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ISBN : 2260019609
Éditeur : Julliard (18/08/2011)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.7/5 (sur 529 notes)
Résumé :
Médecin à Francfort, Kurt Krausmann mène une existence ordinaire, limitée à ses allers-retours entre son cabinet de consultation et son appartement bourgeois. Jusqu’au drame familial qui va le précipiter dans le désespoir.

Afin de l’aider à surmonter son chagrin, son meilleur ami, Hans, un riche homme d’affaires versé dans l’humanitaire, lui propose de l’emmener sur son voilier jusqu’aux îles Comores, pour les besoins d’une bonne cause.

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Critiques, Analyses & Avis (100) Voir plus Ajouter une critique
litolff
  08 octobre 2011
Un roman anti-dépressif ! L'occident devrait cesser de se regarder le nombril et commencer à regarder l'âme de l'Afrique, voici le constat que dresse Yasmina Khadra dans ce roman qui aborde la question de la mort en Afrique et en Occident à travers une histoire de piraterie.
Le protagoniste principal du roman, Kurt, se retrouve veuf dès le début du roman car sa femme, désespérée de n'avoir pu obtenir la promotion espérée dans son entreprise, met fin à ses jours…
Et nous occidentaux de dire, ben oui, la pauvre, à quoi bon vivre si malgré une vie confortable, l'amour d'un homme, des amis, un bel appartement, à quoi bon vivre si son travail n'est pas reconnu par sa hiérarchie, si elle a été victime des manoeuvres d'un collègue arriviste…
Ben non, intervient Yasmina Khadra qui au travers de son roman assène qu'on peut toujours remonter la pente et aimer, et démontre par là le gouffre qui existe entre les conceptions occidentale et africaine de la vie et de la mort.
Kurt part donc en bateau pour des vacances en Afrique à l'invitation d'un ami fortuné qui espère lui changer les idées : ça ne va pas se passer comme prévu… mais oui, ça lui changer les idées et à son insu, Kurt va changer et porter un regard différent sur la vie et l'humanité. Car ils seront victimes de pirates au large des cotes somaliennes et seront transbahutés comme gibier à rançon, battus, humiliés et acculés au désespoir, en compagnie d'un autre otage français qui s'efforce d'ouvrir le coeur de Kurt à l'Afrique. Voilà pour le fond.
Et si j'ai aimé le fond, je n'en dirais pas autant de la forme qui m'a gênée à plusieurs reprises. le récit fait alterner les dialogues entre pirates et otages et des envolées lyriques truffées de métaphores légèrement ridicules dans lesquelles les yeux rouges «courent comme deux fourmis carnivores» , la nuit est « sénescente », les lèvres sont « incarnadines » et les êtres "immarcescibles" ou encore le Darfour est « une Atlantide gore qu'écument d'insaisissables ogres abyssaux, où les ténèbres sont aussi rouges que les autels sacrificiels » et "dans la rudesse de (son) hiver intérieur, la forêt de (ses) soucis se ramassait en un vaste bûcher et attendait stoïquement qu'un soleil miséricordieux descende de son nuage pour y mettre le feu"… Ouf... J'ai lu 3 ou 4 romans de Yasmina Khadra et j'avais le souvenir d'un style simple et percutant… il faudra que je relise pour voir. Et puis forcément, ces envolées lyriques font durer le plaisir et on finit avec 330 pages là où 200 auraient probablement largement suffi !
D'autre part, j'aimerais que quelqu'un m'explique comment deux allemands (dont on ne dit pas qu'ils parlent français), des pirates africains dont on ne connait pas la langue et dont on doute qu'ils aient appris l'anglais sur les bancs de l'école et un français, arrivent à communiquer, se répondre du tac au tac avec une ironie recherchée et échanger des considérations humaines et politiques… sans jamais avoir de problème de compréhension… trop forts !
Ces réserves mises à part, j'ai bien aimé ce livre que j'ai tout de même dévoré d'une traite !
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Witchblade
  16 mars 2017
Livre lu dans le cadre de la pioche de Décembre 2016.
