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ISBN : 2702441599
Éditeur : Le Masque (04/03/2015)

Note moyenne : 3.91/5 (sur 172 notes)
Résumé :
Mars 1943. Le Reich vient de perdre Stalingrad et le moral est au plus bas. Pour Joseph Goebbels, il faut absolument redonner du panache à l'armée allemande et porter un coup aux Alliés.

Or sur le territoire soviétique, près de la frontière biélorusse, à Smolensk, ville occupée par les Allemands depuis 1941, la rumeur enfle. Des milliers de soldats polonais auraient été assassinés et enterrés dans des fosses communes. Dans la forêt de Katyn, aux abord... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (34) Voir plus Ajouter une critique
cannibalector
  02 septembre 2016
Mars 1943. Les allemands viennent de se prendre leur première grosse fessée à Stalingrad.Hitler a décidé de reprendre l'offensive à la fin de l'hiver russe. de plus en plus d'officiers sont sceptiques quant à cette capacité de prendre Moscou. D'autant plus que Staline a prévu , lui aussi une contre offensive dévastatrice.
Dans la forêt de katyn, à proximité de Smolensk, ville située à 200 km à l'ouest de Moscou, un immense charnier semble avoir été découvert. Les nazis, spécialistes es lettres des fosses communes sont stupéfaits: ce n'est pas eux!
Goebbels, ministre de la propagande du reich, est persuadé, à juste titre, que ce charnier est rempli de polonais exécutés par les russes. Il y voit le moyen de redorer le blason de l'Allemagne au niveau international et peut être un espoir d'une paix séparé. Il demande à notre ami Gunther, héros récurrent de l'auteur, d'organiser l'exhumation de ce charnier en invitant tous les organismes internationaux possibles afin de montrer la bonne foi de ce gentil gouvernement allemand.
En plus de cette mission, Gunther se doit de résoudre le meurtre de plusieurs soldats allemands et se retrouve mélé à une tentative d'assasinat d'Hitler organisée par l'aristocratie militaire prussienne.
Philippe Kerr a du se lever du pied gauche quand il écrit ce roman, il est en effet moins jubilatoire, moins humoristique que "Prague fatale" par exemple. C'est vrai que la Russie en 1943, ce n'est pas non plus le festival du rire de Marrakech!
Si Gunther est toujours aussi anti nazie, il décortique et ironise fortement sur cette aristocratie militaire, qui aurait eu la possibilité à de nombreuses reprises d'éliminer Hitler, si elle s' était pas laissé, par pusillanisme et par lacheté, corrompre au même titre que les nazis.
Ce roman est donc plus féroce, plus sombre, plus désabusé mais correspond bien aux sentiments des non nazies en 1943: hitler ne sera pas le sauveur du peuple allemand et la catastrophe se déssine avec un marteau et une faucille.
Comme d'habitude, excellent polar historique, richement documenté.
Mais ce n'est que mon humble avis
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domisylzen
  19 décembre 2017
Un polar avec un fond historique.
Celui de l'exécution de quatre mille officiers polonais exécutés par le NKVD russe, dans la forêt de Katyn près de Smolensk. Bernie Gunther du bureau des crimes de guerre, est chargé par Goebbels, ministre de la propagande, de faire la lumière sur ces meurtres, histoire de discréditer les soviétiques. Son but : prouver que ces officiers ont été exécutés froidement d'une balle dans la nuque.
Alors qu'il mène l'enquête deux télégraphistes allemands sont égorgés, apparemment avec une baïonnette allemande.
De l'embrouille en veux-tu en voilà, des enquêtes qui se coupent et se recoupent, un enquêteur très cynique qui ne se fait beaucoup d'amis parmi son camp, une doc canon que notre héros … enfin bon, fait de ce polar fleuve une oeuvre très intéressante à lire. Surtout pour le côté historique que la plume de Philip Kerr rend admirablement. Un polar long très long pourtant je n'ai jamais baillé d'ennui.
C'est vraiment une belle découverte car j'avais lu les pièges de l'exil que j'avais très moyennement apprécié.
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bilodoh
  30 octobre 2015
Polar historique, une façon de découvrir sans douleur une Histoire qui l'est pourtant infiniment.

