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ISBN : 2070368645
Éditeur : Gallimard (04/02/1977)

Note moyenne : 3.8/5 (sur 198 notes)
Résumé :
L'ombre d'un avion sur le sol vint détourner le cours de sa rêverie. Virense rentrait avec Michel. La douceur de l'atterrissage montra la science du pilote. Jean se dirigea vers l'appareil pour interroger les camarades. Mais aucun d'eux ne sortait des carlingues. Herbillon appela sans obtenir de réponse. Sourdement inquiet, il se hissa sur le marchepied du pilote et poussa un cri. Le gouvernail, les parois, le coussin de cuir étaient couverts de sang et Virense affa... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
lecassin
  10 avril 2013
Joseph Kessel nous servira dans sa longue carrière d'écrivain, une belle brochette de romans-récits sur l'amitié virile entre deux hommes plongés en milieu inconnu, voire hostile. « L'équipage » est un de ceux là et même un des premiers dans la mesure où il s'agit du deuxième roman de l'auteur publié pour la première fois en 1923.
Amitié virile, disions- nous … Oui, celle de deux coéquipiers, Jean Herbillon et Claude Maury respectivement observateur et pilote d'un avion de reconnaissance durant la première guerre mondiale. Ils comprendront, malgré leur jeunesse et leur manque d'expérience, ce que signifie le mot « équipage » : deux hommes qui ne font finalement qu'un et dont la vie tient dans la main de l'autre ; deux homme « fusionnés »…
Viendra Hélène, comme un point commun entre les deux hommes…
Dans ce roman largement autobiographique, Joseph Kessel nous fait partager son expérience de pilote de la Grande Guerre ; un roman qui lui apportera la notoriété…
Certes le thème n'est pas neuf, mais il est magnifié par le style de Kessel, dans un texte qui « sent le vécu ». Certains commentateurs présentent ce roman comme un peu daté. C'est sans doute vrai… Néanmoins, pour l'avoir lu à quinze ans dans l'édition nouvellement crée « folio », j'en garde un très bon souvenir.
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rabanne
  14 juillet 2016
Un beau roman que celui de Joseph Kessel, s'inspirant en partie de son propre vécu, lorsqu'il fut pilote d'un escadron de chasse lors de la première guerre mondiale.
Amitié, rivalité, courage, solidarité et honneur sont les ingrédients de ce récit palpitant de réalisme. J'ai retrouvé des sensations que j'avais eu adolescente à la lecture de Saint-Exupéry (Vol de nuit). Avec une profondeur différente quant à la psychologie de ses personnages, la plume de Kessel est d'une rare précision et d'une limpidité savoureuse. L'histoire d'amour qui étaye le roman ajoute un certain suspens à l'intrigue, et nous interpelle intérieurement.
Une lecture classique, destinée à la jeunesse (dès 13-14 ans), mais qui révèle sans mal toute sa force émotionnelle, humaniste et universelle. Je l'ai beaucoup appréciée.
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araucaria
  10 juin 2012
Un superbe livre qui raconte la proximité de deux hommes équipiers d'un avion de combat pendant la première guerre mondiale. Ce roman raconte aussi une histoire d'amour et la rivalité de ces deux aviateurs. Un texte magnifique. Un très grand roman.
Lien : http://araucaria.20six.fr/
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Levant
  03 septembre 2017
En pur hasard, mon premier Kessel fut aussi son premier succès en 1923. Il se déroule sur fond de première guerre mondiale. Elle n'y est toutefois pas vue depuis les scarifications glauques et terrifiantes des tranchées mais depuis les ailes des premiers aéroplanes, lesquels viennent de porter la guerre dans les airs. Terre et mer ne suffisaient plus à l'homme pour s'entre déchirer.
Ce qui ne constitue alors pas encore une armée va déjà connaître ses premiers héros. A ceux-là sera épargné l'effroi de l'assaut qui extirpe les malheureux poilus de la boue pour offrir leur poitrine à la mitraille. Vus du ciel, ils deviendront les rampants dans le vocabulaire de la toute nouvelle aviation. Kessel s'était engagé pour faire partie de ces combattants de la troisième dimension. Son expérience servira de décor à ce roman qui n'est cependant pas fondamentalement pas un roman de guerre.
