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ISBN : 2702161618
Éditeur : Calmann-Lévy (17/05/2017)

Note moyenne : 3.66/5 (sur 34 notes)
Résumé :
Par un jour d’été en 1988, deux choses extraordinaires se produisent dans la vie de Maeve, douze ans : d’abord, Daniel, le garçon de ses rêves, l’embrasse les pieds dans l’eau ; ensuite, elle est attaquée par un requin.
Dix-huit ans plus tard, Maeve est une biologiste marine globe-trotter, étudiant les requins qui faillirent lui coûter la vie et nageant avec eux. Avec comme surnom « celle qui murmure à l’oreille des requins », elle n’a peur de rien dans le mo... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
Bouquissencia
  18 juin 2017
de par son quatrième de couverture, Hôtel des Muses regorgeait de promesses. Entre un monde maritime aussi indomptable que fascinant, des émotions aussi confuses qu'insondables et une héroïne facilement identifiable au lecteur, ce livre avait tous les ingrédients nécessaires pour me charmer. Mais fût-ce réellement le cas ?
Tout d'abord, il faut savoir que la première chose qui m'a envoûtée dans ce roman ne sont ni les personnages, ni l'intrigue, mais l'immersion totale et complète dans le milieu marin. Que ce soit à travers les descriptions, le métier de biologiste du personnage principal, la culture, le style d'écriture, le monde maritime est omniprésent. Il nous cajole, nous hypnotise, au point de parvenir même à sentir une légère brise maritime caresser nos sens à chaque page tournée. Il n'existe pas un seul chapitre qui ne ferait pas allusion à cette vaste étendue bleutée qu'est l'océan. La passion de Maeve pour les requins transparaît à chaque mot, à chaque phrase, imprégnant le récit d'une aura toute particulière tout en nous faisant partager cet amour inconditionnel pour les squales. Si ces puissantes créatures ne m'ont jamais inspirées de sentiments particuliers, je dois reconnaître que l'auteure a réussi à me captiver et même m'attendrir au point de les voir d'un tout autre regard... Ils sont définitivement loin de l'image du prédateur impitoyable à la mâchoire meurtrière que l'on pourrait avoir !
Cela dit, passons à l'histoire dans son ensemble. Celle-ci se présente comme telle : à douze ans, une jeune fille se fait « attaquer » par un requin, gardant de cette rencontre une cicatrice conséquente sur son mollet et une étrange fascination pour son agresseur. Celle-ci se développe en adoration, en passion, puis en amour, au point de vouer sa vie à ces splendides prédateurs . C'est ainsi que Maeve devient une biologiste marine spécialisée dans l'étude des requins. Toutefois, si son existence semble se limiter à cet amour marin, un autre amour a réussi l'exploit de se frayer jusqu'à son coeur sous la forme d'un homme : Daniel. Mais celui-ci demande bien plus d'attention et de sacrifices, et lorsque la confiance est remise en question, il est bien difficile de réparer les vestiges d'un coeur brisé. Après une relation idyllique avec l'homme considéré comme celui de sa vie et une rupture douloureuse, Maeve se nourrit de souvenirs et de rêves, entretenant cet amour de la seule force de son âme mélancolique et de son coeur meurtri. C'est alors que Daniel ressurgit brutalement dans sa vie. Après des années de tourments et d'interrogations, est-elle prête à tourner la page et à pardonner, quitte à se brûler les nageoires pour la seconde fois ? Et avec la menace pesant sur les requins et le roman équivoque de son frère Robin, saura-t-elle retrouver son chemin vers la paix intérieure ?
En toute sincérité, je n'ai pas été totalement emportée par le courant de l'histoire. Je ne dis pas que le livre m'a laissé indifférent ou qu'il ne m'a pas plu, loin de là, mais certains points m'ont assez déçue, et je m'empresse d'en expliquer les raisons.
