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EAN : 9782809439854
480 pages
Éditeur : Panini France (11/06/2014)
3.32/5   11 notes
Résumé :
India Morgan Phelps est schizophrène. Elle a de qui tenir, puisque sa mère et sa grand-mère souffraient toutes les deux de troubles mentaux et ont mis fin à leurs jours. Les médicaments l'aident à garder un semblant de contrôle et pour tenter de comprendre les événements qui ont bouleversés sa vie, elle entreprend de rédiger un récit autobiographique, qui va curieusement prendre la forme d'une histoire de fantômes. C'est le meilleur moyen qu'elle a trouvé pour faire... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
BlackWolf
  21 novembre 2014
En Résumé : J'ai passé un très bon moment de lecture avec ce roman qui nous propose de plonger dans l'esprit d'India Morgan Phelps qui est schizophrène et qui se met a voir des fantômes. Un journal finalement assez déroutant, mais d'une certaine façon fascinant, bien porté par un travail stylistique captivant, réussi et troublant, ainsi qu'une plume vraiment efficace. L'aspect fantastique s'amuse avec le lecteur, oscillant entre réalité, mensonge et rêve pour mieux surprendre au fil des pages et apporter une ambiance légèrement angoissante. Je me suis retrouvé rapidement happé par ce récit, même si je me doute bien qu'il ne plaira pas à tout le monde, justement par cet aspect où l'héroïne part dans tous les sens, offre des informations parcellaires ou encore sombre dans certaines fascinations et certains troubles. Ce n'est clairement pas un roman linéaire, il faut se laisser porter et emporter par la psyché de Imp même si, j'avoue, parfois je m'y suis quand même perdue. Un récit sur la maladie, la différence qui ne tombe pas dans la caricature, traitant de façon efficace cette différence et le tout avec des personnages poignants et attachants. La conclusion ouverte peut dérouter certains, mais je l'ai trouvé réussie. Je lirai avec plaisirs d'autres livres de l'auteur.

Retrouvez ma chronique complète sur mon blog.
Lien : http://www.blog-o-livre.com/..
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Natacha851
  25 octobre 2014
Imp est schizophrène comme sa mère et sa grand-mère avant elle.
Elle ne peut donc pas faire confiance à sa perception du monde.
Alors quand elle écrit : "Je vais écrire une histoire de fantômes. Une histoire de fantômes avec une sirène et un loup." nous sommes tenté de croire que tout ceci se passe dans sa tête. Pourtant...
Imp décide d'écrire une sorte d'autobiographie qui tire vers le journal intime.
Le journal intime d'une schizophrène, cela pouvait se révéler vraiment intéressant.
D'autant plus qu'Imp est un personnage attachant et que son écriture passe très bien.
Alors une histoire de fantôme en plus...que demande le peuple !?
Un peu d'action !!!!
L'incohérence d'Imp fait partie de sa maladie et donne à l'histoire une crédibilité mais je dois admettre que cela devient presque lassant lorsque je me rend compte qu'il ne se passe pas grand chose pour nourrir ce récit hormis les redondances, les toc et les pensées du personnage.
J'ai été déçue de cette lecture car je m'attendais à plus.
La forme est excellente, l'idée originale mais j'ai trouvé le fond trop restreint.
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mutinelle
  15 août 2014
J'aime les livres fantastiques où la réalité flirt avec l'improbable. Quand on ferme le livre en se demandant si on a rêvé ou si cela pourrait bien arriver. Où les frontières se floutent à nous perdre. C'est donc avec beaucoup d'envie que j'ai commencé la fille qui se noie.
India Morgan Phelps, dite Imp, décide d'écrire son histoire. Elle est schizophrène, elles le sont même de mère en fille dans sa famille, et elle n'est plus sure de ce qu'elle a vécu ou non. Elle se dit que de le coucher sur le papier pourrait l'aider à y voir plus clair.