Merci à Sallyrose pour celle-ci, ça aura au moins eu le mérite de me sortir un livre de plus de ma PAL. J'appréhendais un peu cette lecture car elle ne correspond absolument pas à mes lectures habituelles, comme me l'a fait remarquer ma belle-mère. Dès le début, je n'ai pas spécialement accroché mais j'ai maintenu le cap et je suis contente de moi car j'ai réussi à le finir, et rapidement en plus.
Curieux ouvrage que celui-ci qui m'aura au moins permis de découvrir le style de cet auteur si plébiscité sur Babelio (et très certainement ailleurs aussi). C'est aussi pour cette raison que j'en appréhendais la lecture, peur de ne pas aimer et d'abandonner au bout de quelques pages... J'avoue que j'ai un peu galéré au début, des descriptions à perte de vue et rien qui ne bougeait vraiment. Et puis, je me suis forcée à continuer, ne serait-ce que pour l'histoire qui commençait à m'intriguer. Car ce n'est vraiment pas les personnages qui m'ont permis de tenir jusqu'au bout, aucun ne m'a réellement intéressé ni même touché, ou peut-être seulement à la fin pour le docteur... Malgré de longs passages, mi-poétiques mi-barbants, de descriptions, le style de l'auteur est agréable à lire (même si les premières pages ont failli me faire abandonner). Finalement, je ne regrette pas ma lecture car elle fait réfléchir sur la vie, la façon de la considérer suivant notre éducation et notre milieu social ainsi que sur certaines réalités qu'on oublie trop souvent concernant le traitement des otages ou les conditions dans lesquelles vivent certains habitants de cette planète. Par contre, l'histoire de ce roman m'a fait penser à plusieurs dialogues de sourds d'un bout à l'autre du livre : Kurt avec le mal-être de son épouse, Kurt et Bruno sur les africains et l'Afrique, Kurt avec son entourage à son retour d'Afrique en tenant le même discours que Bruno...
Comme vous l'aurez compris, cette lecture a été une curieuse découverte où l'histoire nous permet d'ouvrir les yeux sur le monde africain et ses discordances. Mais en même temps, ce n'est pas le personnage qui est intéressant mais les évènements qu'il traverse en tentant de se reconstruire après le suicide inattendu de son épouse. Je me demandais toujours ce qui allait encore lui arriver et s'il allait réussir à se sortir de ce mauvais pas (et comment ?...). Je vous conseille néanmoins de le découvrir car il remet en question notre façon de penser et de vivre, et que quelques fois, cela peut faire du bien de lire ce genre d'histoires pour se réveiller sur notre propre vie. Encore merci à Sallyrose pour cette bonne pioche !!
Sur ce, bonnes lectures à vous :-)
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dido600
  22 mai 2016
Le roman de Yasmina Khadra "L'équation africaine" se lit comme un thriller "pop corn" dont les acteurs, des pirates des déserts de Somalie et du Soudan , monnayent leurs otages occidentaux, hors des circuits des groupes islamistes armés...
Une Afrique "pop corn"
Une Afrique sans Africains, telle est l'impression que laisse au lecteur le nouveau roman de Yasmina Khadra l'Equation africaine, qui exploite un fait actuel largement répercuté par les médias : celui des enlèvements de journalistes, de touristes, d'agents d'organisations humanitaires internationales par des groupes armés qui se revendiquent d'organisations islamistes affiliées à l'Aqmi du Maghreb.
Dans le récit de Yasmina Khadra, ces ravisseurs n'ont aucune parenté politique, ils apparaissent comme des bandes hétéroclites, sans aucune filiation, des électrons libres, hiérarchisées en sous-traitants monnayant la mise à prix des otages qui génèrent souvent des conflits entre bandes armées rivales. Ces groupuscules, écumant les régions de la Somalie et du Soudan, comprennent, en leur sein, des brutes, sans foi ni loi, mais aussi des poètes qui, par la force des choses, ont basculé dans le marché fructueux des otages. Et c'est à peine, si, tout le long du récit qui se résume à un banal fait divers, le lecteur rencontre des Africains hors des camps de l'organisation de la Croix-Rouge, comme si toute l'Afrique se résume à ces camps, à quelques vieux fantomatiques qui s'accrochent désespérément à la vie dans leurs villages décimés par les conflits inter ethniques ou par ces bandes qui écument le désert à la recherche d'un butin humain.
