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ISBN : 2266128809
Éditeur : Pocket (01/10/1996)

Note moyenne : 4.09/5 (sur 122 notes)
Résumé :
C'est en 1931 que Kessel entreprit la rédaction de ce qui devait être un de ses plus beaux romans. L'idée de " Fortune carrée " lui vint sur le plateau volcanique de Sanaa en voyant " le Moscovite " caracoler sur l'étalon de l'imam du Yémen.


Cette histoire virile met en scène deux hommes violents et sans attaches : Hakimoff et Henri de Monfreid, dans un cadre époustouflant de beauté : le Yémen, la mer Rouge, l'Éthiopie-Somalie.

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Critiques, Analyses & Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
frandj
06 février 2014
"Fortune carrée" est peut-être le plus réussi de tous les romans d'aventures. Il peut être lu et apprécié à sa juste valeur, dès l'adolescence comme à l'âge adulte. le livre tient le lecteur en haleine tout le long des trois parties (presque indépendantes) qui le composent. L'histoire se place au premier tiers du XXème siècle, mais dans des contrées reculées, exotiques, barbares, qui n'ont rien à voir avec le monde occidental.
La première partie, qui a pour cadre le Yémen, est époustouflante par son rythme effréné; c'est un aventurier sans peur et sans scrupule, Igricheff, le "fils de la Kirghize", qui y joue le premier rôle. La seconde partie - peut-être le plus faible des trois ? - se déroule sur un voilier voguant en Mer Rouge, dont le skipper Mordhom est le personnage dominant.
La dernière partie a pour héros Philippe, ami de Mordhom, chargé d'une mission difficile et dangereuse en Somalie (française, à cette époque). le jeune Philippe est présenté avec une sorte de tendresse, car il est à l'opposé d'aventuriers endurcis comme Mordhom ou Igricheff. Cette dernière aventure est haletante, comme une "course contre la montre" dans le désert implacable. le roman s'achève d'une manière magistrale, sur une tragédie dont on devine peu à peu le caractère inévitable. Elle laisse le lecteur véritablement époustouflé.
On n'oublie plus ce roman qui, pour une raison qui m'échappe, reste assez méconnu dans l'oeuvre de J. Kessel.
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Chris9
20 novembre 2011
Cette histoire virile met en scène deux hommes violents et sans attaches : Hakimoff et Henri de Monfreid, dans un cadre époustouflant de beauté : le Yémen, la mer Rouge, l'Éthiopie-Somalie.
Un récit fulgurant qui s'inspire de la vie du grand voyageur que fut Kessel et de ses rencontres avec de fabuleux personnages Monfreid, mais aussi le sergent Hussein ou encore Gouri, le tueur aux bracelets de peau humaine. Un roman d'aventures épique et vrai.
Ce roman d'aventures est un des premiers de Joseph Kessel.
Trois récits distincts se déroulant au Yémen, en Mer Rouge et en Abyssinie. Trois héros : un batard kirghize, Henry de Monfreid et Philippe Lozère.
Ils vont traverser mille épreuves, des paysages plus époustouflants les uns que les autres, côtoyer des animaux sauvages et terrifiants…
La plume de Kessel est alerte et décrit merveilleusement les beautés de l'Arabie, de ses plateaux et de ses oasis, la magnificence de l'Ethiopie et de ses collines. On partage la vie de tribus orgueilleuses, des moments de bonheur au coeur de villes mythiques, on vibre avec les aventuriers… Un vrai régal.
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Bookworm84
17 juillet 2016
De Joseph Kessel, je n'avais lu jusque là que le Lion. J'avais également vu l'adaptation cinématographique des Cavaliers (le livre est depuis en wishlist). Pour démarrer l'été, je me suis plongée dans Fortune carrée – une épopée pleine d'aventures qui nous emmène au Yémen, en Mer Rouge et en Éthiopie-Somalie.
Fortune carrée est un roman d'aventures typique : les personnages principaux sont des hommes aguerris à la vie dans des contrées sauvages et l'intrigue suit les différentes péripéties – plutôt violentes – qui émaillent leur parcours. Ces personnages sont durcis par leur vie pleine de dangers et sans attaches. Si Mordhom laisse transparaître parfois quelques mouvements de coeur, Igricheff tient davantage de la brute (mais il est profondément attaché à son cheval, Chaïtane). Heureusement, nous croiserons la route de Philippe au cours du roman, un jeune Français émerveillé par ces contrées, par ces vies faites d'aventures pures et dures. La naïveté et l'enthousiasme de Philippe apportent une certaine fraîcheur face à Mordhom et Igricheff, les deux aventuriers qui ont déjà bien roulé leurs bosses.
