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Critiques sur Les mystères de Yoshiwara (18)
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Mimeko
  23 janvier 2016
Matsui Kesako avec Les mystères de Yoshiwara nous présente Yoshiwara en ce début de XIXème siècle, cette enceinte aux abords d'Edo dans laquelle ont été réunis les établissements de plaisir où les samouraïs entre autres, passent leur temps libre quand ils sont rappelés régulièrement auprès des shoguns. Mais le grand évènement qui occupe tous les esprits, c'est la disparition de Katsugari, la grande courtisane, disparition ou fuite qui va faire l'objet d'une investigation par un personnage qui reste muet lors des rencontres successives avec les différents intervenants. La succession de rencontres ou plutôt de monologues va permettre à chacun des protagonistes d'évoquer son destin, ses souffrances, sa vie dans l'enceinte de Yoshiwara.
On découvre peu à peu, au travers des différents personnages (entremetteuse, amuseur, batelier, geisha) la vie dans l'enceinte de plaisir, une vie faite de rites et de coutumes extrêmement codifiés, élitiste tant pour les clients que pour les courtisanes, leurs assistantes, les apprenties. Tous les témoignages du petit peuple qui fait vivre Yoshiwara permet de reconstituer le puzzle et le déroulement des événements
Très instructif, très vivant grâce au choix du monologue qui révèle le caractère et le rang chacun, Les mystères de Yoshiwara donne l 'occasion de connaître tous les secrets de la vie dans cette enclave et de déambuler dans les dédales de la cité des plaisirs.
Cette enquête à la fois historique et policière, très bien menée, permet au lecteur de se laisser guider en découvrant l'envers du décor. Une très belle découverte et un très bon moment de lecture.
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lacazavent
  25 mai 2016
Un drôle de roman policier atypique dont la construction surprenante multiplie à l'envie les mystères. le pari audacieux s' avère une réussite, de l'enquêteur on ne sait rien, de l'enquête mis à part qu'elle semble concerné une « certaine affaire » connu de toutes les personnes interrogés on ne sait rien non plus quand à savoir ce que cet inconnu cherche à savoir de cette fameuse affaire, le mystère est entier.
Dans le quartier de Yoshiwara, célèbre quartier des plaisirs, les rencontres se succèdent, une tenancière, un garde, des domestiques, des geishas, en accompagnant les questions de notre enquêteur mystère on grappille, on amasse, avide de réunir l'ensemble des morceaux de l' histoire.
Une lecture très sympathique, prenante et amusante.
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sasha_kali
  07 août 2015
Le résumé présenté commet une belle bourde: le personnage principal n'est absolument pas une geisha ! Katsuragi, dont il est ici question, est une prostituée de haut-rang (tayu/oïran), l'élite de cette branche, mais pas du tout une geisha. Le livre fait pourtant la distinction entre les deux.
N'en déplaise aux clichés et amalgames qui ont la vie très dure, ce sont deux professions différentes (et non différents niveaux dans la prostitution). Les tayu et les oïran appartiennent à la catégorie des yujos (courtisanes/prostituées), dont les geishas ne font pas partie. C'est malheureux (et irrespectueux) que de nos jours, les gens utilisent toujours le mot geisha à tort et à travers comme si c'était le terme japonais pour désigner les prostituées.

Je ne peux que vous conseiller de faire des recherches aussi bien sur les différences d'habillement (grande source de confusion également entre les 2) et de pratiques entre les geishas et les tayuu et oïran. (les pages wikipédia française peuvent vous éclairer un peu, pour les différences vestimentaires, ce blog - en anglais - peut aider aussi (voir la photo en bas de leur page en particulier): http://dochu.tumblr.com/post/9848219461/how-can-i-tell-an-oiran-and-tayuu-apart-from-maiko)

