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ISBN : 2848052171
Éditeur : Sabine Wespieser (06/04/2017)

Note moyenne : 4.06/5 (sur 18 notes)
Résumé :


Surnommée la « Garbo des airs », Jean Batten était une aviatrice mondialement célèbre dans les années 1930

. Née en 1909, l’enfant de Rotorua – petite ville au nord de la Nouvelle-Zélande – battit plusieurs records, notamment entre l’Angleterre et l’Australie, qu’elle rejoignit en quatorze jours et vingt-deux heures dans son petit avion de tourisme, un Gipsy Moth.

Dans ce nouveau roman, Fiona Kidman se penche sur le dest... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Bookycooky
  02 mai 2017
Née en 1909, Jean Batten futur aviatrice, grandit à Rotorua, North Island , Nouvelle Zélande, parmi une forte communauté maorie. le titre du roman "fille de l'air" est le nom rituel qui lui est donné par ces derniers ("Hine-o-te-Rangi, Daughter of the Skies"). Un père dentiste volage entraîne la séparation des parents. Soutenue par une mère complice, passionnée d'histoires d'aviateurs, elle qui rêve aussi du ciel, aprés avoir hésité entre une carrière de pianiste ou de danseuse, se lance dans une aventure inouï pour l'époque dans son pays,.....la conquête des cieux par une femme - "Girls don't fly......Flying is men's business", "les filles ne volent pas.....c'est une affaire d'hommes", paroles de son père -".Un chemin long, semé d'embûches qu'elle n'aurait jamais pu entamer sans l'ambition, le courage et le culot incroyable de Nellie, sa mère.....
Être jeune, jolie, intelligente et ambitieuse dans un monde d'homme, dur, dur....Kidman le relate discrètement,avec finesse à travers les paroles condescendantes, possessives, abusives des hommes face à cette fille émancipée, hors des normes sociales de l'époque. On peut critiquer ses comportements égoïstes, pas toujours éthiques envers les hommes, ayant comme unique but de réaliser ses ambitions, mais je n'en suis restée qu'admirative, elle a fait ce qu'elle a pu dans un monde de crocodiles.......et je crois que Kidman pense de même, si j'ai bien entrevu entre les lignes.
Angleterre, Australie, Nouvelle Zélande.....sur les traces de Jean, la solitaire, "Garbo of the skies".
Un périple intéressant , un parcours de combattante, de résistante aux nombreux revers de fortune, une épopée inoubliable jusqu'à la gloire, où elle battra plusieurs records de temps, même ceux des hommes.....
Une aventure des plus extraordinaires, quand on pense aux avions de l'époque, qu'aujourd'hui on qualifierait d'avions de fortune, presque des jouets, sans radio, sans signal lumineux de détresse.....confinés techniquement au stricte minimum.
Des scènes incroyables comme celle de son avion en panne en plein désert au Baluchistan , que les hommes d'une tribu proche couvre de peau de chameau afin de le protéger d'une tempête de sable, pendant son absence.
Mais c'était une autre époque et Jean possédait une volonté de fer et un incroyable instinct d'orientation.
Une prose simple et fluide qui donne l'occasion d'apprendre quelques nouveaux mots sympathiques "d'anglais australien", Pommie,un anglais / Sheila ,fille, femme .....du moins pour moi. Lu d'une traite, j'ai adoré ce passionnant portrait d'une femme forte et indépendante et pourtant si fragile, d'autant plus que l'aviation est un sujet qui me tient à coeur .
"Never look back never look back"
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traversay
  21 avril 2017
Quand elle est morte, un jour de novembre 1982, Jean Batten n'était plus depuis longtemps une héroïne de l'actualité. Depuis plus de 40 ans, elle n'exerçait d'ailleurs plus l'activité qui en avait fait l'une des stars des années 30 et, sans nul doute, la néo-zélandaise la plus connue et chérie de l'histoire, au temps de sa gloire. Mais, solitaire depuis des années, oubliée et anonyme, elle a fini dans une fosse commune de Palma de Majorque. Fin d'une vie qui s'est quasiment arrêtée avant l'âge de 30 ans, du jour où elle cessa de voler, pour des raisons plus ou moins obscures (et politiques en 1939). Jean Batten, telle que la ressuscité aujourd'hui sa compatriote Fiona Kidman, a été l'une des plus grandes pilotes des années 30, qui battait des records à tour de bras, entre les Iles britanniques et l'Australie ou l'Amérique du Sud et réunissait des foules énormes qui la vénéraient, et pas seulement en Nouvelle-Zélande. Son identité farouche, son refus des compromissions et sa fière indépendance lui avaient valu le surnom de "Garbo des cieux." Une appellation plutôt prémonitoire puisqu'elle termina son existence de la même façon, en recluse. Sa vie a été incroyablement romanesque et Fiona Kidman s'en empare en réussissant à adopter une juste distance. L'auteure est bien entendu du côté de son héroïne, avec une certaine bienveillance, mais elle n'a pas écrit une hagiographie pour autant. Non, elle enregistre tous ses doutes, ne manque pas d'évoquer son tempérament parfois glacial et l'utilisation de sa séduction naturelle pour obtenir des hommes ce qu'elle souhaitait : non pas un mariage mais des subsides pour financer ses vols, une entreprise très difficile dans le monde de l'aviation, peu ouvert aux femmes. Fille de l'air s'élève, c'est le cas de le dire, bien