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Mohammad Hassan Rezvanian (Éditeur scientifique)
ISBN : 2742778284
Éditeur : Actes Sud (15/08/2008)

Note moyenne : 4.31/5 (sur 69 notes)
Résumé :

Parmi une myriade de grands auteurs dont l'œuvre compose le patrimoine culturel de l'Iran, Omar Khayyâm est l'un des plus populaires, en tout cas le poète persan le plus lu à travers le monde. Cette large audience, le sage de Nichâpour la doit d'abord au poète irlando-britannique Edward Fitzgerald, qui le premier, en 1859, en adaptant ingénieusement les Robâiyât en vers anglais, fut à l'origine de sa cons&... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
lafilledepassage
  14 août 2019
Voilà une réédition récente des poèmes d'Omar Khayam, dans la collection bien nommée « Habiter le monde poétiquement ». Tout un programme. Un défi, même.
Khayam, je connaissais de nom. Comme tout le monde. Mais la lecture du très beau roman de Victoire de Changy, « l'ile longue », m'a incité à découvrir cet auteur au-delà de tout ce qu'on peut en lire ici ou là. Car la poésie d'Omar Khayam ne laisse pas indifférent …
Et quelle excellente idée, car la poésie de Khayam est un véritable vent de fraîcheur, d'originalité et liberté, en ces temps empesés d'opinions à deux balles, de majorité faisant loi, de diktats de vie saine et de jeunesse éternelle, de détournement de la foi à des fins politiques ou privées … Et j'en pense bien sûr.
Cela fait du bien de recevoir cette invitation à boire le vin auprès de jolies jeunes tulipes ou roses (euh j'ai transposé bien sûr, j'opte pour ma part les jeunes acrobates, bergers ou poètes, mes préférés …) et à s'enivrer tant qu'il en est encore temps, avant qu'on ne retourne à la poussière.
À lire et à relire sans modération, en savourant un verre de vin … Ou de bière, bien sûr.
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aouatef79
  25 novembre 2016
Omar Khayem est un grand savant su Moyen-Age .Il est à la fois poète, mathé-
-maticien , astronome et philosophe .
En tant que mathématicien, il est le premier qui traita systématiquement des
équations cubiques .
En tant qu' astronome , il mesura avec une grande précision la durée de
l' année .
Sa notoriété , il la doit surtout à ses beaux et célèbres poèmes "Robâiyate"ou
" Les Quatrains ".
le poète Khayem est poète mystique ou soufi .Il a été frappé par la petitesse de l' homme comparée à l' immensité de l' Univers !
Pour le poète ce qui compte c' est l' amour de la créature pour son créateur !
Pour le soufi ou le mystique, il doit arriver à un état où la créature se confond avec son créateur c' est à dire arriver à l' extase !
le poète Khayem est un adepte de Bacchus, la divinité du vin , car la
boisson du vin le mène vite à l' état qu' il veut atteindre .
En lisant ce poète, il ne faut être réducteur et voir en lui un alcoolique loin
de là car ce poète est un philosophe et un sage .
Les " robâiyates" de Khayem est un merveilleux poème et sa lecture est
toute plaisir et sagesse .
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Luniver
  09 mars 2013
Grand mathématicien du Moyen-Âge, astronome, Omar Khayyam est aussi poète et philosophe. Dans ses quatrains, il prend ses distances avec la recherche scientifique qui l'a motivé dans sa jeunesse pour se plonger dans une contemplation toute épicurienne, se contentant de prendre la vie comme elle vient et de picorer les petits moments de bonheur qui se présentent.
Les seuls plaisirs qui trouvent grâce à ses yeux sont l'amour d'une femme et le vin, breuvage qui fait souvent son apparition dans ses poèmes.
« Je bois du vin comme la racine du saule boit l'onde claire du torrent.
Allah seul est Allah. Allah seul sait tout, dis-tu ?
Quand il m'a créé, il savait que je croirais au vin.
Si je m'abstenais de boire, la science d'Allah serait en défaut. »
Pas sûr que les théologiens soient parfaitement en accord avec ce raisonnement !
Poèmes à déguster sans modération, à l'ombre d'un arbre, un verre de vin à la main.
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Bouteyalamer
  30 avril 2017
Les Rubayat ou Rubaiyat (quatrains) d'Omar Khayyam, publiés après sa mort survenue en 1131, sont une institution, une forme poétique universellement aimée, citée et pastichée en Perse et dans l'Iran contemporain. J'apprends que leur nombre est estimé entre cinquante et plus de mille à partir de divers manuscrits posthumes, plus ou moins tardifs et authentiques. La République Islamique d'Iran en aurait donné une liste officielle (que je n'ai pas trouvée sur Internet), ce qui est remarquable compte tenu du fond agnostique et même ironique de l'oeuvre (p 11 et 53 de l'édition 1994) :
Le Coran, qu'on appelle la grande parole,
On le lit de temps en temps, jamais tout le temps ;
Sur ce verre, en enluminure, un verset du Coran ;
Ce verset, on aime se le verser en tout lieu, en tout temps !

