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EAN : 9782350850290
345 pages
B. Pascuito (08/11/2007)
3.85/5   10 notes
Résumé :
«Je m'appelle Louise Kerkorian. Pour mon grand-père, j'étais Lucine, et je le suis aujourd'hui redevenue. Je suis née à Marache, dans l'Empire ottoman, en 1901. J'ai dévalé les allées radieuses de mon enfance, poursuivie par des éclats de rire. Nous vivions dans une magnifique maison entourée par un immense jardin coloré. J'ai été aimée et choyée par un père voyageur, par ma mère et ses baisers de lavande, par ma petite soeur Marie au coeur délicat, par mon impétueu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
petitsoleil
  06 octobre 2018
Comme syannelle, j'ai beaucoup aimé ce livre très émouvant, dur par moments, mais toujours écrit avec justesse, finesse, et une certaine poésie.
J'ai apprécié de découvrir les souvenirs joyeux de l'enfance de Lucine, puis j'ai traversé avec elle les périodes plus sombres, l'exil, la faim, la peur … Quel courage et quel témoignage poignant !
Je m'interroge seulement sur un point, l'ellipse sur la Seconde Guerre mondiale, jamais mentionnée. Comment Lucine a-t-elle pu traverser cette période, elle qui a été, en 1915 comme tant d'Arméniens, déportée, affamée, privée des siens ? A-t-elle trouvé la force d'écrire des poèmes et des lettres aussi pendant cette guerre ?
Un très beau livre, un bel hommage aux Arméniens et à la force des mots
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syannelle
  17 octobre 2013

"Je m'appelle Louise Kerkorian. Pour mon grand-père, j'étais Lucine, et je le suis aujourd'hui redevenue. Je suis née à Marache, dans l'Empire Ottoman en 1901. J'ai dévalé les allées radieuses de mon enfance, poursuivie par des éclats de rire. Nous vivions dans une magnifique maison entourée par un immense jardin coloré. J'ai été aimé et choyée (...)
En 1915, prétextant le rôle de cinquième colonne joué par les Arméniens, les dirigeants jeunes-turcs prirent la décision qui fracassa nos vies contre les parois de l'horreur. Tous ceux que j'aimais furent tués (...)
Collez votre oreille au monde, et écoutez l'histoire d'une vie qui a cherché dans les ruines de son enfance le chemin de sa mémoire."

Peu de livres me touchent. Celui-ci m'a fait pleurer tant il est intense.

C'est une histoire triste, terrible, le passage de la plus grande innocence, à l'horreur et au mépris d'un peuple, le peuple Arménien. J'ai appris tout ce que je ne savais pas à ce sujet dans ce livre. Ce qu'il s'est passé en 1915 dans cette région du monde, ancien Empire Ottoman. le génocide qui a été perpétré là-bas.

Ondine Khayat décrit l'horreur avec une grande poésie, mais l'immonde nous touche malgré tout. L'histoire de Lucine, la "petite poétesse de Marache", petite fille pétulante et joyeuse, remplie de poésie et de bonheur, qui va perdre tous les siens ou presque, qui va être projetée dans la nuit, et qui passera une existence entière à tenter de se reconstruire. Mais peut-on jamais se reconstruire après le traumatisme de la mort, du viol, du mépris, de la haine? Peut-on enfanter? Peut-on être mère?

C'est aussi un hommage à la force des mots qui accompagnent Lucine tout au long de son périple, de sa reconstruction, qui lui permettent de recréer du lien avec le monde qui l'entoure.