Il est d'ailleurs intéressant de noter que Mordhom est inspiré de Henri de Monfreid, un aventurier lui aussi auteur de romans d'aventure (c'est justement Kessel qui l'a poussé à écrire) et Igricheff d'un authentique aventurier moscovite, Hakimoff. Kessel, journaliste, a également rédigé son roman après un séjour dans les contrées que les personnages traversent. Cela renforce l'immersion dans l'histoire.
Fortune carrée a été écrit dans les années 30 et cela se ressent : les descriptions des pays traversés comme des autochtones rencontrés possède parfois cette condescendance toute occidentale de l'époque pour ce qui n'était pas considéré comme « civilisé ». Aux yeux d'un lecteur du XXIe siècle, cela peut surprendre, voire même perturber. Heureusement, Joseph Kessel fait aussi montre d'un intérêt passionné pour ces mêmes pays et peuples.
De façon surprenante pour un roman d'un tel genre, le style est très lyrique. Paysages comme personnages, même secondaires, sont dépeints avec une telle emphase et un vocabulaire si riche, si évocateurs, que l'on est sans peine dépaysé. Ces mêmes descriptions sont aussi très vivaces : la traversée du désert de Philippe m'a réellement donné des sensations de soif et de chaleur, comme si je marchais à ses côtés sous ce soleil brûlant.
Entre montagnes et mer, paradis végétal et désert, lire Fortune carrée c'est marcher dans les pas d'Igricheff et de sa monture au sang vif, naviguer aux côtés de Mordhom, cheminer dans la caravane de Philippe. C'est côtoyer des hommes violents mais rompus à une vie rude et libre. Lire Fortune carrée, c'est voyager tout en goûtant un style littéraire certes un peu suranné mais tellement agréable !
Un vrai classique du roman d'aventures, parfait pour les vacances :) [Lire la critique sur le blog]
Lien : https://lullastories.wordpre..
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liberliger
28 octobre 2012
Igritcheff, bâtard kirghize d'un comte russe, est chef de ma mission soviétique au Yémen. Tenu en haute estime par l'imam, il coule des jours heureux à Sanaa, mais le régime soviétique le rappelle à Moscou. Fuyant Sanaa, poursuivi par les askaris de l'iman pour avoir confondu ses propres deniers avec la caisse de la mission, Igritcheff rejoint le parti des féroces pirates zaranigs dont il assure dans un premier temps la victoire. Fait prisonnier par un chef yéménite, il s'évade et parvient à gagner la mer Rouge et à embarquer in extremis à bord d'un boutre où deux Français transportent clandestinement une cargaison d'armes : un contrebandier, Mordhom, portrait fidèle d'Henry de Monfreid et Philippe, jeune homme riche qui voyage par dilettantisme. Après avoir essuyés une terrible tempête, ils accostent sur les côtes d'Abyssinie. Abandonné par Igritcheff, Philippe doit convoyer une cargaison d'armes au travers du terrible désert abyssin et de tribus farouchement sanguinaires.
Dans ce roman de pure aventure, en partie autobiographique Kessel avoue sa fascination pour ses terres orientales, pour la guerre et la violence qui en sont le lot quotidien. La grandeur sauvage des pays et paysages de la mer Rouge fournit plus d'un décor. Plus que les Cavaliers, c'est le roman qui m'a donné l'envie fébrile de lire tout Kessel, c'est dire.
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lerital31
15 mars 2014
En farfouillant dans la bibliothèque d'un proche, je suis tombé sur ce livre. J'avais beaucoup aimé "L'armée des ombres" donc pourquoi ne pas retenter un Kessel?
J'ai adoré. Fortune Carrée nous immerge dans les pays bordants la mer rouge: Yemen, Ethiopie,... La nature y est inhospitalière et aride mais d'une grande beauté sauvage. Traits que l'on retrouve chez les hommes de ces contrées qui, malgré que le récit se situe au début du XXe siècle, vivent dans un monde moyenâgeux et tribal avec tout ce que cela comporte: des rapports humains violents et impitoyables, mais propice à l'expression de valeurs telles que la dignité, la fidélité et l'héroïsme.
