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ISBN : 2017868299
Éditeur : Hachette Jeunesse (21/08/2019)

Note moyenne : 3.78/5 (sur 65 notes)
Résumé :
Imaginez que le climat se détériore dans votre pays, au point que certains citoyens soient menacés dans leur existence. Imaginez surtout que votre père se trouve être l'un de ces citoyens et qu'il soit obligé d'abandonner tout et de partir sur-le-champ, pour éviter la prison et même la mort. C'est l'histoire d'Anna dans l'Allemagne nazie d'Adolf Hitler.

Elle a neuf ans et ne s'occupe guère que de crayons de couleur, de visites au zoo avec son "oncle"... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
Cancie
  30 novembre 2019
Poussée par ma petite-fille de 12 ans qui venait de lire ce roman jeunesse, je me suis lancée dans sa lecture et ne l'ai pas regretté un seul instant. Ce roman lui ayant bien plu, elle voulait connaître mon avis,
Quand Hitler s'empara du lapin rose est, en fait, le récit d'une enfance en exil, d'une famille juive non pratiquante avec deux enfants Anna et Max. Nous sommes en 1933. le père, écrivain, ne voulant pas renoncer à ses convictions et voulant continuer à produire ses écrits, devant la montée du nazisme et pressentant l'arrivée d'Hitler au pouvoir, part pour Prague. Il part seul dans un premier temps, ceci dix jours avant les élections. le jour même de ces élections, sa femme et leurs deux enfants vont prendre le train pour la Suisse où il les attend. Débute alors pour eux tous une vie de réfugiés. De Zurich, ils vont ensuite devoir partir pour Paris et enfin Londres où s'achève le roman.
C'est au travers des yeux d'Anna que nous suivons leur périple et l'angoisse que vont générer tous les imprévus qui vont jalonner leur vie. Mais la cohésion et l'amour vont leur permettre d'affronter la perte de leurs amis et connaissances, la perte d'une partie de leurs objets personnels et jouets dont le fameux lapin rose, laissés à Berlin, lors du départ, le dépaysement, les contraintes matérielles et les langues étrangères !
Ce n'est qu'à la fin de ma lecture que j'ai appris par la quatrième de couverture, que Judith Kerr avait écrit ce roman autobiographique en 1971, traduit en français en 2018, pour raconter à ses propres enfants ce que fut son enfance d'exil pour fuir le nazisme.
Judith Kerr était née en 1923, à Berlin et est décédée à Barnes (Londres) le 14 juin 2019.
Cette histoire est donc son histoire et ça en est donc d'autant plus émouvant.
Derrière ce témoignage sur ce qu'ont pu vivre ces familles contraintes de s'exiler et derrière le ressenti d'Anna, se profile l'ombre de cette terrible et atroce période de la deuxième guerre mondiale et du nazisme.
Judith Kerr, dans ce roman tendre et poignant, réaliste, jamais larmoyant, parfois teinté d'humour, insiste souvent sur le plaisir d'être libre et n'est-ce pas l'un des biens les plus précieux ?
Un roman jeunesse mais pas que...
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Jeanfrancoislemoine
  30 juillet 2018
Je suis un peu perplexe après avoir tourné la dernière page de ce roman. Après avoir lu la quatrième de couverture,je m'attendais à vivre des moments intenses,dangereux,effrayants,à trembler pour nos héros. En fait,la famille dont il est question fuit l'Allemagne au moment même de l'arrivée d'Hitler au pouvoir et ne semble pas vraiment en danger au cours de son périple en Suisse puis en France où l'on se penche plus sur l'adaptation aux moeurs et coutumes du pays d'accueil que sur la fuite .Du reste,que ce soit dans l'un ou l'autre pays,on montrera plus les aides que les détracteurs de ces "voyageurs",les résultats d'une bonne intégration pour les enfants à travers leur réussite scolaire et les adultes à travers leur réussite sociale.
Si la famille connait des difficultés financières, on mange cependant des gateaux au salon de thé !!!!et on a longtemps pu bénéficier de l'assistance d'une employée de maison.
Je pense que l'auteur a consigné dans ce récit une foule d'anecdotes intéressantes, certes,mais pas vraiment en rapport avec les atrocités du nazisme,sauf ,bien sûr , à considérer l'obligation de fuir comme une atrocité que je n'ai pas la moindre envie de contester.