Un magnifique roman, que je conseille fortement;
Lien : http://syannelle.blogspot.fr..
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peneloppe277
  04 avril 2010
Ondine KHAYAT a puisé dans les souvenirs de sa grand-mère arménienne, et dans son imagination, pour écrire son premier roman. À trente-trois ans, elle s'est coulée avec aisance dans la vie et la mémoire d'une enfant devenue vieille dame, après avoir traversé les horreurs de son siècle.
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jpguery
  15 février 2021
Pour satisfaire à la curiosité de son arrière petite fille, une grand-mère arménienne s'immerge dans ses souvenirs de jeunesse.
Née en 1901 dans l'Empire Ottoman au sein d'une famille aisée et cultivée, la petite Lucine grandit dans un environnement enchanteur, entourée de l'affection des siens. Cette vie idyllique bascule en 1915 avec le massacre des arméniens par les turcs au cours duquel sa famille est décimée. Un an durant, sur les routes de l'exil, Lucine et sa petite soeur sont confrontées à la faim, au froid et surtout à une violence terrible qui détruit psychologiquement la jeune femme en devenir. Recueillies dans un pensionnat d'Alep où elles servent de bonnes pour payer leurs études, les deux réfugiées tiennent bon dans l'adversité jusqu'au mariage de Lucine avec un jeune homme de la bonne société.
Ce premier roman d'Ondine Khayat est un petit joyau d'émotion pure, d'autant plus bouleversant qu'il s'inspire des souvenirs de sa propre grand-mère.
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Delivresmoi
  14 octobre 2020
Lucine est une petite fille, qui veut devenir poétesse. Elle vit dans une belle et grande maison avec ses parents, son frère, sa soeur et ses grands-parents. Elle file une enfance heureuse quand tout s écroule.
Ce livre raconte la vie de cette petite fille, bouleversée par de tragiques événements parce qu elle est arménienne.
Le génocide arménien. Plus d un million de morts. Aujourd'hui encore, l Etat turc nie les faits. Pour lui, il n y a jamais eu de génocide. C est tout simplement révoltant!
À travers une écriture très poétique et très belle, nous suivons la vie de Lucine. Les larmes me sont plusieurs fois montées aux yeux, tant c'est triste!
Malgré une certaine tristesse, la lumière filtre à travers les pages.
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
peneloppe277peneloppe277   04 avril 2010
Grand-père était un homme important. Il faisait du commerce et possédait plusieurs succursales à Manchester, Constantinople et Beyrouth. Il avait même une banque, dont s'occupait mon père, et de nombreux biens : plantations de bois, troupeaux de moutons, pistachiers... Mon père avait rencontré ma mère lors d'un voyage d'affaires à Beyrouth et leur mariage avait été célébré à Paris avant qu'ils fassent le tour de l'Europe. Je trouvais maman plus belle encore que la lune, les nuits où elle était pleine. Chaque soir, elle déposait un baiser sur ma joue, et son parfum de lavande fleurissait dans toute la chambre. Elle semblait une fée, presque désincarnée, tant elle était angélique et patiente.
Nous étions trois enfants qui nous disputions sans cesse son affection. Lorsqu'elle posait les yeux sur nous, nous pénétrions dans un monde mystérieux. Nous étions projetés dans un univers qui devenait plus clément par le miracle de ses pupilles noires.
Mon frère aîné, Pierre, était le plus turbulent. Il avait été repêché à l'âge de sept ans dans le grand bassin de la cour par un domestique, alors qu'il venait d'y plonger, sans savoir nager. Une frayeur indescriptible avait parcouru la maison confiance des Arméniens, pénétrer leurs intentions secrètes et connaître leurs dirigeants, afin de mieux les frapper le moment venu. Dans la foulée, les soldats arméniens sous l'uniforme furent désarmés, envoyés aux travaux forcés puis fusillés.
Un télégramme fut transmis par le ministre de l'Intérieur, Talaat Pacha, aux cellules jeunes-turques : «Le gouvernement a décidé d'en finir avec tous les Arméniens résidant en Turquie. Il faut mettre fin à leur existence, aussi criminelles que soient les mesures à prendre. Il ne faut tenir compte ni de l'âge ni du sexe. Les scrupules n'ont pas leur place ici.» La «loi provisoire de déportation» du 27 mai 1915 fixa le cadre réglementaire des massacres et de la spoliation des victimes. Les représentants du gouvernement n'hésitèrent pas à destituer les fonctionnaires locaux qui faisaient preuve de trop de tiédeur.
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petitsoleilpetitsoleil   02 octobre 2018
Je suis née riche ; pourtant, la fortune s'est envolée comme une nuée d'oiseaux. Je n'ai jamais rien possédé d'autre que les mots. Ni le miel ni le noyau de l'olive. Seuls mes souvenirs m'appartiennent. Ils sont autant de traces fragiles, imprimées en moi. Certains jours, le soleil les illumine ; certaines nuits, ils sont pris dans une bourrasque glacée.
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petitsoleilpetitsoleil   05 octobre 2018
[Louise / Lucine est devenue écrivain public]
Je me perdais dans ces fragments de vie.
Ceux que je croisais devinrent soudain passionnants,
car je compris que nous étions tous, à des degrés divers, des survivants de quelque chose.
D'un passé douloureux, d'un silence, d'un geste de trop, d'un manque d'amour dans le cœur.
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petitsoleilpetitsoleil   05 octobre 2018
Je n'écris presque plus de poèmes. Parfois, quelques mots naissent dans le creux de mes silences, mais je tends la main vers eux avec tant de furie, que j'arrache leurs bourgeons et il ne reste rien. Grand-père et toi, vous auriez su quoi faire, mais moi je ne sais pas.
Tu disais que tu avais une incroyable mémoire et qu'il te fallait vivre de belles choses, car tu étais condamné à te souvenir de tout.
Moi aussi, je me souviens de tout, et la nuit je supplie qu'on me laisse oublier.
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petitsoleilpetitsoleil   05 octobre 2018
Toujours, la réalité éclabousse le rêve, pourtant il faut rêver encore.
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Videos de Ondine Khayat (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Ondine Khayat
"Le parfum de l'exil", le nouveau roman d'Ondine Khayat sera disponible en librairie et en ebook le 14 avril 2021 !
Plus d'informations http://bit.ly/leparfumdelexil
Pour vous procurer le livre : - Notre site : https://www.editionsleduc.com/produit/2481/9782368125816 - Fnac : https://livre.fnac.com/a15514006 - Amazon : https://www.amazon.fr/dp/2368126171
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