Pour commencer, j'ai expérimenté une période de relâchement assez longue qui a quelque peu douché mon enthousiaste initial. Bien que l'on s'abîme assez rapidement dans l'histoire - notamment en revivant quelque peu le passé de Maeve - , advient un moment assez conséquent où l'on se concentre principalement, et même exclusivement, sur la renaissance des liens entre la biologiste et le chef cuisinier Daniel. le renouveau de leur relation occupe une majeure partie du livre, occultant légèrement le reste, voire le reléguant au second-plan. Ce n'est pas tant cette histoire d'amour qui m'a gênée que le manque de profondeur des sentiments. Et je ne parle pas ici de diversité car entre attirance, confusion, peine, douleur, affection, c'est toute une cascade d'émotions qui nous submerge et nous noie. Non, c'est bien cette sensation de superficialité qui m'a plus ou moins ennuyée. Maeve a énormément souffert de son amour pour Daniel et si son indécision est légitime, je m'attendais à davantage de souffrance et même à certaines complications. le pardon est une chose merveilleuse, un véritable cadeau, l'espoir d'un nouvelle chance, et avec davantage de puissance, celui de Maeve aurait réellement pu me toucher. Bien heureusement, mon intérêt envers l'histoire a été ranimé avec l'enquête menée en faveur des requins. Dès alors, j'ai dévoré le bouquin en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, cette longueur ayant rapidement été balayée par le frisson de la chasse !
Ensuite, nous avons les personnages, et spécifiquement Maeve Donnelly, l'experte des squales, Daniel, chef cuisinier et premier amour de Maeve, Robin, frère jumeau de cette dernière, Nicholas, partenaire de plongé, et une adorable jeune fille, Hazel.
Commençons par Maeve, cette jeune combattante aux souvenirs douloureux et au coeur fragile mais à la volonté de fer et au dévouement sans limite à sa passion. Comme je l'ai fait remarquer auparavant, Maeve est un personnage à lequel nous pouvons nous identifier aisément et qui nous heurte par son humanité. Comme tout un chacun, elle fait des erreurs mais apprend néanmoins de celles-ci afin de ne plus les reproduire. Elle a également ses qualités et ses défauts, ses peurs et ses indécisions. Et même si elle vit d'une certaine manière dans le passé, nous la voyons progressivement prendre sa vie en main et tenter d'aller de l'avant, ne regrettant pas ses choix et tendant la main vers un avenir plus serein. Par ailleurs, sa passion pour ces dangereux prédateurs que sont les requins ne la rend que plus attachante à mes yeux car à travers cette dévotion sans faille, nous apercevons une véritable communion de l'homme avec la nature. L'amour peut revêtir beaucoup de formes et grâce à Maeve, cette affirmation n'en est que renforcée. C'est un personnage vibrant de sincérité que nous présente l'auteure et qui a su trouver écho en ma personne.
Parmi les autres protagonistes de l'histoire, il y a une certaine fillette qui m'a fortement émue au point de faire vibrer une corde sensible et c'est Hazel. Je n'en dirai pas plus à son sujet si ce n'est qu'elle est à mes yeux le personnage le plus affectif et le plus vivant du roman. Elle apporte cette étincelle de vie qui fait défaut à Maeve, cette touche d'innocence, de gaieté et d'insouciance qui enchante le lecteur. Sérieuse et candide à la fois, Hazel m'a conquise. Elle apporte tendresse et réconfort et une distraction bienvenue lorsque la pression devient trop lourde à supporter. Il est réellement impossible de ne pas succomber à ce petit trésor !
