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ISBN : 2070388468
Éditeur : Gallimard (30/11/-1)

Note moyenne : 3.59/5 (sur 113 notes)
Résumé :
Plus secrète que La Mecque, plus difficile d'accès que Lhassa, il existe au cœur de la jungle birmane une petite cité inconnue des hommes et qui règne pourtant sur eux par ses fabuleuses richesses depuis des siècles : c'est Mogok, citadelle du rubis, la pierre précieuse la plus rare, la plus chère, la plus ensorcelante. Mogok, perdue dans un dédale de collines sauvages par-delà Mandalay. Mogok autour de laquelle rôdent les tigres. La légende assure qu'aux temps immé... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
Crazynath
  06 avril 2019
J'ai eu la très grande chance de pouvoir visiter le Myanmar en début d'année. le quoi ? Oui, en France nous nous obstinons à appeler ce pays la Birmanie…Peu importe d'ailleurs car je garderais toujours un très beau souvenir de ce pays au charme envoutant et aux rencontres presque magiques…
Voulant continuer à entretenir ce souvenir, j'avais envie de me plonger dans des romans se déroulant là-bas, d'autant plus qu'à certains endroits un peu fréquentés par des touristes, j'ai pu voir des vendeurs nous proposer deux livres en français : Une histoire birmane de George Orwell et la vallées des rubis de Joseph Kessel. Imaginez, vous visitez une pagode et tout à coup vous voyez sur un étal d'un petit marchant des livres français !!
Faut-il vraiment préciser que dès mon retour j'ai commandé ces deux livres chez mon libraire ? Je ne me suis lancée que récemment dans la lecture d'un de ces deux livres, mon côté dispersé ayant pris le dessus…
Effectivement, Joseph Kessel m'a emmené en Birmanie. Les deux personnages principaux vont partir vers ce pays qui n'est pas encore très occidentalisé ( et qui d'ailleurs n'est l'est pas trop encore ). Ils ont l'intention d'aller dans une région célèbre pour ses mines de rubis et pour éclaircir un mystère autour de certains de ces joyaux. Nous sommes dans les années cinquante, et les moyens de transports sont d'époque évidemment.
Apres une escale en Inde, les deux amis vont arriver dans ce pays qui vient juste de se libérer de l'occupation britannique.
Soyons clair, alors que j'attendais plus un roman d'aventures, c'est surtout une histoire racontant des rencontres avec les habitants de cette région de Mogok que nous raconte Joseph Kessel.
Le style de l'auteur est limpide, agréable à lire, mais je reconnais être un peu restée sur ma faim, trouvant ma plongée dans ce voyage pas aussi forte que je l'espérais…
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marlene50
  13 mai 2019
Dépaysement total avec ce voyage si merveilleusement décrit par l'auteur.
En Haute-Birmanie se trouve Mogok, citadelle du rubis ;
" La légende assure qu'aux temps immémoriaux un aigle géant, survolant le monde, trouva dans les environs de Mogok une pierre énorme, qu'il prit d'abord pour un quartier de chair vive tant elle avait la couleur du sang le plus généreux, le plus pur.
C'était une sorte de soleil empourpré.
L'aigle emporta le premier rubis de l'univers sur la cime la plus aiguë de la vallée.
Ainsi naquit Mogok ... ".
L'auteur nous y emmène, et l'on découvre ses talents de conteurs, mais aussi la précision magnifique avec laquelle il nous décrit la vie de la cité ; mais également la population hétéroclite qui grouille de vie, la pauvreté côtoyant une richesse éhontée.
Il nous fait voyager de belle façon et le dépaysement est total.
Pas vraiment d'histoire à proprement parler mais un voyage fabuleux très loin de nos contrées habituelles.
Les descriptions sont telles que j'ai été transporté dans le pays des mille et une nuits.
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spleen
  06 janvier 2017
Conseillé par certains guides avant un voyage en Birmanie, je ne peux pas franchement dire que j'ai eu de ce pays une vision bien actuelle de la Birmanie.
Milieu du siècle passé, Jean , un négociant  de pierres précieuses propose à son ami écrivain et journaliste de l'accompagner dans la vallée du Mogok, en Haute Birmanie, à la recherche de rubis d'exception sur les traces d'un ancien bandit disparu mystérieusement avec son trésor de joyaux .
Cela augure d'une jolie balade dans la jungle birmane mais l'histoire ne tient guère ses promesses , l'intrigue est oubliée en chemin .
Ce qui fait l'âme du roman , ce sont les rencontres : les birmans, encore à cette époque la plupart du temps aux postes subalternes, les mineurs en particulier , ceux qui triment dans des conditions dures pour extraire les pierres précieuses qui passent aux mains des tailleurs puis des vendeurs , milieu interlope où chacun essaie de berner l'autre ... quelques portraits savoureux de vieux anglais, nostalgiques du temps où la Birmanie appartenait à l'empire britannique .
Enfin , paysages magnifiques à une époque où l'on pouvait croiser des tigres et des éléphants sauvages et rêver de posséder une ces rares rubis, sang de pigeon !
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thisou08
  27 août 2017
A ma grande honte, je dois avouer que je n'avais jamais lu Joseph Kessel.