Yasmina Khadra gomme tous les aspects politiques et idéologiques à l'origine de la constitution de ces bandes armées et des profondes motivations recherchées par celles-ci dans les prises d'otage. Roman certes qui ne s'embarrasse pas de l'exactitude du sujet exploité, il n'en demeure pas moins que la fiction, pour être crédible, ne peut, à ce point faire l'impasse sur l'authenticité des référents de la situation que vivent les protagonistes ; un contexte qui fait l'actualité des médias dont est pourtant friand l'écrivain.
De toutes ces motivations qui engagent officines diplomatiques, les forces armées, les rapports Nord-Sud, les récents scandales liés aux mêmes événements sous exploités dans ce récit, l'auteur n'en retient qu'une et l'exploite jusqu'à l'usure : la rançon au plus offrant exigée des pays occidentaux sans motivation politique. Mais est-ce vraiment Yasmina Khadra qui désidéologise ces faits largement répercutés par les médias occidentaux ? Point d'Aqmi, point d'organisations islamistes, point de revendications politiques. Que du pognons !!! le récit est écrit à la première personne qui n'est pas celle de l'auteur. C'est Hans Krausmann, un Allemand, médecin généraliste à Frankfurt qui en est le narrateur, otage d'un groupe armé non identifié au large des côtes somaliennes avec son ami Kurt qui trouvera la mort dans une attaque des forces armées contre les ravisseurs. Hans tient un cabinet à Frankfurt et n'eût été le suicide de son épouse, il n'aurait pas connu cette mésaventure accidentelle. Son épouse s'est donné la mort dans leur appartement. Il quitte la ville, invité par son ami Kurt, un homme d'affaires, à se changer les idées ailleurs.
A bord d'un yacht privé, ils sont accostés au large des côtes somaliennes par des ravisseurs. Commence alors pour eux le cauchemar. Traînés, brutalisés d'un camp à un autre dans le désert, ils apprennent au contact de leurs ravisseurs sans scrupules, des brutes au langage fantaisiste, à survivre à la brutalité de leurs geôliers, à la faim, au froid, à la saleté et aux aléas des lendemains. Hans, par son côté froid et distant, ne cédant pas à l'effet de panique, arrive quelquefois à raisonner les ravisseurs qui s'étonnent eux-mêmes de lui tenir des propos d'hommes raisonnables. Un ravisseur – poète, dit Blackmoon, et néanmoins sadique, se confie à lui en s'excusant presque de la tournure des événements, justifiant sa présence parmi les malfrats par un concours de circonstances qui le dépassent. Il est là, malgré lui, il n'a pas choisi d'être un preneur d'otages comme Nafa, on s'en souvient, de A quoi rêvent les loups qui n'a pas choisi de devenir un "émir" du GIA.
Cette complainte du bourreau revient en force dans ce nouveau roman à travers ce tyran-poète de Blackmoon dont on découvre, après sa mort, le recueil de poèmes. Parfois, entre Hans et les ravisseurs s'enclenche un échange de propos sur l'état de l'Afrique, ses mythes et ses souffrances comme si les bourreaux ravisseurs étaient devenus, soudainement, les dépositaires d'une Afrique authentique souillée par les Occidentaux. Ces propos tenus par le chef énigmatique de la bande surprennent le lecteur par leur caractère artificiel et saugrenu dans un tel rapport de force inégal : ravisseur/otage au point où, par moments, ils se confondent. Cependant, il y a une autre Afrique, opposée à celle des ravisseurs : celle de Bruno, vieil otage qui ne trouve pas preneur en rançon. Cet Africain d'adoption, qui a quitté la France pour entreprendre, à la manière de Charles de Foucault, une quête spirituelle dans les déserts africains avant de connaître une idylle auprès de l'exotique, porte en lui une Afrique irréelle, mystérieuse et tout entière fantasmée. Otage confondu aux ravisseurs par Hans, Bruno se revendique de l'Afrique et refuse son statut d'otage étranger. Fantasque, il apporte une certaine décontraction auprès des otages. Devenu l'ami de Hans qui l'apprécie pour ses choix têtus d'être Africain malgré tout, féru de magie, de sorcellerie, vieux poncifs qui remplissent la vision néo-coloniale d'une Afrique des tambourins.