J'ai lu avec plaisir ce livre, construit d'une façon très originale. La jeune femme est au centre de tous les témoignages, la reconstitution de son histoire nous fait découvrir les différents métiers de Yoshiwara, mais notre enquêteur ne la rencontre jamais physiquement, on ne connaît aucune de ses pensées et ressentis, on n'en apprend davantage qu'à travers le regard de ceux qui l'ont croisée, même la fin du livre approchant, la grande Katsuragi reste inaccessible sur tous les plans. A lire, je pense, en ayant fait préalablement quelques recherches sur yoshiwara, les geishas, tayu/oïran, etc., pour mieux se représenter ce monde et apprécier le récit.
Au risque de me répéter, j'aurai vraiment souhaité que ce livre permette aux gens de faire la distinction entre les geishas et les différentes classes de prostituées, l'auteur s'y est efforcé par endroits en soulignant les différences mais vu le résumé présenté sur ce site ainsi que les avis trouvés un peu partout sur internet, c'est manifestement un échec. Vraiment dommage.
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Woland
  13 juin 2017
Etoiles notabénistes : ******

Yoshiwara tebikigusa
Traduction : Didier Chiche & Shimizu Yukiko

ISBN : 9782809709483

En dépit du titre et de l'assassinat qui constitue le but avoué de divers protagonistes, ce livre n'est pas, à proprement parler, ce que j'appellerais un roman policier. A ce jour, autant que j'ai pu en juger, il est aussi le seul ouvrage de son auteur traduit en notre langue - et, croyez-moi, c'est bien dommage.

D'un format raisonnable (374 pages en format poche chez Picquier), ce roman se présente sous la forme de chapitres qui, chacun, donne la parole à l'une des personnes liées au quartier chaud du Edo du XVIIème siècle : Yoshiwara. Avant tout, bien sûr, à ceux qui y vivent et en vivent : tenanciers de maison de thé, chargés d'établir le lien entre le client potentiel et les maisons closes, fastueuses ou plus modestes (sauf sans doute avec les établissements de ce que l'on nomme le Quai de l'Enfer, qui équivaut à peu près au Whitechapel londonien où devait sévir, deux siècles plus tard, le célèbre Jack l'Eventreur) ; portiers-videurs des maisons closes, en général assis sur ce que l'on nomme la "planche à boeufs", chargés de veiller à ce qu'aucun client n'entre en fraude ou ne fasse du scandale, surtout lorsque sont exposées certaines filles de la maison (à l'exception des courtisanes sur rendez-vous), à l'abri du treillis plus ou moins haut qui cerne une partie du rez-de-chaussée ; intendants qui gèrent évidemment les comptes mais qui veillent également et doivent avoir l'oeil partout, notamment aux heures d'affluence ; préposés aux lits, dont le titre se passe de tout commentaire ; assistantes, vieilles et jeunes, des courtisanes de simple rang comme de première catégorie, qui, avec les entremetteuses, appartiennent souvent à la maison parce que, pour les plus âgées, elles y ont elles-mêmes travaillé en tant que fille de joie, et, pour les plus jeunes, elles y sont en plein apprentissage du "métier" ; les amuseurs et geishas, faisant partie de la suite des courtisanes, célèbres et moins célèbres, car une courtisane, à fortiori une "courtisane sur rendez-vous", comme l'est notre héroïne, Dame Katsuragi, ne saurait se déplacer sans suite, surtout lors du "Voyage" qu'elle effectue rituellement tous les jours d'un bout à l'autre de la rue.

A tous ceux-là, s'ajoutent les "coupeuses de doigts", lesquelles ont repris la coutume ancienne qui voulait qu'une courtisane vraiment amoureuse se fît trancher le doigt et l'envoyât en présent à son amant, mais se bornent désormais à façonner des imitations en pâte de riz tout en revendant également les kimonos dont ces dames ne veulent plus, ce qui leur permet, au passage, de toucher une commission supplémentaire ; les courtiers qui habillent toute la maison et dont les plus riches, comme Tanokura Heijûrô, familièrement "M. H.", comptent parmi les clients les plus courtisés et les "habitués" des courtisanes les plus en vue (certains, parmi eux, finissent par racheter l'une de ces femmes, ce qui n'est pas une mince affaire, leurs dettes s'étant accumulées à plaisir) ; les trafiquants de filles comme le bon Denzô, qui s'est chargée de la vente de la petite Hatsu, future Katsuragi, à la Maison de l'Oiseau Blanc en la personne de son propriétaire, Shôemon ; sans oublier le batelier qui assure l'arrivée (et la sortie) de Yoshiwara par le fleuve et est donc à même d'éviter les gendarmes placés à la Grande Porte ...

