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EAN : 9781617972102
225 pages
The American University in Cairo Press (01/01/1997)
4.5/5   1 notes
Résumé :
In this powerful novel, acclaimed Palestinian author Sahar Khalifeh examines the stark realities in the lives of Palestinian women. Through her protagonist, Zeynab, born to an American mother and a Palestinian father, Khalifeh illuminates the disorienting experience of living between two worlds, and the search for identity that mirrors the Palestinians' own quest for nationhood. Set against the emotionally charged background of the early 1990s― when the Gulf ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Une première rencontre avec l' écrivaine palestinienne, Sahar Khalifa. Une plongée dans la communauté palestinienne des territoires occupés par Israël , à travers l'épopée de Zayna, une jeune femme née aux États Unis de mère américaine et de père palestinien. Les parents se séparent tôt alors qu'elle est encore enfant et c'est chez son père qu'elle grandit à Brooklyn jusqu'à ses quinze ans….. Des années plus tard citoyenne américaine , mais palestinienne d'âme , elle retourne chercher sur la terre de ses ancêtres son père qu'elle n'a plus revu depuis ses quinze ans….
“ Lost in translation “, ne maitrisant pas la langue arabe, n'ayant vécu la culture qu'à travers l'éducation de son père jusqu'à l'adolescence , et durcie par les années qui ont suivies chez la grand-mère américaine , ce retour et cette recherche d'identité va être ardu. Parmi ces deux cultures , deux mondes aux antipodes, cherchant l'affection, l'émotion , l'humanité qui lui a manqué après la séparation avec son père, elle se retrouve malgré elle au centre d'intrigues et problèmes compliqués et graves de la famille paternelle à Wadi al-Rihan en Cisjordanie , « les membres de ma famille n'étaient que des morceaux détachés d'une chaîne rouillée. J'avais peu à peu découvert que leurs liens n'étaient pas aussi forts que je le pensais ou qu'ils voulaient me le faire croire. Leur relation faisait partie des traditions et n'était que symbolique. Ils pensaient que parce qu'un frère, un père ou une soeur étaient des parents par le sang, ils étaient leurs proches et leurs plus chers. » Elle se retrouve en faites au centre d'une sale affaire de famille ….
Apparaît d'autres portraits de femmes fortes mais écrasées sous le machisme de la société musulmane où la religion,selon leur interprétation donne tous les droits à l'homme. Surtout si ces femmes sont veuves ou célibataire, le religion n'étant que prétexte. Ce qui leur importe c'est leur réputation femmes et hommes, dans ces sociétés fermées, archaïques du Moyen Orient où chacun épie l'autre, avec l'hypocrisie au summum. Que quelqu'un soit vraiment au fond heureux , honnête, sincère ou non n'a pas d'importance, pourvu qu'en apparence il le soit, « À la santé de mon partenaire, au meilleur partenaire. Si je n'avais pas eu peur des ragots des gens, j'aurais bu à ta santé. Kamal a ri de tout son coeur et a dit avec méchanceté : « Vous craignez les gens mais vous ne craignez pas Dieu ? Alors prenez une gorgée » ».
Khalifa nous décrit aussi par petites touches la vie infernale que mène les Palestiniens sur les territoires occupés. Emprisonnés dans des villes et villages encerclés par l'armée israélienne et ses colonies, à la merci de ce dernier, qui au moindre attentat ou autres délits punit sans merci toute la population. Elle touche aussi au contexte politique de l'histoire ce livre étant publié en 1997, et les accords d'Oslo signés en 1994 étant encore en cours.

Un récit passionnant qui s'accélère dans la deuxième partie devenant presque un thriller. Un livre sur la recherche d'identité difficile quand on est coincé entre deux cultures, mais outre quand le pays d'origine dont on a la nostalgie ne se révèle pas à la hauteur de nos attentes. Une recherche d'identité aussi en tant qu'homme ou femme dans une société où les normes définissent socialement la place de chacun négligeant totalement l'individualité de chacun.
Une autopsie brillante de l'Etat Palestinien et de sa société , mais hélas qui en donne une image peu luisante . Ils étaient désespérés en 95 malgré les accords d'Oslo, aujourd'hui c'est pire, mais le responsable n'est pas uniquement Israel, ils ont aussi oeuvré pour leur état actuel,misérable . Ce livre malheureusement n'a pas été traduit en français , un grand dommage car il est excellent. Mais Khalifa a quatre autres livres traduit en français et présents sur Babelio que je vais me dépêcher de découvrir.


As it weren't enough to put up with the Israelis, one has to put up with one's own people too!
Comme il ne suffisait pas de supporter les Israéliens, il faut aussi encore supporter son propre peuple !

You are in your country without being in….
Tu es dans ton pays sans y être….
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
Umm Salem est entrée dans la pièce en balançant sa graisse, un demi-kilo d'or attaché à son cou et portant une demi-douzaine de bracelets à l'avant-bras. Elle nous a accueillis avec beaucoup de générosité et d'inquiétude. La situation était en effet troublante et des émotions contradictoires étaient en jeu. Elle était mortifiée parce qu'Abou Salem avait pris une seconde épouse, mais elle était fière du soutien tyrannique de ses fils. Mais l’élément le plus important dans cette situation spécifique était la prise de conscience qu’elle était devenue le centre d’attention de toutes ces femmes qui ne lui avaient jamais rendu visite auparavant. Elle était malheureusement analphabète et ne savait pas comment s’habiller, parler ou se montrer. Elle ne savait pas comment faire semblant et se vanter de sa famille et de ses exploits . Elle venait d'une famille de paysans. Au lieu de quelques moutons et d’un poulailler, elle s’est retrouvée dans une maison remplie de tables et de canapés importés d’Italie et polis par Abu Mas’ud, le menuisier du quartier, pour les mettre à la hauteur du statut d’Abu Salem. Il y ajouta un cordon doré et des coussins en satin et velours. Il y avait des bibelots en nacre et en or, ainsi qu'une boîte à cigarettes musicale posée sur la table d'appoint. Il y avait un piano et une horloge avec un oiseau en bois qui chantait toutes les cinq ou dix minutes. Les rideaux étaient en satin rose vif plissé, avec des franges et des pompons dorés…..
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