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Gilles Berton (Traducteur)
ISBN : 2253140120
Éditeur : Le Livre de Poche (01/09/1996)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.8/5 (sur 84 notes)
Résumé :
C'est dans le Berlin de 1947 que nous retrouvons Bernie Gunther, le détective privé familier des lecteurs de L'Été de cristal (Prix du Roman d'aventures 1993). Un Berlin de cauchemar, écrasé sous les bombes, en proie au marché noir, à la prostitution, aux exactions de la soldatesque rouge...

C'est dans ce contexte que Gunther est contacté par un colonel du renseignement soviétique, dans le but de sauver de la potence un nommé Becker, accusé du meurtre... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
Ichirin-No-Hana
  30 mai 2017
Petit bond dans le temps avec ce troisième tome. Dans La Pâle Figure, nous avions quitté Bernie Gunther en 1938 et nous le retrouvons ici en 1947. le Requiem Allemand nous entraîne dans un Berlin en ruine et où les Allemands tentent de survivre comme ils peuvent. Sous la tutelle des Alliés, l'Allemagne a bien entendu du mal à se relever et se retrouve en plein milieu de différentes idéologies (les Américains, Anglais et Français d'un côté et les Russes communistes de l'autre) ce qui cause déjà bien des tensions. En 1947, Bernie est marié et a repris ses fonctions de détective privé après avoir travaillé dans la police allemande pendant la guerre et après un petit tour dans les camps de prisonniers russes. Embauché pour enquêter sur un meurtre qui s'est produit à Vienne, Bernie aura la lourde tâche de blanchir un ancien camarade loin d'être clean et que tout accuse. le complot autour de ce meurtre concernera de hautes instances et notre cher détective sera loin de se douter des personnes qui se cachent derrière…
Ce volet est encore très enrichissant sur l'époque qu'il décrit. On apprend énormément sur l'Allemagne de cette époque et sur la façon dont vivent les Allemands (manque de vivres, cohabitation avec les Américains, dénazification, etc…). L'enquête policière est encore une fois bien gérée. Il y a du rythme, de l'action et surtout beaucoup de révélations ce qui en fait, encore une fois, un roman qui se lit tout seul et très rapidement. Je serai bien sûr encore au rendez-vous pour La Mort entre autres, la suite des enquêtes du détective Bernie Gunther, personnage auquel je m'attache de plus en plus à chaque tome lu !
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Mimeko
  30 septembre 2015
Un requiem allemand est le dernier volet de la Trilogie Berlinoise de Philip Kerr, et l'on retrouve Gunther le détective privé en 1947 dans Berlin en ruines, une ville partagée entre les quatre zones alliées : Etats-Unis, Union Soviétique France et Grande Bretagne. Un requiem allemand………..ou viennois car rapidement il est contacté pour sortir une vieille connaissance de la police berlinoise, dans de sales draps à Vienne - Vienne qui elle aussi, est divisée entre les quatre forces alliées. La tâche semble difficile puisque l'accusé, en prison, semblait traficoter au marché noir comme tant d'autres pour survivre et est soupçonné d'avoir tué un américain; dans cet épisode, Gunther va devoir naviguer au milieu d'anciens SS et autres officiers passibles de crimes de guerre, qui tentent de se refaire une virginité.
Ce dernier opus est beaucoup plus tourné vers l'espionnage, Vienne au sortir de la guerre est une zone "dénazifiée" en apparence, les alliés préférant oublier le soutien de la population à Hitler, elle est plus présentable, mais la ville grouille d'espions, d'anciens SS au passé trouble, prêts à tout pour sauver leur peau et, au niveau politique, Vienne reste une zone où les tractations entre ex-belligérants vont bon train pour que chacune des nations avance ses pions dans l'optique du futur équilibre européen.
C'est donc une enquête dense, avec beaucoup de retournements, toujours teintée d'humour chacun dans sa nationalité en prenant pour son grade, avec un soin particulier pour la description des lieux et leur ambiance………..on s'y croirait.
Après cette trilogie Berlinoise, je vais faire une pause bien nécessaire, avec la certitude de continuer ma découverte des autres enquêtes de Bernie Gunther.
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Didier_Tr
  22 décembre 2017
Troisième opus de la "trilogie berlinoise" et donc des aventures de Bernie Gunther, ex flic, ex Komissar devenu SS, ex soldat (dans l'ordre). Nous sommes dans l'immédiate après guerre. Bernie et sa femme, dans un Berlin en ruine, sont en grande difficulté pour ne pas dire détresse, et leur couple est en équilibre assez instable...
