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Jean Esch (Traducteur)
EAN : 9782757880937
480 pages
Éditeur : Points (05/11/2020)

Note moyenne : 3.63/5 (sur 78 notes)
Résumé :
La 13e aventure de Bernie Gunther !

Munich, 1957. Bernie Gunther a désormais une nouvelle identité, Christof Ganz, et met son expérience de policier au service d'une compagnie d'assurances après avoir quitté son poste à la morgue.

On l'envoie à Athènes, où un bateau appartenant à Siegfried Witzel, un ancien soldat de la Wehrmacht, a coulé. Flanqué d'un assistant peu téméraire, Bernie a tout juste le temps de rencontrer l'Allemand que ce... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
Roggy
  04 mars 2020
Philippe Kerr profite toujours de ses incursions dans l'Histoire pour nettoyer certains mythes. C'est un écrivain qui a pour habitude de beaucoup se documenter avant d'écrire chaque livre.

Son humour british grinçant et pince sans rire est délicieux et l'ensemble sonne joliment juste. Son amour de l'ironie cosmique et ses descriptions très visuelles sont un régal.

Ce polar historique étonnant plonge le lecteur dans un pan peu connu de la Seconde guerre : l'occupation allemande en Grèce.
Le pays est dévasté par le conflit et l'occupation, et son économie et ses infrastructures sont en ruine. le pays compte plus de 400 000 victimes et ses communautés juives sont presque entièrement exterminées dans la Shoah.
Bernie Gunther s'en va en Grèce. Il est toujours aussi tourmenté, son esprit plus tortueux que jamais, est toujours incapable de s'adapter au monde moderne. Cynique, obsédé par la vérité et passionné, il nous offrira de beaux moments où son génie fait la différence.

L'avant-dernier Philip Kerr atteste du même art du récit et de la mise en scène que les précédents. Un travail d'orfèvre dans la documentation et une manière bien particulière de faire partager aux lecteurs le moindre des instants vécus par Bernie Gunther, dont on ne se lasse jamais.
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umezzu
  13 décembre 2019
Avant-dernier roman à paraître de Philip Kerr, l'Offrande grecque reprend le cours de la vie de Bernie Günther, le personnage fétiche de Kerr, en 1957 à Munich. Bernie a récupéré une identité d'emprunt, Christof Ganz, pour échapper à d'éventuelles poursuites du fait de son passé dans la SS pendant la deuxième guerre mondiale. Il vivote en tant qu'employé à la morgue de l'hôpital, lorsqu'un officier de police le reconnaît. Corrompu, ce dernier l'entraîne contraint et forcé dans une sombre affaire. Toujours méfiant, Bernie réussira à se sortir de ce chausse-trappes et se verra proposer un emploi d'enquêteur pour les assurances Munich Re. Un poste tranquille, bien payé, qui lui permet d'exercer son esprit aiguisé. Après un premier succès, qui a évité à la compagnie de rembourser abusivement une assurance-vie, le voilà envoyé à Athènes vérifier dans quelles conditions un bateau bien assuré a pu sombrer en mer Égée.
Au travers de cette enquête, à une époque où l'Allemagne relève déjà la tête, en réussissant son envolée économique sous la direction du « Vieux », le chancelier Konrad Adenauer, Kerr revient sur une période méconnue du second conflit mondial : l'invasion de la Grèce par les nazis. Alors que les forces italiennes de Mussolini ne parvenaient pas à s'imposer, l'intervention allemande en avril-mai 1941 conduit à un partage des zones d'occupation en Grèce. A Salonique (Thessalonique aujourd'hui), les juifs séfarades majoritaires dans la population vont être conduits à compter de juillet 1942 vers les camps de la mort sous l'égide notamment d'Alois Brunner. Un criminel de guerre que Günther va croiser, comme d'autres anciens nazis, dans ce pays encore marqué par une terrible guerre civile opposant communistes et monarchistes au sortir de la guerre.