C'est cependant une belle épopée familiale,inachevée du reste,puisqu'on devrait retrouver Anna et les siens en Angleterre dès janvier 2019.
Une épopée qui se poursuivra sans moi,je n'ai pas été conquis par ce roman manquant de profondeur à mon humble avis,bien sûr .
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MaiteBravo
  16 février 2014
En toute objectivité (je plaisante, bien sûr), un de mes livres Jeunesse préférés au monde avec "L'Etrange vie de Nobody Owens" de Neil Gaiman. Ceci dit, ils n'ont rien à voir l'un avec l'autre. Pour Anna, neuf ans, et son grand frère Max, le danger de mort est bien réel puisque leur père, écrivain et juif, a déplu à Hitler. Ils vont donc devoir s'exiler dans un long voyage, qui va d'abord les mener plusieurs mois en Suisse (ah, la longue scène où le garçon tombé amoureux d'Anna la poursuit en lui jetant des pierres, rendant très jalouse une petite suissesse!), puis en France. Il y a bien sûr des moments terribles. La fuite en train d'Anna, Max et leur mère, les humiliations, puis la chute dans la pauvreté de leur "oncle" Julius, qui a pris la mauvaise décision de rester à Berlin, un couple en Suisse qui refuse que leurs enfants s'amusent avec Anna et Max parce qu'ils sont juifs, etc. Mais ils sont vus au travers du regard d'Anna qui ne comprend pas bien le danger qu'ils courent car elle est tout simplement très aimée et très protégée par ses parents, et qu'elle veut juste bien travailler à l'école et s'intégrer. Il y a donc une fraîcheur, une légèreté et un humour dans ce roman qui ne cessent de surprendre et de charmer pendant toute la lecture. Il faut aussi lire la suite, "Ici Londres", car c'est quand Anna et Max auront enfin réussi à maitriser et même dominer la terrible langue française qu'ils apprendront qu'ils doivent à nouveau faire leurs valises...
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Youngersbooks
  13 mai 2018
C'est très intriguant de pouvoir enfin comprendre ce que les juifs ont vécu, de façon réaliste.
Les personnages principaux sont Max, un jeune homme, Anna sa soeur, leur père très connu
mais mal vu par les nazis car il écrit des critiques sur Hitler et leur mère. Il y a aussi l'oncle Julios. Cette famille est très attachante. C'est l'histoire d'une petite fille de 9 ans qui s'appelle Anna et de sa famille peu avant l'élection d'Hitler. le père d'Anna est journaliste et écrit des critiques sur Hitler et lorsque celui-ci est sur le point d'être élu, il se réfugie en Suisse où sa femme et ses enfants le rejoignent peu de temps après. Ensuite, ils font un voyage à Paris. La famille déménage donc à Paris. Ils vont y rester environ 2 ans mais le travail vient à nouveau à manquer. Les enfants, qui ont poursuivi leurs études en France, ont appris à parler Français. Leur père, n'ayant plus d'article a écrire, envoie un scenario de film à plusieurs metteurs en scène mais tous refusent. Un jour pourtant, une lettre arrive d'Angleterre leur annonçant qu'un metteur en scène anglais achète le scenario, ils déménagent donc a Londres.
Les thèmes abordées sont l'arrivée au pouvoir d'Hitler et ses idées, l'exil de certaines familles juives. J'ai vraiment aimé la façon dont l'auteur nous fait comprendre d'un certain point de vue l'histoire des juifs. Les personnages sont intéressants, leur réaction face à l'arrivée d'Hitler est malheureuse. Au cours de ma lecture, j'ai compris que cette famille est vraiment passionnante et très sympathique. J'ai ressenti de la peur, de la tristesse. Je n'ai rencontré aucune difficulté à lire ce livre. Pour ma part, j'ai accroché directement à l'histoire car elle est passionnante, palpitante mais il est difficile de s'imaginer ce que les juifs ont vécu. La citation qui m'a le plus marqué est « il paraît qu'il veut que tout le monde vote pour lui et qu'après les élections, il fera arrêter tout les Juifs » cela montre que même les enfants sont au courant
Il faut lire ce livre car il est fabuleux, il est facile à comprendre, il nous montre bien une période de notre histoire de façon claire et précise. Ce livre est vraiment réussi.