Quand le hasard a voulu constituer un équipage de deux hommes, pilote et observateur-mitrailleur, que le danger lie d'une solide amitié et dont l'un apprend au cours d'une permission à Paris qu'il est l'amant de la femme de son ami, se développe alors un drame cornélien où le devoir le dispute à l'amitié. Les examens de conscience respectifs battent en brèche les élans amoureux autour de valeurs qui magnifient ces nouveaux héros de la guerre moderne. Avec un vocabulaire emprunté au registre épique, Kessel construit un roman dont le dénouement ne trahira pas les élans chevaleresques dont il voulu glorifier ses héros.
Premier Kessel. Sans doute pas le dernier.
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liberliger
  28 octobre 2012
Jean Herbillon, jeune aspirant aviateur, rejoint l'escadrille d'observateurs où il a été affecté. Il y découvre la chaude camaraderie des autres pilotes sous l'égide d'un jeune chef bien-aimé, le capitaine Thélis. Mais lors d'une permission, Jean découvre que sa maîtresse, Denise et la femme du pilote avec qui il fait équipe, Hélène, sont une seule et même personne. La belle amitié entre Jean et son pilote Claude dès lors s'obscurcit, Jean étant rongé par un sentiment de trahison et Claude par le poison du doute. Au cours d'un combat final, Jean finira par avouer la déchirante vérité que Claude a déjà deviné...
Un récit largement autobiographique qui valut à Kessel la renommée.
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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
ivredelivresivredelivres   02 novembre 2010
Alors ils surent ce que les camarades entendaient par équipage. Ils n’étaient pas simplement deux hommes accomplissant les mêmes missions, soumis aux mêmes dangers et recueillant les mêmes récompenses. Ils étaient une entité morale, une cellule à deux cœurs, deux instincts que gouvernait un rythme pareil. La cohésion ne cessait point hors des carlingues. Elle se prolongeait en subtiles antennes, par la vertu d’une accoutumance indélébile à se mieux observer et se mieux connaître. Ils n’avaient fait que s’aimer ; ils se complétèren
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genougenou   20 septembre 2013
Et tous deux – âmes jumelles d’une cellule unique – liaient leur savoir et leur divination pour mener à bien la même tâche. Ils avaient beau souffrir l’un par l’autre, se haïr même, leurs sens, leurs nerfs, emmêlés aussi étroitement que les commandes de l’appareil, travaillaient à l’unisson. Rouages intelligents de la frêle et puissante machine qui les emportait, le même fluide circulait entre eux
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lecassinlecassin   10 avril 2013
Il avait vingt ans. C’était son premier départ pour le front. Malgré les récits qu’il avait entendus au camp d’entraînement, malgré un sens aigu des réalités, sa jeunesse n’acceptait pas la guerre sans l’habiller d’une héroïque parure.

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genougenou   20 septembre 2013
Les questions qui lors de son premier départ semblaient essentielles n’existaient plus pour lui. Il savait maintenant que l’on n'étonnait personne à l’escadrille par le courage, car, brave ou non, chacun faisait honnêtement la même tâche périlleuse ; il savait que l’art de regarder valait plus que la témérité, que les fantaisies d’une balle folle faisaient un victorieux aussi bien qu’une victime et que la chance régissait les exploits. Le hasard dont il était le sujet passif lui inspirait une crainte dont il n’avait plus honte, sûr de ressaisir dans sa carlingue le sang-froid nécessaire et toute sa volonté de réussir.
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LevantLevant   02 septembre 2017
Lorsque sa dépouille fut ramenée à l'escadrille, il n'y eut pas de plaintes parmi les camarades, mais ils sentirent tous que le sourire dessiné par une main trop ferme sur ces lèvres qui furent si joyeuses emportait un lambeau très cher, très pur et très noble de leur jeunesse.
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Videos de Joseph Kessel (43) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Joseph Kessel
Bande annonce du film "L'équipage"
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