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Stéphane Camille (Traducteur)
EAN : 9782757805688
441 pages
Éditeur : Points (17/01/2008)
3.41/5   23 notes
Résumé :
L'exquise Betty, quatorze ans à peine, est de retour à Sydney après des mois de captivité chez les Maori. Bientôt, la société australienne bien-pensante du XIXe siècle est secouée par la rumeur : à quoi Betty doit-elle sa survie ? Aurait-elle mis en cause l'honneur de son mari ? La réponse tient en une bouleversante confession à plusieurs voix, inspirée de faits réels.

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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
christinebeausson
  06 décembre 2013
Il était prévue une découverte littéraire de la nouvelle Zélande... Et puis rescapée ....
Immersion en Australie du 25 janvier 1788 jusqu'en février 1836, avec de nombreuses escales au pays des maoris, départ pour le bout du monde, départ pour un autre univers !
Peut on imaginer Sydney comme "une étroite barre rocheuse le long de la rive occidentale d'un petit torrent qui se perdait dans des marécages au bout d'une anse." ?
Port Jackson (Sydney) n'était qu'un camp pénitentiaire.
Peut on imaginer le détroit de Cook comme le lieu privilégié de la chasse à la baleine, de la pêche au phoque et les plages le long de ses rives, comme des stations baleinières où avaient lieu la transformation des petites bébêtes !
Ce livre est une fiction inspirée de faits réels : Jacky, Betsy (première femme européenne à s'installer dans l'île du Sud), John (premier enfant européen né dans l'île du Sud), Louisa (premier enfant de sexe féminin née dans l'île du Sud).
Ce livre n'est pas une étude de la civilisation aborigène ou maorie selon les pays, même si certains aspects de leurs vies sont dévoilés.
C'est surtout une étude de la colonisation de ces deux pays, étude passionnante qui nous donne envie d'en savoir un peu plus sur l'histoire de ce continent, et nous révèlent une fois de plus les horreurs commises au nom de ?
Je dirais les conneries habituelles : la religion, l'establishment, le respect des convenances, l'argent, le pouvoir.....
Tout un programme.
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sibulle
  17 mai 2011
Dans le Sydney des convicts, le gouvernement britannique est installé, les bagnards gagnent leur liberté et Betty, fille de l'un deux, connaît un destin hors du commun pour une très jeune fille... En épousant John, elle adopte la vie des chasseurs de baleines, et assiste à la colonisation de la Nouvelle Zélande. Kidnappée par un clan Maori, elle est libérée par l'armée britannique et revient à Sydney où l'attendent de nombreuses rumeurs sur les conditions de sa détention. Au-delà d'un destin de femme poignant, ce roman plonge le lecteur dans cette ambiance qui fut celle de l'installation des Européens dans le Pacifique, de leurs conquêtes sur les peuples indigènes : l'écriture de l'auteur nous emporte avec grâce dans cette époque importante de l'histoire du Pacifique.
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cathfd
  13 novembre 2021
Fiona Kidman s'est inspirée d'un fait réel pour ce roman passionnant qui dresse le portrait d'une toute jeune femme, raconte son émancipation dans une société figée dans ses a priori, sa bien pensance et son racisme.
L'histoire débute en Australie, à Sydney, colonie anglaise, terre d'exil pour les convicts, des hommes et des femmes envoyés là parfois pour le simple vol d'un pain ou d'une couverture. John Guard est un de ces anciens convicts. Son sens des affaires et de la navigation lui permettent de se tailler une place de choix chez les baleiniers. Au début du 19ème siècle, la chasse à la baleine est la grande affaire de cette région. Il remarque très tôt une toute jeune fille Élisabeth, âgée d'à peine 14 ans. Il pourvoira à son instruction en la faisant aller à l'école avant d'en faire sa compagne. Il fait des affaires avec les Maoris en Nouvelle-Zélande et amoureux de la beauté de cette terre, il y construira une maison où il emmènera femme et enfants. Les relations avec les Maoris s'étant envenimées, à la suite d'un naufrage, Élisabeth et ses enfants sont capturés par les Maoris. Une expédition de l'armée anglaise réussit à les récupérer plusieurs mois après. C'est avec le retour d'Élisabeth que les rumeurs vont bon train et que la "bonne société" australienne se répand en commérages, vibrante d'excitation et de réprobation à l'idée de ce qui a pu se passer entre les "sauvages" et la jeune femme ...
L'histoire est racontée à travers le journal de bord de John, le récit d'Élisabeth et la voix de son ancienne institutrice qui a recueilli le récit détaillé de ce qu'elle a vécu .