Ou alors, je ne m'en souviens pas.
Ce livre est le récit de son voyage et de son séjour dans " La vallée des rubis ", en Birmanie.
Kessel est un aventurier : il aime partir à la découverte du monde, même dans des conditions difficiles.
Kessel est, évidemment un très bon écrivain : le langage est châtié, précis, admirable. Chaque mot, chaque adjectif sont employés à bon escient. C'est la raison pour laquelle je me suis plongée dans ce récit au point de sentir les odeurs, de voir les couleurs, les personnages rencontrés, les paysages traversés, les ambiances.
J'appelle ça du grand art !
Kessel est aussi, pour moi, un poète, un poète en prose, mais un poète : j'ai dégusté chaque mot, chaque phrase avec gourmandise.
Or, quand je lis de la poésie ( mais oui, ça m'arrive ) je ne lis qu'un poème à la fois pour bien m'en imprégner.
Avec le livre de Kessel, je me suis " contrainte " à ne lire qu'un chapitre par jour, même s'il m'était difficile de le quitter.
Mais c'est avec bonheur que je le retrouvais le lendemain.
Hélas, le livre est terminé.
Mais je n'en ai pas fini avec cet auteur.
C'est un vrai bonheur de lecture, je vous le conseille vivement !
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horizondesmots
  08 octobre 2019
Comment s'amorce l'expédition ? Depuis une amitié de longue date, de ces camaraderies évidentes, aux confiances aveugles et instinctives. Alors que Kessel se repose à Paris après quelques mois passés en Afrique, un homme fait chanter la sonnette. Sur le palier, « des yeux d'un bleu intense, un visage aigu tout couvert de taches de rousseur »… C'est l'ami Jean Rosenthal, « impérieux, mais avec la gentillesse la plus exquise, surexcité, mais de la façon la plus ingénue, versatile, mais dans la sincérité la plus innocente, absurdement généreux, mais avec une pudeur extrême, et fou, mais avec toutes les vertus de la logique ». L'homme est, en France, un négociant de renom dans le milieu de la joaillerie : accompagné de son fixeur Julius Schiff, il promène ce jour-ci dans la poche de son veston, comme une nonchalance, un rubis de vingt carats, du plus pur sang de pigeon.
C'est, pour Kessel, un ébahissement incroyable et fragile. Et un nouveau nom en tête, répété comme une obsession : Mogok. Destination en dehors des clous, nom de légende connu seulement des téméraires, vallée prodigieuse aux entrailles ruisselantes de pierres… Un mythe, presque un mystère, loin de tout ; des terres, dit-on, aux conditions de vie plus que primitives, sillonnées par les plus dangereux dacoïts, bandits sans foi ni loi, et infestées de rebelles…
Il faut partir ! Il faut partir absolument !
Kessel suivra donc son grand ami en Haute Birmanie, bien au-delà de Mandalay, dans ce « dédale de collines sauvages » aux mamelles fécondes – non sans nous conter, en guise de prélude, les couleurs de Bombay, ville d'escale – un chapitre délicieux, coloré, une ferveur en guenilles qui ferait aimer l'Inde au plus récalcitrant.
Ce qui suit, coeur palpitant de ce formidable voyage, est à l'avenant : avec l'acuité qu'on lui connaît, Kessel déroule, à mesure de ses rencontres et de ses apprentissages, une galerie de portraits et d'anecdotes superbes… On en apprend beaucoup, l'esprit tout écarquillé, sur l'art savant du négoce de pierres, sur la naissance de ces magnifiques cailloux, sur l'importance de la face, mélange d'honneur et d'humilité qui habite tout Birman en société… Embarqués aux côtés du plus grand, on observe un temps perdu, vaguement nostalgique, une humanité romancée et profonde, presque mystique.
Lien : https://horizondesmots.wordp..
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Citations et extraits (28) Voir plus Ajouter une citation
SachenkaSachenka   17 septembre 2015
Rien n'est plus émouvant que le premier échange avec une capitale exotique dont on ne sait rien, sinon par les récits et les livres. On ajuste avec bonheur ces notions abstraites à l'éclatante vie que découvrent les yeux. Et les images qui ne se laissent pas comprendre et déchirer dès l'abord, enchantent l'esprit par tous les riches secrets qu'il se promet de découvrir.
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gillgill   19 mai 2012
C'était un dimanche d'automne...Il bruinait depuis le matin. Le ciel de Paris touchait presque l'ardoise luisante des toits.
J'étais seul chez moi et je ne faisais rien avec délice.
Je revenais d'un long voyage torride. La fraîcheur de la pluie, sa couleur de perle obscure me semblaient admirables. Je rêvais de m'enfermer au fond d'une campagne féconde et douce, d'y trouver racine, équilibre et d'entreprendre enfin, avec patience, un des livres aux-quels je pensais si souvent.
Au milieu de mes songes, le bruit le plus agressif retentit : la sonnette de la porte.
Je n'attendais personne ; je ne bougeai pas.
Mais le timbre vibrait de plus en plus fort et à une cadence toujours plus vive.
Le moyen de ne pas ouvrir ? Je maudissais l'importun....
(extrait du premier chapitre de l'édition parue chez "Folio" en 1994)
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jonquillajonquilla   18 janvier 2018
La vallée des rubis, Joseph Kessel, 1955

