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ISBN : 2021340686
Éditeur : Le seuil / Points roman (07/11/2019)

Note moyenne : 3/5 (sur 1 notes)
Résumé :
La 13e aventure de Bernie Gunther !

Munich, 1957. Bernie Gunther a désormais une nouvelle identité, Christof Ganz, et met son expérience de policier au service d'une compagnie d'assurances après avoir quitté son poste à la morgue.

On l'envoie à Athènes, où un bateau appartenant à Siegfried Witzel, un ancien soldat de la Wehrmacht, a coulé. Flanqué d'un assistant peu téméraire, Bernie a tout juste le temps de rencontrer l'Allemand que ce... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
FabPz
  14 novembre 2019
J'avais lu L'Offrande grecque en Anglais (Greeks bearing gifts) et, parce que les traductions françaises sont généralement d'excellente qualité, j'ai décidé de le relire en Français.
S'il fallait décrire ce nouvel opus de la série "Bernie Gunther", je dirais qu'il s'agit d'un un roman correct, mais une occasion manquée. Cela s'explique par le fait que l'histoire est peut-être trop fidèle à ce qui a fait le succès de ce héros. Et à force est de constater que l'auteur a du mal à se renouveler...
D'ailleurs, on y retrouve les ingrédients classiques de la série Bernie Gunther : la petite histoire dans la grande, la rencontre avec des personnages historiques, un cadre plutôt original (la Grèce), etc. Mais autant la partie se trouvant à Munich est plutôt dynamique, autant la partie se tenant à Athènes traine parfois en longueur.
C'est dommage car l'idée de reconvertir le héros en détective d'assurances est plutôt bonne et aurait mérité d'être mieux exploitée. Toutefois, cette bonne piste est noyée dans une intrigue qui n'arrive pas à tenir la distance : on en connait à peu près les tenants et les aboutissants au bout des deux-tiers du roman et le roman souffre de certaines invraisemblances (ce qui serait pardonnable si le roman ne reposait pas, au final, entièrement sur lesdites invraisemblances). C'est pourquoi l'auteur donne l'impression d'étaler le volet grec de l'intrigue à l'aide d'une rencontre amoureuse un peu artificielle et l'émaille de monologues intérieurs ou non parfois longuets mais dont on se demande ce qu'ils apportent vraiment à la compréhension des personnages ou de l'intrigue.
Par ailleurs, alors que Kerr croque plutôt bien l'âme humaine, les personnages sont souvent caricaturaux. On passe devant une galerie incluant : l'adjoint grec qui blablate pour ne rien dire, l'avocat allemand cynique qui s'écoute parler et s'engage dans des monologues interminables et au final peu profonds sur le bien et le mal, le statisticien qui se perd dans ses probabilités, le capitaliste allemand avide et revanchard, etc. Si Alois Brunner reste crédible, il n'y a que le flic grec qui me semble plutôt réussi (même si sa description ressemble plus à celle d'un lieutenant sud-américain du temps de Pinochet ou de Videla...).
Pendant ce temps, à plus de soixante piges, notre Bernie commence un peu à radoter. L'auteur use jusqu'à la corde la figure du "bon-allemand-rongé-par-la-culpabilité" et on sent que la ficelle sur les nazis en fuite ou reconvertis est un peu éculée...
Cela étant dit, comme souvent avec Kerr, ça se lit assez bien. L'ensemble se tient plus ou moins. Mais on sent qu'il a recours à certaines facilités. Les fans (dont je suis) pardonneront. Les autres, je ne sais pas...
Mais plus ça va, plus c'est un peu toujours la même chose: Bernie le justicier solitaire et désabusé qui se fait avoir. Et il se retrouve dans la m... alors qu'il n'a rien demandé. Toujours naïf, toujours désabusé...
Sauf que, en l'espèce, Kerr aurait pu mieux mettre à profit la nouvelle vie de Bernie Gunther pour lui donner un nouveau souffle. C'est d'ailleurs ce que je reproche principalement à ce livre: son profond pessimisme. Pour sa dernière sortie, Bernie Gunther ne se voit proposer aucun réel espoir. C'est comme s'il n'avait rien appris ni rien oublié. Il finit seul et désabusé. Il souffre en silence avec la seule conviction d'avoir sauvé son honneur personnel...
Un peu triste pour un dernier acte...
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Emmanuel Couly reçoit Anne Martinetti pour son livre, "Mortels Cocktails" aux Editions du Masque, au Duke's bar de l'Hôtel Westminster, 13 rue de la Paix, 75002, Paris. « le vrai crime, c?est de ne pas savoir préparer un martini. » Francisco G. Haghenbeck, L?affaire tequila de Philip Kerr à Patricia Cornwell en passant par Ian Rankin, Stephen King, Fred Vargas ou l?éternelle Agatha Christie, les maîtres du genre vous servent leurs meilleurs cocktails et vous invitent à replonger dans leur univers? le temps d?un verre. 50 recettes de cocktails pétillants et dangereusement exquis à savourer comme un bon polar !
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"Je ne suis pas un nazi. Je suis un Allemand. Ce n'est pas la même chose. Un Allemand est un homme qui arrive à surmonter ses pires préjugés. Un nazi, quelqu'un qui les change en lois" On m'a viré de la Kripo en 1934, et comme il faut bien vivre, je me suis retrouvé déguisé en privé dans l'établissement le plus select de Berlin :

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