Quant à Daniel et Robin, ils ne m'ont pas spécialement affectée, bien que Robin me soit devenu un tantinet plus proche au fil de ma lecture. En dépit de la présence quasi constante de Daniel, je n'ai pas réussi à m'attacher à ce personnage resté trop plat, trop superficiel à mon goût. Ce que je trouve bien dommage d'ailleurs... Cela dit, son caractère aurait pu être davantage approfondi. Reste alors Nicholas qui, malgré ses rares et brèves apparitions, m'a fait une bonne impression. Je déplore de ne pas l'avoir aperçu plus souvent, sa sagesse et son honnêteté m'ayant rapidement subjuguée. Il reste ainsi un personnage plaisant qui, selon moi, aurait mérité d'être intégré plus souvent à l'histoire afin d'apporter une certaine sérénité dans la vie de Maeve.
En conclusion, Hôtel des Muses nous révèle une merveilleuse histoire qui, malgré un certain manque de profondeur, enchante par la justesse des sentiments et la pureté de l'amour. Dans un décor maritime aussi enchanteur que bouleversant, c'est tout un univers de pardon, d'amour et de recherche de soi que nous présente l'auteure à travers le personnage de Meave. Un livre qui amène bon nombre de réflexions sur les aléas de la vie et sur le pouvoir de la rédemption...
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Khiad
  20 juin 2017
Pourquoi ai-je demandé ce SP, vous interrogerez-vous (ou pas). Si vous me connaissez un tant soit peu, vous savez que la romance et moi ça fait... hmmm... disons beaucoup. lol
Et bien tout d'abord parce que la couverture m'a attiré l'oeil. Je l'ai trouvée reposante, agréable, simple. Elle invite aux vacances au bord de mer et, avec cette chaleur, c'est une lecture de circonstance. ;-)
Ensuite le résumé.... et bien il m'a plu ! Ne me demandez pas pourquoi alors qu'il y est question d'amour, de trahison et tout le tralala... Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai eu envie de le lire. :p
Et je suis vraiment heureuse de ce coup de poker parce que j'ai beaucoup aimé ma lecture ! Aucun regret !
J'ai adoré découvrir la plume de Ann Kidd Taylor dont c'est le premier roman. Elle est légère, fluide, agréable et invite au voyage au coeur de cet océan sauvage et indomptable en distillant assez de détails pour nous permettre de partir sans pour autant nous noyer sous les informations techniques et/ou descriptives.
Une auteure à suivre, selon moi. ^^
Maeve est une biologiste marine spécialisée dans les requins à qui elle voue une passion dévorante (sans mauvais jeu de mots lol). Passion qui a débuté à l'âge de 12 ans, après avoir été attaquée par l'un d'entre eux. Cette passion, survenue 6 ans après le décès tragique de ses parents, a été salvatrice pour la jeune fille qui a trouvée en elle une bouée de sauvetage à laquelle se raccrocher de toutes ses forces.
J'ai aimé suivre son histoire et ses aventures, être à ses côtés pour écouter et comprendre les flots d'émotions qui la traversent continuellement : amour, regret, douleur, passion, joie, tristesse... C'est un personnage vibrant de sincérité et d'humanité.
La jeune femme est plutôt volontaire et sait ce qu'elle veut, du moins concernant sa passion pour les requins. En amour, c'est tout à fait autre chose sans être, je vous rassure, du style "je t'aime, moi aussi ; non en fait je ne t'aime plus, moi si ; bon tu as gagné je t'aime, bah moi je suis passé à autre chose". Elle hésite, certes, ce qui est complètement normal. La trahison est toujours présente et le pardon n'a pas été accordé. Sans compter les sept années passées loin de son ancien amour...
J'ai beaucoup aimé le personnage de Perri, l'excentrique grand-mère et propriétaire de l'Hôtel des Muses. Elle est un peu fantasque, mais se donne corps et âme pour ses petits enfants, sachant cependant les réprimander lorsque c'est nécessaire. Elle forme un joli couple avec Marco (même si on le voit très peu).
La façon dont elle gère son hôtel autour du thème des livres (1 chambre = 1 auteur/e : citation et livres mis à disposition ; bibliothèque dans le hall, fêtes ayant pour thème la littérature...) est franchement géniale. J'aimerais bien aller dans un établissement de ce genre un jour...