au-dessus des stéréotypes de la biographie historique, s'attardant sur l'enfance et l'adolescence de la native de Rotorua, laquelle aurait pu faire une très bonne concertiste, voire une excellente danseuse, si elle n'avait pas eu cette fascination pour la navigation aérienne. Et la romancière décrit avec brio la relation fusionnelle unit Jean et sa mère alors que le noyau familial se dissout très vite, entre un père volage et deux frères insaisissables. Avec un style limpide, un don inné pour les dialogues, un talent extraordinaire pour décrire les états d'âme de son personnage principal et un sens de l'humour percutant, Fiona Kidman rend hommage à une figure de légende dans un livre formidablement palpitant et documenté où les traversées aériennes, pour ne prendre que cet exemple, sont racontées avec une fluidité et une précision éclatantes. L'un des romans les plus brillants parus en France depuis de le début de l'année, sans l'ombre d'un doute.
Lien : http://cin-phile-m-----tait-..
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SeriallectriceSV
  19 octobre 2018
Un bien joli portrait, servi par une bien jolie plume, d'une aventurière passionnée, intrépide, audacieuse, enjouée et libre : Jane Batten.
Le récit vibrant d'une vie hors du commun.
Le portrait également d'une époque et les débuts de l'aviation dans les années trente. Extrêmement bien documenté.
Un régal. Absolument passionnant.
Pour les amateurs d'aviation, mais pas que !
Une lecture qui m'a donné envie d'écouter Chopin, de marcher dans le sable chaud, de revoir la mer, de m'évader, de partir à l'aventure, de relire Georges Sand et Fleming, de faire un petit crochet par Majorque [...] Majorque...les souvenirs reviendraient, l'arôme de la fleur d'oranger s'élevant à leur rencontre de la vallée sur les chemins montagneux, le froissement des feuilles dans les oliveraies, les couches sombres de bleu dans l'océan au-delà des plages blanches, la musique de Chopin. [...] Cette nuit-là, une lune rouge sang répandait sa lumière énigmatique sur la mer.
Un vent de liberté souffle sur les pages de la « Fille de l'air » pour notre plus grand bonheur.
Lien : https://seriallectrice.blogs..
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claudeparis
  07 juin 2018
Jean Batten, d'origine néo-zélandaise, fut l'une des aviatrices les plus célèbres au monde au cours des années 1930, collectionnant les records de vol, hommes/femmes confondus. Mondialement adulée à l'époque, elle est, de nos jours, complètement oubliée. Comme pratiquement toutes les jeunes femmes qui tentèrent l'aventure de l'aviation au début de XXe siècle. Hormis Maryse Bastié et Hélène Boucher, qui se souvient d'Adrienne Bolland, la première femme à avoir traversé la Cordillère des Andes ; Elise Deroche qui décrocha la première le brevet de pilote accordé à une femme (1910 ?) ; ou encore Katharine Wright, Therese Peltier, la première femme à avoir piloté un avion ; et bien d'autres.
Ce livre est à la fois passionnant et émouvant quand on pense au courage qui leur fallut.
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MuseaUranie
  01 mars 2018
Edité chez Sabine Wespieser, Fille de l'air raconte le destin incroyable de cette frêle jeune femme, Jean Batten, surnommé la Garbo des Airs en référence à son avion. Les romans biographiques évoluant entre la fin XIXe et la première moitié du XXe sont devenue au fil du temps, ma petite madeleine de Proust que j'aime déguster tranquillement.
Par une écriture proche du conte, Fiona Kidman donne à cette femme beaucoup de forces, de courage et surtout de témérité. Car il en faut pour braver le climat et surtout le monde de l'aviation qui s'ouvre à (grande) peine aux femmes. Entre ceux qui ne la prennent pas au sérieux et les derniers qui ne pensent qu'à la marier, autant dire que Jean Batten a dû prouver plus d'une fois qu'elle était à la hauteur (et tous les écraser). Cette dernière aura toujours mis sa passion avant sa vie personnelle. Au-delà de la dimension féministe et du message "battez-vous et croyez en vos rêves", la Fille de l'air est aussi une invitation au voyage.
A travers les paysages de l'orient, entre les pyramides et les expatriés anglais mais aussi par la terre vu du ciel, c'est une véritable ode au voyage. Sur presque 500 pages, j'ai vu le monde entier sans quitter mon lit / canapé et c'est plutôt grisant.
Un livre coup de coeur qui m'aura fait découvrir un destin exceptionnel et inspirant. Où les avions côtoie les cieux dans une époque grouillante d'exploits et de pionniers. Un livre à lire pour cette superbe sensation de voyage et pour la dimension féministe.
Lien : https://wp.me/p8ww3Y-ZV
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
BookycookyBookycooky   01 mai 2017
"Even though human life may be the most precious thing on earth, we always behave as if there were something of higher value than human life”,’ Charlie quoted. ‘That’s from the book."
"Do you believe that?" she asked.
"I suppose I must."
( "Bien que la vie humaine soit la chose la plus précieuse au monde, on se comporte toujours comme s'il y avait quelque chose de plus précieuse que la vie humaine " dit Charlie."C'est une citation du livre".
"Tu y crois ?"demanda-t-elle.
" Je suppose que je dois .")

