702441572
448 pages
Éditeur : Le Masque (11/05/2016)
3.35/5   113 notes
Résumé :
Tout le monde sait que le football, c’est souvent une question de vie ou de mort…
Scott Manson est l’entraîneur du club de football de London City. C’est la bonne étoile de l’équipe : les joueurs l’adorent, les patrons lui font confiance. Mais le jour où le manager de l’équipe est retrouvé mort sur la pelouse de leur stade, Scott Manson va devoir agir. Arrondir les angles face aux médias certes, mais surtout trouver le meurtrier avant qu’il ne commette un aut... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
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Yassleo
  01 août 2016
Pas amatrice de foot plus que ça, je me suis découvert un coté masochiste bien plus développé que je ne pensais en entamant cette lecture. Jusqu'à atteindre le paroxysme du maso en la finissant. Rrrrr, fais moi mal avec des ballons Philou...
Je l'avoue donc, dépitée : je me suis fait avoir comme un bleu. Mais pas le Bleu-oh-les-champions-on-est-tous-ensemble de Griezou, Zizou ou Llorizou. Naaaan. Plutôt le Bleu-roquefort-gorgonzola, celui qui pue, qu'on laisse mariner sur son banc à attendre fébrilement de rejoindre les copains sur le terrain pour faire mumuse avec le truc rond qui rebondit. Celui qui, lorsqu'il comprend enfin à la 90ème minute qu'il ne piétinera d'autre herbe que celle du banc de touche, sombre alors dans une contemplation amorphe de ses crampons, le regard vide, empli d'amertume. Son regard de tous les jours finalement, et suspectant rapidement la mère Tume d'être un fake vu que son profil Facebook reste introuvable à ce jour.
J'ai donc suivi les aventures de Scott Manson, dans ce même état d'esprit : pleine d'un illusoire espoir. Non pas sur le banc (j'y travaille mais -à en croire Philip Kerr- me manquent encore le regard bovin et le QI de bigorneau pour avoir le niveau requis) mais dans les gradins où je fus une spectatrice impuissante, apathique, lassée par une intrigue inconsistante. J'ai vite rangé ma vuvuzela qui n'aura corné que de déception.
Scott Manson est le nouveau protégé du manager Philip Kerr qui a donc viré Bernie Gunther pour l'occasion. Mais en fidèle supportrice de Kerr que je suis, j'ai quand même pris mon billet. Plus souvent en mi-temps que de raison, je me suis régulièrement extirpée des tribunes parce que niveau action, c'était plutôt mollasson. Faut dire que ça piétine pas mal, de la petite foulée d'entrainement, et qu'on s'emm..nnuie. On est bien loin d'une écriture té-que-nique et ta-que-tique palpitante. Puis niveau charisme le Scott Manson, bof. Moyennement attachant et pas trop d'humour le garçon. N'arrive pas au protège-tibia de mon Bernie. En revanche, magouilles, règlements de compte et fric tiennent bonne place. Démesure ou réalité, allez savoir, mais pas de quoi redorer l'image du monde du piedballon.
Alors on va dire que ce premier volet était un entraînement. En espérant la prochaine sélection de Manson plus aboutie et des troupes remotivées si m'sieur Kerr veut garder les tribunes pleines et accueillir les non-footeux dans son cercle de lecteurs. Et peut-être voir à être plus réaliste, car je n'y connais pas grand chose certes, mais des 7 ou 8 buts par match, pas souvent vu de tels scores dans les championnats. Ah si, dans Olive et Tom. Mais🎵 ils sont toujours en forme 🎶, ça compte pas.
Heureusement il me reste quelques Bernie Gunther sous la main, car l'équipe Manson-Kerr est loin de m'avoir convaincue. Et si vous la croisez, signalez à la mère Tume que j'ai deux mots à lui dire.
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bilodoh
  04 septembre 2016
Un crime dans un monde tout à fait étrange, celui du foot britannique.

J'aime bien les polars qui me font voyager dans des lieux que je ne connais pas et là, je suis servie : l'univers du foot britannique, c'est vraiment très loin de ma vie de Québécoise. Chez moi, la religion c'est le hockey et le foot, on appelle ça le soccer. On a quand même un club pro à Montréal et nos filles se débrouillent bien aux Jeux olympiques, mais il y a peu de risque de débordements de passions sur le sujet.