Un petit mot rapide du sujet de Daniel... C'est un personnage qui, bien qu'apparemment animé de bonnes intentions, m'a plus énervé qu'autre chose. Je n'ai pas beaucoup perçu de remise en question chez lui, mais de l'égoïsme, ça oui. Je l'ai trouvé vachement gonflé même. J'aurais bien aimé, une fois ou deux, l'avoir en face de moi pour le gifler. A côté de ça, il est parfois arrivé à me toucher par sa gentillesse et par sa prévenance.
Pour en finir avec les personnages, j'ai été assez hermétique à celui de Robin, le frère jumeau de Maeve qui semble être son opposé, en un mot : faible.
Au contraire, j'ai adoré le personnage de Nicholas, charmant, magnétique et tout, et ai regretté qu'il ne soit pas plus présent dans le livre. #TeamNicholas
Dans ce roman, on oscille donc entre la passion de Maeve pour les requins, son amour pour sa famille, pour son passé également, mais mêlé de la douleur d'une relation passionnelle abruptement terminée et du deuil de ses parents. Il est aussi question de questionnement, de remise en question, de tâtonnement, de détermination, de livres, d'un hôtel, des profondeurs marines, de climat chaud et ensoleillé. le tout saupoudré d'un peu d'humour...
A ça vient s'ajouter le petit frisson de l'immonde trafic dont sont victimes les requins et pour lequel la jeune femme, bien entendu, ne peut rester à ne rien faire. Cette partie de l'histoire vient lui redonner un nouveau souffle et évite qu'elle ne s'enlise. Dommage qu'elle n'ait pas duré un peu plus longtemps...

Les descriptions des paysages sont présentes et vraiment agréables (bienvenue dans le Golfe du Mexique !), tout comme les informations sur les requins. On pourrait penser que l'auteure aurait étalé plein de termes scientifiques lourds couplés à des explications longues et ennuyeuses. Et bien pas du tout ! Tout est bien dosé et passe à merveille. Cela m'a même rendue un peu plus curieuse à l'intention des squales. ^^
Le seul point qui m'a ici posé souci c'est Hazel... Oh, je n'ai pas du tout détesté le personnage de cette petite fille de 6 ans venant de perdre sa mère, je vous rassure. Elle est attachante et ajoute une touche de fraîcheur. Mais j'ai retrouvé un en elle un problème malheureusement assez fréquent avec les enfants de cet âge : sa façon de parler, surtout, ne me parait pas adaptée à une enfant de 6 ans. Elle a été décrite comme très mature, ce qui en soit est un peu facile, mais... Heureusement qu'elle avait parfois des réactions adaptées sinon elle n'aurait pas vraiment été crédible...
En résumé, une lecture que j'ai vraiment adoré et je suis vraiment heureuse d'avoir osé sortir de ma zone de confort ! Ici, vous trouverez des sentiments forts et la question du pouvoir de l'acceptation et du pardon. Une belle évolution humaine qui montre que l'on peut toujours se reconstruire après un drame. Il faut juste du soutien et un but dans la vie. Enfin en théorie (là où tout se passe bien, vous savez !). Sans oublier le petit message écologique que contient ce roman (pollution, braconnage...)
Une lecture toute en chaleur, douceur, douleur, passion et amour. Pas trop guimauve ; je rassure ceux/celles qui, comme moi, ne sont pas trop à l'aise avec ce style.
Je vous conseille ce livre si vous voulez une lecture plus légère entre deux gros thrillers bien noirs où, tout simplement, pour vous détendre un peu (pendant les vacances (au bord de la mer !) ou non).
Lien : http://booksfeedmemore.eklab..
