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EAN : 9782262041274
400 pages
Éditeur : Perrin (30/10/2014)

Note moyenne : 4/5 (sur 1 notes)
Résumé :
Les grands stratèges américains de la Seconde Guerre mondiale se comptent sur les doigts d'une main. Les deux premiers sont incontestablement l'amiral Nimitz et le général MacArthur, le second étant de loin le plus excentrique et le plus flamboyant. En 1918, il est déjà général sur le front de France et accompagne les nettoyeurs de tranchées, ceint d'une écharpe mauve de deux mètres tricotée par sa mère et armé seulement d'une badine... Trois décennies plus tard, pa... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
benleb
  11 juillet 2016
Cette biographie du général MacArthur aborde essentiellement l'aspect militaire de sa carrière, comme tous les ouvrages de la collection "Maîtres de guerre".

Fils d'un volontaire de la Guerre de sécession, devenu gouverneur-général des Philippines, il fit naturellement West Point (dont il fut major) et passa ses premières années d'officier en Asie, développant une relation spéciale avec cette région. Sa participation à la Première guerre mondiale lui valut de nombreuses décorations. Après-guerre, une carrière heurtée le mena au poste de chef d'état-major de l'armée, où sa cohabitation avec le président Roosevelt fut fructueuse mais difficile (MacArthur étant Républicain).

Ensuite, il devint Maréchal philippin, chargé de créer l'armée de cette colonie appelée à devenir indépendante. Son succès dans cette entreprise fut mitigé, mais il était en poste quand les Japonais attaquèrent Pearl Harbor; naturellement il fut désigné par Roosevelt comme chef des forces américaines en Extrême-Orient. Défait par les Japonais à Bataan, il dut quitter l'île de Corregidor, dans la baie de Manille, pour prendre la tête des troupes du "Zone du Pacifique Sud-Ouest", prononçant son mot célèbre "I shall return" (Je reviendrai).

Mégalomane et paranoïaque, il eut des relations difficiles avec ses alliés, montrant un grand mépris pour les soldats australiens, et ses subalternes, souvent considérés comme des serviteurs. S'entourant d'une cour d'obligés, largement inefficaces, il jalousait ses généraux trop heureux au combat. Il ne conserva son poste qu'en raison de sa grande popularité aux États-Unis.

Mais il sut aussi s'entourer de chefs militaires efficaces, et il fit merveille avec peu de moyens militaires (du moins au début). Sa campagne, de la Nouvelle-Guinée aux Philippines, fut la moins coûteuse en hommes de toutes celles menées par les Américains. Grand stratège, il attaquait les Japonais là ils ne s'attendaient pas. Il finit par tenir sa promesse de reconquérir les Philippines.

Il organisa la capitulation du Japon, le 2 septembre 1945, comme un spectacle à sa gloire. Mais il sut faire accepter l'occupation américaine aux Japonais, par l'intermédiaire de l'administration japonaise et de l'empereur Hirohito. Il organisa la reconstruction du pays, multiplia les réformes, et son équipe rédigea la nouvelle constitution japonaise.

Nommé à la tête des troupes onusiennes en Corée en 1950, il opéra un spectaculaire redressement face aux Nord-Coréens. Mais devant l'offensive chinoise, il menaça d'attaquer en Chine et évoqua l'usage de l'arme atomique; Truman, dans un esprit de détente, dut le suspendre de son commandement.

Il fut un personnage controversé. Réactionnaire, il était dénué de tout préjugé racial et fut souvent moderne dans ses pensées militaires; il fut audacieux lors de la reconstruction du Japon. Égocentrique et mythomane, il fut aimé de ses hommes et de ses concitoyens. Doté d'une vision politique et diplomatique affligeante, il fut pourtant le plus grand général américain de la guerre. François Kersaudy en donne une biographie plus qu'honnête.

Les photographies sont bien choisies; comme toujours la maquette de la collection est excellente. Petit-gros bémol, les notes en bas de page sont souvent du n'importe quoi; il y a eu un problème de relecture.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
benlebbenleb   02 juillet 2016
Eichelberger prendra rapidement la mesure de son redoutable supérieur en écrivant à son épouse :
"Nous pensons tous que mon chef a pour moi une affection sincère, mais il apparaîtra à l'avenir comme une sorte de Sarah Bernhardt dominant la scène, tout en luttant contre une foule d'ennemis personnels, à l'intérieur comme à l'extérieur, qui n'ont aucun rapport avec nos ennemis naturels, les Japonais."
Existe-t-il une meilleure définition de la paranoïa combinée à la mégalomanie ?
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benlebbenleb   11 juillet 2016
Tout cela laisse perplexes m^me les plus admirateurs de MacArthur; ainsi le général Eichelberger écrit à son épouse quatre jours après la prise de Buna qu'il n'a aucune nouvelle de son supérieur : "Je ne m'attendais pas à grand-chose, mais plusieurs jours ont passé, et je n'ai même pas reçu un "merci mon chien"."
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Videos de François Kersaudy (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de François Kersaudy
Extrait de "Winston Churchill" de François Kersaudy lu par Vincent Schmitt. Editions Audiolib. Parution le 13 février 2019.
Pour en savoir plus : https://www.audiolib.fr/livre-audio/winston-churchill-le-pouvoir-de-limagination-9782367628233
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