Au vin ne renonce personne d'esprit résolu !
Le vin, c'est ce qui fortifie l'individu !
Le mois du Jeûne, s'il faut renoncer à quelque chose,
Que ce soit aux prières ! C'est, semble-t-il, la meilleure chose.
Je me suis procuré deux versions publiées en Français par Gallimard, dans la collection Poésie (1994) et dans la collection Folio Sagesse (2002). Une minorité seulement des quatrains est citée dans les deux livres qui n'utilisent pas de numération commune. La divergence peut être masquée par les écarts de traduction, par exemple (Editions 1994 p 73 et 2002 p 13) :
Bois du vin ! car Dieu sait que tu sommeilleras dans la glaise
Sans compagnon de jeu, sans ami, sans camarade, des journées et des années !
Prends garde à garder ce secret bien caché :
Aucune tulipe fanée n'a refleuri jamais !

Bois. Tu devras sous la terre dormir plus que ton content
Sans compagne et sans confrère, camarade ou confident.
Il est un profond secret qu'il ne faut dire au profane :
La tulipe qui se fane ne refleurira jamais.
L'obstacle de la langue rend la prosodie inaccessible. La distance culturelle et les écarts de traduction (grande platitude de l'édition 1994) ne donnent qu'une idée confuse de la poétique et des images. Sur le plan des idées, au-delà de nombreuses répétitions (ou pastiches ?), Khayyâm a des siècles d'avance sur Ronsard par le scepticisme épicurien, et même sur le Mallarmé de Brise marine (« La chair est triste hélas, et j'ai lu tous les livres ») ou le Saint-John Perse d'Amers (« Nos livres lus, nos songes clos, n'était-ce que cela ? ») :
Tous les plaisirs, les avoir voulus... et puis ?
Tous les livres, les avoir lus... et puis ?
Khayam, tu vas vivre, admettons, cent ans…
Mettons, si tu veux, cent ans de plus… et puis ?
(Edition 1994 p 25)
Une goutte d'eau frémit, puis s'engloutit dans la mer ;
Une poussière surgit, puis se dissout dans la terre.
Et toi, qu'es-tu venu faire en ce monde ? Eh bien, voici :
Une bestiole prend vie un beau matin, puis se perd.
(Edition 2002 p 54)
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chriskorchi
  04 juillet 2014
J'ai une grande admiration pour les poètes et la poésie en général et particulièrement la poésie perse, je me suis régalée à lire ce petit recueil. A travers les vers d'Omar Khayyam on comprend mieux l'univers du soufisme et sa complexité.
J'aime le fait aussi que les quatrains puissent se lire d'une traite ou se picorer comme on le souhaite nous laissant le temps de méditer ou de se délecter de chaque mot. Ce qui est toujours bluffant quand je lis Khayyam c'est de voir à quel point ses idées étaient modernes et emplit de liberté et d'ouverture d'esprit.
Le quatrain ou rubâi se compose de quatre vers dont le premier, le second et le quatrième riment ensemble ; le troisième est blanc. le quatrain est tout un poème qui a son unité de forme et d'idée ; c'est le genre le plus puissant de la poésie persane. La répercussion des rimes produit des harmonies et des contrastes de sons qui donnent un relief étrange aux harmonies et aux contrastes de l'idée.
Véritable hymne à la vie et à ses plaisirs , c'est une poésie raffinée et accessible, sensuelle où l'on y parle de parfums, de femmes, d'amitié, de vin, de parfum de fleurs, de musique… Ce poète est passionnant et sa poésie tellement moderne.
VERDICT
INDISPENSABLE pour les férus de poésie mais pas que, pour se familiariser avec la Perse, la sagesse soufie. A offrir, à glisser dans son sac. SAVOUREUX
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Citations et extraits (38) Voir plus Ajouter une citation
LuniverLuniver   09 mars 2013
J'entends dire que les amants du vin seront damnés.
Il n'y a pas de vérités, mais il y a des mensonges évidents.
Si les amants du vin et de l'amour vont en Enfer,
alors, le Paradis est nécessairement vide.
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LuniverLuniver   09 mars 2013
Aussi rapides que l'eau du fleuve ou le vent du désert,
nos jours s'enfuient.
Deux jours, cependant, me laissent indifférent :
celui qui est parti hier et celui qui arrivera demain.
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LuniverLuniver   10 mars 2013
Pourquoi tant de douceur, de tendresse,
au début de notre amour ?
Pourquoi tant de caresses, tant de délices,
après ?
Maintenant, ton seul plaisir est de déchirer mon cœur...
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Anis0206Anis0206   17 novembre 2014
Fais en sorte que ton prochain n'ait pas à souffrir de ta sagesse.
Domine-toi toujours. Ne t'abandonne jamais à la colère.
Si tu veux t'acheminer vers la paix définitive, souris au Destin qui te frappe, et ne frappe personne.
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LuniverLuniver   30 novembre 2013
Les savants et les sages les plus illustres ont cheminé dans les ténèbres de l'ignorance.
Pourtant, ils étaient les flambeaux de leur époque.
Ce qu'ils ont fait ?
Ils ont prononcé quelques phrases confuses, et ils se sont endormis.
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Videos de Omar Khayyâm (8) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Omar Khayyâm
Le Vin, Omar Khayyam lu par Alain Carré
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