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EAN : 9782226318206
400 pages
Éditeur : Albin Michel (28/12/2016)

Note moyenne : 3.55/5 (sur 73 notes)
Résumé :
Niché au fin fond de l’Idaho, au cœur d’une nature sauvage, le refuge de Bill Reed recueille les animaux blessés. Ce dernier y vit parmi les rapaces, les loups, les pumas et même un ours. Connu en ville comme le « sauveur » des bêtes, Bill est un homme à l’existence paisible, qui va bientôt épouser une vétérinaire de la région. Mais le retour inattendu d’un ami d’enfance fraîchement sorti de prison pourrait ternir sa réputation. Rick est en effet le seul à connaître... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (26) Voir plus Ajouter une critique
florencem
  14 janvier 2017
J'ai longtemps hésité à mettre une note de deux ou trois sur cinq. Un choix difficile en soi car d'une part, j'ai eu l'impression de passer à côté du livre vu les critiques très positives de la presse et des lecteurs américains, sans compter le fait qu'une majorité du livre est pour moi une petite merveille. Mais le problème étant que c'est l'oeuvre dans sa globalité que je "juge".
Il faut bien attendre une centaine de pages avant que quelque chose ne se produise. Un temps long, très long. J'ai eu du mal à savoir où nous allions, ce qu'il se passait, quelle était la relation entre les passages de 1996 et ceux de 1984... Et puis enfin, l'explication arrive. Je n'avais pas lu le résumé et je pense que c'est une bonne chose car en le lisant maintenant de un, il nous en apprend beaucoup trop, et de deux, certains éléments ne sont tellement vrais. Bref, arrivée au quart du roman j'ai commencé à m'intéresser un peu plus à l'histoire.
Mais voilà, autant les passages de l'enfance de Bill, sa rencontre avec Rick, le déclic qu'il a eu face aux animaux, sa situation familiale, le milieu où il a grandi sont intéressants, autant les passages de 1984... Je les ai trouvé pénibles. Pour être franche, j'ai même fini par les lire en diagonales. Ils n'apportent pas vraiment grand chose pour moi. On comprend très vite, sans eux, que Bill a eu une jeunesse violente et avec pas mal de coups durs. Sa relation avec Rick est suffisamment détaillée et explicite au moment de leur enfance. Les personnalités sont bien définies et il n'y a eu aucune surprise de les voir plus tard. Rick est instable, trop dans l'émotion, ne réfléchit pas, est prompt à la violence. Bill est plus effacé, plus contemplatif, plus calme. Il se laisse prendre au jeu et aux situations. Il subit beaucoup.
Là où j'ai vraiment aimé le roman est la partie de 1996. Bill s'occupe d'un refuge pour les animaux, des créatures sauvages estropiées avec qui il a une relation toute particulière. Ce rapport à la nature est superbe. La vie du refuge, les changements que Bill a effectué dans sa vie, ses relations avec les autres habitants de sa nouvelle vie... Une très jolie rédemption. Je me suis attachée à Bill, à celui de 1996 comme à l'enfant, mais pas aux autres moments.
Et puis tout bascule. Une angoisse qui apparaît sournoise. On voit le monde de Bill s'effriter, on a peur pour lui et pour tout ce qu'il a construit. Rick n'en est encore une fois que plus exaspérant, insupportable, égoïste. Rien n'est de sa faute. Je ne dis pas que Bill est blanc comme neige mais Rick a lui aussi ses responsabilités.
La fin se profile, une fin que je n'ai pas aimée. Un acte de Rick que je trouve impardonnable et lâche. Un acte de Bill qui lui aussi est assez horrible mais compréhensible. de là, s'en suit une décision que je peux comprendre mais qui ne me satisfait pas. Une fin ouverte, une non-conclusion... Dommage.
Christian Kiefer a une écriture enchanteresse, une vision de la nature que je comprends et qui me plait énormément. J'ai aimé la moitié du livre et pas l'autre. Je m'attendais un peu plus à un thriller, mais c'est surtout une fresque, une rédemption, un destin malmené.
Une note aussi concernant la mise en page. Les dialogues ne sont pas "annoncés". J'entends par là qu'il n'y a ni guillemets, ni tirets... Une lecture difficile car le héros se parle de temps à autre à lui-même et on a du mal à appréhender les dialogues dans le récit. Un choix peu judicieux.