Alors je ne sais pas si elle a réussi à y voir plus clair, mais en tout cas elle m'a totalement perdue et plus d'une fois ! Je pense avoir saisi les grandes lignes de l'histoire, mais je n'en suis même pas sure ! Dans les ¾ du temps j'ai été complétement à la ramasse, me demandant si ce que je lissais avait réellement un sens, relisant parfois plusieurs fois un même paragraphe. Je comprends que cela vient de la personnalité de la narratrice, qui a une lourde maladie mentale, mais c'était assez déstabilisant, comme si l'auteure écrivait sous LSD et que les phrases s'enchainaient sans logique. Alors oui, après recul et réflexion, ça colle totalement au personnage-narrateur, mais ça laisse vraiment perplexe…
J'ai pourtant beaucoup aimé Imp. Elle est touchante dans son pragmatisme et sa façon de voir la vie telle qu'elle est, sans se mentir : oui, sa grand-mère était folle, sa mère aussi et elle même ne doit son semblant de normalité aux médicaments qu'elle prend. Elle a une routine bien rodée qui lui permet de tenir la tête hors de l'eau, du moins en apparence. Car si on creuse un peu, c'est le chaos dans sa tête. C'est en voulant y mettre de l'ordre qu'elle nous livre se récit.
L'histoire fourmillent de références littéraires ou artistiques, j'ai dû souvent aller pianoter sur mon ami google pour savoir à quoi/qui elle faisait référence. Je ne l'ai pourtant pas fait à chaque fois, je ne voulais pas ralentir encore plus ma lecture, mais je regrette de ne pas avoir des post-it pour pourvoir un refourrer mon nez plus tard. Mais c'est dommage, parce qu'on est parfois noyer dans les détails, les références, les descriptions en plus des divagations de Imp. Je me suis même demandé parfois si la folie ne me gagnait pas à mon tour. C'est peut être ce que voulait l'auteure, et dans ce cas c'est réussi, mais ce qu'il me reste deux heures après ma lecture c'est surtout un sentiment de confusion.
J'ai les grandes lignes de l'histoire, un peu comme des lignes très noires et très marquées, mais elles sont enfouies sous de tonnes d'autres lignes plus ou moins fines, plus ou moins courtes qui vont dans tous les sens.
Ce livre est définitivement intriguant, obscure et laisse une impression de fouillis, alors qu'on perçoit pourtant tout le travail fourni par l'auteure pour arriver à ce résultat. Mais il n'a pas pour autant réussi à me séduire vraiment, il me laisse comme un petit goût de déception, j'ai l'impression de ne pas avoir réponse à toutes mes questions. Peut-être parce que je n'ai pas tout saisi… Peut-être parce qu'il n'y a pas de réponse. Peut-être parce que l'auteure veut laisser la libre interprétation à chacun. Toujours est-il que j'ai l'impression de passer à côté de quelque chose et je n'ai pas ça.
Si vous en avez compris plus que moi, je serais heureuse d'en parler avec vous. Si vous êtes dans le même brouillard, on pourrait peut-être trouver la solution ensemble…
Bref, une lecture que je n'arriverai pas vraiment à définir, ni même vraiment à conseiller tant je ne sais dans quelle case la ranger. Si vous avez envie de lecture intrigante et définitivement en décalage, ce livre est pour vous.
Si vous voulez d'autres avis vous en trouverez chez Elbakin et chez Songe d'une nuit d'été.
Lien : http://mutietseslivres.com/2..
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Emnia
  12 septembre 2018
India Morgan Phelps – Imp –, peintre, auteure à ses heures perdues et schizophrène, tient un journal dans lequel elle retrace l'histoire de son obsession pour Eva Canning, une femme étrange qu'elle a découverte nue sur le bord d'une route en juillet, ou peut-être en novembre… Autour et à cause de cette obsession, la vie d'India et sa santé mentale s'effritent et s'effondrent : sa relation amoureuse avec Abalyn, son traitement et suivi psychologique qu'elle ne parvient plus à assurer, son emploi qu'elle perd. le style, confus, digressif, transcrit l'état d'esprit de la narratrice qui sait ne pas pouvoir se fier à sa mémoire mais n'a malgré tout que ses souvenirs auxquels s'accrocher.

L'art a une place cruciale dans le récit : d'abord la toile The Drowning Girl de Saltonstall, un peintre américain de la fin du XIXe influencé par le préraphaélisme, puis les oeuvres contemporaines malsaines d'Albert Perrault, mettant en scène le Dahlia Noir et le Petit Chaperon rouge. L'un des tours de force de ce roman va être la construction du personnage d'Eva Canning par le biais d'une part de la confusion qui s'opère chez India entre Eva et les sujets de ces oeuvres, et d'autre part de la genèse des oeuvres que l'on découvre à travers les recherches d'India ; et ainsi de la coïncidence entre un regard subjectif délirant et des faits objectifs qui, contre toute attente, vont venir à l'appui de ce délire.