Cet été en vacances au Myanmar, j’ai voulu lire un livre paru en 1955 et écrit par le talentueux Joseph Kessel histoire de rester dans l’ambiance du voyage. Je n’ai pas été déçue, peut-être qu’en d’autres circonstances, je n’aurai pas été jusqu’au bout de cette lecture mais prise dans l’ambiance, j’ai eu la sensation de m’imprégner encore plus dans la campagne birmane et je me suis laissée porter par l’histoire et le style de cet écrivain dont je n’avais lu jusqu’à présent que Le lion il y a bien longtemps. L’histoire se passe entre Paris, l’Inde, autre pays que je connais bien et Mogol, une ville birmane encore inaccessible pour les étrangers.

Certes, ce n’est pas un livre contemporain qui donne une vision de la Birmanie actuelle mais quand même il y a une atmosphère, quelque chose dans l’air qui fait qu’on se sent ailleurs, on voyage à une autre époque, nous sommes dans les années 50, les voyages sont long et difficiles pour qui veut se rendre en Haute-Birmanie, on se retrouve dans la vallée de Mogok, une ville qui évoque à elle seule le mot rubis et notamment le célèbre rubis « Sang de pigeon », pierre vivante Le pays vient juste de se libérer de l’emprise britannique et nous suivons Kessel lui-même en journaliste qui fait le voyage jusqu’au cœur de la jungle avec son ami Jean, un passionné acheteur de pierres précieuses et Julius, un baroudeur qui passe la plupart de sa vie dans ces hautes contrées. A travers les pages, on va découvrir tout un monde inconnu pour moi de marchands, de mineurs, d’informateurs, de vieux anglais haut en couleur, d’une femme chinoise dure en affaire, d’infos sur les pierres si rares de Mogok mais aussi sur le boudhisme à une époque où le pays était peu accessible aux voyageurs étrangers.

C’est un récit de voyage que j’ai aimé partager avec Kessel, bien évidemment j’aurai aimé partir à la découverte du Mogok actuel, je n’ai pu aller que jusqu’à Mandalay, il fallait un permis spécial pour monter dans cette vallée. A l’époque du récit, l’insécurité règne, il y a encore des bandits de grands chemin qui dérobent les pierres précieuses. Le charme agit très vite, notamment lorsque les héros débarquent à Bombay, une autre ville dont j’ai aimé l’atmosphère. On sait tout de suite qu’on est en Inde et pas ailleurs, la foule grouille, il y a des senteurs, des couleurs ; Kessel a le don de rendre très vivants toutes les rencontres avec de simples personnes. Quand il arrive à Rangoun, j’adore sa description de la ville et de ses habitants qui portent le longi, cette étoffe quadrillée pour les hommes et enroulée autour des reins et des jambes ou encore celle des pagodes dorées qui s’élancent dans le ciel birman.

« Les grands voyages ont ceci de merveilleux que leur enchantement commence avant le départ même. On ouvre les atlas, on rêve sur les cartes. On répète les noms des villes inconnues… »
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marlene50marlene50   13 mai 2019
Je pensai aux hommes, aux femmes, aux enfants de Mogok, à leur accueil, à la chance d'avoir vécu parmi eux, avec eux, grâce à Julius ... grâce à Jean.
Instinctivement, je me tournai vers lui.
Il sentit sans doute l'intensité de mon regard et dirigea ses yeux de mon côté.
- Merveilleux, non ! dit Jean.
Comme il avait raison ! Un tel voyage avec un tel compagnon appartenait vraiment au domaine du merveilleux.
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bouquinebouquine   12 mai 2012
Les grands voyages ont ceci de merveilleux que leur enchantement commence avant le départ même. On ouvre les atlas, on rêve sur les cartes. On répète les noms magnifiques des villes inconnues ...
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