Dans l'ensemble, j'ai été déçue de cette incursion dans le sport britannique. Plutôt qu'une visite guidée, j'ai eu l'impression d'être témoin de discussions entre initiés, propos dont je me sentais exclue. Des séries de noms sont cités, des événements sont donnés en exemple, mais quand on ne sait trop ce qui relève de l'affabulation romanesque ou de moments sportifs réels, on se sent complètement largué. J'ai cru comprendre que ce « London city » était fictif alors que d'autres clubs existent vraiment, mais guère plus.

J'ai retrouvé avec plaisir le style de Kerr avec ses touches d'humour et j'ai apprécié certains passages qui recréent l'atmosphère de match et expriment à la fois les travers des enfants gâtés que sont souvent les vedettes sportives et les passions qu'elles suscitent chez les fans.

Mais, pour vraiment se délecter de ce « Mercato », il faudrait être amateur de foot et, même si le héros peut être sympathique, je n'ai pas la piqûre pour cette nouvelle série de polars sportifs.
(Je suis cependant curieuse de voir quelle cote accorderont les fans de sport. J'espère qu'ils lisent aussi des livres, ce qui est un peu mis en doute dans le roman…)
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adtraviata
  24 mars 2021
Mon choix de lecture ne plaira pas à tout le monde : quoi ! un roman qui parle de foot, ce sport bouffé par le fric et les magouilles en tous genres ? Quoi ! découvrir Philip Kerr autrement qu'avec la Trilogie berlinoise (qui, soit dit en passant, traine dans ma PAL) ?? Eh oui mais que voulez-vous, j'assume complètement et je ne regrette rien, Monsieur le juge (de ligne) !
Je ne vous raconte pas à nouveau le résumé apéritif, sauf que Scott Manson, chargé par le propriétaire du club de London City, Viktor Sokolnikov, de découvrir qui a tué le manager Joao Zarco, déteste la police : il a été condamné à tort pour viol et a fait plusieurs années de prison avant d'être innocenté. Rien ne lui ferait plus plaisir que de coiffer au poteau l'inspectrice Byrne, d'autant qu'il est aussi interrogé par une autre inspectrice à propos du suicide d'un ancien joueur de foot et un de ses meilleurs amis.
« Ce livre constitue une oeuvre de fiction, et les erreurs qu'il contient ne sauraient être imputées à mon manager secret (merci de ne pas poser de questions). A son intention, je me sens obligé d'ajouter : tu as toute ma confiance et je te promets de ne pas te virer si ce livre ne rapporte rien. » C'est avec cet avertissement que Philip Kerr inaugure sa nouvelle série consacrée à un entraîneur de foot, Scott Manson.
London City est un club imaginaire inventé par Philip Kerr, lui-même fan d'Arsenal, un des clubs de Londres (avec Tottenham et Chelsea) qui évolue en Premier League. Et à part tous les personnages qui gravitent autour de ce club et de l'enquête, tous les autres acteurs du onde du foot sont bien réels. On sent que l'auteur connaît très bien ce milieu, il est extrêmement bien documenté, mieux : il est passionné par ce sport (peut-être que son manager secret est Arsène Wenger, le célèbre coach d'Arsenal ??) et il est capable de vous citer les plus beaux buts de la Ligue des Champions comme le prix scandaleux de certains transferts. A son crédit, il parle des plus grands joueurs actuels, dont les Belges Romelu Lulalu et Eden Hazard (qui ont joué longtemps en Angleterre).
Cela dit, à l'image de son personnage principal, l'intelligent Scott Manson, qui éclate tous les clichés avec sa culture artistique insolite dans ce milieu, Philip Kerr ne se fait aucune illusion sur les dérives du foot moderne, surtout la collusion entre sport et argent avec des transferts exagérément onéreux, les magouilles des agents de joueurs, des propriétaires de club qui injectent des sommes d'argent dont on peut légitimement s'interroger sur leur origine, les droits télé pharamineux, l'organisation ubuesque de la prochaine Coupe du monde au Qatar… Et il ne dresse pas toujours un portrait flatteur des joueurs, « des connards surpayés ». C'est exactement ce que pensait Joao Zarco, qui n'avait pas sa langue en poche et qui a peut-être payé de sa vie cette franchise trop directe.
Dans l'enquête, l'image de la police est écornée, ils ne semblent pas très malins (à l'exception de la belle Louise Considine) et tout le bénéfice de l'affaire (à la résolution quand même inattendue pour moi) revient à Scott Manson que je retrouverai avec plaisir ans une autre enquête, en espérant jubiler autant à la description du monde du football sous la plume pleine d'humour de Philip Kerr (qui a eu le temps d'écrire et de publier d'autres enquêtes du manager sportif).