On démarre nos aventures avec Igricheff, l'archétype du héros dans la culture traditionnelle pour les poursuivre progressivement avec Philippe, l'homme moderne en quête de dépassement et admiratif de ce monde traditionnel. le troisième personnage essentiel dans le récit est Mordhom, personnage pont entre nos deux héros. Héroisme, fraternité et tragédie fonde ce récit synonyme d'évasion. A lire!
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Citations & extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
frandjfrandj08 mars 2017
La nuit tremblait comme une onde infinie entre la terre obscure et le ciel scintillant. Le feu s’éteignit. Des images confuses passaient devant les yeux de Moussa immobile. L’une d’elles prit la forme d’un serpent qui se détacha des buissons, s’avança vers Philippe. Moussa n’y guère plus d’attention qu’aux autres. Mais un pâle reflet passa dans l’ombre et il y eut un râle étouffé. Sans savoir ce qu’il faisait, Moussa se rua, étreignit un corps. A tout autre qu’à lui, cette sorte de couleuvre huileuse eût échappé. Mais personne ne pouvait se libérer des bras de Moussa. Il tenait l’homme contre lui et si fort que l’autre ne pouvait remuer un membre. Quand il le sentit impuissant, Moussa clama:
« Mon jeune chef, réponds, mon jeune chef ! »
En une seconde, tout le camp fut debout. Aux braises une torche fut allumée. Mordhom la porta au visage du prisonnier et cria: « Gouré ! ».
Ayant reconnu le tueur, il s’abattit près de Philippe, sans espoir. Un coup d’œil lui suffit pour voir que, malgré l’obscurité, le poignard de Gouré était allé droit à la carotide.
« Philippe, mon ami, mon ami », dit-il d’une voix si vide, si hébétée qu’elle lui parut la voix d’un autre.
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gillgill19 mai 2012
A cinq jours de marche forcée de la mer Rouge et à trois mille mètres environ d'altitude, s'étale au sud-ouest de la presqu'île arabique, un cirque vaste et rocailleux qui porte Sanaa, l'antique capitale du Yémen qu'on appelait jadis "Arabie Heureuse".
Des montagnes aiguës gardent de toutes parts le plateau immense.
Chaque pic est couronné d'un village fortifié, et ce sont autant de sentinelles de la cité de l'Imam. Du côté de la mer ainsi que du côté des terres, au sud, au nord, à l'est et à l'ouest, sans cesse ni défaillance, il semble qu'une force mystérieuse et toute-puissante a élevé ces jets de pierre qui se perdent dans les nuages pour composer d'inaltérables remparts aux formes de la nature et de la vie des hommes....
(extrait du premier chapitre "Le cavalier du diable" de la première partie "Chaïtane" de l'édition parue chez "Presses Pocket" en 1971)
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liberligerliberliger24 octobre 2012
Je commence à sentir, à penser plus loin, plus profond qu'il ne faut. je vois la vanité de ma vie, la poussière qu'elle laisse. Les bras m'en tombent. Or, je ne peux pas rester les bras ballants. Les nouer autour d'une femme ? Où la trouver ?La chercher en Europe ? J'aime mieux affronter une bande de requins en mer Rouge. Et puis un sentiment fort est une entrave. Je n'en supporte pas. Mais la liberté totale, c'est odieux, c'est insupportable lorsqu'on n'est pas une brute ou un saint.
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fabien_pezousfabien_pezous25 août 2014
Il mesura l'exacte puissance de son corps à se mouvoir dans l'étendue. Il comprit que le monde était d'une ampleur infinie et d'une substance difficile pour l'homme. Il connut le prix du soleil, de l'interdiction terrible des ténèbres, la magie de l'eau, le sang précieux des nourritures. Et, malgré la chaleur qui se condensait, plus épaisse et plus ardente que jamais, dans le couloir qui se resserrait entre des parois éblouissantes, Philippe eut pour les monts, pour le ciel, pour la piste, les hommes et les bêtes un regard qui portait la trace de sa découverte et de sa gratitude.
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Nyko_bzhNyko_bzh17 septembre 2015
- Et ça ?
Philippe montrait la voile toute gonflée et qui ressemblait à une bannière sur sa hampe.
- Ça. C’est la fortune carrée.
Mordhom hésita une seconde, puis ajouta :
- Pour la tempête qui vient.
Igricheff montra ses dents sous un long sourire aigu.
- Fortune carrée, dit-il lentement, fortune carrée… Je ne connaissais pas… C’est bien, c’est très bien… Je pense au poker… à la chance, à la tempête. Fortune carrée… J’ai toujours vécu sous elle et j’ignorais son nom… Fortune carré… Merci, Mordhom.
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