Retranchés dans un camp perdu dans le désert de Somalie que les ravisseurs connaissent comme leurs poches, l'ami de Hans, Kurt, certainement plus rentable en demande de rançon est transféré vers une autre destination. Hans se retrouve seul en compagnie de Bruno et ses ravisseurs sont visiblement fort inquiets. Les réserves en carburant sont épuisées et les contacts avec les autres groupes de ravisseurs sont coupés. Profitant de cette situation, Hans s'échappe du camp et, par miracle, arrive à semer ses geôliers. Après bien des périples, il arrive à rejoindre, par pur hasard, un groupe de la Croix-Rouge international établi en plein désert avec des réfugiés venus on ne sait d'où.
Hans qui retrouve Bruno dans le camp, vit une idylle avec Elena, femme médecin de l'organisation De La Croix rouge. Après bien des démêlées entre les ambassades et l'armée locale, Hans est rapatrié tandis que Bruno retourne auprès de sa "bonne compagne" à Djibouti. Ayant rejoint Frankfurt, l'angoisse étreint Hans. Tout lui est lugubre. Malgré l'attention appuyée de ses ami(e)s, il ne se sent pas chez lui. Dans un élan désespéré, il se recueille sur la tombe de sa mère et rend visite à son père placé dans un hospice. Il revient à Frankfurt, chez lui, un être lui manque, ce n'est pas Jessica, son épouse défunte mais Elena, restée en Afrique, dévouée pour son idéal humanitaire, dans son camp de la Croix-Rouge. Il écrit un mail et la réponse d'Eléna amoureuse vient instantanément. Il retourne en Afrique à titre de médecin de l'humanitaire. Comment comprendre ce retour en Afrique ? L'équation africaine place l'Afrique actuelle hors des vrais problèmes politiques qui sont dilués, minimisés au profit d'une aventure rocambolesque dans laquelle les acteurs, ravisseurs et otages confondus, sont à la marge, ne se revendiquant d'aucune obédience politique. Hans, l'Allemand, son ami kurt, tué pour rien, Bruno l'africain d'adoption, y compris les ravisseurs ne se revendiquent d'aucune cause, d'aucun idéal politique, sinon de leur petite personne. Est-ce la raison pour laquelle L'équation africaine est déconnecté des vrais problèmes africains de l'heure : terrorisme, conflits interethniques, régimes dictatoriaux, corruption systémique, famine… Plutôt qu'à un roman qui se place au centre des véritables enjeux qui placent l'Afrique dans l'épicentre des régimes dictatoriaux et des organisations islamistes d'al Qaïda, dont l'Aqmi, Yasmina Khadra se sert de cette Afrique comme d'un simple décor à une scénographie incolore et inodore où les notions de "ravisseurs", de "rançons" semblent sortir de l'un de ses polars.
Les pages consacrées à la description de la vie quotidienne d'un camp de réfugiés de la Croix-Rouge n'apportent pas plus que ce que les reportages des médias donnent à lire où à voir. L'auteur, pour donner une poignée de sel à ce spectacle de la désolation commun et surexploité par les médias du monde entier, met en scène l'image exotique d'un enfant qui ne fait que transiter par le camp, car son but, c'est d'aller voir, à n'importe quel prix, la mer ; ou cet autre enfant qui arrive au camp, sur le dos, sa mère agonisante. Des instantanés censés émoustiller la sensibilité du lecteur qui, jusque-là, n'est qu'un spectateur d'un film d'action dans la série "pop corn".