P.s.le livre mentionné est " Vol de nuit" de St Exupery.
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SeriallectriceSVSeriallectriceSV   19 octobre 2018
... Comment supportent-ils cela, les gens qui vous aiment, quand vous disparaissez au-dessus d'océans vastes comme l'Atlantique ?
- Je crois que ma mère s'inquiète peu.
- Votre mère s'inquiète ? Ma chère enfant vous avez un don pour la litote. Ça doit être terrifiant pour elle.
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michelekastnermichelekastner   20 décembre 2017
A sa propre surprise, elle ne redoutait pas la mort, et elle se demanda si Bert Hinckler avait connu la peur, s'il savait ce qui l'attendait, s'il avait eu envie de faire demi-tour. Elle se considérait comme vivant sur les fanges de la société, mais ici, en vol au-dessus de l'austère contrée grecque, elle eut le sentiment d'atteindre le centre profond de son être, un lieu solitaire mais qui au moins était libre de toute crainte. C'était cela, peut-être, qui la garderait en sécurité. Avoir peur au cours d'une crise était une chose, mais jamais la peur de la mort ne la trahirait. Il lui vint à l'esprit que c'était la perte qu'elle craignait plus que tout, mais perte de quoi, cela restait un sentiment amorphe, qu'elle ne comprenanit que vaguement.
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SeriallectriceSVSeriallectriceSV   19 octobre 2018
Tout ce qui avait pu se produire dans sa vie jusqu'ici devenait insignifiant. La sensation de vitesse et de puissance l'enivrait. Tout ce qui lui avait paru si terne et laid cessa d'exister. Elle cria tout haut son exultation de voler, le visage illuminé de plaisir. L'avion piqua vers les montagnes, les eucalyptus bleus inondés de lumière coruscante argentée, et elle entrevit le sol du monde à travers leurs branches feuillues avant que l'appareil ne vire et ne s'élève à nouveau dans l'air comme sil chevauchait la crête d'un nuage. « C'est ça, cria Jean au-dessus du vrombissement. C'est ça qu'il faut que je fasse. »
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SeriallectriceSVSeriallectriceSV   19 octobre 2018
- J'étais danseuse.
- Vraiment ? Cela explique beaucoup de choses. Votre grâce, votre maintien quand vous entrez dans une pièce. Vous êtes une dame de petit format, si j'ose m'exprimer ainsi, mais votre présence est immédiate, très forte. Vous êtes le genre de personne qui inspire du rêve aux autres.
- Comme vous, monsieur.
(conversation avec Louis Blériot)
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Fiona Kidman - Gare au feu .Fiona Kidman vous présente son ouvrage "Gare au feu" aux éditions Sabine Wespieser.http://www.mollat.com/livres/fiona-kidman-gare-feu-9782848051130.htmlNotes de Musique : Nouvelle Vague - Chansons et musiques de films - 22 le Feu follet - troisie?me gnossienne
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