On y rappelle que pendant la période entourant la Seconde Guerre mondiale, les atrocités n'ont pas été commises que par les Allemands. le régime stalinien a fait une abondante moisson de victimes et même la Guerre d'Espagne avait ses pratiques de torture sous couvert d'eugénisme.

Si le contexte historique est réel, il s'agit quand même d'une oeuvre d'imagination, avec des libertés prises par l'auteur quand le héros va rencontrer Goebbels ou côtoie les conjurés qui tenteront d'assassiner Hitler.

Le ton demeure le même que pour les autres volets de la série mettant en vedette Bernie Gunther, un mélange d'humour sarcastique teinté de réflexions idéalistes. L'enquête policière, avec ses mélanges d'implications politiques, ne m'a toutefois pas toujours convaincue.

Un polar qu'on lira davantage pour l'Histoire, plutôt que pour l'histoire…
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umezzu
  16 août 2015
L'avantage avec Bernie Gunter c'est qu'on n'est jamais déçu. Cet ex flic aux homicides de la police criminelle de Berlin (la Kripo), ex détective, est constamment en recherche de la vérité et d'une certaine forme de morale qui l'amène à se fourrer dans les pires ennuis. Ce qu'il fait de nouveau début 1943 lorsqu'il est envoyé en tant que membre du Bureau des crimes de guerre à Smolensk.
A proximité de cette ville occupée par la Wehrmacht et où tout a été germanisé jusqu'aux noms de rue, un cadavre a été retrouvé qui pourrait être celui d'un officier de l'armée polonaise exécuté par le NKVD soviétique lors de l'invasion conjointe de la Pologne par les troupes nazies et soviétiques en 1939. Bernie Gunther établit rapidement que le lieu de cette exécution doit correspondre à un charnier d'exécutions de masse dans la forêt de Katyn. Son rapport à Berlin déclenche le fort intérêt du ministre Goebbels, préposé à la propagande, qui y voit l'occasion d'opposer les Anglo-Américains et l'URSS de Staline, devenue l'ennemie depuis le renversement du pacte germano-soviétique et l'invasion par l'Allemagne de la Russie.
D'autant que Bernie, jouant encore une fois risqué, lui propose de mener une vraie enquête internationale sous l'égide de la Croix-Rouge polonaise, histoire de bien monter au monde entier que ces exhumations ne sont pas maquillées par le régime nazi et que ces milliers d'officiers polonais ont été froidement exécutés d'une balle dans la tête par la régime communiste.
Cette enquête va conduire à un embroglio, puisque au même moment des sous officiers en charge des communications sont proprement découpés au sortir d'un bordel de guerre à Smolensk, des officiers allemands d'origine noble complotent pour assassiner le Fürher, le maréchal von Kluge, chef du groupe d'armée centre, navigue à vue entre les comploteurs et le chef nazi qui le soudoie, et cerise sur le gâteau la commission internationale composée d'anatho-pathologistes qui débarque à Katyn voit son membre espagnol, responsable franquiste ayant procédé à des expériences médicales horribles lors de la guerre civile, tué dés son arrivée. Les fils des événements se croisent et se décroissent. Bernie tombe (encore une fois) amoureux d'une fort plaisante médecin légiste allemande, tireuse d'élite, dont le frère est mort en Espagne, côté Brigades internationales, et qui constitue évidemment la principale suspecte.
Philip Kerr reconstitue avec une documentation sans faille l'ambiance de la seconde mondiale, entre populations ukraino polonaises oppressées par l'occupant allemand qui traînent leur misère, totalitarisme stalinien toujours en arrière fond et prêt à resurgir après Stalingrad, et quartier général des officiers allemands totalement déconnecté de ses troupes, où règne l'atmosphère d'un club huppé de Berlin.
Chacun des événements évoqués pour cette fiction se base sur des réalités historiques établies. le lecteur trouve donc l'occasion de revoir le déroulé de cette année 1943, année où l'état major allemand commence à comprendre que la guerre à l'Est est perdue et qu'Hitler est l'obstacle à la paix. Les tentatives d'attentat contre Hitler décrites ont eu lieu. Les effets de propagande liés à la découverte du charnier de Katyn et des corps de milliers d'officiers polonais, exécutés pour tuer dans l'oeuf toute reconstitution ultérieure d'opposition polonaise au régime communiste, aussi.
Philip Kerr, grâce à ce personnage ironique et très second degré qu'est Bernie Günther, livre une formidable leçon d'histoire du vingtième siècle.