Lien : https://desmotsetdesnotes.wo..
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umezzu
  21 août 2016
Je suis un fan de Philip Kerr, enfin de Bernie Günther, car ce qu'il a écrit en dehors de son personnage fétiche est plus contrasté. Pour ce roman policier tout à fait inattendu sur le monde du football, Kerr réussi un parfait contre-pied de ses ouvrages à connotation historique. Est-ce pour autant réussi ?
Difficile de répondre. Pour aimer ce livre, il faut d'abord et avant tout ne pas être réfractaire au football, au monde du football. Car l'intrigue policière, pour être honnête, ne commence quasiment qu'à la moitié du livre et se fait assez basique.
D'ici là, il faudra se farcir pas de considérations sur la Premier League, l'organisation de ses clubs, l'argent qui circule dans ce monde. Manifestement Kerr est vraiment un fan d'Arsenal, bien informé. Jusqu'à quel point d'ailleurs ? Il glisse dans ses descriptions quelques détails croustillants, même s'ils restent anonymes en utilisant le biais de personnages inventés. Toutefois, avec un minimum de connaissance en matière, on pourra reconnaître dans deux des personnages des clones de José Mourinho, le célèbre coatch passé par Chelsea et Manchester United, et de Roman Abramovitch, l'oligarque propriétaire du club de Chesea.
Quant au personnage principal, Scott Manson, lui, il ne ressemble à rien de connu : ancien joueur, entraîneur, manager et accessoirement détective dans une affaire de meurtre impliquant son club (inventé) de London City. Kerr lui donne quelques traits de caractère qui n'étonneront personne parmi les lecteurs de Bernie Günther : une dose d'humour, zéro confiance dans l'autorité, une certaine morale et un coeur d'artichaut.
A l'arrivée, le mercato d'hiver se veut un polar, mais parle d'abord et avant tout de foot. A vous de voir, si votre rapport au ballon rond (vu de l'autre côté du Channel) peut permettre cette lecture...
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Bigmammy
  23 mai 2016
Scott Manson, le nouveau héros de Philip Kerr, est au moins aussi atypique que Bernie Gunther, trop vieux pour reprendre du service.
Athlétique – c'est un ancien international de football – il entraîne l'équipe de London City, sous les ordres de l'emblématique et charismatique manager Joao Gonzales Zarco, avec l'assistance de Maurice McShane, le coordinateur du club. Scott – il est à moitié écossais et l'un de ses grands-pères est un soldat afro-américain stationné en Allemagne – a suivi un parcours pour le moins étrange. Fils d'un ancien joueur professionnel reconverti dans la chaussure de foot – ce qui lui assure une certaine aisance financière - diplômé de l'université, il parle plusieurs langues, et surtout, il a vécu une expérience particulièrement éprouvante : accusé à tort d'un viol, il a fait dix-huit mois de prison avant d'être totalement mis hors de cause, mais a dû prématurément abandonner sa carrière. C'est dire s'il ne porte pas la police métropolitaine dans son coeur.
C'est la raison pour laquelle, quand on découvre le corps sans vie de Zarco dans une zone improbable du stade de Silvertown Dock surnommé « La Couronne d'épines », le propriétaire du club, un ukrainien multimillionnaire pas très net, lui confie une double mission : reprendre en mains la direction de l'équipe et jouer les Sherlock Holmes afin de trouver, si possible avant la police et la presse people, l'assassin de Zarco.
Même pour une néophyte comme moi, à qui les noms de stars du ballon rond ne disent – à quelques exceptions près – absolument rien, l'immersion dans les vestiaires de ces jeunes sportifs venant de tous les horizons de la planète foot représente une sacré expérience. Ayant quelques notions de l'histoire de l'Allemagne pendant la seconde guerre mondiale, je n'étais pas aussi dépaysée dans les précédents ouvrages de Philip Kerr. Là, nous baignons dans les millions de dollars, sur les parkings où les bagnoles rutilantes des jeunes joueurs reproduisent le salon de l'automobile de Genève, la presse sportive ou populaire, la mécanique des transferts où grenouillent les agents, les règles parfois absurdes édictées par les instances internationales de ce sport universel, l'homophobie ambiante, les rivalités entre clubs, les haines recuites entre régions britanniques …
Et, par-dessus tout ça, une religion universelle, avec ses rituels, ses sacrifices, ses gourous, ses papes et ses desservants : le foot. Un polar bien construit, aux dialogues savoureux, aux personnages bien campés, qui se lit dans un souffle. Parfait avant de se plonger dans la coupe d'Europe !