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Commenter  J’apprécie          312
nath45
  18 septembre 2018
Une belle lecture qui vous transporte dans l'Idaho, dépaysement assuré en plus, la rencontre avec Bill Reed, un soigneur qui accueille des animaux sauvages qui ne peuvent plus vivre dans leur milieu naturel, amoureux de sa vétérinaire Grace qui vit seule avec son fils.
C'est beau, oui mais un appel téléphonique va perturber la vie paisible de Bill, Rick un ami d'enfance ressurgit après sa sortie de prison.
Le récit alterne entre deux époques, les années 1996 et 1984, entre la jeunesse et l'adolescence de ces deux personnages.
J'ai mis un peu de temps pour me plonger dans ce roman, mais une fois la mise en place de l'intrigue j'ai été prise par l'histoire, l'envie de savoir, de comprendre d'où venait cette amitié et pourquoi tant de haine. L'auteur sous sa plume sait aussi bien décrire la beauté de la nature que les relations humaines.
Une belle découverte littéraire.
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belette2911
  30 septembre 2020
Pour moi, The Animals sera toujours le groupe qui chantait "The House Of The Rising Sun" et non le titre en V.O de ce roman à côté duquel je suis passée.
Si j'avais eu plus de temps, j'aurais pris un bic et ajouté, devant les dialogues, les tirets cadratins qui s'étaient tirés en vacances avec leurs potes les guillemets.
Certains auteurs écrivent de la sorte, j'ai déjà eu la blague avec des auteurs sud-américain, mais je déteste cette manière de présenter des dialogues car on a du mal à suivre et à se situer.
Une fois de plus, le résumé est trop bavard. Il vaut mieux ne pas le lire avant de commencer. Hélas, vu qu'au bout de quelques pages je ne savais toujours pas où le récit allait m'entraîner, je suis allée le lire. Trop bavards et pas toujours justes à 100%, ces maudits résumés.
Anybref, je m'attendais à passer un super moment de lecture, vu le résumé, vu les chroniques positives des copinautes de blogs ou sur Babelio et, finalement, « bardaf, c'est l'embardée » (© Manu Thoreau).
De ce roman, j'avais apprécié les passages qui parlaient du passé des deux protagonistes, leur enfance, leur rencontre, leurs conneries, mais eux aussi sont devenus trop longs, trop confus, trop lourds.
Heureusement qu'il y avait le récit de la relation de Bill avec les animaux de son refuge.
Si le personnage de Bill est agréable à suivre, que l'on voit qu'il a fait sa rédemption et qu'il est sur le bon chemin, celui de Rick, au contraire, est exécrable au possible car il rend tout le monde responsable de ses problèmes. Il n'est pas le seul coupable, Bill a aussi des choses à se reprocher, mais au moins, il les assume.
L'écriture de l'auteur était descriptive au possible, on ressentait bien toute la force et la beauté de la Nature sauvage, celle des animaux, mais j'ai survolé tout ça de très haut et ne me suis posée que très rarement sur une branche pour savourer ce roman duquel j'attendais beaucoup.
Tant pis pour moi… Il m'en reste heureusement plein d'autres à lire (le chiffre est indécent).

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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Nadouch
  09 janvier 2018
Dans ce roman alternent deux époques : les années 80 et l'amitié de Rick et de Nat, qui font les 400 coups (et bien pire...) ensemble, et les années 90, où Rick sort de prison (pourquoi ?) et vient demander des comptes à Bill, qui s'occupe d'un refuge pour animaux sauvages dans l'Idaho. Quel est le lien entre ces trois hommes ?
Même si le suspense n'est pas insoutenable, ce roman ce lit avec une vraie délectation. J'ai adoré les thèmes abordés, et surtout la façon de les aborder : amitié, rédemption, trahison. Les caractères sont crédibles, les descriptions justes, l'écriture efficace. On devine également un plaidoyer discret mais sincère en faveur de la cause animale, toile de fond non négligeable.
Un roman que j'ai parfaitement imaginer voir en film, quelque chose de noir et humain à la fois, une très belle découverte !