Finement écrit, égrenant çà et là de petits cailloux aussi étoilés de sang qu'ils sont précieux - ce qui nécessite chez le lecteur une attention de tous les instants, voire une relecture, pour bien saisir le machiavélisme de la vengeance accomplie ici - parmi une foule de détails qui nous rendent extraordinairement vivants ce quartier réservé et l'existence de tous ceux qui se trouvent en rapport avec lui, à quelque titre que ce soit, "Les Mystères de Yoshiwara" constitue l'un des livres les plus intéressants sur une part plus ou moins occulte de la culture japonaise et son incroyable raffinement. Mais il nous révèle également combien ces activités et leurs acteurs, que le monde "bien-pensant" accuse d'avoir renoncé au "Huit Valeurs Essentielles" (je vous laisse découvrir lesquelles), savent se serrer les coudes et se révolter contre l'immunité dont jouit à l'époque dépeinte la classe si noble des samouraïs, tout spécialement ceux qui, dans cette classe, ont l'honneur d'appartenir à la garde shôgunale. Face à un samouraï certes de noble naissance et vaillant au combat mais doublé d'un être ignoble et d'un froid assassin, le monde, réprouvé mais toléré, de Yoshiwara prouvera que, finalement, ces "Huit Vertus Primordiales", certains de ses membres ont su les préserver en leur coeur et sont prêts à risquer la peine capitale pour que justice soit rendue.

Le personnage qui nous guide parmi tout ce petit monde, les grands comme les petits, s'affirme écrivain. A vous de deviner, comme le fera très vite M. H. à la fin du roman, à quelle classe il appartient réellement dans cette société si compartimentée mais où l'honneur n'est pas un vain mot, et surtout quelle est sa véritable fonction. A vous aussi de vous faire un portrait exact de Dame Katsuragi, jeune femme rouée et subtile, capable des pires mensonges et des pires manipulations, ou au contraire jeune femme au caractère fort et à la bravoure digne d'un ... samouraï, à la fois douée de grandes capacités d'analyse psychologique et héroïquement tendue vers un but capital pour l'honneur de sa famille.

Un excellent roman, mais à lire à tête reposée et en en surveillant chaque mot, surtout sur la fin. Une relecture permet de mieux comprendre tout la grandeur de Dame Katsuragi et de ceux qui la soutinrent. Les vacances approchent, vous aimez la littérature japonaise et vous voulez vous distraire de façon intelligente et raffinée ? Alors, pas d'hésitation et bonne lecture. ;o)
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valreine
  13 septembre 2018
un roman quasi document. la vie et les règles de vie dans le quartier des plaisirs d'Edo (Tokyo). Rien à voir avec le roman "Geisha".
J'ai eu un peu de mal au début de ce livre, où chaque chapitre est le monologue en quelque sorte d'un personnage en face d'un interlocuteur-enquêteur muet. Chacun exerce un métier spécifique à Yoshiwara et dévoile peu à peu la vie derrière La Grande Porte. Si les clients y recherchent des plaisirs plus ou moins raffinés selon les maisons, le personnel de ces maison n'est pas vraiment à la fête. Rien ne doit se dérégler sous peine de punitions plutôt... dures. Autour de Katsuragi, courtisane de la Maison de l'Oiseau blanc se dessine une époque, une société où tout n'est pas tout noir ou tout blanc.
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sl972
  27 septembre 2017
La grande Katsugari, la « courtisane sur rendez-vous » la plus prisée du quartier Yoshiwara a disparu. Pourquoi ? Nul ne le sait. Comment ? Tous l'ignorent. Mais, des mois plus tard, un mystérieux individu revient dans le quartier des plaisirs pour enquêter.
Si l'enquêteur reste inconnu, ce n'est pas le cas du quartier. Chaque chapitre est consacré à un représentant d'une catégorie sociale précise : tenancière de maison de thé, entremetteuse, préposé au lit, geisha, amuseur,… Chacun, au fil de la discussion, en révèle beaucoup sur le mode de vie du quartier mais aussi sur sa vie personnelle.