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Ancolie
  03 mai 2012
Berlin, fin des années 30. le père d'Anna et de Max, écrivain reconnu, a comme seul tort d'être juif et il décide de fuir l'Allemagne pour mettre sa famille à l'abri. Ce roman retrace l'épopée de cette famille qui part d'abord pour la Suisse, puis pour la France et enfin pour l'Angleterre. le thème central du livre n'est pas la montée du nazisme qui reste en toile de fond mais bien l'adaptation d'une famille à une nouvelle vie, moins aisée que la précédente. Anna, 10 ans et Max, 12 ans se débrouillent pour accepter ces changements et faire de leur mieux.
Ce récit visiblement autobiographique, écrit en 1971, est une douce chronique familiale au charme désuet que j'ai lu avec plaisir.
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critiques presse (3)
Actualitte   04 juillet 2018
Une enfance en exil, la fuite loin de la fureur hitlérienne, de pays en pays, mais fidèlement racontée à travers des yeux d’enfant. Par la voix d'Anna, quand Hitler s'empara du lapin rose, Judith Kerr nous raconte cette période noire de l’Histoire sous un nouveau jour.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Lexpress   15 mai 2018
Judith Kerr a le mérite de tenir le contexte historique à distance, qu'il s'agisse de Hitler, de l'antisémitisme, des camps de concentration. Elle n'en est que plus éloquente. A lui seul, son Lapin rose en dit long sur les prémices de la barbarie nazie...
Lire la critique sur le site : Lexpress
LeMonde   04 mai 2018
Grand classique, « Quand Hitler s’empara du lapin rose », où l’écrivaine et illustratrice pour la jeunesse raconte l’exil familial de Berlin à Londres en 1933-1935, reparaît.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
CancieCancie   01 décembre 2019
Quand le train sortit de la gare Saint-Lazare, Anna se pencha par la fenêtre et regarda Paris qui glissait lentement derrière eux.
- Nous reviendrons, dit Vati.
- je sais, dit Anna.
Elle se souvint de ce qu'elle avait ressenti lors du retour à l'auberge Zwirn et ajouta :
- Mais ce ne sera plus la même chose. Nous n'en ferons plus partie... Est-ce que tu crois qu'un jour nous ferons enfin partie d'un endroit ?
- je ne pense pas, dit Vati. pas de la façon dont les gens appartiennent aux lieux où ils ont toujours vécu. Mais nous appartiendrons à notre manière à pas mal d'endroits, et après tout c'est aussi bien...
+ Lire la suite
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CancieCancie   01 décembre 2019
Elle raffolait de l'école depuis qu'elle parlait français. le travail lui paraissait de plus en plus facile et même plaisant, sa préférence allant aux exercices de rédaction. Écrire en français n'était pas du tout comme écrire en allemand : on pouvait donner aux mots différentes nuances de sens, c'était palpitant.
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CancieCancie   30 novembre 2019
- Voilà, dit sa mère. C'est très simple. Papa estime que Hitler et les nazis ont toutes les chances de gagner les élections. Si c'était le cas, il pense qu'il ne serait souhaitable ni pour lui ni pour aucun de nous de rester à vivre ici, en Allemagne, sous leur botte...
- Parce que nous sommes juifs ? la questionna Anna.
- pas seulement pour ça. Papa pense que personne ne pourra plus s'exprimer librement, Juif ou non-Juif, et qu'en ce qui le concerne particulièrement il ne pourra plus écrire ce qu'il veut. Les nazis n'aiment pas beaucoup la contradiction.
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CancieCancie   01 décembre 2019
Ils commencèrent à discuter, mais bientôt ils s'aperçurent qu'on pouvait tout aussi agréablement rester sans rien dire et goûter simplement le plaisir d'être enfin réunis.
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CancieCancie   30 novembre 2019
Le lendemain matin, il n'était question que de l'incendie qui avait détruit le Reichstag, édifice où se rassemblaient les parlementaires allemands. D'après les nazis, c'était un coup des "révolutionnaires" ; et eux, les nazis, pouvaient seuls mettre un terme à ce genre d'attentats ! Conclusion : il fallait voter pour eux. Mutti avait entendu dire, au contraire, que les nazis avaient eux-mêmes allumé l'incendie.
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Videos de Judith Kerr (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Judith Kerr
Judith parle de sa vie et de ses livres à des enfants (en anglais)
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