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tesdichiti
  24 juin 2015
aaaah, le plaisir de retrouver mon ami Gunther.
1943, le début de la fin pour l'Allemagne nazie. Après Stalingrad, les armées russes et allemandes se font face autour de Smolensk dans 'attente de l'assaut final. C'est l'hiver polonais, un crane et quelques os humains sont découverts dans la fôret de Katyn.
A la tête des services de la propagande, Goebbels envoie Gunther à la recherche de charniers ...il s'agirait du massacre par le NKVD de milliers d' officiers polonais en 1940...NKVD qui nie et accuse la SS de ce crime.
Comme à son habitude, de par son humour...personnel...Gunther se fera beaucoup d'ennemis parmi les officiers de l'armée allemande. Il découvrira que tous proviennent de la vieille aristocratie prussienne, que beaucoup fomentent des complots contre Hitler et d'autres se font payer pour les faire discrètement échouer. Heureusement pour sa vie, il aura aussi quelques amis.
Du très bon Kerr, le massacre de Katyn sert de fil conducteur à une enquête sur le meurtre de soldats allemands et la mise en avant du rôle de l'aristocratie prussienne dans la guerre.
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critiques presse (1)
LeJournaldeQuebec   27 avril 2015
Ce qu’il y a de merveilleux, avec ce polar aussi noir qu’un uniforme nazi, c’est qu’on apprend une foule de choses sur l’une des pages les plus tristes de l’Histoire germano-soviétique.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Citations et extraits (35) Voir plus Ajouter une citation
CalibanCaliban   29 septembre 2017
Goebbels s'assit derrière son bureau et disparut quasi jusqu'à ce qu'il se penche en avant sur son siège . Je fus tenté d'aller lui chercher un coussin, mais, en dépit de son sourire constant, il y avait de bonnes raisons de douter qu'il eût le sens de l'humour . D'une part, il était petit, et je n'ai encore jamais rencontré un homme petit qui puisse rire de lui-même aussi facilement qu'un grand ; et c'est une vision du monde aussi vraie que tout ce que vous trouverez chez Kant ou Hegel . D'autre part, il était Doktor en philosophie, et personne ne se fait appeler Doktor en Allemagne à moins de vouloir persuader les autres de son sérieux absolu .
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bilodohbilodoh   30 octobre 2015
Ce sont toujours les femmes qui reconstruisent les civilisations que les hommes se sont appliqués à détruire.

(Masque, p. 201)
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fannyvincentfannyvincent   01 juin 2016
Je jetai un coup d'oeil à ma montre en me disant que, si j'applaudissais, c'est parce que le discours de Hitler n'avait duré que dix relativement brèves minutes, mais c'était un mensonge, et je le savais ; applaudir un discours du Führer était juste de l'instinct de conservation : la salle était truffée de membres de la Gestapo.
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akhesaakhesa   16 juin 2016
C'est un curieux exemple que vos généraux essaient de faire.Pendre un certain genre de soldat allemand pour s'etre conduit comme un autre genre de soldat allemand.Est-ce qu'ils croient que nous hairons un peu moins les Allemands si vous exécutez un des votres pour avoir tue des Russes?Apres tout,c'est pour ca que vous etes ici,non?Vous débarrassez de nous afin de pouvoir vivre dans l'espace cree par notre absence?Il y a la une espece de schizophrenie.Juste un terme medical pour l'hypocrisie.Honneur et justice en Allemagne ne sont qu'une illusion
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PhoeniciaPhoenicia   20 juillet 2017
Un évêque visite une église des environs et, dans le vestibule, il aperçoit des tableaux accrochés au mur. Il y a un portrait de Hitler, un de Goering et, entre les deux, une peinture de Jésus. L'évêque questionne le pasteur sur un tel agencement et le pasteur lui répond que ces trois tableaux l'aident à se rappeler ce qui est écrit dans la Bible : que le Christ a été crucifié entre deux malfaiteurs.
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