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Selvegem
  17 juin 2017
Maeve est une biologiste marine, dont la spécialité est d'étudier les requins, et qui a travaillé sur l'ensemble du globe pour préserver et étudier la faune marine. A l'occasion de son anniversaire, elle retourne au golfe du Mexique. Sa grand-mère a fondé il y a des années l'Hôtel des Muses, un endroit aussi excentrique et charmant qu'elle, et qui permet à Maeve de se reposer entre deux missions. La jeune femme espérait passer un moment serein, sans pression. Mais cela ne va pas se passer comme ça... Il y a d'abord les retrouvailles avec Daniel : l'homme qu'elle a failli épouser, et qui devenu le chef cuistot de l'hôtel. Il y a ensuite son frère qui va publier un roman s'inspirant de la vie amoureuse de sa soeur. Et pour finir, des braconniers s'en prennent aux requins citrons, l'espèce favorite de Maeve. Cela augure beaucoup de bouleversements !
Ann Kidd Taylor signe avec Hôtel des Muses son premier roman sorti en France, et je dois dire que je suis conquise. Déjà, rien que le résumé promet d'excellentes choses : relation familiale et amoureuse, le lien avec la nature et les animaux, des événements... Et le contenu apporte bien tout cela, et plus encore ! Même si les prémices de l'histoire paraissent simples, la façon dont Ann Kidd Taylor a traité son histoire est vraiment excellente. Elle part d'un postulat simple mais le maîtrise très bien du début à la fin. Dès le début, on est plongés (jeu de mot facile) dans l'intrigue, et on commence avec une sortie en mer. La description de cette première plongée est frappante, la descriptions des animaux et des fonds marins est de toute beauté. Mais ce n'est qu'un amuse-bouche pour bien nous préparer à la suite ! Cette ode à la nature est sans conteste une des choses que j'ai préférée de Hôtel des Muses : Ann Kidd Taylor nous entraîne dans une plaidoirie pour la protection de l'environnement. Les fonds marins, qui ne nous a pas encore livrés tout ses secrets, est de plus en plus en danger. Entre les chasses abusives, les machines et la pollution, ce n'est qu'une question de temps avant que tout ne soit détruit. Il est nécessaire de développer une conscience collective pour la protection de la planète, car la Terre ne va pas pouvoir continuer longtemps à ce rythme.
(Mon avis complet sur mon blog.)
Lien : http://chezlechatducheshire...
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Bislys
  30 mai 2017
Maeve est biologiste marine et étudie les requins citrons. Après avoir découvert l'infidélité de son fiancé, elle s'exile à l'autre bout du monde pour étudier ces animaux qui la fascine tant. Quelques années plus tard, elle retourne chez elle, à l'Hôtel des Muses, l'établissement familial. Là-bas, elle va découvrir que sa grand-mère a embauché un nouveau chef cuisinier, Daniel, son ancien amour. Partagé entre rancune et envie de lui pardonner, Maeve va devoir faire un choix. Et la rédaction par son frère d'un livre sur ces déboires sentimentaux va sans doute pouvoir l'aider.
Merci à Babélio et aux éditions Calmann Levy pour cet envoi, sans qui je serai totalement passé à côté de cette belle découverte. En plus d'une magnifique histoire humaine sur les difficultés du pardon, ce que j'ai le plus apprécié c'est la description des fonds marins. Superbe! L'auteur distille évidemment une morale écologique et a des arguments que je trouve bien fondés et percutants. Les descriptions sont sublimes. L'auteur ne nous renvoie pas forcément une image paradisiaque, mais plutôt une image qui colle à la réalité. Magnifique, enchanteur, je ne sais plus quels adjectifs utiliser pour qualifier cette lecture que j'ai adoré.
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LourseLit
  02 juin 2017
Je me suis plongée dans cette lecture avec beaucoup beaucoup de plaisir. Je me suis sentie dans un cocon. L'histoire commence en pleine plongée sous marine où l'on découvre Maeve, biologiste marine qui a développé une adoration des requins alors qu'elle n'était qu'une petite fille. Elle est en fin de mission et s'apprête à rentrer chez elle et à dire adieu à son collègue Nicholas après un petit rapprochement avec celui-ci, à la fin de son séjour.