Le début du livre, c'est à dire la partie qui se passe à Munich, est à mon sens la moins réussie. Kerr en est presque à s'auto-parodier. Bernie ne fait pas un pas sans être rattrapé par son passé. Kerr multiplie des dialogues excessifs où Bernie jette son acidité à chaque phrase. Pour autant, lui, qui était capable d'en remonter aux dignitaires nazis, semble presque apeuré d'être découvert et de se retrouver en captivité. Et ce alors qu'au même moment des chefs nazis emprisonnés pour de longues durées, suite aux procès d'après guerre, ont déjà été libérés et ont repris leur place dans la société allemande. Kerr exagère le danger qui pèse sur Günther, pour justifier les mauvais choix qu'il va lui faire enchaîner, alors qu'il devine les pièges qu'on lui tend.
La partie grecque du récit, bien plus longue, est plus cohérente. Bernie découvre un pays qu'il ne connaît pas, est assisté par un correspondant local de Munich Re, un peu couard mais plein de ressources, et comprend rapidement que le naufrage du navire assuré cache des trafics de grande ampleur. Il fait aussi la connaissance d'une belle assistante juridique, à qui, à l'inverse de son naturel, il tente de résister. Il pressent que la belle hellène a des arrières-pensées. Comment une créature aussi parfaite pourrait-elle s'intéresser à un vieil Allemand au passé obscur ?…
Pour autant, Kerr cède à la facilité. Tous les personnages qu'il introduit s'avèrent importants pour l'intrigue. Rien n'est gratuit. Günther ballade sa paranoïa et le pire est qu'il a raison de se méfier. Kerr se laisse aller à quelques scènes ahurissantes et fait des alentours de l'hôtel d'Angleterre un nid d'espions.
Reste un livre qui se lit tout seul, avec un grand plaisir, quand, comme moi, on s'est pris d'affection, depuis des années, pour ce personnage improbable qu'est Bernie, intelligent, mais coincé par sa réputation de flic, associé malgré lui au régime nazi. L'ouvrage est sans grande surprise, quand on connaît la trame des ouvrages de Kerr, mais il donne une fois encore un coup de projecteur sur les drames de la seconde guerre mondiale. La présence de juifs grecs dans les camps de concentration est rarement citée.
Un Bernie Günther, même de second ordre, reste un livre dont on se rappelle longtemps.
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JIEMDE
  17 mars 2020
Athènes, nid d'espions et repaire de nazis : il y a un peu de OSS 117 dans L'offrande grecque de Philippe Kerr, traduit par Jean Esch. Mais le parallèle s'arrête là, car il y a un monde entre Hubert Bonisseur de la Bath et Bernie Gunther.
À l'heure où les grands pays européens s'apprêtent à solder les comptes de la dernière guerre en créant la CEE, Bernie a également abandonné son encombrant passé pour se refaire une nouvelle vie à Munich en travaillant de nuit dans une morgue. Une rencontre et une opportunité surgie du passé : voilà Bernie embauché comme enquêteur au sein de l'assureur Munich Re, chargé de traquer les arnaques.
Envoyé en Grèce pour savoir s'il convient d'indemniser un mystérieux bateau qui a coulé, Bernie va découvrir que les anciens pontes nazis sont à nouveau actifs et entendent bien profiter des trésors juifs spoliés quinze ans auparavant. Alliés ou faux amis, repentis ou fascistes toujours actifs, amoureuses sincères ou espionnes du Mossad, bien difficile de faire le tri dans ce jeu de rôles grec qui ramène sans cesse Bernie vers son passé.
C'est original, rythmé et toujours très drôle, avec un nombre délicieux d'aphorismes à en faire exploser la rubrique citations de Babelio. La deuxième moitié est peut-être un peu longuette et légèrement plus nébuleuse, mais pas au point de gâcher le plaisir de lecture de cet excellent polar.
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bilodoh
  18 octobre 2020
Un roman posthume, un polar historique de la série Bernie Gunther.