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sandrine57
  21 janvier 2012
Désemparé par le suicide incompréhensible de sa femme, Kurt Krausmann, un médecin allemand, accepte d'accompagner un ami pour une mission humanitaire aux Comores. Mais au large de la Somalie, leur bateau est pris d'assaut par des pirates. le cuisinier philippin, sans intérêt, est jeté par dessus bord. Kurt et son ami Hans sont transférés à terre et deviennent les otages d'une bande de mercenaires sans états d'âme.
De Yasmina KHADRA je ne connaissais que le nom mais j'en avais entendu beaucoup de bien. J'imagine que tous ces avis positifs ne sont pas fondés sue L'équation africaine qui est tout simplement une daube! Au fil des pages, j'ai subi l'écriture plate et sans saveur de l'auteur, ses poncifs, sa morale, sa philosophie de comptoir, ses erreurs, ses jugements, ses dialogues à rallonge.
Des pirates somaliens qui parlent comme des professeurs de lettres, des erreurs grotesques (les "cordes" du bateau, les "palettes" de l'hélicoptère), un entêtement gênant à parler de "Frankfurt" plutôt que de "Francfort", des lieux communs sur l'Afrique et les africains et pour finir une histoire d'amour inutile...voilà ce que je retiens de ce roman qui fut une réelle déception.
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YvesParis
  30 mars 2013
Je ne comprends pas le succès de Yasmina Khadra. Tant "L'attentat" que "Ce que le jour doit à la nuit" m'avaient fait bailler d'ennui. Chacun de ses livres est pourtant un best-seller. Le dernier en date n'a pas fait exception.
Je l'ai lu moins par plaisir que par obligation : ce n'est pas tous les jours qu'un roman grand public a l'Afrique pour décor.
Et j'ai été mortellement déçu par cette histoire sans queue ni tête d'un médecin allemand (pourquoi diable allemand ?) parti se remettre du suicide de sa femme en acheminant en voilier des médicaments vers les Comores (depuis quand envoie-t-on des médicaments aux Comores, qui plus est en voilier !). Au large de la Somalie, son bateau est arraisonné par des pirates. Otage, il est conduit ... au Darfour (imagine-t-on des terroristes de l'ETA se réfugier au Danemark ?) où il rencontre une jolie infirmière (espagnole) qui lui redonnera le gout de vivre.
On se croirait dans un roman Harlequin mâtiné de Jules Verne et lardé de réflexions philosophiques à la Paolo Coelho. La plume de Yasmina Khadra est pachydermique, laissant suspecter dans l'usage répété d'adjectifs compliqués le désir secret de l'auteur de "faire style" ("Il réside au tréfonds de ces êtres, une flamme immarcescible qui les éclaire et les ravive chaque fois que les ténèbres tentent de les dissoudre")
J'aurais pourtant dû me méfier d'une quatrième de couverture qui annonce "un voyage saisissant de réalisme qui nous transporte de la Somalie au Soudan dans une Afrique orientale tour à tour sauvage, irrationnelle, sage, fière, digne et infiniment courageuse".
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Les critiques presse (3)
Actualitte   22 février 2012
Malgré un sujet âpre, la plume est toujours aussi souple, agréable et fluide.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Bibliobs   19 septembre 2011
Il y a toujours deux romans dans un roman de Khadra, ex-officier versé dans le pilonnage grammatical : l'histoire et la manière dont elle est racontée. La première est banale, la seconde est épouvantable.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Lexpress   15 septembre 2011
Avec son immense talent de conteur, Yasmina Khadra nous jette dans une Afrique orientale déboussolée.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations & extraits (197) Voir plus Ajouter une citation
litolfflitolff   08 octobre 2011
Vis chaque matin comme s'il était le premier
Et laisse au passé ses remords et méfaits
Vis chaque soir comme s'il était le dernier
Car nul ne sait de quoi demain sera fait.