De retour chez elle en Floride, on découvre le cadre où elle a vécu son enfance, le fameux Hotel des muses. Cet hôtel m'a beaucoup plu, il est comme un personnage du roman. Chaque chambre y est consacrée à un écrivain que la grand mère de Maeve, Perri, adore. Et celle-ci y organise tout au long de l'année des événements autour de la lecture. Il m'a fait rêver cet hôtel, les descriptions sont superbes, le cadre géographique idéal et puis… l'auteure qui évoque son amour des livres à travers ce lieu, c'est le petit détail du roman que j'ai beaucoup aimé.
Le retour de Maeve à l'hôtel est l'occasion pour l'auteure de nous confier petit à petit les grandes souffrances de son passé. J'ai beaucoup beaucoup aimé comment celles-ci sont amenées, tout en douceur. le récit est beau, l'écriture fluide, plaisante bref c'est très réussi. Maeve a perdu ses parents alors qu'elle n'était qu'une petite fille puis elle a été mordue à la jambe par un requin (d'où son adoration de cette espèce et oui drôle de réaction). C'est ce jour là qu'elle avait aussi embrassé pour la toute première fois Daniel qui devient par la suite son amour de jeunesse. A travers ces petits flash back de la vie passée de Maeve, l'auteure construit son personnage. Je me suis très vite attachée à la jeune femme, j'ai beaucoup aimé le personnage et les liens qu'elle développe avec son entourage.
Je ne veux pas trop en dévoiler sur le contenu du roman. Comme le décrit la quatrième de couverture, Maeve retrouve Daniel son amour de jeunesse avec qui les choses se sont mal finies. Il est alors papa d'une petite Hazel à laquelle Maeve va s'attacher très vite. Maeve n'en a pas encore fini dans sa tête de son histoire avec Daniel, tout est toujours resté sur un goût d'inachevé et viendra alors la question d'une seconde chance pour leur histoire… Mais dans le roman il y aussi Nicholas avec qui une histoire débutait…
On va donc suivre Maeve tout l'été avec ce questionnement amoureux. Et on est aussi plongés dans son travail de biologiste auprès des requins à travers une affaire de trafic d'ailerons. J'ai beaucoup fait un parallèle lors de ma lecture avec le murmure du vent qui évoque aussi une problématique de survie d'une espèce animalière mais autant j'avais trouvé le sujet trop pointu dans ce roman, autant, ici, ça amène de l'action juste comme il faut sans « gaver » des incultes comme moi.
Le développé de l'histoire d'amour de Maeve m'a, par moments, un petit peu agacée. Vous savez, j'avais envie de prendre Maeve par la main ou de lui chuchoter « mais non arrête ça, ça ne marchera jamais ». J'avais tellement envie que l'auteure développe les 2 histoires d'amour, qu'on puisse découvrir la naissance des sentiments chez Maeve dans les 2 couples. Mais bon, c'est pas un récit polygame donc bien sûr cela n'a pas eu lieu. Allez, j'en dis pas plus, il y a un vrai choix au final, il est mature et assumé mais… il a un goût de trop peu.
Lien : https://liseusehyperfertile...
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critiques presse (1)
LeJournaldeQuebec   21 août 2017
Hôtel des muses, le premier roman de la romancière américaine Ann Kidd Taylor, explore à la fois la biologie marine et la survie des espèces menacées, comme les raies et les requins, et les grands tumultes de la vie amoureuse.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   20 octobre 2017
En bon professeur de littérature et digne fils de sa mère, mon père avait aimé les livres plus encore que ne les aimait Perri – si tant est que cela fût possible – et avait même publié deux petits recueils de poésie. Il était l’antithèse de notre ingénieur de mère : là où lui avait perpétuellement le nez plongé dans des ouvrages de Keats, de Shelley ou de Byron, notre mère vivait dans les nuages et n’avait d’yeux que pour le ciel et l’espace.
