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EAN : 9791038801288
280 pages
Ex Aequo (01/05/2021)
4.62/5   29 notes
Résumé :
« Samaël Kerléo, vingt-quatre ans, plus ou moins prof, monstre, moitié d’homme ».
C’est ainsi que Samaël se serait présenté s’il ne s’était pas enfermé dans un empire de solitude après son agression. Alors qu’il ne se nourrit plus que de rêves et de poésies, réfugié derrière ses écrans ou dans les forêts qu’il arpente inlassablement, deux hommes vont venir ébranler son monde.
À l’hôpital, il croise Ferréol, un infirmier tout en lumière et assurance, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
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Nous faisons la connaissance de Samaël, 25 ans résidant à Clermont avec son chat Manson. À cet instant, Samaël dégage ce sentiment de solitude et pour cause, il se sent en perpétuel décalage. À l'image d'un marginal, il se décrit comme un Monstre des contes de fées, cette Moitié d'homme. C'est un homme brisé, qui ne survit que dans l'Obscurité, essayant de retrouver cette étincelle de vie qu'il a perdue depuis son agression. Sa seule échappatoire ? Ce blog où il laisse anonymement ses poèmes, ces vers, ces pensées les plus personnelles et ses rencontres anonymes et éphémères qui lui apportent qu' illusions de satisfaction de besoins primaires.

Samaël est un être à part, qui se cache. Cette marque indélébile le contraint dans son quotidien. Il n'aime pas l'image qu'il dégage, ne trouve pas sa place dans la vie. Et pour cause, il est dans un entre-deux, plus mort que vivant. Nous découvrons au fur et à mesure de ses confidences les fantômes qui le suivent depuis cette nuit… L'ampleur du traumatisme avec lequel il vit au quotidien.

Mais tout cet ordre établi va être remis en question en faisant la connaissance ce cet être « azur ». Ce « M », rencontre par écran interposé puis Ferréol, un infirmer. Deux hommes, deux chemins de vie différents et pourtant ce même écho dans son coeur et sa tête …

L'un et l'autre sont de deux univers différents et pourtant lui apportent cette même sensation : être écouté et accepté dans son entièreté.

Deux rencontres qui vont bouleverser la vision du monde de Samaël. Comme le dit si justement Gabriel, Samaël n'est qu'une âme en champs de bataille, fatiguée de lutter, avide d'abandons et de servitude. Mais encore une fois les apparences sont trompeuses. Chacun recèle au fond de lui cette partie d'ombre qu'ils essaient tant bien que mal de dissimuler.

Dans ce roman, il est question d' apparence, de sentiments, de désir. Avec ces notes de poésie, nous nous retrouvons tel un spectateur silencieux à suivre ce jeune homme aussi beau que seul se remettre en question, sortir de sa zone de confort. Il prend des risques, tiraillé entre ces deux tentations. Il est question de choix, un choix cornélien, un choix infaisable pour ce coeur si tendre et fragile. le polyamour est la thématique qui découle de ce choix. Mais encore une fois, l'auteur se joue des apparences et nous décrit avec cette poésie, sa définition de ce sentiment multiple. C'est délicat, c'est précieux. le ressenti tellement humain. C'est bête à dire, mais on se retrouve quelque part en eux.

Ce qui au départ est une lecture devient peu à peu une confession, un instant hors du temps où nous découvrons une part de cette intimité. C'est un partage qu'on nous offre empli de couleurs. D'obscurité, nous allons doucement vers du clair-obscur à la lumière. Ce qui est frappant c'est cette poésie qui nous accompagne et qui atténue le côté dramatique de l'histoire. Les scènes érotiques coulent de sens. Il n'y a rien de provocateur. C'est cru, c'est viril, mais au final, tout n'est que poésie des sens, découverte de l'autre. On ne parle plus de scènes de sexe torride, mais de vulnérabilité, d'oser se montrer entièrement face à l'autre.