Nous ne sommes, en fait, pas vraiment dans un roman policier au sens strict du terme. Bien sûr, nous voulons tous savoir ce qui est arrivé à Katsuragi ; mais le but de ce roman est surtout de nous présenter le fonctionnement du quartier des plaisirs d'Edo, un endroit clos, pratiquement une ville dans la ville. le résultat est un petit livre qui nous plonge dans un univers vraiment à part, qui se lit tranquillement sans se presser et qui, mine de rien, nous apprend beaucoup.
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kalimera
  01 avril 2015
Le roman"Les mystères de yoshiwara" outre le fait qu'il soit à la fois étrange et inclassable, s'ouvre sur deux cartes, l'une de la ville d'Edo et l'autre sur le plan détaillé de son quartiers des plaisirs, l'un des plus grands et des plus connu du japon.
Nous allons nous y promener, au plus grand bonheur du lecteur, de la maison de thé aux campanules à celle de l'oiseau blanc, de témoignages, en témoignages de personnages en veine de confidences et de secrets.
Ils vont au fil des chapitres nous révéler la vie et l'amour des courtisanes de haut vol d'un Japon encore tourné sur lui-même.
L'enquêteur sur les Mystères n'apparaît jamais, on devine ses questions par les réponses données par chaque personnages.
Eux-même nous apparaissent comme en cascade logique de chapitre en chapitre, O-Nobu, patronne de la maison de thé des campanules, Torakichi, le gardien de la maison de l'oiseau blanc, Genroku son intendant, O-tatsu une entremetteuse.
Chaque témoignages de cette enquête, dont nous découvrons l'objet au fur et à mesure du livre, nous révèle aussi la vie grouillante et étonnante des plaisirs japonais, des petits métiers qui gravitent autour des plus grandes prostituées, traitées comme des épouses d'une nuit par leurs clients, clients qui pour échapper à une vie ultra codifiée, se retrouvent piégés à jamais dans les délices et l'enfer de l'entretien de leurs favorites.
Roman d'enquête, roman historique, roman de gare, roman d'aventures, l'auteure m'a fait passer un merveilleux moment dans ce Japon disparu..
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Kaeru26
  13 décembre 2013
Excellent roman à plusieurs voix ! Les seules qu'on n'entend pas ce sont celle du personnage principal, qui mène l'enquête dans le quartier des plaisirs et celle de la prostituée qui a disparu. le sens du dialogue de l'auteur est vraiment brillant et le livre est criant de vérité et de vie.
L'histoire est aussi un bon prétexte pour découvrir les différents métiers et les personnages qui le fréquentent.
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aimeryjoessel
  23 janvier 2019
Un livre magnifiquement atypique par sa formule subtile qui entremêle dans un savant montage de chapitres, le roman historique, le roman d'amour et l'étude des moeurs raffinés d'une société fermée, peuplée de caractères et de destins de vies des plus variés, comme autant de portraits émouvants, drôles, ironiques, fatalistes ou épris de rêves.
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Marymay
  09 juillet 2017
Je n'ai mis que 3 étoiles car c'est un livre assez fastidieux (j'exagère un peu le terme) à lire. En fait , si on veut comprendre toute "l'affaire", il faut le lire deux fois car des détails sont glissés ça et là. Mais est-ce que l'enquête policière est vraiment le but de ce récit ? Ce livre permet surtout de mieux connaitre ce monde obscur et marginal de la vie des prostituées de luxe dans un quartier particulier d'Edo au Japon au XVIIIe siècle. Et là, c'est intéressant. C'est un peu un livre qui nous dévoile les mystères de ce monde. Tous les protagonistes (et ils sont nombreux) y sont bien décrits ainsi que les passages obligés, les moeurs et coutumes. Je ne pense pas que je vais avoir le courage de relire ce livre pour tout comprendre...
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