On y retrouve l'humour grinçant de son héros, mais un héros fatigué, qui vit sous un faux nom à Munich où il est préposé à la morgue. Il acceptera un poste d'enquêteur pour une compagnie d'assurance et ce travail le conduira éventuellement à Athènes.
Comme dans les autres livres de Kerr, on voit le protagoniste côtoyer des personnages historiques réels, des responsables de crimes contre l'humanité. Il sera question d'Allemands en poste à Thessalonique d'où près de 60 000 Juifs seront envoyés à Auschwitz.

C'est ce que j'aime de cet auteur. J'ai simplement parcouru un polar facile à lire et pourtant j'ai appris des choses sur le sort de la Grèce pendant la Seconde Guerre mondiale et sur la « réhabilitation » des nazis après la guerre.

C'est bien dommage, mais c'est presque le dernier Bernie Gunther et probablement pas le meilleur de la série. le prochain (à paraître cet automne) sera un antépisode se déroulant en 1928, dans une Allemagne au nazisme naissant.
À suivre !
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sevm57
  01 avril 2020
C'est la première fois que je suis déçue par un livre de Philip Kerr.
Au départ, quand j'ai découvert ce livre, j'ai considéré cette Offrande grecque comme un merveilleux cadeau car je pensais que Bleu de Prusse, déjà publié à titre posthume, serait le dernier volet des aventures de Bernie Gunther. Donc l'idée de le retrouver dans une nouvelle aventure me réjouissait.
Malheureusement, j'ai eu l'impression de me retrouver face à une caricature de Bernie, les dialogues m'ont paru un peu forcés, pleins d'humour bien sûr mais sans la finesse habituelle.
Quant à l'histoire, elle se déroule lentement, Bernie se retrouvant à nouveau pris au milieu d'un embrouillaminis où l'on se perd un peu.
Pourtant, l'idée de faire de lui un enquêteur pour les assurances offrait de belles perspectives, mais le résultat est décevant, à tel point que je me suis interrogée sur les conditions de publication de l'ouvrage (était-il vraiment fini?)
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critiques presse (3)
LePoint   27 décembre 2019
La nouvelle Europe se dessine tandis que le trublion Bernie Gunther fait une ultime apparition dans « L'Offrande grecque », la dernière enquête signée Kerr.
Lire la critique sur le site : LePoint
LaLibreBelgique   19 décembre 2019
À nouveau, un formidable polar historique de Philip Kerr qui éclaire les suites dramatiques de la guerre en Grèce.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LeDevoir   16 décembre 2019
Chacune de ses enquêtes est l’occasion de traquer la déshumanisation systémique et de fouiller en détail les ruines laissées par les dérives hitlériennes dans la conscience collective. [...] Il est d’autant plus triste de constater qu’avec la disparition de Philip Kerr l’an dernier, Bernie Gunther vient lui aussi de faire son dernier voyage. Snif.
Lire la critique sur le site : LeDevoir
Citations et extraits (51) Voir plus Ajouter une citation
RoggyRoggy   05 mars 2020
- Nous n’avons rien à craindre des Russes. J’en suis convaincue. Ils nous ressemblent.
Je ne relevai pas. Les Russes ne ressemblaient à personne. N’importe qui en Hongrie ou en Allemagne de l’Est vous aurait dit. Si un jour les Martiens traversaient l’espace pour envahir notre planète, avec leurs plans de conquête et de migration, ils se sentiraient chez eux dans la Russie soviétique.
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sevm57sevm57   31 janvier 2020
-Vous pouvez parler librement. C'est votre façon de penser qui m'intéresse, pas ce que vous pensez.
-Bien. Allons-y. Nous vivons une époque d'amnésie internationale. Ce que nous avons été, ce que nous avons fait? Tout cela n'a plus aucune importance maintenant que nous sommes du côté de l'American way of life. Une seule chose compte de nos jours en Allemagne: les américains ont placé un canari dans la mine de l'Europe afin d'avoir le temps de déguerpir si les Russes décident de franchir la frontière. Et ce canari, c'est nous.
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sevm57sevm57   20 mars 2020
En ce doux après-midi à Athènes, Garlopis était au volant de la voiture, ce qui me convenait parfaitement, compte tenu de l’impatience homicide des conducteurs grecs. Traverser la place de la Constitution en voiture, cela voulait dire déclencher une avalanche de coups de klaxon et découvrir la plus belle illustration de la loi de la jungle depuis que Huxley avait assené un coup sur le crâne du révérend Wilberforce avec un exemplaire de De l’origine des espèces.
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sevm57sevm57   15 mars 2020
-Nous n'avons rien à craindre des Russes. J'en suis convaincue. Ils nous ressemblent.
Je ne relevai pas. Les Russes ne ressemblaient à personne. N'importe qui en Hongrie ou en Allemagne de l'Est vous l'aurait dit. Si un jour les Martiens traversaient l'espace pour envahir notre planète, avec leurs plans de conquête et de migration, ils se sentiraient chez eux dans la Russie soviétique.
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umezzuumezzu   11 décembre 2019
Vous n'êtes pas un homme instruit, Bernie. N'est-ce pas ? Certes, vous avez obtenu votre Abitur, mais vous n'êtes jamais allé à l' université. Sinon vous sauriez que le cynisme est une position intellectuelle respectable. C'est l'unique façon de voir les mensonges sous leur vrai jour.
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Emmanuel Couly reçoit Anne Martinetti pour son livre, "Mortels Cocktails" aux Editions du Masque, au Duke's bar de l'Hôtel Westminster, 13 rue de la Paix, 75002, Paris. « le vrai crime, c?est de ne pas savoir préparer un martini. » Francisco G. Haghenbeck, L?affaire tequila de Philip Kerr à Patricia Cornwell en passant par Ian Rankin, Stephen King, Fred Vargas ou l?éternelle Agatha Christie, les maîtres du genre vous servent leurs meilleurs cocktails et vous invitent à replonger dans leur univers? le temps d?un verre. 50 recettes de cocktails pétillants et dangereusement exquis à savourer comme un bon polar !
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Bernie Gunther, un privé chez les nazis...

"Je ne suis pas un nazi. Je suis un Allemand. Ce n'est pas la même chose. Un Allemand est un homme qui arrive à surmonter ses pires préjugés. Un nazi, quelqu'un qui les change en lois" On m'a viré de la Kripo en 1934, et comme il faut bien vivre, je me suis retrouvé déguisé en privé dans l'établissement le plus select de Berlin :

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