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Jean-Pierre Carasso (Traducteur)Jacqueline Huet (Traducteur)
EAN : 9782020484947
188 pages
Éditeur : Seuil (04/09/2001)

Note moyenne : 3.04/5 (sur 35 notes)
Résumé :
Jamaica Kincaid raconte l'histoire de son frère mort du sida à l'âge de trente-trois ans, pour n'avoir pas pris soin de lui-même.Son incapacité à peser soigneusement et à accepter pour s'y adapter le ça va ça vient de la vie, les périodes intermédiaires, c'était le fait qu'il vivait en un lieu où le gouvernement, composé de gens de son propre teint, de sa propre race était corrompu et ne se souciait pas que lui ou d'autres genscomme lui vivent ou meurent.Ces lignes ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Ambages
  22 mai 2018
« Je suis devenue écrivain par désespoir, de sorte que quand j'appris que mon frère était mourant, j'étais familiarisée avec l'acte qui me sauverait : j'écrirais à son sujet. »
Jamaica Kincaid se raconte. Son frère, sa mère, la fratrie et les relations entre toutes ces personnes sont très touchantes, voire brûlantes. Elle a une écriture très particulière, lancinante presque hypnotique. Difficile au début de s'adapter à son rythme, empli de répétitions, comme si de se redire lui permettait d'avancer par petits pas car il est des choses si lourdes à dire qu'il faut s'y reprendre à plusieurs fois pour les sortir de soi.
Les relations avec sa mère ont été très difficiles. Une femme forte qui s'aime dans la lutte.
« Un jour qu'elle se plaignait à moi de sa santé, je lui dis en plaisantant, ''Oh, maman, tu nous enterreras tous'' ; elle répliqua, ''Tu crois'', et elle rit, mais je ne ris pas, je ne pouvais pas rire, j'étais – je suis – un des ''nous''. »
Elle découvre après des années où elle est restée loin d'Antigua que son frère est gravement malade. Elle retourne le voir et découvre à nouveau la pauvreté et le rejet des maladies ''honteuses'', les dispensaires où les médicaments font défaut et les malades sont gangrénés. Elle y retrouve sa mère, toujours prête à soutenir un enfant malade, la mère nourricière. Elle tente une reprise de dialogue avec son frère, mais après tant d'années d'absence, le connait-elle ? « avec ses ombres finissant par l'emporter sur la clarté, de telle sorte que pour finir, quiconque voudrait le connaître devrait s'appuyer sur cela, des ombres. »
Un livre assez difficile qui donne une vision de la vie à Antigua et nous fait entrer dans une famille où le drame couve. Jamaica Kincaid au détour d'une phrase livre du lourd, un effet choc. Personnellement, la description des émotions entre elle et sa mère ont été très bouleversantes.
« J'aime les gens dont je suis issue et je n'aime pas les gens dont je suis issue, et je ne sais pas vraiment ce que cela signifie de le dire, sinon qu'une telle chose, pas d'amour maintenant et beaucoup d'amour maintenant, ces sentiments ne sont pas permanents »
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Commenter  J’apprécie          383
saphoo
  28 janvier 2017
Et bien aucune critique sur ce livre et comment ! ¨Peu de chose à dire, le style est très particulier, alors se pose la question ! est ce voulu ? ou est-ce la traduction plus que passable ?
Aucun plaisir donc pour la lecture, des répétitions à tout va, la construction alors là on se demande aussi à quoi elle s'amuse.
L'histoire porte sur un sujet sensible : la perte d'un proche, mais l'auteur n'a pas su me toucher et pourtant je suis une hypersensible. Aucun sentiments dans ce roman qui est autobiographique. Malgré tout, l'auteur qui est donc la soeur de jeune malade, donne de son temps, de son argent pour soulager son frère qu'elle a très peu connu. Mais il n'y a pas d'amour dans tout ça. La mère et la fille ne s'aiment pas non plus. Pas d'attachement familial.
Donc très peu d'intérêt pour ce livre si ce n'est qu'on apprend comment dans des pays pauvres dépourvus de moyens médicaux, les premiers malades reconnus du SIDA ont été pris en charge. En fait, ils étaient admis à l'hôpital dans l'isolement sans soin ou presque. Les patients devaient se procurer leur traitement qu'on ne trouvait pas sur l'île, et même pour des médicaments plus basiques c'était à la famille de les fournir. On comprend mieux pourquoi les gens mourraient rapidement du SIDA alors qu'il existait déjà un traitement qui retardait la fin. On comprend aussi pourquoi le SIDA s'est répandu à la vitesse de la lumière, puisque "ce frère" même en ayant connaissance de sa séropositivité ne se privait pas de rapports non protégés, bravo l'égoïsme et l'inconscience de ces gens pourtant informés je préfère le préciser au passage. Ce garçon savait et pourtant il ne s'est pas abstenu sous prétexte que lui aussi on lui a fait un sale coup !