The Drowning Girl (La Fille qui se noie en VF) est un dédale ponctué de visions et de créatures surnaturelles dans lequel il faut accepter de se perdre. Il faut accepter, pour en apprécier la lecture, que deux versions d'une première rencontre, se déroulant l'une en été, l'autre à la fin de l'automne, puissent coexister ; accepter qu'une femme puisse être tout à la fois sirène et louve. Si le récit peut sembler un inextricable écheveau, l'auteur, avec une habilité étonnante et tout en maintenant le trouble et l'hésitation propres au fantastique, y révèle entre les lignes, un fil après l'autre, une explication rationnelle, que d'aucuns, peut-être, trouveront cruelle, mais en laissant le choix au lecteur d'y adhérer ou non.

Plusieurs nouvelles de Kiernan, que l'on retrouve dans les deux volumes de son best-of, prolongent l'univers du roman. Dans le premier volume, « The Road of Pins » évoque Albert Perrault, le Petit Chaperon rouge et la Bête du Gévaudan, et « Houses Under the Sea » le personnage trouble de Jacova Angevine. Dans le second, la nouvelle « The Mermaid of the Contrete Ocean », un long entretien entre un journaliste et un ancien modèle autour de l'origine d'un tableau, a quant à elle trouvé par la suite sa place dans le roman.
Lien : https://mahautdavenel.wordpr..
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AnneClaire29
  18 juillet 2015
Très belle couverture, des bonnes critiques à sa sortie, mais le récit ne m'a pas embarqué.
On suit India, une femme schizophrène, qui décidé d'écrire un roman qui est à la fois une fiction et son autobiographie.
Impossible de vraiment démêler le vrai du faux, de l'imaginaire de la vie réelle.
Je l'ai lu jusqu'à la fin mais avec du mal.
Assez décevant.
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critiques presse (1)
Elbakin.net   17 juillet 2014
Sombre mais pas que, fantasy mais pas vraiment, La fille qui se noie mérite que vous lui tendiez la main. Et démontre qu’une ribambelle de nominations - il suffit de jeter un coup d’œil à l’impressionnante liste en quatrième de couverture - ne cache pas toujours un soufflé retombé trop vite.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Citations et extraits (4) Ajouter une citation
lhaikulhaiku   26 mars 2015
India Morgan Phelps se lance dans l'écriture de son du récit où doivent apparaître des fantômes, une sirène et un loup. Elle entreprend cet exercice pour différentes raisons qui selon elle ne sont ni bonnes ni mauvaises, ni vrais ni fausses. Elle nous donne des détails factuels mais mensonger et ne suis que la chronologie que lui imposent ses pulsions. Nous regardons par la lucarne du lecteur ce qu'est la vie d'Imp, schizophrène comme sa grand-mère et sa mère avant elle.
J'ai été attirée par ce livre grâce à une phrase de Neil Gaiman présente sur la couverture du livre (édition PaniniBooks) : "Caitlin est une poétesse et une barde pour les âmes perdues et égarées..."
A la lecture de ce livre nous ne nous noyons pas mais pour un peu que nous soyons légèrement sein d'esprit nous pouvons sentir le goût du sel sur notre langue.
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EmniaEmnia   22 avril 2021
I need to go back to that night in July, driving alongside the Blackstone River not far from the spot that inspired Saltonstall to paint The Drowning Girl. Back to the night I met the mermaid named Eva Canning. But, also, back to that other night, the snowy night in November, in Connecticut, when I was driving through the woods on a narrow chip-and-tar road, and I came across the girl who was actually a wolf, and who may have been the same ghost as Eva Canning, and who’d inspired another artist, another dead man, a dead man whose name was Albert Perrault, to try and capture her likeness in his work.
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TomatoKetchupTomatoKetchup   21 août 2014
Je vais écrire une histoire de fantômes, a-t-elle tapé sur sa machine. Une histoire de fantômes avec une sirène et un loup. »
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saturnincopsaturnincop   05 avril 2016
comme si lâcher les mots dans le monde pouvait suffire à accomplir cela
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Video de Caitlin R. Kiernan (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Caitlin R. Kiernan
Que lisent les écrivains ? (X/11) José Carlos Somoza .Réalité, songe, visions, le roman de Caitlin Kiernan ose aborder le thème de la schizophrénie et joue avec le doute en prenant le lecteur à témoin. Un choix évident pour l?auteur espagnol José Carlos Somoza.
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