Pour ma part, contrairement à mes habitudes, j'ai pris le temps de le lire. Je n e l ai pas lu d'une traite. Non pas qu'il soit mauvais. Loin de là. Mais cette musicalité, cette poésie nous suit. Elle amène cette envie de savourer chaque chapitre, chaque rebondissement. C'est ainsi que je qualifierais ce roman: un concentré de poésie d' une lecture éprouvante. Mais quelle histoire ! Samaël est un être bancal, abîmé ( et c'est un mot faible) et pourtant il est magnifique et touchant.

Tout n'est qu'authenticité, vulnérabilité et sensibilité. C'est aussi un pamphlet sur le polyamour, un échange de point de vue. Ce qui en général est mal perçu prend une tout autre dimension. On nous décrypte son fonctionnement, les tenants et les aboutissements. Chacun se fera son idée sur la question, mais encore une fois, rien ne nous est imposé, on nous laisse le choix de nous faire notre propre avis sur la question et c'est en cela que le roman sort du lot. Tout est une question de choix.
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Samaël, jeune prof de sciences en arrêt longue maladie, va mal. Voilà quelque temps, lorsqu'il n'avait pas encore déménagé en Auvergne, il a été attiré dans un guet-apens par trois jeunes homophobes, qui l'ont attaqué au couteau, violé, puis laissé pour mort au bord d'une route. Après plusieurs opérations, il se considère maintenant comme une de ces « gueules cassées » de la Première Guerre mondiale. Il fuit les gens, il fuit les regards, vivant enfermé dans son petit appartement à Clermont-Ferrand avec son chat Manson. Il publie des petits textes sur son blog ; il dessine ; il se balade sur Twitter ; il rêve – « […] quand on empile des rêves sous le ciel, on bâtit parfois des réalités bien plus belles que celles qui étaient prévues. Des réalités à fleur de coeur. »

Un jour, il tombe sur la photo de profil de Manoé, un beau jeune prof de latin dévergondé, et sur un coup de tête, il lui envoie un message. Manoé répond, et les deux jeunes hommes s'entendent tout de suite à merveille, passant des heures à discuter, par messages directs interposés sur Twitter, jusqu'à tard dans la nuit. Là où Samaël a été séduit par les photos de Manoé, Manoé est attiré par le côté littéraire et poétique de Samaël. Leurs échanges deviennent de plus en plus profonds et de plus en plus enfiévrés. Mais les problèmes ne manquent pas. Tout d'abord, Manoé est marié ; il s'agit d'un mariage ouvert qui le laisse libre de vivre ses passions, mais tout de même. Puis, Samaël est loin d'être prêt à se montrer, fût-ce à un homme qui ne le juge pas pour son physique et avec lequel, il le sent, il a énormément d'atomes crochus. N'empêche, les sentiments qu'ils ressentent l'un pour l'autre grandissent et envahissent leur vie petit à petit, comme une évidence lumineuse.

Troisième problème, et non des moindres : il y a Ferréol, un infirmier que Samaël a rencontré lors de ses visites de contrôle à l'hôpital. Lui est une des rares personnes à voir le visage « abîmé » de Samaël. Il réussit à le séduire, et au bout d'un certain temps, Ferréol avoue enfin à Samaël qu'il est tombé éperdument amoureux de lui. Il est même question de ce qu'il aménage chez Samaël. Mais celui-ci est toujours amoureux de Manoé. Amoureux de Manoé aussi, il faudrait dire plutôt – ce qui soulève la question : peut-on être amoureux de plusieurs personnes en même temps ? En a-t-on le droit ? Est-ce que l'amour est une chose exclusive, un lien entre deux êtres seulement ? Et s'il y avait une troisième voie ? S'il valait la peine d'essayer de construire quelque chose à trois ? Comme le dit Samaël à un moment : « On tente nos propres combinaisons, on rate, on recommence, on rate encore, mieux parfois, et on se trompe vingt fois de suite… mais on se sent vivant. »

