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Dominique Dill (Traducteur)
ISBN : 2266047426
Éditeur : Pocket (06/11/1998)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.95/5 (sur 977 notes)
Résumé :
A Little Tall, on ne sait toujours pas exactement ce qui s'est passé il y a trente ans, et si l'accident, qui a coûté la vie au mari de Dolores Claiborne, le soir de l'éclipse, était vraiment un accident.

Aujourd'hui, la vieille dame indigne est à nouveau soupçonnée ; la riche et sénile Vera Donovan, dont elle est la gouvernante depuis des décennies, est découverte morte dans sa demeure.

Seul témoin et seule héritière, Dolores fait figu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (93) Voir plus Ajouter une critique
LiliGalipette
  19 avril 2014
Ce soir, à presque soixante-six ans, Dolores Claiborne est au poste de police de Little Tall Island et elle fait une déposition des plus surprenantes. Non, elle n'a pas tué sa patronne, mais oui, elle a tué son mari. Et ce soir, elle va tout dire, balayer les rumeurs et présenter sa vérité.
Toute sa vie, Dolores Claiborne a travaillé dur. Elle a élevé ses trois enfants, supporté un mari brutal et alcoolique et enduré les humeurs de sa patronne, Vera Donovan, une femme de plus en plus acariâtre au fil des années. « Elle était garce parce qu'elle était qu'une triste vieille dame qui avait rien d'autre à faire que mourir dans une chambre à l'étage sur une île loin des lieux et des gens qu'elle avait connus dans sa vie. » (p. 54) Mais Dolores reste au service de Vera : les deux femmes s'affrontent sans cesse, mais finalement elles se comprennent et elles se sont habituées l'une à l'autre. « Parfois, […], il faut être une garce prétentieuse pour survivre. Parfois, il reste plus à une femme que son côté garce. » (p. 182) Avec sa grande gueule et ses manières rudes, Dolores n'a jamais accepté qu'on lui manque de respect et ce qui s'est passé le jour de l'éclipse du 20 juillet 1963 le prouve sans détour.
Lecteur, assieds-toi et écoute la longue confession d'une vieille femme sans remords qui s'est défendue du mal comme elle a pu. Ne t'attends pas aux monstres et à l'angoisse que Stephen King aime placer dans ses romans. Ici, tu n'auras que l'horreur domestique, celle que l'on cache derrière les portes closes, mais dont il sourd toujours quelque chose au grand air. Forge ton propre avis : Dolores est-elle coupable ou victime ? Mais est-ce si simple de ranger les gens dans des cases ? Pauvre Dolores, tu m'as émue. Bravo à Stephen King qui sait si bien manipuler l'esprit de ses lecteurs.
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alberthenri
  07 décembre 2015
Stephen King, serait il féministe ?
A la lecture de ce roman, on pourrait le penser.
Livre à part dans l'œuvre prolifique du maitre de l'horreur, Dolorés Claiborne, conte l'histoire d'une mère courage aux prises avec un mari abusif.
Pas de fantastique, ou de malédiction, ni de fin du monde dans ce roman.
Juste des personnages "vrais", attachants, surtout l'héroïne, qui raconte son histoire dans un long monologue, un livre qui mérite amplement d'être lu, même, et surtout par celles et ceux qui doutent encore du talent d'auteur de King.
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nameless
  19 novembre 2013
A celles et ceux qui ont négligé Stephen King parce qu'ils n'apprécient ni l'épouvante, ni la fantasy, ni la télékinésie, ni les pouvoirs surnaturels en tous genres, je conseille vivement ce magnifique roman qui nous offre une facette moins connue de cet auteur prolifique et quelquefois un peu méprisé parce que trop "populaire". Dans ce roman, Stephen King nous montre tout son talent, et toute la connaissance subtile qu'il possède de la psychologie féminine.
