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ISBN : 2330048769
Éditeur : Actes Sud (21/09/2016)

Note moyenne : 3.05/5 (sur 10 notes)
Résumé :
Khaled Khalifa explore en profondeur la vie d’une famille alépine ballottée par l’histoire. À travers elle, il restitue les moments les plus douloureux des cinquante dernières années en Syrie, marquées autant par la répression policière que par la corruption, mais aussi par les peurs et les méfiances communautaires, le fanatisme religieux et une profonde crise morale.
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Bookycooky
  04 décembre 2016
Alep, 30 novembre 2016
Terrorisés par deux semaines de bombardements, à court de nourriture après quatre mois de siège, les habitants des quartiers est d'Alep, contrôlés par la rébellion anti-Assad, ont choisi de passer de l'autre côté, dans les secteurs ouest, aux mains des forces loyalistes. Un trajet à haut risque, qu'ils se sont décidés à emprunter sous l'effet de la peur, de la faim et peut-être aussi de la propagande gouvernementale, appelant les gens à quitter les zones aux mains des " terroristes ", le terme que Damas réserve à tous ses opposants ( le Monde 30/11/2016).....résultat 45 morts ,qui a tiré ? Aucun ne sait, chacun met le crime sur le dos de l'autre..... dernier tableau tragique d'Alep.
Alep, 8 mars 1963
Coup d'état du parti Baas de Hafez el-Assad et jour de naissance du narrateur,
Cinquante années de conflits et de répression jusqu'à la guerre civile déclenchée en 2011.... et qui
perdure.....
Alep, une ville clé, que le régime essaiera de compartimenter par quartiers pour paralyser toute action.
Ce livre est l'histoire non linéaire d'une famille syrienne d'Alep,sur trois générations et cinquante années. Cinquante années passées dans les affres de la dictature d'Assad et d'Assad-fils. Une famille qui se décrépite à l'image d'une ville ( "Alep était devenue, après le retour du calme et la défaite des Frères musulmans, une ville soumise où sévissaient les corbeaux et les officiers des services de sécurité") et de ses habitants qui se désintègrent , peu à peu, confinés au silence, assujettis à l'humiliation, la honte et la misère....à moins de soutenir le régime ( "Il était désormais incapable de supporter l'humiliation que subissait tout un peuple").
La violence politique éveille la violence psychologique et sociale. Viol, harcèlement,
suicide font désormais parti du quotidien. Dans ce climat d'insécurité, entre débauche et fanatisme religieux, sombrer dans les extrêmes devient chose facile.
L'engrenage de la société, de la justice, de l'éducation,.... dans le système totalitaire est sans retour et sans espoir .
Une atmosphère sombre, des personnages malheureux et torturés, à la sexualité refoulée, sans exception, bref une histoire glauque. Je dois reconnaître qu'il est difficile de rester sain de corps et d'esprit dans de telles circonstances où la violence, l'humiliation et la peur constante sont le lot quotidien ("Des chrétiens qui craignaient les musulmans, des minorités religieuses qui craignaient la majorité, une majorité qui s'effrayait des représailles des minorités, un Président qui craignait ses acolytes et ses gardiens.....").
C'est le troisième livre que je lis d'affilée par pur hasard sur fond de dictature. Incroyable comme ce système est copié-collé, quelque soit l'époque ou le pays ,Italie, Chilie ou Syrie; et comme il broie sans exception toutes personnes dominées ou dominantes. Et pourtant l'histoire se répète......sans répit.
Mais malgré cette histoire foisonnante, son actualité tragique et brûlante, je n'ai pas été totalement happé par ce livre. Pourquoi ? Il y manque quelque chose, j'ai trouvé la prose plate, comme un excellent repas sans sel, et les personnages froids et distants, peu attachants.
L'histoire à elle seule ne suffit pas,ce n'est que mon avis bien sûr.
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Nicolas9
  27 novembre 2016
Le récit autobiographique d'un bourgeois d'Alep qui, à travers le portrait des membres de sa famille, dresse un tableau assez sombre la société syrienne d'avant la guerre civile.
Ce livre apporte un éclairage intimiste sur les contradictions des élites du Proche-Orient, écartelées entre leur admiration sans borne pour la musique, l'architecture et la liberté de vivre européennes et leur attachement à des pays qui ne cessent de les décevoir.
Plus précisément, on découvre ici le fonctionnement du régime El-Assad et le poids qu'il faisait peser sur un pays asservi par un régime dont la bassesse n'a d'égal que la médiocrité de ses thuriféraires. En effet, comme dans l'ex-URSS, tout fonctionne sur la délation et l'obéissance au parti Bas.
Les Syriens n'avaient finalement que deux choix: rester et faire allégeance à la tyrannie socio-économique des militaires du régime ou s'exiler à Paris ou Beyrouth. Or, les membres de la famille du narrateur alternent entre ces deux pôles: sa soeur devient parachutiste en pensant pouvoir accomplir tous ses rêves de femme libre avant d'échouer comme portier de luxe à Dubaï. Son oncle homosexuel, emprisonné et maltraité, part pour Beyrouth avant de revenir sans le sou se réfugier dans le giron maternel.
Mais, pour finir, on se lasse un peu de ces trajectoires individuelles décousues, malgré la sincérité évidente de l'auteur.
Le grand mérite de ce roman est de nous permettre de comprendre l'incroyable gâchis humain entretenu par les despotes arabes et l'éruption de violence qui a suivi. Un récit que devraient lire tous ceux qui pensent qu'une éventuelle dictature bis du clan Assad constitue une "solution" pour la Syrie. Manifestement, on est loin du compte et il est fort regrettable que l'Europe demeure un nain politique vieillissant incapable de répondre à l'appel désespéré de nos frères du Proche-Orient. Au moins, les Américains ont eux osé débarqué en 1944.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
Nicolas9Nicolas9   27 novembre 2016
Alep était devenue, après le retour du calme et la défaite des frères musulmans, une ville soumise où sévissaient les corbeaux et les officiers des services de sécurité.
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Nicolas9Nicolas9   27 novembre 2016
Son époux avait choisi sa mort pour ne pas voir les soldats museler les gens avec la loi d'urgence et les tribunaux d'exception, modifier la Constitution, dont l'article 8 plaçait tous les pouvoirs entre les mains du parti Baath, "leader de l'Etat et de la société".
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