J'avoue qu'au début, je ne savais pas à quoi m'attendre. Certes, l'histoire de Samaël, ce monstre auto-proclamé, cette « gueule cassée », cet être abîmé et dans son physique et dans son âme, cet amoureux du verbe et des couleurs, m'a happé instantanément. Son passé ne se découvre qu'au fil du récit, entre flash-backs et bribes de conversations avec Manoé, ce qui rend l'intrigue d'autant plus vivante, vibrante, douloureuse aussi. Mais je ne savais pas quoi penser de ces échanges avec Manoé, une autre « gueule cassée » – pas physiquement, cette fois-ci, mais psychologiquement (son mariage ouvert est, à l'origine, le fait de son mari volage, pas le sien, et il en a beaucoup souffert). Et je ne savais pas où « caser » Ferréol dans toute cette histoire. Est-il, comme c'était mon tout premier ressenti, « le bon » pour Samaël ? Ou pas ? Sur le plan sexuel, ça semblait tout de suite fonctionner de feu de dieu entre les deux, mais quid des émotions ? Je n'arrivais pas à cerner si Samaël avait des sentiments pour lui, et le fait que les trois protagonistes laissent beaucoup parler leurs corps (au lit et en paroles) mais finalement très peu leurs sentiments (même dans les échanges intenses entre Samaël et Manoé) ne m'a pas aidé à voir plus clair d'entrée de jeu.

Là aussi, les choses s'éclaircissent petit à petit. Les trois fils entremêlés – Samaël, Manoé, Ferréol – commencent à « se tricoter », et de maille en maille, ça commence à ressembler à un joli vêtement qui leur va comme un gant, si j'ose dire. Ce qui porte ce récit est une chose que l'auteur, sans aucun doute, partage avec Samaël : l'amour des mots. Oui, ce livre est très bien écrit, toujours empreint d'une vraie poésie, d'une pondération du langage, parfois d'une certaine pudeur, parfois d'une cruelle justesse dans le choix d'un vocable, contemporain ou ancien. On sent que ce n'est pas le hasard qui a jeté ces mots sur les pages, mais un esprit amoureux des lettres et amoureux des êtres. Donc oui, si le personnage de Samaël m'a attiré dans les premiers paragraphes de ce roman, c'est la belle écriture qui m'a séduit ensuite tout autant que les trois tranches de vie correspondant aux trois protagonistes principaux.