Lien : http://www.bigmammy.fr/archi..
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critiques presse (1)
LaPresse   16 septembre 2016
Ce polar bien troussé sert de prétexte à explorer le monde corrompu du football professionnel.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
bilodohbilodoh   06 septembre 2016
Si cela a l’air un peu religieux, c’est parce qu’il s’agit bien de ça ; le football est une religion. La religion officielle de ce pays, ce n’est pas le christianisme, ni l’islam, c’est le football. Parce que plus personne ne va à l’église, surtout pas le dimanche. On va voir un match

. (Masque, p. 388-9)
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YassleoYassleo   12 juillet 2016
Essayer d'expliquer comment et pourquoi le spectacle d'hommes jouant avec un ballon peut captiver des millions de personnes depuis leur enfance jusqu'à un âge avancé est une tâche allant au-delà des arguments rationnels.
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bilodohbilodoh   04 septembre 2016
Le football est un monde tribal, bien sûr […]
L’homme a mis des milliards d’années à sortir de l’état de bête sauvage.mais il ne lui faut que quatre-vingt-dix minutes un samedi pour y retourner.

(Masque, p. 79)
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umezzuumezzu   21 août 2016
L'instant d’après comme s'il avait lu dans mes pensées, je reçu un message de Simon Page me demandant si, à mon avis, on devais faire jouer l'équipe-type ou la réserve contre les Hammers dans une compétition comme la Coupe de la Ligue. C'était une question à laquelle il était facile de répondre. Contrairement à ce que croyaient les fans avides de titres, vous laissiez toujours l'argent penser à votre place : se maintenir en Premier League rapportait à un club entre quarante et soixante millions de livres par an ; une place en Ligue des Champions, vingt cinq millions ; la Coupe de la ligue des queues de cerises ou quasiment.
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umezzuumezzu   21 août 2016
Peut-être que le Qatar aura évolué dans dix ans mais j'en doute. En attendant, je lis dans le Guardian que prés d'une centaine de travailleurs népalais sont déjà mort sur des chantiers de construction au Qatar. Qu'est-ce que vous dites de ça ? Cent personnes sont mortes juste pour qu'un pays quasi microscopique puisse accueillir un tournoi de football dénué de sens. C'est de la folie. Ce tournoi n'a pas de sens parce qu'il n'a plus rien à voir avec le football et tout à voir avec les gros sous et la politique.
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Vidéo de Philip Kerr
Emmanuel Couly reçoit Anne Martinetti pour son livre, "Mortels Cocktails" aux Editions du Masque, au Duke's bar de l'Hôtel Westminster, 13 rue de la Paix, 75002, Paris. « le vrai crime, c?est de ne pas savoir préparer un martini. » Francisco G. Haghenbeck, L?affaire tequila de Philip Kerr à Patricia Cornwell en passant par Ian Rankin, Stephen King, Fred Vargas ou l?éternelle Agatha Christie, les maîtres du genre vous servent leurs meilleurs cocktails et vous invitent à replonger dans leur univers? le temps d?un verre. 50 recettes de cocktails pétillants et dangereusement exquis à savourer comme un bon polar !
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