Bernie se voit proposé une mission à Vienne, pour tenter de sauver un ex collaborateur emprisonné. Il accepte, car ça lui permet de gagner de l'argent et de s'extraire du climat berlinois pesant.
Ex-nazis, personnages pas très clairs, intrigue bien construite, nous sommes dans le monde mi-polar, mi-historique créé par Philip Kerr, écrivain britannique qui a trouvé dans ce contexte historique un cadre lui permettant de développer ses romans.
C'est très réussi, l'ambiance se tend au fur et à mesure, pour devenir très pesante.
Qui est qui ? Qui sont les bons ? On ne le découvre vraiment qu'à la fin, et j'avoue que cette période historique, sombre, n'est que peu documentée. C'est avant le rideau de fer, au moment où les deux blocs ne sont pas clairement définis.
Toujours un grand plaisir. J'avoue une certaine retenue, car si j'ai bien lu, les traductions en français sont partielles et oublient en particulier d'autres romans qui viendraient s'intercaler dans la trilogie berlinoise qui n'en serait pas une. Je détaillerai dans la critique de la trilogie.
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cathe
  31 août 2016
Berlin 1947. La guerre est finie et Berlin est occupé par les Alliés. Gunther, détective privé, est appelé pour défendre un certain Becker, qu'il a connu il y a quelques années. Celui-ci est emprisonné à Vienne car il est accusé d'avoir assassiné un Américain. Gunther, préoccupé par ses problèmes personnels avec sa femme qui fréquente de très (trop) près les Américains, accepte de partir en Autriche. Pourtant il se rend rapidement compte que la situation est compliquée. Becker, bien qu'étant coupable de pas mal de délits, n'a pas commis cet assassinat mais c'est impossible à démontrer. Gunther se retrouve pris entre les mailles des contre-espionnages américains et russes et a bien du mal, sinon à sauver son client, du moins à sauver sa peau !
Le contexte de cet épisode est très intéressant car on voit de près les règlements de compte de l'après-guerre ainsi que la difficile traque des criminels nazis qui ont maquillé leur mort. Toutefois je me suis un peu perdue dans les contre-contre-contre espions et j'étais bien contente de retrouver Gunther au café Mozart après les scènes de violence et de tortures de la fin du livre (se faire écraser par un pressoir à vin…il y a mieux comme mort douce…). Je continue la série avec un bond en arrière (« Hôtel Adlon » qui se passe en 1934)
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Bigmammy
  12 juin 2012
Ce troisième volet de la Trilogie berlinoise se situe à Berlin en 1947. Les fiers immeubles de style wilhelmien ne sont plus qu'amas de décombres, on ne reconnaît plus aucun tracé de rues, les habitants continuent à se terrer dans les caves, quelques berlinois ont regagné leurs appartements éventrés. Il fait froid, le marché noir est omniprésent. C'est dans cette ambiance très « Allemagne, année Zéro », le beau film de Roberto Rossellini, que nous retrouvons Bernie Gunther, marié depuis sept ans à Kirsten, qui fait des « extras » pour se procurer du café et d'autres denrées en provenance du PX, auprès d'un capitaine de l'armée américaine d'occupation. L'angoisse est partout palpable dans l'ancienne capitale du Reich de mille ans, en particulier dès que l'on voit apparaître les Popovs, toujours entre deux cuites à la vodka, et friands de montres et de chair fraîche. Une ville tout ce qu'il y a de dangereux.
Bernard Gunther a de la chance d'être encore vivant. On l'a vu intégrer par force la SS dans l'épisode précédent « La Pâle figure », mais nous apprenons qu'il s'est fait muter à sa demande sur le front plutôt que de participer aux exactions des Einsatzgruppen si bien décrites dans « Les Bienveillantes ». Il a été fait prisonnier par les Russes, il s'est évadé juste avant d'être déporté dans un camp à l'espérance de vie plus qu'aléatoire, et en a profité pour apprendre le russe. le voici redevenu détective privé. Une nouvelle mission l'appelle à Vienne, où la vie est plus douce qu'à Berlin. On lui demande de prouver l'innocence d'un ancien flic comme lui, un allemand pas très net, trafiquant, suspecté d'avoir assassiné un officier américain.