En un mot, c'est un beau roman qui ne laissera personne indifférent, j'en suis convaincu.
Lien : http://livresgay.fr/le-choix..
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Ce roman est envoûtant.
Une plume poétique pour une histoire qui est une véritable ode à l'amour…Jeux de mots, Poèmes, lettres d'une sensibilité et d'une sensualité débordante !
Samaël À 25 ans, c'est un jeune homme enfermé dans sa solitude, depuis qu'il a été attiré dans un piège et agressé par des homophobes.
Son corps porte les cicatrices de cette violence . Brisé, il vit reclus, chez lui où son seul échappatoire est son blog anonyme, Où il y dépose des poèmes…
C'est ainsi qu'il fait connaissance par écrans interposés de Manoé, Amoureux lui aussi de poésie et de beaux textes.
Entre eux s'installe une discussion... très vite Une alchimie doublée d'une complicité intellectuelle et de jeux de mots passionnants s'instaurent ... Petit à petit ils en arrivent aux confessions et des sentiments virtuels, bien que réels, s'immiscent entre eux!
Dans un même temps, Samaël rencontre Ferréol un infirmier de l'hôpital où il est suivi pour ses soins post agression , Ce dernier tombe sous le charme de cet homme meurtri, S'invitera dans son quotidien et tombera définitivement amoureux de lui.
Samael éprouve un amour différent pour chacun de ses deux hommes qui le ramènent à la vie et pourtant un mal-être permanent tenaille Samaël, au point de dépérir…
Il n'arrive plus à manger malgré l'attention de Ferréol… Lorsque Marie , son amie lui pose la question, pourquoi tu ne manges plus ? Sa réponse explique son désarroi « j'ai mal au coeur, mal à la vie, plus de place pour me nourrir » je vous laisse découvrir la suite de cette histoire qui est un ascenseur émotionnel et qui renferme bien des surprises.
Ce livre se savoure, de par cette écriture exceptionnelle et poétique, les lettres et poèmes qu'il renferme sont d'une sensibilité magnifique. Samaël bien que brisé , arrivera t il à sortir de son obscurité pour aller de l'avant malgré cette peur au ventre. Ferréol l'entourera de cet immense amour quant à Manoé, il déclenchera chez lui l'espoir…
Je vous invite à découvrir cette magnifique histoire et surtout cette plume exceptionnelle qui vous transporte tout au long ! Des protagonistes sincères qui vous toucheront en plein coeur
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Le Choix de l'Oranger de Gabriel Kevlec fait partie de ces livres rares et beaux, inclassables et bouleversants, en un mot inoubliables.
Tous les livres de Gabriel Kevlec s'éloignent dans leur développement mais se rejoignent dans leur ascension. L'ascension du noir vers la lumière. Des abîmes de désespoir vers le triomphe de l'amour. La seule ascension qui vaille la peine d'être vécue, d'être écrite peut-être.
Dans le Choix de l'Oranger, trois garçons incarnent chacun un archétype, une part de nous-même. Samaël, qui se juge monstrueux, est la part d'ombre de nous-même, la victime du monde brutal, torturée par les vrais monstres, emmurée dans le noir, éprise d'ailleurs. Ferréol incarne la part terrienne de nous-même, celle qui vit dans le monde invivable, le change de l'intérieur. Manoé incarne la part sublime de nous-même, la beauté visible et invisible de notre être. La part qui chute dans les miroirs de la modernité. Les trois ne font qu'un. Ils se fondent en nous, en notre humanité vivante et souffrante, terrestre et céleste. En notre part sacrée.
Gabriel Kevlec ne fait pas du Genet. Il est Genet réincarné. Il a pour lui la science des ombres, leurs contours, leur noirceur, leur tectonique. Il sait que le monde est un bagne à ciel ouvert et que nous marchons au bord du ciel. Et comme il écrit la vie-même, il ne peut faire autrement que de voir ses personnages tomber dans les abîmes. Mais il ne perd pas de vue son but ultime, sauver leur part sacrée, leur âme pure.
Sous sa plume, les mots se couvrent d'or puis de sang. Ses mots sont crus et princiers et on y perçoit clairement la dilatation des pupilles, la pulsation des veines caves, les frissons de l'échine. Sur sa page, on entend le battement des "ailes du désir". Chez lui une étincelle d'amour enflamme le monde tout entier. Où vont les gens qui n'ont personne à qui manquer ? Écrit-il. Et crie t-il.
Gabriel Kevlec possède le don d'écrire la vie comme un diamant brut, ce qu'elle est, enclose dans ses terreurs, taillée par la vie, éblouissante dans ses envols. En peinture, on dit qu'il faut accentuer les sombres pour que les clairs soient plus intenses (on dit qu'on travaille en valeur). Gabriel Kevlec est un peintre de la vie, car il travaille la matière brute qu'elle soit belle ou sale, haute ou bafouée. La littérature s'élève lorsqu'elle ne ment plus, lorsqu'elle ne fait plus l'économie de la douleur ou de l'horreur. Lorsqu'elle nous dit que cette vie nous broie et nous porte dans la même main.
Gabriel Kevlec est le nouveau Genet. Il est aussi le dernier Orphée qui va jusqu'en enfer chercher ses héros pour les ramener jusqu'au paradis de l'amour. Il sait que seul le coeur amoureux peut combler l'abîme intérieur. le Choix de l'Oranger et tous ses livres sont des fleurs du bien et du mal au bleu immarcescible.
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J'ai terminé hier soir ma lecture du roman de Gabriel Kevlec "Le Choix de l'Oranger" et comme je sais que l'auteur attend mes commentaires avec impatience, je me lance sans attendre.
Ce roman est une merveille et je n'ai pas peur de le dire. D'abord parce qu'il est écrit avec des mots bleus 💙💙💙dans toutes les nuances de ma couleur préférée. le sujet est troublant : l'amour que se vouent Samaël et Férréol, et celui qui va lier Samaël et Manoé. Les mots sont tour à tour poétiques ou crus mais toujours beaux et émouvants. C'est une ode à la tolérance. On perçoit bien les blessures de Samaël qui a tant de mal à s'accepter et à accepter les dons de ses amants. le sujet du polyamour est amené habilement, naturellement. Il coule presque de source dans cette histoire. Férréol est pour moi le personnage le plus intéressant : infirmier, il sait panser (penser) les blessures du corps et de l'âme. Il va réussir à apprivoiser Samaël par sa douceur et son charisme. Je redis donc ici toute mon admiration à Gabriel qui a en plus la délicatesse et la gentillesse de me citer dans ses remerciements. Longue vie à ton roman ! Sa sélection pour le Prix du Roman Gay prouve une fois encore sa valeur. Et sache que je serai toujours là pour les batailles de Gifs réconfortantes 🤣 et plus😇🧜‍♀️
https://editions-exaequo.com/le-choix-de-loranger-gabriel-kevlec
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
Le choix de l'oranger fait parti de ce genre de livre qui ne vous laissera pas indifférent, qui après l'avoir lu vous aura changé. Il aura prit un morceau de votre âme comme vous aurez prit un morceau de la sienne. Un échange.
Ce genre de livre qui vous arrache d'une facilité déconcertante des larmes, de joie, de rage, de tristesse et d'amour.
Ce genre de livre qui est une véritable ode à l'amour ! Qui vous dit : Tu vois ! C'est ça aimer !
L'amour, l'amour, ça en n'est remplis !
Gabriel Kevlec nous charme de ses mots, de sa poésie, il nous entraine dans son univers et nous englobe d'émotion, de sentiment.