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LeaTouchBook
  17 janvier 2017
La collection Terres d'Amérique nous offre une pépite de la littérature américaine, Les Animaux est un des meilleurs romans de la rentrée d'hiver 2017 !
Deux histoires et un même fil conducteur, deux personnalités et un seul être. Les animaux raconte l'histoire de Bill Reed anciennement appelé Nat, alternant le passé et le présent l'auteur nous fait découvrir un personnage complexe et très charismatique. D'un côté il y a Nat, un petit délinquant sans envergure, un joueur de Casino minable, un ami peu fiable; de l'autre il y a Bill Reed, un homme responsable, gardien d'un refuge pour animaux sauvages, être fidèle et amoureux à une belle vétérinaire.
C'est ainsi que je suis tombée sous le charme de Bill Reed, de sa tendresse, de sa volonté de bien faire, de son combat pour la cause animale et que j'ai détesté Nat pour sa lâcheté et son manque de caractère. J'ai trouvé que Christian Kiefer retranscrivait à merveille cette évolution, cette quête de rédemption et met en lumière la controverse de la seconde chance : peut-on devenir meilleur, peut-on changer ?
Au-delà de cette question de rédemption, la question écologique/animale est aussi très présente et ce notamment au travers d'une problématique : vaut-il mieux garder des animaux sauvages en cage pour les maintenir en vie ou les libérer malgré leur handicap au risque qu'ils meurent dans les semaines à venir ? Bill Reed se pose cette question car elle définit, détermine si son combat est ou non justifié, si sa rédemption est ou non acquise.
Cela est sans compter le retour de son passé avec Rick, son ancien ami. Ce dernier va ainsi bousculer le quotidien du héros, chercher vengeance mais pourquoi ? C'est ainsi que le lecteur va découvrir progressivement pourquoi cette haine entre ces deux êtres qui étaient pourtant liés par des épreuves terribles. Tout cela traité de façon magistrale et une traduction sublime de Marina Boraso : entre descriptions magnifiques et dialogues puissants, la traductrice a rendu un très bel hommage à la plume de l'auteur.
En définitive, un coup de coeur indéniable et un incontournable de 2017 !
Lien : http://leatouchbook.blogspot..
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
florencemflorencem   17 janvier 2017
Au cours de cet hiver, tu apprends que chaque personne se fabrique un monde à sa manière. Quelquefois, les détails de ces vies s'expriment sous la forme de modestes cadres éraflés, posés sur un comptoir ou accrochés au mur par un clou tordu.
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RebkaRebka   15 mars 2017
Tu ne le sais pas encore, mais viendra un moment, un temps relativement proche, où la personne que tu as été te fera l'effet d'un parfait étranger, d'un double irréel exilé au fond de ta mémoire.
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isabrootisabroot   20 août 2017
Et toi, créature isolée, inutilement compliquée, habitant d'un univers totalement étranger (...). Ce que tu perçois, toi, ce sont des menaces, des désastres, et des horreurs que ces créatures ne pourraient même pas imaginer, le cercle du temps déformé, écrasé, devenu un ruban mince et coupant, rectiligne et uni, dont le fil acéré ne cesse d'éventrer la bulle fragile où tous les animaux courent, chassent et paissent.
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Corboland78Corboland78   20 juillet 2017
La visite du shérif l’avait troublé. Il avait attendu son départ avec beaucoup d’impatience, car une partie de lui persistait à croire que son passé allait le rattraper, l’engloutir comme un fleuve en crue, et que le policier lui révèlerait enfin la véritable raison de sa venue. Peut-être qu’il était à l’abri, maintenant. Que son passé était derrière lui pour de bon et qu’il avait eu tort de s’inquiéter autant, peut-être que le monde de la forêt était clos sur lui-même, coupé de tout ce qu’il avait connu, de tout ce qu’il avait fait.
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Maya26Maya26   16 juillet 2017
Tu te redresses, étreignant le corps du rapace. Bill maintient le blouson en place, mais tu vois toujours les serres pointues, effrayantes , et en même temps d'une beauté si parfaite qu'elle te coupe le souffle. Quand tu le déposes sur le hayon, elles raclent le métal en claquant comme les lames d'un couteau.
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Vidéo de Christian Kiefer
Author Christian Keifer discusses The Animals at Book Passage
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