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GwordiaGwordia   27 juin 2011
- Je n'ai pas choisi la violence. C'est la violence qui m'a recruté. De mon plein gré ou à mon insu, peu importe. Chacun fait avec ce qu'il a. Je n'en veux à personne en particulier et, par conséquent, je ne vois pas comment ne pas loger tout le monde à la même enseigne. Pour moi, Blanc ou Noir, innocent ou coupable, victime ou bourreau, c'est du pareil au même. Je suis trop daltonien pour distinguer le bon grain de l'ivraie. Et puis, c'est quoi le bon grain, et c'est quoi l'ivraie ? Ce qui est bon pour les uns est mauvais pour les autres. Tout dépend de quel côté on se trouve. Nul besoin d'éprouver du regret ou du remords. Qu'est-ce que ça change lorsque le mal est fait ? Petit, j'avais peut-être un coeur, aujourd'hui il est calcifié. Quand je porte ma main à ma poitrine, je ne perçois que la colère en train de sourdre en moi. Je ne sais pas m'émouvoir puisque personne n'a eut pitié de moi. Je ne suis que le support de mon fusil, et j'ignore qui, de moi ou de mon fusil, commande l'autre.
+ Lire la suite
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GwordiaGwordia   27 juin 2011
Je pense à ma vie d'autrefois, si captivante et facile qu'elle ressemble à une farce ; une vie aseptisée, chronométrée, réglée comme du papier à musique, qui commençait et se terminait tous les jours de la même façon : un baiser au réveil, un autre au retour du travail, un autre avant d'éteindre dans la chambre à coucher, avec des je t'aime au bout de chaque appel téléphoniques et à la fin de chaque SMS - bref, le bonheur ordinaire que l'on croit définitivement acquis, aussi incontestable que le fait accompli... Ah ! ce bonheur-là, la pierre philosophale, le rêve domestiqué, le paradis terrestre dont on est à la fois le dieu délétère et le démon privilégié... ce sacré bonheur qui repose sur pas grand-chose et qui, pourtant, supplante toutes les ambitions et tous les fantasmes... ce bonheur qui, en fin de compte, n'a que son illusion pour abri et que sa candeur pour alibi... Avais-je douté de sa vulnérabilité ? Pas un instant... Puis, un soir, un soir ordinaire, un soir qui ne fait que se substituer aux milliers de soirs qui l'ont précédé, tout bascule. Ce que l'on a bâti, ce que l'on comptait conquérir, pfuit ! s'évanouit d'un claquement de doigts. On s'aperçoit que l'on marchait sur un fil, en somnambule.
+ Lire la suite
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GwordiaGwordia   27 juin 2011
- Aucune race n'est supérieure à une autre. Depuis la préhistoire, c'est toujours le rapport de force qui décide de qui est la maître et de qui est le sujet. Aujourd'hui, la force est de mon côté. Et même si je ne suis à tes yeux qu'un taré de nègre, c'est moi qui mène la danse. Aucun savoir, aucun rang social, aucune couleur de peau ne pèse devant une vulgaire pétoire. Tu te croyais sorti de la cuisse de Jupiter ? Je vais te prouver que tu n'es qu'un avorton comme nous tous, sorti d'un trou du cul. Tes titres universitaires comme ton arrogance de Blanc n'ont pas cours là où une simple balle suffit à confisquer l'ensemble des privilèges. Tu es né en Occident ? T'as de la chance. Maintenant, tu vas renaître en Afrique et tu vas comprendre ce que ça signifie.
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WitchbladeWitchblade   28 juin 2017
Je cherche une morale à leur narcissisme et ne lui trouve aucun réel mérite, sinon la pratique sidérante de l'anorexie, cette faim volontaire qui se veut le critère majeur de la perfection. J'ai vu en Afrique des êtres squelettiques, des ventres sous vide, des poitrines sans souffle, des bouches ouvertes sur des gémissements qui mouraient à ras les lèvres ; je suppose que, là-bas, la piste est moins attrayante avec les contingents de damnés qui l'empruntent – une piste truffée de traquenards meurtriers, jalonnée de cadavres sans sépultures pourrissant à l'air libre, si amochés que les rapaces répugnent à les honorer. (…) Ce que l'argent décide, les dieux le valident ; ces mêmes dieux qui, en Afrique, s'inscrivent aux abonnés absents, qui font ceux qui ne sont pas là lorsque les pauvres bougres prient, qui regardent ailleurs pour se disculper des guerres décimant les contrées...
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Vidéo de Yasmina Khadra
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