La forme narrative choisie, pour abrupte qu'elle soit, est la seule qui pouvait convenir : pas de chapitres, pas de respiration possible, un seul personnage qui raconte sa version des faits. Durant 330 pages (Editions Pocket), Dolores Claiborne, à deux mois de son 66ème anniversaire, démocrate, vivant sur l'ile de Little Tall depuis sa naissance, va se confesser, face à Andy Bissette, policier, et Nancy Bannister, sténographe. Accusée à tort d'avoir assassiné Vera, sa richissime patronne, chez qui elle a trimé durant toute sa vie, c'est, contre toute attente que Dolores va avouer un autre crime pour lequel on ne lui demande aucune justification. Si aucune rupture n'était possible dans son récit, c'est qu'une fois la digue rompue, il n'était plus possible à Dolores de s'arrêter de parler, il fallait, elle devait, raconter comment, jour après jour, après avoir supporté d'être battue, l'idée d'assassiner son mari alcoolique et incestueux, lui était venue. Pour ce crime, commis 30 ans auparavant, le 20.07.63, jour de l'éclipse totale de soleil sur l'île où elle vit, elle n'avait jamais été inquiétée, ou très peu. Mais ce n'est pas parce que la justice des hommes ne s'accomplit pas que le poids de la culpabilité s'efface. Seule une confession pouvait libérer Dolores et lui apporter enfin l'apaisement.
Toute la puissance du récit tient dans le fait que Dolores raconte son histoire avec ses propres mots, ceux d'une femme intelligente mais peu cultivée. Ses formules à l'emporte-pièce, son bon sens, sa droiture, ses dictons adaptés à toute situation, son courage pour ramener un peu d'argent au foyer et l'amour profond qu'elle porte à ses enfants, font de cette femme un personnage puissant, une belle personne, qui envers et contre tout a opté pour le seul choix qui s'offrait à elle, le plus difficile à envisager.
Une très belle et très émouvante découverte.


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spleen
  03 octobre 2015
Dolores, tu permets que je t'appelle par ton prénom et que je te tutoie ? , j'ai passé tellement d'heures avec toi à t'écouter parler , comme si tu étais assise sur le siège passager de ma voiture et non une voix sortant de mon lecteur CD , que j'ai vraiment l'impression que c'est à moi que tu adressais cette étonnante confession lorsque l'on a retrouvé ta patronne morte au bas de l'escalier et non au policier et à son assistante .
Et je t'ai bien imaginé, lorsque, jeune femme, tu es arrivée au service de Vera Donovan; je l'ai vu elle, te guettant derrière sa fenêtre pour compter le nombre de pinces à linge et j'ai eu froid aux mains comme toi en hiver . J'ai suivi avec attention l'évolution de vos relations : une estime réciproque qui ne dit pas son nom et se renforce avec le temps et même si Vera est devenue méchante avec l'âge et la maladie , jamais tu n'aurais pu porter la main sur elle .
Tu as tes mots bien à toi, sans détours, simples et directs même lorsque tu expliques pourquoi tu as tué ton mari, comme une évidence devant cet homme alcoolique qui te battait et reluquait d'un peu trop près ta fille adolescente et je me suis penchée avec toi au dessus de ce fameux puits un jour d'éclipse de soleil , tremblant de détermination et de peur mêlées .
Dolores, tu es une femme droite et bonne , avec des vraies valeurs et je suis heureuse d'avoir fait ta connaissance, nous sommes arrivées au bout de la route et tu es partie suivre ton chemin mais je sais que tu viendras parfois t'asseoir à côté de moi à me tenir compagnie , merci !
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AgatheDumaurier
  31 juillet 2016
Et pour Mr. King, la palme du féminisme !