L'intrigue est embrouillée à souhait. Les services secrets américains et soviétiques s'entremêlent, y compris la sourde guerre entre différents services de renseignements américains (Counter-Intelligence Corps en particulier) : la question centrale étant à la fois d'intoxiquer les Russes et de faire la chasse à d'anciens criminels de guerre nazis reconvertis en une organisation secrète destinée à reconstruire la nouvelle Allemagne. Difficile de s'y retrouver, mais l'intérêt du livre réside dans la description de l'ambiance poisseuse de ces années d'immédiat après-guerre, juste à la veille du blocus de Berlin, la description des états d'âme des différents protagonistes – les Français n'ont pas le beau rôle - et le suspens de bagarres admirablement mises en scène.
Du sang, des coups, des meurtres, des tortures…. de quoi tourner un terrible film d'aventures !
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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
OrchydOrchyd   27 septembre 2013
Ces Américaines avaient peur de moi, tout simplement, parce que j'étais allemand. Comme si, lorsqu'elles me regardaient, elles voyaient défiler les bandes d'actualités sur Bergen-Belsen ou Buchenwald. En réalité, une question papillotait dans leurs yeux : comment avez-vous pu laisser faire ça ? Comment avez-vous pu tolérer de telles horreurs ?
Sans doute, pendant plusieurs générations, quand ils croiseront notre regard, les citoyens des autres nations nous poseront-ils la même question muette.
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Ichirin-No-HanaIchirin-No-Hana   29 avril 2017
- J'ai moi-même été interné dans un camp de prisonniers soviétique, Frau Becker, dis-je. J'y suis resté moins de temps que votre mari. J'ai peut-être eu de la chance, mais ça ne m'a pas transformé en espion. (J'allai a la porte, l'ouvris, hésitai un instant.) Vous voulez que je vous dise en quoi ça m'a transformé ? Aux yeux de la police, aux yeux des gens comme vous, Frau Becker, aux yeux de gens comme ma propre femme, qui refuse que je la touche depuis mon retour ? Vous voulez savoir ce que ça fait de moi ? Un intrus.
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alainmartinezalainmartinez   02 août 2017
Et demain, avec notre industrie et notre technologie, nous pourrons réaliser ce que Hitler n’aurait jamais pu réaliser. Ce à quoi Staline – oui, même Staline avec ses formidables plans quinquennaux – n’ose même pas rêver. L’Allemagne n’aura peut-être plus jamais la primauté militaire, mais elle parviendra à la première place grâce à l’économie. C’est le mark, pas la svastika, qui soumettra l’Europe. Doutez-vous de mes prévisions ?
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MimekoMimeko   27 septembre 2015
Je me trouvai dans une salle d'attente pourvue de nombreuses plantes en pot et d'un aquarium contenant des tortues. Ça change des poissons rouges me dis-je. Comme elles n'avaient plus de propriétaire, je saupoudrai à la surface de l'eau un peu de leur odorante nourriture. C'était ma seconde bonne action de la journée. La compassion devenait une seconde nature chez moi.
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MimekoMimeko   30 septembre 2015
- Je dirais plutôt qu'il s'agit d'une intuition. Comme ça, si je me trompe, je n'aurai pas l'air d'un amateur.
- Vous faites toujours confiance à vos tripes, hein ?
- Surtout depuis que je peux les nourrir, Vienne est une ville opulente par rapport à Berlin.
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Vidéo de Philip Kerr
Emmanuel Couly reçoit Anne Martinetti pour son livre, "Mortels Cocktails" aux Editions du Masque, au Duke's bar de l'Hôtel Westminster, 13 rue de la Paix, 75002, Paris. « le vrai crime, c?est de ne pas savoir préparer un martini. » Francisco G. Haghenbeck, L?affaire tequila de Philip Kerr à Patricia Cornwell en passant par Ian Rankin, Stephen King, Fred Vargas ou l?éternelle Agatha Christie, les maîtres du genre vous servent leurs meilleurs cocktails et vous invitent à replonger dans leur univers? le temps d?un verre. 50 recettes de cocktails pétillants et dangereusement exquis à savourer comme un bon polar !
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Bernie Gunther, un privé chez les nazis...

"Je ne suis pas un nazi. Je suis un Allemand. Ce n'est pas la même chose. Un Allemand est un homme qui arrive à surmonter ses pires préjugés. Un nazi, quelqu'un qui les change en lois" On m'a viré de la Kripo en 1934, et comme il faut bien vivre, je me suis retrouvé déguisé en privé dans l'établissement le plus select de Berlin :

Hôtel Savoy
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