Elle possédait sa licence de pilote privé depuis deux ans quand s’est produit l’accident. Pour son anniversaire, elle avait préparé une surprise à notre père : un week-end à Key West. Elle avait affrété un Piper 1980, renseigné un plan de vol et elle s’était entendue avec Perri, qui est venue nous chercher, Robin et moi, six ans, à Juniper, Floride. Leur avion s’était écrasé dans les Everglades avant même qu’on ne soit arrivés à l’hôtel ; avant qu’on ne fonce dans le hall pour grimper l’escalier quatre à quatre, en nous disputant déjà le lit à côté de la fenêtre ; avant qu’on n’enfile nos maillots pour courir à la plage et découvrir, tout étourdis d’excitation, ces centaines de conques batailleuses rejetées sur le sable pendant la nuit et qui nous arrachaient des glapissements quand le corps gluant de l’escargot s’aventurait timidement au creux de notre paume.
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rkhettaouirkhettaoui   20 octobre 2017
L’Hôtel des Muses, où j’avais grandi et où je vivais encore, se démarquait des autres établissements de Palermo. Là où la plupart déclinaient sans grande surprise une thématique nautique – paysages marins au-dessus des lits, gouvernails de bateau aux murs des restaurants, aquariums dans les halls –, celui de mon intello de grand-mère était entièrement dédié aux livres. Le hall accueillait des lectures et des causeries littéraires ; les clients pouvaient emprunter les ouvrages de la bibliothèque et faire leur choix sur le chariot qui circulait dans les étages en même temps que celui des femmes de chambre. Chacune des quatre-vingt-deux chambres se voulait un hommage à un écrivain dont Perri admirait l’œuvre – Charlotte Brontë, Jane Austen, Gwendolyn Brooks, Octavio Paz, Edna St. Vincent Millay, Henry David Thoreau… À en croire le Tampa Bay Times, l’Hôtel des Muses était le « véritable trésor enfoui du golfe du Mexique, un hôtel-bibliothèque fantasmagorique ».
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rkhettaouirkhettaoui   20 octobre 2017
Quand on me demande d’où me vient ma passion pour les requins, je réponds que l’un d’entre eux m’a attaquée quand j’avais douze ans. Si on s’en tient aux statistiques, j’avais plus à craindre des cocotiers qui foisonnaient aux abords de l’hôtel que des requins en vadrouille dans le golfe du Mexique. Sachant que les noix de coco dégringolaient comme des torpilles, il est plus qu’étrange que j’aie échappé à un traumatisme crânien pour être finalement mordue par un requin – une espèce vieille de quatre cents millions d’années, présente sur Terre avant les arbres, avant les dinosaures, avant les hommes.
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PlumedeChatPlumedeChat   03 juillet 2017
La vie, subitement, m'apparaissait si insaisissable, si brève, si semblable à un minuscule poisson de barrière de corail, tout vibrant de couleur, qu'il faudrait capturer entre ses mains, et, en même temps, tellement incommensurable et écrite d'avance - un requin baleine en train d'avancer vers moi.
Maintenant ou jamais.
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Elfine53Elfine53   25 octobre 2019
Nous ce qui nous donne la sensation d'être bien en vie mérite notre attention.
Nous nous sommes posés au bord de l'eau, les orteils au ras des festons d'écume que venaient broder les vagues.
Le requin bleu, le plus rare et le plus dangereux, j'avais réussi à capturer(photo) sa large pupille noire et sa formidable gueule comme fendue d'une ébauche de sourire. Je l'avais baptisée Mona Lisa
"Sueur, larmes ou eau de mer: l'eau salée soigne tous les maux "Karen Blixen

Expressions: voilà une mordue des requins
cela va me requinquer
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Video de Ann Kidd Taylor (1) Voir plusAjouter une vidéo
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