On applaudit, mesdames, messieurs, un grand romancier masculin qui sait créer une vraie femme, tellement vraie que même les femmes y croient. Ce n'est ni un rêve, ni un cauchemar, ni un idéal, ni un fantasme, c'est Dolores, Dolores Claiborne ...Et Vera Donovan, mesdames et messieurs, la plus grande garce de la côte est. Mais pourquoi devient-on une garce, hein ? D'habitude, on nous la présente telle quelle, sans nous expliquer d'où elle vient. Ici cependant, on va nous dire pourquoi, pourquoi " parfois, il faut être une garce prétentieuse pour survivre. Parfois, il ne reste plus à une femme que son côté garce." Comme ça, la citation n'a peut-être l'air de rien. Mais je vous assure qu'en contexte, ça fait frissonner.
C'est donc l'histoire de Dolores et de Vera. Une histoire qui s'étend des années cinquante à 1991, le lendemain du jour où Vera a été retrouvée morte au pied de son escalier, aux côtés d'une Dolores sous le choc. Et Dolores est accusée du meurtre de Vera. Là commence son long monologue, fascinant, palpitant, émouvant, splendide. L'histoire de deux vies brisées par la violence, et du prix à payer pour survivre.
L'histoire de deux garces magnifiques.
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Citations et extraits (57) Voir plus Ajouter une citation
titinangetitinange   13 mars 2013
En redescendant la seconde fois, j'ai vraiment aspiré le salon. Quand j'ai eu fini, j'ai rangé l'aspirateur et je suis remontée la voir. Elle était assise dans son lit, parfaitement réveillée, la couverture rejetée, sa culotte de plastique baissée jusqu'à ses gros genoux flasques et sa couche défaite.
Si elle avait fait des saletés ? Seigneur Dieu ! Le lit était plein de merde, elle était couverte de merde, il y avait de la merde jusque sur le tapis, sur le fauteuil roulant, sur les murs. Il y avait même de la merde sur les rideaux. Elle avait dû en prendre des poignées et les balancer comme les gosses que se jettent de la terre quand ils se baignent dans une mare.
Si j'étais en colère ? Assez pour cracher !
"Oh, Vera ! Oh, salope dégueulasse ! " que j'ai crié.
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GwenawebGwenaweb   22 juillet 2014
Je crois que c'est vrai que l'esprit d'une personne ne s'endort pas, même quand elle croit qu'elle dort ; il continue à penser, et parfois il fait du meilleur travail quand la personne est pas là à l'emmerder avec son bavardage habituel qui donne la migraine à l'esprit – quand elle se demande comment faire ses corvées, quoi faire pour déjeuner, quoi regarder à la télé, des trucs comme ça.
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missgavottesmissgavottes   28 mars 2010
Tout ce que j'ai fait, je l'ai fait fait par amour... l'amour qu'une mère ressent pour ses enfants. C'est l'amour le plus fort qu'il y a dans ce monde, et c'est le plus terrible. Y a pas de pire garce sur terre qu'une mère qui a peur pour ses gosses.
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HekahmHekahm   29 août 2015
"C'est comme ça, c'est comme ça que tu payes le fait que t'es une garce. Et ça sert à rien de dire que si t'avais pas été une garce t'aurais pas eu à payer, parce que des fois le monde fait de toi une garce. Quand il fait sombre et lugubre dehors et que t'es toute seule à l'intérieur pour faire la lumière et l'entretenir, il faut que tu sois une garce. Mais, le prix... Oh, le terrible prix !"
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sylsolsylsol   08 avril 2013
J'ai cherché cette lueur dans les yeux de Selena, et elle y était pas... Mais c'était pas le pire : la lueur qui y était avant y était pas non plus, c'était ça le pire.
Regarder dans ses yeux, c'était comme regarder les fenêtres d'une maison que ses habitants ont quittée en oubliant de tirer les rideaux.
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Videos de Stephen King (134) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Stephen King
Extrait de "Shining" de Stephen King lu par Julien Chatelet. Editions Audiolib. Parution le 3 juillet 2019.
Pour en savoir plus : https://www.audiolib.fr/livre-audio/shining-9782367628349
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