Samaël est cassé, abimé par la vie, par la violence dont certains homme sont capable mais il veut s'en sortir et par dessus tout, il veut aimer et pourquoi pas être aimer en retour.

Ce livre est une pépite, coup de coeur, poignard foudre, tout ce que vous voulez!
Ce livre, c'est l'amour avec un grand A, c'est la beauté avec un grand B, c'est des couleurs, une couleur, leur couleur avec un grand C et c'est une reconstruction avec un grand R.
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Ce bleu-là.
Celui qu’il admirait à l’écran, une aura fantomatique poudroyant autour de la minuscule photo de profil. Un bleu de mer des tropiques. Un bleu vif, vivant, vibrant ; un bleu qui donnait envie de plonger. Une nuance fantasque qui lui avait sauté à la rétine. Homme céleste aux yeux de faon. Garçon azur.
Ce fut cette couleur qui le décida. Cette couleur qui bouleversa sa vie.
Le battement d’ailes. La tornade.
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Lorsque Samaël fit mine de se dégager pour revenir plus fort, le pénétrant jusqu’au poignet, Ferréol sentit se contracter chacun de ses organes ; une vague le submergea et le souleva au-dessus de lui-même. Une demi-seconde de vitesse changée en immobile, de cri transformé en silence, avant qu’une onde électrique ne se dilate dans ses entrailles et dans sa tête. Univers de plaisir en expansion, il déborda des limites de son corps, sueur, sperme et salive émergeant de lui comme une marée vive.
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Loin, si loin dans sa tête, depuis une cellule aménagée dans les tréfonds de son inconscient, Samaël entendit son prénom.
Il avait un prénom. Il était quelqu’un. Une personne. Un homme. Pas juste une chose. Pas juste un corps avec lequel on s’amuse jusqu’à se sentir fort, pas juste une carcasse à malmener, à souiller, à remplir parce que c’est si facile, parce que c’est si vide à l’intérieur…
Il avait un prénom.
Il était quelqu’un.
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L’homme de pixels était d’une fabuleuse beauté. Sa description aurait été digne de s’étendre dans plusieurs dimensions de rêve. Loin de ces mannequins artificiels à la chair remodelée au bistouri et aux stéroïdes, il avait l’esthétique de la douceur cousue main. Samaël tomba dans son regard comme on plonge dans les abysses, en apnée, avec la certitude de ne jamais refaire surface.
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