Ce livre est morbide au possible, le style plus que déplaisant et je me demande si je suis passée à côté de quelque chose sachant qu'il a obtenu le prix Femina étranger ! C'est pourtant l'un des prix que j'apprécie et bien je ne recommande pas ce livre car j'ai le sentiment d'avoir perdu mon temps au détriment des livres bien meilleurs qui m'attendent.
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Commenter  J’apprécie          80
d1404
  25 février 2020
Kincaid apprend que son petit frère est mourant, victime du sida, à l'hôpital St. John's. Elle retourne alors à Antigua, l'île de son enfance. Elle y retrouve sa mère avec qui elle entretient des relations difficiles, douloureuses. Une mère qui n'est tendre et aimante que lorsque l'objet de son amour est vulnérable, dépendant. Kincaid a quitté l'île à l'âge de 16 ans, elle est maintenant mariée, a des enfants. Elle redécouvre Antigua dépourvu de tout, cette île qui tombe littéralement en morceau, un peu à l'image de son frère. Elle se souvient de la passion qu'entretenait son frère pour le jardinage, des conversations emplies de reproches avec sa mère, en forme de rancune mutuelle. La mère qu'elle est devenue passe au crible la mère qui l'a élevée. Avec beaucoup de franchise et d'humilité, l'auteur décrit et dénonce les conditions de vie sur l'île et la corruption qui la ronge. Entre culpabilité et impuissance, elle tente de soigner ce frère inconscient et dépendant de la gent féminine. Elle décrit les relations familiales, les dysfonctionnements, dans une psychanalyse littéraire parfois un peu alambiquée et répétitive, sans véritables repères ni chapitres. C'est un livre un peu maladroit à mon goût, mais j'ai apprécié la modestie de l'auteure, à la limite du masochisme, mais d'une jolie sensibilité.
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Commenter  J’apprécie          110
biancaf
  29 juin 2017
Bon.
En faisant fi de toutes ces répétitions.
En faisant fi de ces parenthèses aux informations encore répétitives et qui ne servent à rien ; elles ne donnent même pas du rythme au texte.
Lorsque Kincaid s'attache à l'histoire de cette mort.
Lorsque Kincaid s'attache à l'existence que fut celle de son frère à Antigua.
Lorsque qu'elle nous décrit le côté terrible, tragique des ravages de la maladie, alors là une parcelle de lumière survient;
cette lumière qui transporte le lecteur dans la pauvre chambre de ce malade;
cette lumière qui nous offre l'odeur du corps qui meurt;
cette lumière qui nous fait pleurer devant ce qui reste de la vie.
Cette lumière ne naît pas assez souvent de tous ces mots...
J'aurais aimé être inondée de lumière.
Et pleurer avec Jamaica Kincaid ce frère disparu.
Commenter  J’apprécie          40
Norlane
  29 février 2020
Une lecture indéfinissable... que j'ai aimée par certains côtés comme entendre parler d'Antigua, des (ex) Antilles Britanniques, et puis un je-ne-sais-quoi d'émouvant dans ces pensées si souffrantes de Jamaica Kincaid, peut-être l'authenticité, mais il y a cette écriture à laquelle il faut se faire, qui par moments est étouffante, en déséquilibre au milieu des répétitions qui créent un rythme autant qu'un ennui, et dans un sujet douloureux (le sida, la mort, la famille défectueuse).
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
AustralAustral   12 octobre 2015
Ma mère adore ses enfants, je veux le dire, à sa manière, et cela est très vrai, elle nous aime à sa manière. C'est sa manière à elle. Elle ne s'est jamais avisée que sa manière de nous aimer pourrait n'être pas la meilleure chose pour nous. Elle ne s'est jamais avisée que sa manière de nous aimer pourrait l'avoir servie elle mieux qu'elle ne nous a servis, nous.
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biancafbiancaf   29 juin 2017
Les morts ne meurent jamais, que je le dise encore une fois.

Et je pense à ma maman...
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Video de Jamaica Kincaid (2) Voir plusAjouter une vidéo

Jamaica Kincaid : Mon frère
Olivier BARROT, au château de Chenonceaux, présente le dernier roman de l'écrivain Jamaïca Kincaid, "Mon frère", publié aux éditions l'Olivier.
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