Véritable roman d'aventures foisonnant et détaillé, Rescapée est intéressant pour la description de cette société européenne colonisatrice qui méprise les indigènes tout autant qu'elle pille les ressources naturelles, bousculant les traditions sans vergogne et figée dans un quant-à-soi ridicule et hypocrite. En dépit de quelques petites longueurs, c'est une très belle découverte !
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michelekastner
  24 août 2013
Sydney dans les années 1830. Les convicts, criminels anglais, prisonniers déportés en Australie parfois pour un simple vol, cohabitent avec les colons libres et ont créé la ville qui n'était au départ qu'une lande de terre sablonneuse et inculte, fin 19e. Les anciens convicts libérés sont toujours considérés par les colons comme une basse classe dont il faut se méfier, aussi est-il très difficile pour eux de s'émanciper et de trouver un travail honorable. John Guard se révèle un bon marin et un habile négociateur, il parvient à se faire une notoriété dans le commerce avec les Maori et fait ainsi de fréquents trajets jusqu'en Nouvelle-Zélande et y construit plusieurs maisons régulièrement incendiées. Les tribus Maori sont divisées par un interminable conflit et John va être pris à parti dans la querelle en raison de ses liens avec un chef, Te Rauparaha. Sa femme et ses enfants sont capturés, échappent à la mort et seront libérés avec l'aide du gouvernement anglais. Betty, la jeune épouse de John est rapidement soupçonnée d'avoir pactisé avec la tribu qui la retint captive. Plusieurs voix alternent et racontent les prémisses, le déroulement des événements dramatiques et ses conséquences. Inspiré de faits réels, le roman décrit ces contrées sauvages d'une grande beauté, les chasses à la baleine, les coutumes et moeurs des tribus cannibales, le sort misérable des convicts méprisés par les colons anglais.
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MaCaWorld
  03 janvier 2016
J'ai eu un peu de mal à entrer dedans, et quand je le lâchais j'avais aussi du mal à le reprendre, de par sa complexité et sa noirceur. C'est un très bon roman qui aborde un pan historique que je ne connaissais pas , mettant en scène des personnages violents, forts, travailleurs, authentiques. La protagoniste, Elizabeth, fait preuve d'une lucidité sur sa situation de femme à cette époque qui laisse un sévère goût d'injustice, sentiment renforcé par les événements terribles qui vont lui arriver (la rescapée, c'est elle). Son mari, John, homme qui s'est construit à la force de ses mains et de son sens des affaires ne cache pas sa part d'ombre et de violence qui l'habite, l'auteure soulignant cette personnalité par le style qu'elle emploie quand elle le fait parler (certains chapitres sont écrits comme si c'était son journal intime).
Au final un roman assez dense qui ne laisse pas indifférent et abordant un sujet peu exploité.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
michelekastnermichelekastner   22 août 2013
La partie la plus facile est de tuer la baleine, la plus difficile est de la hisser à terre. L'eau de la baie a quatorze à vingt brasses de fond. Si la baleine nous échappe, elle tombe en profondeur. Toute une histoire pour que nos bateaux la ramènent à la surface. Quand même, on en attrape beaucoup. On arrive à se faire dix tonnes, peut-être treize tonnes f'huile et trois cents kilos d'os d'un coup. Les femmelles sont les meilleures. Elles donnent plus d'huile que les mâles. C'est dommage pour les petits. On attache les petits d'abord afin d'attirer la mère. La mère suivra toujours son petit. Plus jeunes on attrape les petits, mieux c'est parce que la mère perd du poids vers la fin de la saison à force de nourir son baleineau. Ce sont de grosses bêtes.
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michelekastnermichelekastner   22 août 2013
Je commençai à voir que les Maori avaient des raisons de se plaindre. Nous tuions beaucoup de baleines. Or les baleines sont rangatira, maîtresses des mers. Elles sont considérées comme des richesses, à condition qu'elles s'échouent volontairement sur les berges de l'océan. Il est vrai que certains Maori sont venus tuer des baleines avant nous ; ils convoitaient nos babioles et nos trésors. Le premier Maori que mon mari rencontra, c'était à bord d'un navire baleinier. A cette époque ils ne récoltaient que la puanteur des animaux morts, les feux et les fumées telles des visions de l'enfer sur terre.
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Vidéo de Fiona Kidman
La romancière néo zélandaise Fiona Kidman s'est inspirée d'une histoire vraie pour ce livre. Elle raconte la destinée tragique d'un jeune Irlandais, victime à la fois de la solitude et d'un gouvernement qui utilise la peine de mort pour se débarrasser des immigrés. Un livre bouleversant
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